Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְכִי נָפְקָא קָאָמַר לָהּ, וְכִי מָיֵית בְּלֵילְיָא – הָוֵי גֵּט לְאַחַר מִיתָה.C'est pour le moment où il sortira (le soleil, au matin) qu'il lui parle ; et s'il meurt pendant la nuit, avant le lever du soleil, c'est un get (acte de divorce) après la mort, qui est sans valeur.
- ״עַל מְנָת שֶׁתֵּצֵא חַמָּה מִנַּרְתִּיקָהּ״ – מֵעַכְשָׁיו קָאָמַר לַהּ, דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: כׇּל הָאוֹמֵר ״עַל מְנָת״ כְּאוֹמֵר ״מֵעַכְשָׁיו״ דָּמֵי.Mais s'il a dit : « À condition que le soleil sorte de son étui », c'est dès maintenant qu'il lui parle : le get prendra effet rétroactivement dès à présent, une fois le soleil levé. Car Rav Houna a dit au nom de Rav : Quiconque dit « à condition » est comme celui qui dit « dès maintenant ».
- לֹא נֶחְלְקוּ אֶלָּא בְּ״אִם תֵּצֵא״ – מָר סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמַר: זְמַנּוֹ שֶׁל שְׁטָר מוֹכִיחַ עָלָיו, וְהָוֵה לֵיהּ כְּ״מֵהַיּוֹם אִם מַתִּי״, כְּ״מֵעַכְשָׁיו אִם מַתִּי״; מָר לָא סָבַר כְּרַבִּי יוֹסֵי, וְהָוֵה לֵיהּ כְּ״אִם מַתִּי״ גְּרֵידָא.Ils ne divergent que sur « si il sort », c'est-à-dire lorsqu'il a dit : « Voici ton get si le soleil sort », et qu'il est mort pendant la nuit. Un Maître (« nos Maîtres ») pense comme Rabbi Yossé, qui a dit : La date de l'acte en fait preuve, et c'est donc comme « à partir d'aujourd'hui si je meurs », comme « dès maintenant si je meurs ». L'autre Maître (le Tanna anonyme de la Michna) ne pense pas comme Rabbi Yossé, et c'est donc comme un simple « si je meurs », qui ne vaut pas, car le get ne peut prendre effet après la mort du mari.
- ״כִּתְבוּ וּתְנוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי, אִם לֹא בָּאתִי מִכָּאן וְעַד שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ״ – כָּתְבוּ כּוּ׳.Il a été enseigné dans la Michna : si le mari dit : « Écrivez et donnez un get à ma femme si je ne reviens pas d'ici à douze mois », et qu'ils ont écrit etc. durant les douze mois et donné après ceux-ci, ce n'est pas un get ; Rabbi Yossé dit : c'est un get.
- אֲמַר לֵיהּ רַב יֵימַר לְרַב אָשֵׁי: לֵימָא קָסָבַר רַבִּי יוֹסֵי כָּתַב גֵּט עַל תְּנַאי – כָּשֵׁר? לָא; לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ פָּסוּל, וְשָׁאנֵי הָכָא – מִדַּהֲוָה לֵיהּ לְמֵימַר: ״אִם לֹא בָּאתִי כִּתְבוּ וּתְנוּ״; וְאָמַר: ״כִּתְבוּ וּתְנוּ אִם לֹא בָּאתִי״; הָכִי קָאָמַר: כִּתְבוּ מֵעַכְשָׁיו, וּתְנוּ אִם לֹא בָּאתִי. וְרַבָּנַן – לָא שְׁנָא הָכִי וְלָא שְׁנָא הָכִי.Rav Yeimar a dit à Rav Achi : Dirons-nous que Rabbi Yossé pense que si on a écrit un get sous condition, il est valable, même si la condition n'a pas été remplie ? Non ; en réalité je te dirai qu'il est invalide, et ici c'est différent : puisqu'il aurait pu dire : « Si je ne reviens pas, écrivez et donnez », ce qui signifierait qu'on ne peut écrire qu'en cas de non-retour, et qu'il a dit : « Écrivez et donnez si je ne reviens pas », voici ce qu'il a voulu dire : Écrivez dès maintenant, et donnez si je ne reviens pas. Et nos Maîtres pensent qu'il n'y a pas de différence entre ceci et cela : on ne distingue pas selon une nuance de formulation.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״לְאַחַר שָׁבוּעַ״ – שָׁנָה; ״לְאַחַר שָׁנָה״ – חֹדֶשׁ; ״לְאַחַר חֹדֶשׁ״ – שַׁבָּת.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Si le mari a dit : « Voici ton get si je ne reviens pas après un chavoua » (cycle de sept ans), le get ne vaut qu'une année après la fin du cycle ; « après une année », il ne vaut qu'un mois après la fin de l'année ; « après un mois », il ne vaut qu'une semaine après la fin du mois.
