Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בִּשְׁלָמָא לְרָבָא – רֵישָׁא בִּדְלָא פָּרֵישׁ, סֵיפָא דְּפָרֵישׁ.On comprend bien selon Rava : le premier cas de la Michna traite de celui qui n'a pas précisé de durée, et le dernier cas de celui qui a précisé deux ans.
- אֶלָּא לְרַב אָשֵׁי – מַאי שְׁנָא רֵישָׁא, וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא? קַשְׁיָא.Mais selon Rav Achi, pour qui, sans précision, un seul jour suffit, le premier cas doit traiter d'une femme qui n'a pas du tout accompli la condition ; en quoi donc le premier cas et le dernier cas diffèrent-ils ? C'est une kouchya (difficulté) contre Rav Achi.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ עַל מְנָת שֶׁתְּשַׁמְּשִׁי אֶת אַבָּא שְׁתֵּי שָׁנִים״, וְ״עַל מְנָת שֶׁתָּנִיקִי אֶת בְּנִי שְׁתֵּי שָׁנִים״ – אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִתְקַיֵּים הַתְּנַאי, הֲרֵי זֶה גֵּט; לְפִי שֶׁלֹּא אָמַר לָהּ: ״אִם תְּשַׁמְּשִׁי – אִם לֹא תְּשַׁמְּשִׁי״; ״אִם תָּנִיקִי – וְאִם לֹא תָּנִיקִי״; דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Voici ton get (acte de divorce), à condition que tu serves mon père pendant deux ans », et « à condition que tu allaites mon fils pendant deux ans » : bien que la condition n'ait pas été remplie, c'est un get valable, parce qu'il ne lui a pas dit : « Si tu sers mon père, ce sera un get, si tu ne sers pas, ce n'en sera pas un », ou : « Si tu allaites mon fils, ce sera un get, et si tu n'allaites pas, ce n'en sera pas un ». La condition n'étant pas double, elle est nulle et le get est valable. Telles sont les paroles de Rabbi Méïr.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: נִתְקַיֵּים הַתְּנַאי – הֲרֵי זֶה גֵּט, וְאִם לָאו – אֵינוֹ גֵּט. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אֵין לְךָ תְּנַאי בַּכְּתוּבִים, שֶׁאֵינוֹ כָּפוּל.Et les Sages disent : Même sans être double, la condition est valable : si la condition a été remplie, c'est un get, et sinon, ce n'est pas un get. Rabban Chimon ben Gamliel dit : Il n'y a aucune condition dans les Écritures qui ne soit double.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: לְרַבִּי מֵאִיר קָאָמַר לֵיהּ; וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: לְרַבָּנַן קָאָמַר לְהוּ. אִיכָּא דְּאָמְרִי לְרַבִּי מֵאִיר קָאָמַר לֵיהּ – וְהָכִי קָאָמַר לֵיהּ: אֵין לְךָ תְּנַאי בַּכְּתוּבִים שֶׁאֵינוֹ כָּפוּל, וְהָווּ לְהוּ שְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִין כְּאֶחָד, וְכֹל שְׁנֵי כְתוּבִים הַבָּאִין כְּאֶחָד – אֵין מְלַמְּדִין.À quoi se rapporte sa déclaration ? Certains disent : Il s'adresse à Rabbi Méïr ; et certains disent : Il s'adresse aux Sages. Selon ceux qui disent qu'il s'adresse à Rabbi Méïr, voici ce qu'il lui dit : Il n'y a aucune condition dans les Écritures qui ne soit double, et elles sont donc comme deux versets qui viennent comme un seul, enseignant la même chose ; or deux versets qui viennent comme un seul n'enseignent pas pour les autres cas : on ne peut donc pas en déduire que toute condition doit être double.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי לְרַבָּנַן קָאָמַר לְהוּ – וְהָכִי קָאָמַר לְהוּ: אִין לָךְ תְּנַאי בַּכְּתוּבִים שֶׁאֵינוֹ כָּפוּל, וְגָמְרִינַן מִינַּיְיהוּ.Selon ceux qui disent qu'il s'adresse aux Sages, voici ce qu'il leur dit : Il n'y a aucune condition dans les Écritures qui ne soit double, et nous l'apprenons d'elles : une condition n'est valable que si elle est double.
