Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמִטַּמֵּא לָהּ. כְּלָלוֹ שֶׁל דָּבָר: הֲרֵי הִיא כְּאִשְׁתּוֹ לְכׇל דָּבָר – אֶלָּא שֶׁאֵינָהּ צְרִיכָה הֵימֶנּוּ גֵּט שֵׁנִי, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.Et il se rend impur pour elle s'il est Cohen (prêtre). La règle de la chose : elle est comme sa femme à tous égards, si ce n'est qu'elle n'a pas besoin de lui d'un second get (acte de divorce) à sa mort ; telles sont les paroles de Rabbi Yehouda.
- רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: בְּעִילָתָהּ תְּלוּיָה. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: בְּעִילָתָהּ סָפֵק. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: מְגוֹרֶשֶׁת וְאֵינָהּ מְגוֹרֶשֶׁת, וּבִלְבַד שֶׁיָּמוּת.Rabbi Méïr dit : Si elle a une relation avec un autre homme, sa relation est en suspens, selon que le mari meurt ou non de cette maladie. Rabbi Yossé dit : Sa relation est douteuse. Et les Sages disent : Elle est divorcée et elle n'est pas divorcée, à condition qu'il meure.
- מַאי אִיכָּא בֵּין רַבִּי מֵאִיר לְרַבִּי יוֹסֵי?La Guemara demande : Quelle différence y a-t-il entre Rabbi Méïr et Rabbi Yossé ?
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אָשָׁם תָּלוּי אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ; לְרַבִּי מֵאִיר – לָא מַיְיתֵי אָשָׁם תָּלוּי, וּלְרַבִּי יוֹסֵי – מַיְיתֵי אָשָׁם תָּלוּי.Rabbi Yo'hanan a dit : L'achèm talouy (offrande de culpabilité apportée en cas de doute) fait la différence entre eux. Selon Rabbi Méïr, il n'apporte pas d'achèm talouy, car la chose sera clarifiée à la mort ou à la guérison du mari ; et selon Rabbi Yossé, il apporte un achèm talouy, car même si le mari meurt, on ignore quand le get a pris effet.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: מְגוֹרֶשֶׁת וְאֵינָהּ מְגוֹרֶשֶׁת. חֲכָמִים הַיְינוּ רַבִּי יוֹסֵי! אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ דְּרַבִּי זֵירָא – דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר רַבָּה בַּר יִרְמְיָה אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל מָקוֹם שֶׁאָמְרוּ חֲכָמִים ״מְגוֹרֶשֶׁת וְאֵינָהּ מְגוֹרֶשֶׁת״ – בַּעְלָהּ חַיָּיב בִּמְזוֹנוֹתֶיהָ.« Et les Sages disent : Elle est divorcée et elle n'est pas divorcée. » La Guemara s'étonne : Les Sages disent la même chose que Rabbi Yossé ! Elle répond : Il y a entre eux une différence, l'enseignement de Rabbi Zeira. Car Rabbi Zeira a dit, au nom de Rabba bar Yirmeya, au nom de Chmouel : Partout où les Sages ont dit « elle est divorcée et elle n'est pas divorcée », son mari est tenu à sa subsistance.
- מַתְנִי׳ ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּךְ, עַל מְנָת שֶׁתִּתְּנִי לִי מָאתַיִם זוּז״ – הֲרֵי זוֹ מְגוֹרֶשֶׁת, וְתִתֵּן.MICHNA : Si un mari dit à sa femme : « Voici ton get, à condition que tu me donnes deux cents zouz », elle est divorcée, et elle donnera cette somme.
- ״עַל מְנָת שֶׁתִּתְּנִי לִי מִיכָּן וְעַד שְׁלֹשִׁים יוֹם״ – אִם נָתְנָה לוֹ בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים יוֹם, מְגוֹרֶשֶׁת; וְאִם לָאו, אֵינָהּ מְגוֹרֶשֶׁת.S'il a dit : « À condition que tu me donnes cette somme d'ici à trente jours » : si elle la lui a donnée dans les trente jours, elle est divorcée ; sinon, elle n'est pas divorcée.
- אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: מַעֲשֶׂה בְּצַיְדָּן, בְּאֶחָד שֶׁאָמַר לְאִשְׁתּוֹ: ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּךְ, עַל מְנָת שֶׁתִּתְּנִי לִי אִיצְטְלִיתִי״, וְאָבְדָה אִיצְטְלִיתוֹ, וְאָמְרוּ חֲכָמִים: תִּתֵּן לוֹ אֶת דָּמֶיהָ.Rabban Chimon ben Gamliel a dit : Un fait s'est produit à Tsaïdan : un homme a dit à sa femme : « Voici ton get, à condition que tu me donnes mon manteau », et son manteau a été perdu ; et les Sages ont dit : Elle lui en donnera la valeur.
- גְּמָ׳ מַאי ״וְתִתֵּן״? רַב הוּנָא אָמַר: וְהִיא תִּתֵּן. רַב יְהוּדָה אָמַר: לִכְשֶׁתִּתֵּן.GUEMARA : Que signifie « et elle donnera » ? Rav Houna a dit : Et elle, elle donnera : elle est divorcée dès maintenant, et elle donnera ensuite la somme. Rav Yehouda a dit : Lorsqu'elle donnera : elle n'est divorcée qu'alors.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ שֶׁנִּתְקָרַע הַגֵּט אוֹ שֶׁאָבַד; רַב הוּנָא אָמַר ״וְהִיא תִּתֵּן״ – אֵינָהּ צְרִיכָה הֵימֶנּוּ גֵּט שֵׁנִי; רַב יְהוּדָה אָמַר ״לִכְשֶׁתִּתֵּן״ – צְרִיכָה הֵימֶנּוּ גֵּט שֵׁנִי.Quelle différence y a-t-il entre eux ? Il y a entre eux le cas où le get s'est déchiré ou a été perdu avant le paiement. Rav Houna a dit « et elle, elle donnera » : elle n'a pas besoin d'un second get de lui. Rav Yehouda a dit « lorsqu'elle donnera » : elle a besoin d'un second get de lui.
- וּתְנַן נָמֵי גַּבֵּי קִידּוּשִׁין כִּי הַאי גַוְונָא – דִּתְנַן: הָאוֹמֵר לְאִשָּׁה: ״הֲרֵי אַתְּ מְקוּדֶּשֶׁת לִי, עַל מְנָת שֶׁאֶתֵּן לִיךְ מָאתַיִם זוּז״ – הֲרֵי הִיא מְקוּדֶּשֶׁת, וְיִתֵּן. וְאִיתְּמַר: מַאי ״וְיִתֵּן״? רַב הוּנָא אָמַר: וְהוּא יִתֵּן. רַב יְהוּדָה אָמַר: לִכְשֶׁיִּתֵּן.Et nous avons appris aussi, au sujet des kiddouchin (consécration matrimoniale), un cas semblable, comme nous l'avons appris (Kiddouchin 60a) : Celui qui dit à une femme : « Tu m'es consacrée à condition que je te donne deux cents zouz », elle est consacrée, et il donnera. Et il a été dit : Que signifie « et il donnera » ? Rav Houna a dit : Et lui, il donnera. Rav Yehouda a dit : Lorsqu'il donnera.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ: אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ – שֶׁפָּשְׁטָה יָדָהּ וְקִיבְּלָה קִידּוּשִׁין מֵאַחֵר. רַב הוּנָא אָמַר ״וְהוּא יִתֵּן״ – תְּנָאָה בְּעָלְמָא הוּא, מְקַיֵּים תְּנָאֵיהּ וְאָזֵיל. רַב יְהוּדָה אָמַר ״לִכְשֶׁיִּתֵּן״ – לְכִי יָהֵיב לַהּ הוּא דְּהָווּ קִידּוּשִׁין, הַשְׁתָּא לָא הָווּ קִידּוּשִׁין.Quelle différence y a-t-il entre eux ? Il y a entre eux le cas où elle a tendu la main et a reçu des kiddouchin d'un autre homme, avant le paiement. Rav Houna a dit « et lui, il donnera » : c'est une simple condition ; il remplit sa condition et s'en va, et les kiddouchin du second sont nuls. Rav Yehouda a dit « lorsqu'il donnera » : c'est quand il lui donnera que ce seront des kiddouchin ; maintenant, ce ne sont pas des kiddouchin, et ceux du second prennent effet.