- ״לְאַחַר שַׁבָּת״, מַאי? יָתֵיב רַבִּי זֵירָא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַסִּי, וְאָמְרִי לַהּ רַבִּי אַסִּי קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן, וְקָאָמַר: חַד בְּשַׁבָּא, וּתְרֵי, וּתְלָתָא – בָּתַר שַׁבְּתָא. אַרְבְּעָה, וְחַמְשָׁא וּמַעֲלֵי שַׁבְּתָא – קַמֵּי שַׁבְּתָא.S'il a dit : « Après Chabbat », qu'en est-il ? Rabbi Zeira était assis devant Rabbi Assi, et certains disent que c'était Rabbi Assi devant Rabbi Yo'hanan, et il a dit : Le premier jour de la semaine, le deuxième et le troisième sont appelés « après Chabbat » ; le quatrième, le cinquième et la veille de Chabbat sont appelés « avant Chabbat ».
- תַּנְיָא, רַבִּי אוֹמֵר: ״לְאַחַר הָרֶגֶל״ – שְׁלֹשִׁים יוֹם. נְפַק רַבִּי חִיָּיא דַּרְשַׁהּ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי – וְקַלְּסוּהּ; מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּים – וְלָא קַלְּסוּהּ; אַלְמָא לֵית הִילְכְתָא כְּווֹתֵיהּ.Il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi (Yehouda HaNassi) dit : S'il a dit : « Voici ton get si je ne reviens pas après la fête de pèlerinage », il ne vaut que trente jours après la fête. Rabbi 'Hiyya est sorti et l'a enseigné en public au nom de Rabbi, et ils l'ont loué ; au nom de la majorité, comme un avis anonyme, et ils ne l'ont pas loué. Il en ressort que la halakha n'est pas conforme à cet avis.
הֲדַרַן עֲלָךְ מִי שֶׁאֲחָזוֹ
Nous reviendrons à toi, Mi ché'a'hazo (chapitre « Celui que saisit »)- הַזּוֹרֵק גֵּט לְאִשְׁתּוֹ, וְהִיא בְּתוֹךְ בֵּיתָהּ אוֹ בְּתוֹךְ חֲצֵרָהּ – הֲרֵי זוֹ מְגוֹרֶשֶׁת. זְרָקוֹ לָהּ בְּתוֹךְ בֵּיתוֹ אוֹ בְּתוֹךְ חֲצֵרוֹ, אֲפִילּוּ הוּא עִמָּהּ בַּמִּטָּה – אֵינָהּ מְגוֹרֶשֶׁת. לְתוֹךְ חֵיקָהּ אוֹ לְתוֹךְ קַלְתָּהּ – הֲרֵי זוֹ מְגוֹרֶשֶׁת.MICHNA : Celui qui jette un get (acte de divorce) à sa femme alors qu'elle se trouve dans sa maison à elle ou dans sa cour à elle : elle est divorcée, comme s'il l'avait mis dans sa main. S'il le lui a jeté dans sa maison à lui ou dans sa cour à lui, même si le get est avec elle dans le lit, elle n'est pas divorcée. S'il l'a jeté dans son giron ou dans sa corbeille (kalta), elle est divorcée, même si elle se trouve chez son mari.
- גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? דְּתָנוּ רַבָּנַן: ״וְנָתַן בְּיָדָהּ״ – אֵין לִי אֶלָּא יָדָהּ; גַּגָּהּ, חֲצֵרָהּ וְקַרְפֵּיפָהּ – מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְנָתַן״ – מִכׇּל מָקוֹם.GUEMARA : D'où savons-nous cela ? Car nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « Et il donnera dans sa main » (Deutéronome 24, 1) : je n'en sais que pour sa main ; son toit, sa cour et son enclos (karpef), d'où le savons-nous ? Le verset dit : « Et il donnera » : de toute façon.
