Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִי אֶפְשִׁי בְּתַקָּנַת חֲכָמִים כְּגוֹן זוֹ – שׁוֹמְעִין לוֹ.« Je ne veux pas d'une ordonnance des Sages telle que celle-ci », on l'écoute.
- מַאי ״כְּגוֹן זוֹ״? כִּדְרַב הוּנָא אָמַר רַב – דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: יְכוֹלָה אִשָּׁה שֶׁתֹּאמַר לְבַעְלָהּ: ״אֵינִי נִיזּוֹנֶית וְאֵינִי עוֹשָׂה״.Qu'est-ce que « telle que celle-ci » ? C'est comme ce que Rav Houna a dit au nom de Rav, car Rav Houna a dit au nom de Rav : Une femme peut dire à son mari : « Je ne suis pas entretenue par toi et je ne travaille pas pour toi. »
- רָבָא אָמַר: אַטּוּ יָדָהּ מִי לָא קַנְיָא לֵיהּ לְבַעַל?! אֶלָּא גִּיטָּהּ וְיָדָהּ בָּאִין כְּאֶחָד; הָכָא נָמֵי – גִּיטָּהּ וַחֲצֵרָהּ בָּאִין כְּאֶחָד.Rava a dit : Il n'est pas besoin de ces explications. Est-ce à dire que sa main n'est pas acquise au mari ?! Et pourtant elle est divorcée par le get (acte de divorce) reçu dans sa main. Mais son get et sa main viennent ensemble : à l'instant du get, sa main lui revient. Ici aussi, son get et sa cour viennent ensemble.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: רָבָא – יָד דְּאִשָּׁה קָא קַשְׁיָא לֵיהּ?! נְהִי דְּקָנֵי לַהּ לְמַעֲשֵׂה יָדֶיהָ, יָדָהּ גּוּפַהּ מִי קַנְיָ[א] לֵיהּ?!Ravina a dit à Rav Achi : Rava, est-ce la main de la femme qui lui fait difficulté ?! Certes le mari l'a acquise pour le produit de ses mains, mais sa main elle-même lui est-elle acquise ?!
- אֲמַר לֵיהּ: רָבָא – יַד הָעֶבֶד קָא קַשְׁיָא לֵיהּ; לְמַאן דְּאָמַר: בִּשְׁטָר – עַל יְדֵי עַצְמוֹ, יַד עֶבֶד כְּיַד רַבּוֹ דָּמְיָא! אֶלָּא גִּטּוֹ וְיָדוֹ בָּאִין כְּאֶחָד; הָכִי נָמֵי – גִּיטָּהּ וַחֲצֵירָהּ בָּאִין כְּאֶחָד.Rav Achi lui a dit : Rava, c'est la main de l'esclave qui lui fait difficulté : selon celui qui dit que l'esclave est affranchi par un acte reçu par lui-même, la main de l'esclave est semblable à la main de son maître ! Mais son acte et sa main viennent ensemble ; de même, son get et sa cour viennent ensemble.
- הַהוּא שְׁכִיב מְרַע דִּכְתַב לַהּ גִּיטָּא לִדְבֵיתְהוּ בַּהֲדֵי פַּנְיָא דְּמַעֲלֵי שַׁבְּתָא, וְלֹא הִסְפִּיק לְמִיתְּבֵיהּ לַהּ. לִמְחַר, תְּקַף לֵיהּ עָלְמָא. אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר לְהוּ: זִילוּ אֱמַרוּ לֵיהּ, לַיקְנְיֵיהּ נִיהֲלַהּ לְהָהוּא דּוּכְתָּא דְּיָתֵיב בֵּיהּ גִּיטָּא, וְתֵיזִיל אִיהִי וְתֵיחוֹד וְתִפְתַּח וְתַחְזֵיק בֵּיהּ.Un certain malade alité a écrit un get pour sa femme vers le soir de la veille de Chabbat, et n'a pas eu le temps de le lui donner. Le lendemain, son état s'est aggravé. Ils sont venus devant Rava, qui leur a dit : Allez lui dire qu'il lui fasse acquérir l'endroit où repose le get, et qu'elle aille fermer, ouvrir et en prendre possession.
