Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָתַנְיָא: ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״ – גֵּט וְאֵינוֹ גֵּט, דִּבְרֵי חֲכָמִים; רַבִּי אוֹמֵר: כָּזֶה – גֵּט.Et n'a-t-on pas enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « À partir d'aujourd'hui et après la mort » : c'est un get (acte de divorce) et ce n'est pas un get, telles sont les paroles des Sages. Rabbi (Yehouda HaNassi) dit : Un tel acte est un get. Ils ne divergent donc que sur ce cas, et tous admettent que « à condition » équivaut à « à partir de maintenant ».
- וּלְרַב יְהוּדָה – דְּאָמַר: בְּ״עַל מְנָת״ פְּלִיגִי, אַדְּמִיפַּלְגִי בְּ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״, (לִיפַּלְגִי) [לִיפַּלְגוּ] בְּ״עַל מְנָת״! לְהוֹדִיעֲךָ כֹּחוֹ דְּרַבִּי.La Guemara demande : Et selon Rav Yehouda, qui a dit qu'ils divergent sur « à condition », au lieu de diverger sur « à partir d'aujourd'hui et après la mort », qu'ils divergent sur « à condition » ! Elle répond : C'est pour te faire connaître la force de Rabbi, qui valide le get même dans ce cas.
- וְלִיפַּלְגוּ בְּ״עַל מְנָת״ – וּלְהוֹדִיעֲךָ כֹּחָן דְּרַבָּנַן! כֹּחַ דְּהֶיתֵּירָא עֲדִיף לֵיהּ.La Guemara objecte : Qu'ils divergent sur « à condition », pour te faire connaître la force des Sages ! Elle répond : La force de la permission lui est préférable : il vaut mieux montrer jusqu'où va l'indulgence de Rabbi.
- ״עַל מְנָת שֶׁתִּתְּנִי לִי מִכָּאן וְעַד שְׁלֹשִׁים יוֹם״ וְכוּ׳. פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא קְפִידֵיהּ לָאו קְפִידָא – וּלְזָרֹזַהּ קָאָתֵי; קָא מַשְׁמַע לַן.La Michna enseigne : « À condition que tu me donnes cette somme d'ici à trente jours », etc. La Guemara demande : C'est évident ! Elle répond : Tu aurais pu dire que son exigence n'est pas une véritable exigence, et qu'il vient seulement la stimuler ; elle nous enseigne que la condition est réelle.
- אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: מַעֲשֶׂה בְּצַיְדָּן כּוּ׳. מַאי תַּנָּא דְּקָתָנֵי מַעֲשֶׂה?Rabban Chimon ben Gamliel a dit : Un fait s'est produit à Tsaïdan, etc. La Guemara demande : Qu'a enseigné le Tanna, pour qu'il enseigne un fait ? Ce fait ne se rapporte pas à ce qui précède.
- חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא, וְהָכִי קָתָנֵי: אִם אָמַר לָהּ: ״עַל מְנָת שֶׁתִּתְּנִי לִי אִיצְטְלִיתִי״, וְאָבְדָה אִיצְטְלִיתוֹ – אִיצְטְלִיתִי דַּוְקָא קָאָמַר לַהּ. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: תִּתֵּן לוֹ אֶת דָּמֶיהָ. וְאָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: מַעֲשֶׂה נָמֵי בְּצַיְדָּן, בְּאֶחָד שֶׁאָמַר לְאִשְׁתּוֹ: ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּךְ עַל מְנָת שֶׁתִּתְּנִי לִי אִצְטְלִיתִי״, וְאָבְדָה אִצְטְלִיתוֹ, וְאָמְרוּ חֲכָמִים: תִּתֵּן לוֹ אֶת דָּמֶיהָ.Il manque quelque chose, et voici ce qu'il enseigne : S'il lui a dit : « À condition que tu me donnes mon manteau », et que son manteau a été perdu, c'est précisément « mon manteau » qu'il lui a dit, et le get n'est pas valable ; tel est l'avis des Sages. Rabban Chimon ben Gamliel dit : Elle lui en donnera la valeur. Et Rabban Chimon ben Gamliel a dit : Un fait s'est aussi produit à Tsaïdan : un homme a dit à sa femme : « Voici ton get, à condition que tu me donnes mon manteau », et son manteau a été perdu ; et les Sages ont dit : Elle lui en donnera la valeur.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי אַסִּי מֵרַבִּי יוֹחָנָן: ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּךְ עַל מְנָת שֶׁתִּתְּנִי לִי מָאתַיִם זוּז״, וְחָזַר וְאָמַר לָהּ ״מְחוּלִים לָךְ״, מַהוּ?Rabbi Assi a demandé à Rabbi Yo'hanan : « Voici ton get, à condition que tu me donnes deux cents zouz », puis il lui a dit de nouveau : « Ils te sont remis », qu'en est-il ?