- וְתַנְיָא נָמֵי הָכִי גַּבֵּי גַנָּב: ״יָדוֹ״ – אֵין לִי אֶלָּא יָדוֹ; גַּגּוֹ, חֲצֵרוֹ וְקַרְפֵּיפוֹ – מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״הִמָּצֵא תִמָּצֵא״ – מִכׇּל מָקוֹם.Et il a aussi été enseigné ainsi à propos du voleur : « Si le vol se trouve dans sa main » (Exode 22, 3) : je n'en sais que pour sa main ; son toit, sa cour et son enclos, d'où le savons-nous ? Le verset dit : « Si on trouve, s'il se trouve » (himatsé timatsé) : de toute façon.
- וּצְרִיכָא; דְּאִי אַשְׁמוֹעִינַן גֵּט – מִשּׁוּם דִּבְעַל כֻּרְחַהּ מִגָּרְשָׁה; אֲבָל גַּנָּב – דְּלֵיתֵיהּ בְּעַל כּוּרְחֵיהּ, אֵימָא לָא;Et il est nécessaire d'enseigner les deux cas. Car si l'on nous avait appris seulement le get, on aurait pu dire que c'est parce qu'elle est divorcée contre son gré ; mais le voleur, qui n'est pas passible de ce qui arrive contre son gré, dis que non : il faudrait qu'il vole de sa main.
- וְאִי אַשְׁמוֹעִינַן גַּנָּב – מִשּׁוּם דְּקַנְסֵיהּ רַחֲמָנָא; אֲבָל גֵּט – אֵימָא לָא, צְרִיכָא.Et si l'on nous avait appris seulement le voleur, on aurait pu dire que c'est parce que le Miséricordieux l'a pénalisé en l'obligeant au double ; mais le get, dis que non. Il est donc nécessaire d'enseigner les deux.
- חֲצֵרָהּ?! מָה שֶׁקָּנְתָה אִשָּׁה קָנָה בַּעְלָהּ!Sa cour ?! Comment pourrait-elle avoir une cour à elle ? Ce qu'une femme a acquis, son mari l'a acquis !
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, בְּכוֹתֵב לָהּ: ״דִּין וּדְבָרִים אֵין לִי בִּנְכָסַיִךְ״.Rabbi Élazar a dit : Il s'agit du cas où il lui écrit : « Je n'ai ni droit ni prétention sur tes biens. »
- וְכִי כְּתַב לַהּ הָכִי – מַאי הָוֵי? וְהָתַנְיָא, הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ: ״דִּין וּדְבָרִים אֵין לִי עַל שָׂדֶה זוֹ״; וְ״אֵין לִי עֵסֶק בָּהּ״; וְ״יָדִי מְסוּלֶּקֶת הֵימֶנָּה״ – לֹא אָמַר כְּלוּם!Et s'il lui a écrit ainsi, qu'est-ce que cela change ? N'a-t-il pas été enseigné : Celui qui dit à son prochain (son associé) : « Je n'ai ni droit ni prétention sur ce champ », et « je n'ai pas affaire avec lui », et « ma main en est retirée », n'a rien dit !
- אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי: בְּכוֹתֵב לָהּ – וְעוֹדָהּ אֲרוּסָה, וְכִדְרַב כָּהֲנָא – דְּאָמַר רַב כָּהֲנָא: נַחֲלָה הַבָּאָה לוֹ לְאָדָם מִמָּקוֹם אַחֵר, אָדָם מַתְנֶה עָלֶיהָ שֶׁלֹּא יִרָשֶׁנָּה;Ceux de l'école de Rabbi Yannaï disent : Il s'agit du cas où il lui écrit alors qu'elle est encore fiancée (aroussa) et qu'il n'a pas encore acquis de droits sur ses biens. Et c'est comme Rav Kahana, car Rav Kahana a dit : Un héritage qui échoit à un homme d'une autre source (non de son père), un homme peut stipuler à son sujet qu'il n'en héritera pas ;
- וְכִדְרָבָא – דְּאָמַר רָבָא, הָאוֹמֵר:et c'est comme Rava, car Rava a dit : Celui qui dit :
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