- וּרְמִינְהוּ: ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ עַל מְנָת שֶׁתְּשַׁמְּשִׁי אֶת אַבָּא שְׁתֵּי שָׁנִים״; ״עַל מְנָת שֶׁתָּנִיקִי אֶת בְּנִי שְׁתֵּי שָׁנִים״ – מֵת הָאָב אוֹ מֵת הַבֵּן, אֵינוֹ גֵּט; דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.Or il y a une contradiction avec cette baraïta : « Voici ton get, à condition que tu serves mon père pendant deux ans », ou : « à condition que tu allaites mon fils pendant deux ans », et que le père est mort ou que le fils est mort, ce n'est pas un get, puisque la condition n'a pas été remplie. Telles sont les paroles de Rabbi Méïr.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נִתְקַיֵּים הַתְּנַאי, הֲרֵי זֶה גֵּט – יְכוֹלָה הִיא שֶׁתֹּאמַר לוֹ: ״תֵּן לִי אָבִיךָ, וַאֲשַׁמְּשֶׁנּוּ״; ״תֵּן לִי בִּנְךָ, וַאֲנִיקֶנּוּ״.Et les Sages disent : Bien que la condition n'ait pas été remplie, c'est un get valable, car elle peut lui dire : « Donne-moi ton père et je le servirai », « Donne-moi ton fils et je l'allaiterai ».
- קַשְׁיָא דְּרַבִּי מֵאִיר אַדְּרַבִּי מֵאִיר, קַשְׁיָא דְּרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן!Rabbi Méïr se contredit, et les Sages se contredisent ! Selon la seconde baraïta, Rabbi Méïr n'exige pas que la condition soit double ; et les Sages, qui disaient dans la première que le get dépend de l'accomplissement de la condition, le valident ici sans qu'elle soit accomplie.
- דְּרַבִּי מֵאִיר אַדְּרַבִּי מֵאִיר לָא קַשְׁיָא – הָתָם בִּדְלָא כַּפְלֵיהּ לִתְנָאֵיהּ, הָכָא בִּדְכַפְלֵיהּ לִתְנָאֵיהּ.Pour Rabbi Méïr, la contradiction n'est pas difficile : Là, où le get est valable, il s'agit du cas où il n'a pas doublé sa condition ; ici, où le get n'est pas valable, il s'agit du cas où il a doublé sa condition, même si la baraïta ne le précise pas.
- וְרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן לָא קַשְׁיָא, מַאן חֲכָמִים דְּהָכָא – רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל הִיא, דְּאָמַר: כׇּל עַכָּבָה שֶׁאֵינָהּ הֵימֶנָּה, הֲרֵי זֶה גֵּט.Et pour les Sages, la contradiction n'est pas difficile : Qui sont les Sages d'ici ? C'est Rabban Chimon ben Gamliel, qui dit : Tout empêchement qui ne vient pas d'elle, c'est un get valable.
- תָּנוּ רַבָּנַן, אָמַר לָהּ בִּפְנֵי שְׁנַיִם: ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ עַל מְנָת שֶׁתְּשַׁמְּשִׁי אֶת אַבָּא שְׁתֵּי שָׁנִים״, וְחָזַר וְאָמַר לָהּ בִּפְנֵי שְׁנַיִם: ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּךְ עַל מְנָת שֶׁתִּתְּנִי לִי מָאתַיִם זוּז״ – לֹא בִּיטֵּל דִּבְרֵי הָאַחֲרוֹן אֶת הָרִאשׁוֹן; רָצְתָה – מְשַׁמַּשְׁתּוֹ, רָצְתָה – נוֹתֶנֶת לוֹ מָאתַיִם זוּז.Nos Maîtres ont enseigné : S'il lui a dit devant deux témoins : « Voici ton get, à condition que tu serves mon père pendant deux ans », puis lui a dit de nouveau devant deux autres : « Voici ton get, à condition que tu me donnes deux cents zouz » (pièces d'argent), les dernières paroles n'ont pas annulé les premières : il lui laisse le choix. Si elle veut, elle le sert ; si elle veut, elle lui donne deux cents zouz.
- אֲבָל אָמַר לָהּ בִּפְנֵי שְׁנַיִם: ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ עַל מְנָת שֶׁתִּתְּנִי לִי מָאתַיִם זוּז״, וְחָזַר וְאָמַר לָהּ בִּפְנֵי שְׁנַיִם: ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּךְ עַל מְנָת שֶׁתִּתְּנִי לִי שְׁלֹשׁ מֵאוֹת זוּז״ – בִּיטֵּל דִּבְרֵי הָאַחֲרוֹן אֶת הָרִאשׁוֹן; וְאֵין אֶחָד מִן הָרִאשׁוֹנִים וְאֶחָד מִן הָאַחֲרוֹנִים מִצְטָרְפִין.Mais s'il lui a dit devant deux témoins : « Voici ton get, à condition que tu me donnes deux cents zouz », puis lui a dit de nouveau devant deux autres : « Voici ton get, à condition que tu me donnes trois cents zouz », les dernières paroles ont annulé les premières, et elle n'est divorcée qu'en lui donnant trois cents zouz. Et l'un des premiers témoins et l'un des derniers ne se joignent pas pour attester la condition.