- תִּיבְּעֵי לְרַבָּנַן; תִּיבְּעֵי לְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל.Que la question se pose selon les Sages ; que la question se pose selon Rabban Chimon ben Gamliel.
- תִּיבְּעֵי לְרַבָּנַן – עַד כָּאן לָא קָאָמְרִי רַבָּנַן הָתָם, אֶלָּא דְּלָא אַחֲלַהּ גַּבָּהּ; אֲבָל הָכָא, הָא קָאָמַר לַהּ: ״מְחוּלִים לָךְ״; אוֹ דִלְמָא, אֲפִילּוּ רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לָא קָאָמַר, אֶלָּא דְּקָא מְפַיְּיסָה לֵיהּ בִּדְמֵי; אֲבָל לִגְמָרֵי – לָא. אֲמַר לֵיהּ: אֵינָהּ מְגוֹרֶשֶׁת.Que la question se pose selon les Sages : Les Sages n'ont parlé là-bas que parce qu'il ne l'a pas tenue quitte ; mais ici, il lui a bien dit : « Ils te sont remis ». Ou peut-être : même Rabban Chimon ben Gamliel n'a parlé que parce qu'elle l'apaise avec de l'argent ; mais sans rien lui donner du tout, non ! Rabbi Yo'hanan lui a dit : Elle n'est pas divorcée.
- אֵיתִיבֵיהּ: הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ: ״קֻוֽנָּם שֶׁאַתָּה נֶהֱנֶה לִי, אִם אִי אַתָּה נוֹתֵן לִבְנִי כּוֹר אֶחָד שֶׁל חִטִּין וּשְׁתֵּי חָבִיּוֹת שֶׁל יַיִן״, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אָסוּר עַד שֶׁיִּתֵּן; וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אַף זֶה – יָכוֹל לְהַתִּיר אֶת נִדְרוֹ שֶׁלֹּא עַל פִּי חָכָם, וְאוֹמֵר: ״הֲרֵינִי כְּאִילּוּ הִתְקַבַּלְתִּי״!Il lui a objecté, d'après une Michna (Nedarim 63b) : Celui qui dit à son prochain : « Konam (formule de vœu) que tu tires profit de moi, si tu ne donnes pas à mon fils un kor (grande mesure) de blé et deux jarres de vin » : Rabbi Méïr dit : C'est interdit jusqu'à ce qu'il donne. Et les Sages disent : Même celui-là peut délier son vœu sans passer par un Sage, en disant : « Je suis comme si j'avais reçu » ! La remise vaudrait donc réception.
- הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם לְצַעוֹרַהּ קָא מְכַוֵּין – וְלָא צַיעֲרַהּ. הָכָא מִשּׁוּם הַרְוָוחָה הוּא, וְהָא לָא אִיצְטְרִיךְ.La Guemara répond : Est-ce comparable ?! Là-bas, pour le get, il a l'intention de la tourmenter, et il ne l'a pas tourmentée. Ici, pour le vœu, c'est pour un profit, et il n'en a pas eu besoin.