- וּצְרִיכָא; דְּאִי אַשְׁמְעִינַן גַּבֵּי קִידּוּשִׁין, בְּהָא קָאָמַר רַב הוּנָא ״וְהוּא יִתֵּן״ – מִשּׁוּם דִּלְקָרוֹבַהּ קָאָתֵי; אֲבָל גַּבֵּי גֵירוּשִׁין – דִּלְרַחוֹקַהּ קָאָתֵי, אֵימָא מוֹדֵי לֵיהּ לְרַב יְהוּדָה;Et c'est nécessaire de le dire dans les deux cas. Car s'il nous avait enseigné cela seulement au sujet des kiddouchin, on aurait pu penser : c'est là que Rav Houna dit « et lui, il donnera », parce qu'il vient la rapprocher et le fait de bon gré ; mais au sujet du divorce, où il vient l'éloigner, je dirais qu'il admet l'avis de Rav Yehouda.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן גַּבֵּי גֵירוּשִׁין; בְּהָא קָאָמַר רַב הוּנָא ״וְהִיא תִּתֵּן״ – מִשּׁוּם דְּלָא כְּסִיף לְמִיתְבְּעַהּ; אֲבָל גַּבֵּי קִידּוּשִׁין, דִּכְסִיפָא לְמִיתְבְּעֵיהּ, אֵימָא מוֹדֵי לֵיהּ לְרַב יְהוּדָה.Et s'il nous avait enseigné cela seulement au sujet du divorce, on aurait pu penser : c'est là que Rav Houna dit « et elle, elle donnera », parce qu'il n'a pas honte de la lui réclamer ; mais au sujet des kiddouchin, où elle a honte de la lui réclamer, je dirais qu'il admet l'avis de Rav Yehouda.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן גַּבֵּי קִידּוּשִׁין; בְּהָא קָאָמַר רַב יְהוּדָה ״לִכְשֶׁיִּתֵּן״ – מִשּׁוּם דִּכְסִיפָא לְמִיתְבְּעֵיהּ; אֲבָל גַּבֵּי גֵירוּשִׁין – דְּלָא כְּסִיף לְמִיתְבְּעַהּ, אֵימָא מוֹדֵי לֵיהּ לְרַב הוּנָא;Et s'il nous avait enseigné cela seulement au sujet des kiddouchin, on aurait pu penser : c'est là que Rav Yehouda dit « lorsqu'il donnera », parce qu'elle a honte de la lui réclamer ; mais au sujet du divorce, où il n'a pas honte de la lui réclamer, je dirais qu'il admet l'avis de Rav Houna.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן גַּבֵּי גֵירוּשִׁין; בְּהָא קָאָמַר רַב יְהוּדָה ״לִכְשֶׁתִּתֵּן״ – מִשּׁוּם דִּלְרַחוֹקַהּ קָאָתֵי; אֲבָל גַּבֵּי קִידּוּשִׁין – דִּלְקָרוֹבַהּ קָאָתֵי, אֵימָא מוֹדֵה לֵיהּ לְרַב הוּנָא; צְרִיכָא.Et s'il nous avait enseigné cela seulement au sujet du divorce, on aurait pu penser : c'est là que Rav Yehouda dit « lorsqu'elle donnera », parce qu'il vient l'éloigner ; mais au sujet des kiddouchin, où il vient la rapprocher, je dirais qu'il admet l'avis de Rav Houna. C'est donc nécessaire.
- מֵיתִיבִי: ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּךְ, עַל מְנָת שֶׁתִּתְּנִי לִי מָאתַיִם זוּז״, אַף עַל פִּי שֶׁנִּקְרַע הַגֵּט אוֹ שֶׁנֶּאֱבַד – מְגוֹרֶשֶׁת; וּלְאַחֵר לֹא תִּנָּשֵׂא עַד שֶׁתִּתֵּן.On objecte, d'après une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Voici ton get, à condition que tu me donnes deux cents zouz » : même si le get s'est déchiré ou a été perdu, elle est divorcée ; mais elle n'épousera pas un autre jusqu'à ce qu'elle ait donné la somme.