- דִּתְנַן: נָעַל, גָּדַר, פָּרַץ כׇּל שֶׁהוּא – הֲרֵי זוֹ חֲזָקָה.Car nous avons appris dans une Michna (Baba Batra 42a) : S'il a fermé, clôturé ou fait une brèche si petite soit-elle, c'est une prise de possession ('hazaka).
- אֲמַר לֵיהּ רַב עִילִישׁ לְרָבָא: מָה שֶׁקָּנְתָה אִשָּׁה קָנָה בַּעְלָהּ! אִיכְּסִיף.Rav Ilich a dit à Rava : À quoi cela sert-il ? Ce qu'une femme a acquis, son mari l'a acquis ! Rava a été confus.
- לְסוֹף אִיגַּלַּי מִילְּתָא דַּאֲרוּסָה הֲוַאי. אָמַר רָבָא: אִם אָמְרוּ בִּנְשׂוּאָה, יֹאמְרוּ בַּאֲרוּסָה?! הֲדַר אָמַר רָבָא: לָא שְׁנָא אֲרוּסָה וְלָא שְׁנָא נְשׂוּאָה – גִּיטָּהּ וַחֲצֵירָהּ בָּאִין כְּאֶחָד.Finalement, il est apparu qu'elle était fiancée. Rava a dit : S'ils l'ont dit pour une femme mariée, le diront-ils pour une fiancée ?! Ma décision était donc juste. Rava a dit ensuite : Il n'y a pas de différence entre fiancée et mariée : son get et sa cour viennent ensemble.
- וְהָא אַמְרַהּ רָבָא מֵעִיקָּרָא! כִּי אַמְרַהּ רָבָא – אַהַאי מַעֲשֶׂה אַמְרַהּ.Mais Rava ne l'a-t-il pas dit dès le début ?! Lorsque Rava l'a dit, c'est à propos de cet événement qu'il l'a dit.
- וְהִיא בְּתוֹךְ בֵּיתָהּ. אָמַר עוּלָּא: וְהוּא שֶׁעוֹמֶדֶת בְּצַד בֵּיתָהּ וּבְצַד חֲצֵרָהּ. רַבִּי אוֹשַׁעְיָא אָמַר: אֲפִילּוּ הִיא בִּטְבֶרְיָא וַחֲצֵרָהּ בְּצִיפּוֹרִי; הִיא בְּצִיפּוֹרִי וַחֲצֵרָהּ בִּטְבֶרְיָא – מְגוֹרֶשֶׁת.Il a été enseigné dans la Michna : « Alors qu'elle se trouve dans sa maison. » Oulla a dit : À condition qu'elle se tienne à côté de sa maison et à côté de sa cour. Rabbi Ochaya a dit : Même si elle est à Tibériade et sa cour à Tsippori, ou elle à Tsippori et sa cour à Tibériade, elle est divorcée.
- וְהָא ״הִיא בְּתוֹךְ בֵּיתָהּ וּבְתוֹךְ חֲצֵרָהּ״ קָתָנֵי! הָכִי קָאָמַר: ״וְהִיא כְּמִי שֶׁבְּתוֹךְ בֵּיתָהּ״; ״וְהִיא כְּמִי שֶׁבְּתוֹךְ חֲצֵרָהּ״ – דְּכֵיוָן דְּחָצֵר מִשְׁתַּמֶּרֶת לְדַעְתָּהּ הִיא, מִתְגָּרֶשֶׁת.Mais il est enseigné : « Elle se trouve dans sa maison et dans sa cour » ! Voici ce qu'il veut dire : « Elle est comme celle qui se trouve dans sa maison » ; « elle est comme celle qui se trouve dans sa cour » : puisque c'est une cour gardée selon sa volonté, elle est divorcée.
- לֵימָא בְּהָא קָמִיפַּלְגִי – דְּמָר סָבַר: חָצֵר מִשּׁוּם יָדָהּ אִתְרַבַּאי; וּמָר סָבַר: חָצֵר מִשּׁוּם שְׁלִיחוּת אִתְרַבַּאי?Dirons-nous que c'est sur ceci qu'ils divergent : un Maître (Oulla) pense que la cour a été incluse dans la loi en tant que sa main, et l'autre Maître (Rabbi Ochaya) pense que la cour a été incluse en tant que mandat (chli'hout) ?