- הָהוּא גַּבְרָא דַּאֲמַר לֵיהּ לַאֲרִיסֵיהּ: כּוּלֵּי עָלְמָא דְּלוּ תְּלָת דָּלָווֹתָא, וְאָכְלִי רִיבְעָא; אַתְּ דְּלִי אַרְבְּעָה, וֶאֱכוֹל תִּילְתָּא. לְסוֹף אֲתָא מִיטְרָא.Un certain homme a dit à son métayer : Tout le monde arrose trois fois et consomme un quart de la récolte ; toi, arrose quatre fois et consomme un tiers. À la fin, la pluie est venue, et il n'a pas eu à arroser une quatrième fois.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: הָא לָא דְּלָה. רַבָּה אָמַר: הָא לָא אִיצְטְרִיכָא.Rav Yossef a dit : Celui-ci n'a pas arrosé ; il n'a droit qu'à un quart. Rabba a dit : Il n'en a pas eu besoin ; il a droit au tiers.
- לֵימָא רַב יוֹסֵף דְּאָמַר כְּרַבָּנַן, וְרַבָּה דְּאָמַר כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל?La Guemara demande : Dirons-nous que Rav Yossef a parlé selon les Sages, et Rabba selon Rabban Chimon ben Gamliel ?
- וְתִיסְבְּרָא?! וְהָא קַיְימָא לַן הִילְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַבָּה; וּבְהָא – אֵין הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל!Et penses-tu cela ?! Il est établi pour nous que la halakha (règle pratique) est conforme à Rabba, et sur ce point-ci, la halakha n'est pas conforme à Rabban Chimon ben Gamliel !
- אֶלָּא לְעוֹלָם כְּרַבָּנַן. רַב יוֹסֵף – כְּרַבָּנַן; וְרַבָּה אָמַר לָךְ: אֲנָא דַּאֲמַרִי אֲפִילּוּ לְרַבָּנַן, עַד כָּאן לָא קָאָמְרִי רַבָּנַן הָתָם – אֶלָּא דִּלְצַעוֹרַהּ קָא מִיכַּוֵּין; אֲבָל הָכָא, מִשּׁוּם הַרְוָוחָה הוּא, וְהָא לָא אִיצְטְרִיךְ.Mais, en réalité, c'est selon les Sages. Rav Yossef est selon les Sages ; et Rabba te dira : Moi, je parle même selon les Sages. Les Sages n'ont parlé là-bas que parce qu'il avait l'intention de la tourmenter ; mais ici, c'est pour un profit, et il n'en a pas eu besoin.
- תְּנַן הָתָם: בָּרִאשׁוֹנָה הָיָה נִטְמָן יוֹם שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא חָלוּט לוֹ. הִתְקִין הִלֵּל הַזָּקֵן שֶׁיְּהֵא חוֹלֵשׁ אֶת מְעוֹתָיו לַלִּשְׁכָּה, וִיהֵא שׁוֹבֵר אֶת הַדֶּלֶת וְנִכְנָס. וְאֵימָתַי שֶׁיִּרְצֶה הַלָּה, יָבוֹא וְיִטּוֹל אֶת מְעוֹתָיו.Nous avons appris ailleurs (Arakhin 31b), à propos de la maison vendue dans une ville fortifiée : Au début, l'acheteur se cachait le dernier jour des douze mois, afin qu'elle lui soit définitivement acquise. Hillel l'Ancien a institué que le vendeur déposerait son argent à la Chambre du Temple, briserait la porte et entrerait. Et quand l'autre le voudrait, il viendrait prendre son argent.
- וְאָמַר רָבָא: מִתַּקָּנָתוֹ שֶׁל הִלֵּל נִשְׁמַע – ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּיךְ עַל מְנָת שֶׁתִּתְּנִי לִי מָאתַיִם זוּז״, וְנָתְנָה לוֹ מִדַּעְתּוֹ, מְגוֹרֶשֶׁת; עַל כּוֹרְחוֹ, אֵינָהּ מְגוֹרֶשֶׁת –Et Rava a dit : De l'institution de Hillel nous apprenons : « Voici ton get, à condition que tu me donnes deux cents zouz » : si elle les lui a donnés avec son accord, elle est divorcée ; contre son gré, elle n'est pas divorcée,
- מִדְּאִיצְטְרִיךְ לֵיהּ לְהִלֵּל לְתַקּוֹנֵי נְתִינָה בְּעַל כּוּרְחֵיהּ – דְּהָוְיָא לַהּ נְתִינָה,puisque Hillel a eu besoin d'instituer que le don contre son gré serait un don,
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