- וְעוֹד תַּנְיָא: ״הֲרֵי זֶה גִּיטִּךְ, עַל מְנָת שֶׁתִּתְּנִי לִי מָאתַיִם זוּז״, וָמֵת, נָתְנָה – אֵינָהּ זְקוּקָה לְיָבָם; לֹא נָתְנָה – זְקוּקָה לְיָבָם. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: נוֹתֶנֶת לְאָבִיו אוֹ לְאָחִיו אוֹ לְאֶחָד מִן הַקְּרוֹבִים.Et il a encore été enseigné : « Voici ton get, à condition que tu me donnes deux cents zouz », et il est mort sans enfant : si elle a donné la somme, elle n'est pas liée au yavam (frère du défunt, tenu au lévirat) ; si elle n'a pas donné, elle est liée au yavam. Rabban Chimon ben Gamliel dit : Elle donne à son père, ou à son frère, ou à l'un des proches.
- עַד כָּאן לָא פְּלִיגִי – אֶלָּא דְּמָר סָבַר: ״לִי״ – וְלָא לְיוֹרְשַׁי, וּמָר סָבַר: ״לִי״ – וַאֲפִילּוּ לְיוֹרְשַׁי; וְכוּלֵּי עָלְמָא מִיהָא תְּנָאָה הָוֵי – תְּיוּבְתָּא דְרַב יְהוּדָה!Ils ne divergent que sur ceci : l'un pense : « à moi », et non à mes héritiers ; l'autre pense : « à moi », et même à mes héritiers. Mais pour tout le monde, de toute façon, c'est une condition rétroactive. C'est une teyouvta (réfutation définitive) de Rav Yehouda !
- אָמַר לָךְ רַב יְהוּדָה: הָא מַנִּי, רַבִּי הִיא – דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַבִּי: כׇּל הָאוֹמֵר ״עַל מְנָת״ כְּאוֹמֵר ״מֵעַכְשָׁיו״ דָּמֵי. וּפְלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ, וַאֲנָא דַּאֲמַרִי כְּרַבָּנַן.Rav Yehouda peut te répondre : De qui est-ce ? C'est de Rabbi (Yehouda HaNassi), car Rav Houna a dit au nom de Rabbi : Quiconque dit « à condition » est comme s'il disait « à partir de maintenant ». Et les Sages divergent de lui, et moi, je parle selon les Sages.
- וְאָמַר רַבִּי זֵירָא: כִּי הֲוֵינַן בְּבָבֶל אָמְרִינַן, הָא דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַבִּי: כׇּל הָאוֹמֵר ״עַל מְנָת״ כְּאוֹמֵר ״מֵעַכְשָׁיו״ דָּמֵי – פְּלִיגִי רַבָּנַן עֲלֵיהּ. כִּי סְלִיקִי, אַשְׁכַּחְתֵּיהּ לְרַבִּי אַסִּי דְּיָתֵיב וְקָאָמַר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: הַכֹּל מוֹדִים בְּאוֹמֵר ״עַל מְנָת״ – כְּאוֹמֵר ״מֵעַכְשָׁיו״ דָּמֵי. לֹא נֶחְלְקוּ אֶלָּא בְּ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״.Et Rabbi Zeira a dit : Quand nous étions à Babylone, nous disions : Cet enseignement qu'a dit Rav Houna au nom de Rabbi : quiconque dit « à condition » est comme s'il disait « à partir de maintenant », les Sages en divergent. Quand je suis monté en terre d'Israël, j'ai trouvé Rabbi Assi, qui était assis et disait au nom de Rabbi Yo'hanan : Tous admettent que celui qui dit « à condition » est comme s'il disait « à partir de maintenant ». Ils n'ont divergé que sur « à partir d'aujourd'hui et après la mort ».
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.