- לָא; דְּכוּלֵּי עָלְמָא – חָצֵר מִשּׁוּם יָדָהּ אִיתְרְבַּאי; מָר סָבַר: כְּיָדָהּ – מָה יָדָהּ בִּסְמוּכָה, אַף חֲצֵרָהּ בִּסְמוּכָה.Non ; tous s'accordent à dire que la cour a été incluse en tant que sa main. Un Maître (Oulla) pense : Comme sa main : de même que sa main est toute proche, de même sa cour doit être toute proche.
- וְאִידַּךְ – אִי, מָה יָדָהּ בִּדְבוּקָה, אַף חֲצֵרָהּ בִּדְבוּקָה?! אֶלָּא כְּיָדָהּ – מָה יָדָהּ מִשְׁתַּמֶּרֶת לְדַעְתָּהּ, אַף חֲצֵרָהּ הַמִּשְׁתַּמֶּרֶת לְדַעְתָּהּ; לְאַפּוֹקֵי חֲצֵרָהּ הַמִּשְׁתַּמֶּרֶת שֶׁלֹּא לְדַעְתָּהּ.Et l'autre (Rabbi Ochaya) rétorque : Si c'est ainsi, de même que sa main est attachée, sa cour devrait aussi être attachée ?! Mais « comme sa main » signifie : de même que sa main est gardée selon sa volonté, de même sa cour qui est gardée selon sa volonté ; ce qui exclut sa cour gardée sans sa volonté.
- הָהוּא גַּבְרָא דִּזְרַק לַהּ גִּיטָּא לִדְבֵיתְהוּ. הֲוָה קָיְימָא בְּחָצֵר. אֲזַל גִּיטָּא, נְפַל בְּפִיסְלָא. אָמַר רַב יוֹסֵף: חָזֵינַן, אִי הָוְיָא אַרְבַּע אַמּוֹת עַל אַרְבַּע אַמּוֹת – פְּלַג לֵיהּ רְשׁוּתָא לְנַפְשֵׁיהּ; וְאִי לָא – חֲדָא רְשׁוּתָא הִיא.Un certain homme a jeté un get à sa femme. Elle se tenait dans une cour. Le get est allé tomber sur une planche (pisla). Rav Yossef a dit : Voyons : si elle a quatre coudées sur quatre coudées, elle forme un domaine à part et la femme n'est pas divorcée ; sinon, c'est un seul domaine et elle est divorcée.
- בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בְּחָצֵר דִּידַהּ, כִּי הָוֵי אַרְבַּע אַמּוֹת מַאי הָוֵי? אֶלָּא בְּחָצֵר דִּידֵיהּ, כִּי לָא הָוֵי אַרְבַּע אַמּוֹת מַאי הָוֵי?De quoi s'agit-il ? Si l'on dit dans une cour à elle, si la planche a quatre coudées, qu'est-ce que cela change ? Tout lui appartient. Mais dans une cour à lui, si elle n'a pas quatre coudées, qu'est-ce que cela change ? Rien n'est à elle.
- לָא צְרִיכָא, דְּאוֹשְׁלַהּ מָקוֹם; דְּחַד מָקוֹם מוֹשְׁלִי אִינָשֵׁי, תְּרֵי מְקוֹמוֹת לָא מוֹשְׁלִי אִינָשֵׁי.Non, c'est nécessaire dans le cas où il lui a prêté un endroit : car un endroit, les gens le prêtent ; deux endroits, les gens ne les prêtent pas.
- וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלֹא גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה, אֲבָל גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה – אַף עַל גַּב דְּלָא הָוֵי אַרְבַּע אַמּוֹת.Et nous n'avons dit cela que si l'endroit où le get est tombé n'a pas dix palmes de haut ; mais s'il a dix palmes de haut, c'est un domaine à part même s'il n'a pas quatre coudées.
- וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלֵית לֵיהּEt nous n'avons dit cela que s'il n'a pas
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