Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דִּתְנַאי וּמַעֲשֶׂה בְּדָבָר אֶחָד! אֶלָּא אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: מִשּׁוּם דִּתְנַאי וּמַעֲשֶׂה בְּדָבָר אֶחָד.où la condition et l'action portent sur une seule et même chose, le get (acte de divorce) lui-même ; la condition serait donc sans effet, même indépendamment de l'ordre entre l'action et la condition. Mais alors, Rav Ada bar Ahava a dit : La condition est nulle parce que la condition et l'action portent sur une seule et même chose, et le get est donc valable même si la condition n'est pas remplie.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: הָא מַנִּי – רַבִּי הִיא, דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: כׇּל הָאוֹמֵר ״עַל מְנָת״ כְּאוֹמֵר ״מֵעַכְשָׁיו״ דָּמֵי.Rav Achi a dit : Selon qui est cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) ? C'est selon Rabbi Yehouda HaNassi, car Rav Houna a dit que Rav a dit : Quiconque dit « à condition que » est comme s'il disait « dès maintenant » ; le get prend donc effet immédiatement, même si la femme doit lui rendre le document plus tard.
- אַתְקֵין שְׁמוּאֵל בְּגִיטָּא דִּשְׁכִיב מְרַע: ״אִם לֹא מַתִּי לֹא יְהֵא גֵּט, וְאִם מַתִּי יְהֵא גֵּט״.Chmouel a institué que dans le get d'un mourant, celui-ci dise : « Si je ne meurs pas, que ce ne soit pas un get ; et si je meurs, que ce soit un get ».
- וְלֵימָא: ״אִם מַתִּי יְהֵא גֵּט, וְאִם לֹא מַתִּי לֹא יְהֵא גֵּט״! לָא מַקְדֵּים אִינִישׁ פּוּרְעָנוּתָא לְנַפְשֵׁיהּ.La Guemara demande : Mais qu'il dise dans un ordre plus naturel : « Si je meurs, que ce soit un get ; et si je ne meurs pas, que ce ne soit pas un get » ! Elle répond : Un homme ne devance pas le malheur pour lui-même : il ne veut pas mentionner sa mort en premier.
- וְלֵימָא: ״לֹא יְהֵא גֵּט אִם לֹא מַתִּי״! בָּעֵינַן תְּנַאי קוֹדֵם לְמַעֲשֶׂה.On demande : Mais qu'il dise : « Que ce ne soit pas un get si je ne meurs pas » ! On répond : Il nous faut que la condition précède l'action, alors qu'ici, l'action, à savoir l'invalidité du get, précède la condition « si je ne meurs pas ».
- מַתְקֵיף לַהּ רָבָא: מִכְּדֵי כֹּל תְּנָאֵי מֵהֵיכָא גָּמְרִינַן – מִתְּנַאי בְּנֵי גָּד וּבְנֵי רְאוּבֵן; מָה הָתָם – הֵן קוֹדֵם לְלָאו, אַף כֹּל [תְּנָאֵי, הֵן קוֹדֵם לְלָאו].Rava objecte à cela : Or, d'où apprenons-nous les règles de toutes les conditions ? De la condition des enfants de Gad et des enfants de Réouven. De même que là, le « oui » précède le « non » : ce qui arrivera si la condition est remplie est énoncé avant ce qui arrivera si elle ne l'est pas, de même, pour toutes [les conditions, le « oui » précède le « non »], ce qui exclut la formule de Chmouel, où le « non » précède le « oui ».
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: ״אִם לֹא מַתִּי לֹא יְהֵא גֵּט, אִם מַתִּי יְהֵא גֵּט, אִם לֹא מַתִּי לֹא יְהֵא גֵּט״ –Mais alors, Rava a dit : Il doit dire : « Si je ne meurs pas, que ce ne soit pas un get ; si je meurs, que ce soit un get ; si je ne meurs pas, que ce ne soit pas un get ».