- אַהֵיָיא? אִילֵּימָא אַסֵּיפָא – הֲרֵי בָּטֵל! אֶלָּא אַרֵישָׁא –La Guemara demande : À quel cas cela se rapporte-t-il ? Si l'on dit au dernier cas, voici que la première condition est annulée : il est inutile de dire que les témoins ne se joignent pas ! Mais alors, au premier cas.
- פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא, כֹּל לְקַיּוֹמֵי תְּנַאי – מִצְטָרְפִין; קָא מַשְׁמַע לַן.C'est évident ! Chaque paire atteste une condition différente. On répond : Tu aurais pu dire que tous ceux qui viennent attester une condition se joignent ; cela nous enseigne qu'il n'en est rien.
- מַתְנִי׳ ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּךְ אִם לֹא בָּאתִי מִכָּאן עַד שְׁלֹשִׁים יוֹם״, וְהָיָה הוֹלֵךְ מִיהוּדָה לַגָּלִיל; הִגִּיעַ לְאַנְטִיפְרַס וְחָזַר – בָּטֵל תְּנָאוֹ.MICHNA : Si un mari dit à sa femme : « Voici ton get si je ne reviens pas d'ici à trente jours », et qu'il allait de Judée en Galilée ; s'il a atteint Antipatris et est revenu aussitôt, sa condition est annulée et sa femme n'est pas divorcée, même s'il repart ensuite en Galilée pour plus de trente jours.
- ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ אִם לֹא בָּאתִי מִכָּאן עַד שְׁלֹשִׁים יוֹם״, וְהָיָה הוֹלֵךְ מִגָּלִיל לִיהוּדָה, וְהִגִּיעַ לִכְפַר עוֹתְנַאי וְחָזַר – בָּטֵל תְּנָאוֹ.« Voici ton get si je ne reviens pas d'ici à trente jours », et qu'il allait de Galilée en Judée ; s'il a atteint Kefar Otnaï et est revenu, sa condition est annulée.
- ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ אִם לֹא בָּאתִי מִכָּאן עַד שְׁלֹשִׁים יוֹם״, וְהָיָה הוֹלֵךְ לִמְדִינַת הַיָּם, וְהִגִּיעַ לְעַכּוֹ וְחָזַר – בָּטֵל תְּנָאוֹ.« Voici ton get si je ne reviens pas d'ici à trente jours », et qu'il allait dans un pays d'outre-mer ; s'il a atteint Akko et est revenu, sa condition est annulée.
- ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ כׇּל זְמַן שֶׁאֶעֱבוֹר מִכְּנֶגֶד פָּנַיִךְ שְׁלֹשִׁים יוֹם״; הָיָה הוֹלֵךְ וּבָא, הוֹלֵךְ וּבָא, הוֹאִיל וְלֹא נִתְיַחֵד עִמָּהּ – הֲרֵי זֶה גֵּט.« Voici ton get pour toutes les fois où je m'éloignerai de ta présence pendant trente jours » : s'il allait et venait, allait et venait, puisqu'il ne s'est pas isolé avec elle durant ces trente jours, c'est un get valable.
- גְּמָ׳ לְמֵימְרָא דְּאַנְטִיפְרַס בְּגָלִיל הֲוָה קָיְימָא?! וּרְמִינְהִי: אַנְטִיפְרַס – בִּיהוּדָה; וּכְפַר עוֹתְנַאי – בַּגָּלִיל; בֵּינְתַיִם – מְטִילִין אוֹתוֹ לְחוּמְרָא, מְגוֹרֶשֶׁתGUEMARA : Faut-il en déduire qu'Antipatris se trouvait en Galilée ? En effet, il ressort de la Michna que la condition s'est annulée par l'arrivée à Antipatris. Or il y a une contradiction avec cette baraïta : Antipatris est en Judée, et Kefar Otnaï est en Galilée ; quant à la zone intermédiaire, on la traite selon la rigueur : elle est divorcée
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