- ״אִם לֹא מַתִּי לֹא יְהֵא גֵּט״ – לָא מַקְדֵּים אִינִישׁ פּוּרְעָנוּתָא לְנַפְשֵׁיהּ; ״אִם מַתִּי יְהֵא גֵּט, אִם לֹא מַתִּי לֹא יְהֵא גֵּט״ – בָּעֵינַן הֵן קוֹדֵם לְלָאו.La Guemara explique : « Si je ne meurs pas, que ce ne soit pas un get » est dit d'abord, parce qu'un homme ne devance pas le malheur pour lui-même ; « si je meurs, que ce soit un get ; si je ne meurs pas, que ce ne soit pas un get » est dit ensuite, parce qu'il nous faut que le « oui » précède le « non ».
- מַתְנִי׳ ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ עַל מְנָת שֶׁתְּשַׁמְּשִׁי אֶת אַבָּא״; ״עַל מְנָת שֶׁתָּנִיקִי אֶת בְּנִי״ – כַּמָּה הִיא מְנִיקָתוֹ? שְׁתֵּי שָׁנִים. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שְׁמֹנָה עָשָׂר חֹדֶשׁ. מֵת הַבֵּן אוֹ שֶׁמֵּת הָאָב – הֲרֵי זֶה גֵּט.MICHNA : Si un mari dit à sa femme : « Voici ton get, à condition que tu serves mon père », ou : « à condition que tu allaites mon fils », sans préciser de durée, combien de temps doit-elle l'allaiter ? Jusqu'à ce que l'enfant ait deux ans. Rabbi Yehouda dit : Dix-huit mois. Si le fils est mort ou si le père est mort, c'est un get valable, bien que la condition n'ait pas été remplie.
- ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ עַל מְנָת שֶׁתְּשַׁמְּשִׁי אֶת אַבָּא שְׁתֵּי שָׁנִים״; ״עַל מְנָת שֶׁתָּנִיקִי אֶת בְּנִי שְׁתֵּי שָׁנִים״ – מֵת הַבֵּן, אוֹ שֶׁאָמַר הָאָב: ״אִי אֶפְשִׁי שֶׁתְּשַׁמְּשֵׁנִי״ שֶׁלֹּא בְּהַקְפָּדָה – אֵינוֹ גֵּט.Mais s'il a dit : « Voici ton get, à condition que tu serves mon père pendant deux ans », ou : « à condition que tu allaites mon fils pendant deux ans », et que le fils est mort, ou que le père a dit : « Je ne veux pas que tu me serves », même sans colère contre elle, ce n'est pas un get valable, car la condition n'a pas été remplie.
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: כָּזֶה – גֵּט. כְּלָל אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: כׇּל עַכָּבָה שֶׁאֵינָהּ הֵימֶנָּה – הֲרֵי זֶה גֵּט.Rabban Chimon ben Gamliel dit : Dans un cas comme celui-ci, c'est un get valable. Rabban Chimon ben Gamliel a énoncé une règle générale : Tout empêchement qui ne vient pas d'elle, c'est un get valable.
- גְּמָ׳ וּמִי בָּעֵינַן כּוּלֵּי הַאי?! וּרְמִינְהִי: שִׁמְּשַׁתּוּ יוֹם אֶחָד; הֱנִיקַתּוּ יוֹם אֶחָד – הֲרֵי זֶה גֵּט!GUEMARA : Mais nous faut-il tout cela, qu'elle serve le père ou allaite le fils pendant toute cette durée ? Or il y a une contradiction avec cette baraïta : Si elle l'a servi un seul jour ou si elle l'a allaité un seul jour, c'est un get valable !
- אָמַר רַב חִסְדָּא, לָא קַשְׁיָא: הָא רַבָּנַן, וְהָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל –Rav 'Hisda a dit : Ce n'est pas difficile : L'une est selon les Sages, et l'autre selon Rabban Chimon ben Gamliel, qui divergent plus haut (74a) à propos du manteau perdu.
- מַתְנִיתִין רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, וּבָרַיְיתָא רַבָּנַן.La Guemara précise : La Michna est selon Rabban Chimon ben Gamliel, qui permet de donner la valeur de l'objet, car l'essentiel est le profit que le mari visait ; elle doit donc allaiter pendant la durée normale. Et la baraïta est selon les Sages, pour qui elle doit accomplir la lettre de la condition : en allaitant ou en servant un seul jour, elle l'a accomplie.
- הָא מִדְּסֵיפָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל הָוֵי, מִכְּלָל דְּרֵישָׁא לָאו רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל! אֶלָּא בָּרַיְיתָא – רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל הִיא, דְּמֵיקֵל בִּתְנָאֵי; מַתְנִיתִין – רַבָּנַן.On objecte : Mais puisque le dernier cas de la Michna est de Rabban Chimon ben Gamliel, on en déduit que le premier cas n'est pas de Rabban Chimon ben Gamliel ! Mais alors, la baraïta est selon Rabban Chimon ben Gamliel, qui est indulgent en matière de conditions, et la Michna est selon les Sages.
- רָבָא אָמַר, לָא קַשְׁיָא: כָּאן בִּסְתָם, כָּאן בִּמְפָרֵשׁ.Rava a dit : Ce n'est pas difficile : Ici, dans la Michna, il s'agit d'une condition sans précision, et les Sages lui ont fixé la durée habituelle ; là, dans la baraïta, il s'agit d'un mari qui a précisé un seul jour.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: כׇּל סְתָם נָמֵי כִּמְפָרֵשׁ ״יוֹם אֶחָד״ דָּמֵי.Rav Achi a dit : Toute condition sans précision est aussi comme si le mari avait précisé « un jour » ; un jour suffit donc.
- תְּנַן: כַּמָּה הִיא מְנִיקָתוֹ? שְׁתֵּי שָׁנִים. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שְׁמֹנָה עָשָׂר חֹדֶשׁ. בִּשְׁלָמָא לְרָבָא – נִיחָא; אֶלָּא לְרַב אָשֵׁי, לְמָה לִי שְׁתֵּי שָׁנִים? לְמָה לִי שְׁמֹנָה עָשָׂר חֹדֶשׁ? בְּיוֹם אֶחָד סַגִּי!On objecte à Rav Achi : Nous avons appris (dans la Michna) : Combien de temps doit-elle l'allaiter ? Deux ans. Rabbi Yehouda dit : Dix-huit mois. On comprend bien selon Rava : cela s'accorde, puisque sans précision elle doit allaiter pendant la durée habituelle. Mais selon Rav Achi, pourquoi me faut-il deux ans ? Pourquoi me faut-il dix-huit mois ? Un seul jour suffirait !
- הָכִי קָאָמַר: יוֹם אֶחָד – מִשְׁתֵּי שָׁנִים; לְאַפּוֹקֵי לְאַחַר שְׁתֵּי שָׁנִים – דְּלָא. יוֹם אֶחָד – מִשְּׁמֹנָה עָשָׂר חֹדֶשׁ; לְאַפּוֹקֵי לְאַחַר שְׁמֹנָה עָשָׂר חֹדֶשׁ – דְּלָא.On répond : Voici ce qu'elle veut dire selon Rav Achi : Un seul jour au cours des deux ans de l'enfant, à l'exclusion de l'allaitement après les deux ans, qui ne compte pas ; ou, selon Rabbi Yehouda, un seul jour au cours des dix-huit mois, à l'exclusion de l'allaitement après les dix-huit mois, qui ne compte pas.
- מֵיתִיבִי: ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ עַל מְנָת שֶׁתְּשַׁמְּשִׁי אֶת אַבָּא שְׁתֵּי שָׁנִים״; ״עַל מְנָת שֶׁתָּנִיקִי אֶת בְּנִי שְׁתֵּי שָׁנִים״ – מֵת הַבֵּן, אוֹ שֶׁאָמַר הָאָב ״אִי אֶפְשִׁי שֶׁתְּשַׁמְּשֵׁנִי״ שֶׁלֹּא בְּהַקְפָּדָה – אֵינוֹ גֵּט.On a objecté à Rav Achi depuis le dernier cas de la Michna : « Voici ton get, à condition que tu serves mon père pendant deux ans », ou : « à condition que tu allaites mon fils pendant deux ans », et que le fils est mort, ou que le père a dit : « Je ne veux pas que tu me serves », même sans colère, ce n'est pas un get valable.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.