Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָא קָא מַשְׁמַע לַן, דְּהָלַךְ עַל מִשְׁעַנְתּוֹ – הוּא דְּבָעֵינַן אוּמְדָּנָא, אִידַּךְ – אוּמְדָּנָא נָמֵי לָא בָּעֵינַן.Et cela nous enseigne que c'est lorsqu'il a marché sur sa canne qu'il nous faut une estimation (pour établir si sa mort résulte de la première maladie) ; dans l'autre cas, où il ne s'est pas relevé pour marcher mais a aussitôt contracté une autre maladie, il ne nous faut même pas d'estimation, car il est évident que sa mort résulte de la première maladie.
- שָׁמְעַתְּ מִינַּהּ, שְׁכִיב מְרַע שֶׁנִּיתַּק מֵחוֹלִי לְחוֹלִי – מַתְּנָתוֹ מַתָּנָה? אִין, דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: שְׁכִיב מְרַע שֶׁנִּיתַּק מֵחוֹלִי לְחוֹלִי – מַתְּנָתוֹ מַתָּנָה.La Guemara demande : Tu en déduis donc, à propos d'un malade alité (chekhiv mera', un mourant qui distribue ses biens) qui est passé d'une maladie à une autre maladie, que son don est un don valable, puisqu'il est finalement mort de la première maladie ? La Guemara répond : Oui, car Rabbi Elazar a dit au nom de Rav : Un malade alité qui est passé d'une maladie à une autre maladie, son don est un don valable.
- רַבָּה וְרָבָא לָא סְבִירָא לְהוּ הָא דְּרַב הוּנָא, גְּזֵירָה שֶׁמָּא יֹאמְרוּ יֵשׁ גֵּט לְאַחַר מִיתָה.La Guemara note : Rabba et Rava ne sont pas d'avis comme cet enseignement de Rav Houna, selon lequel, si le mari guérit, le get (acte de divorce) est annulé même sans condition explicite. Pour eux, il est valable, par décret, de peur qu'on ne dise qu'il existe un get après la mort : voyant que le get n'agit qu'une fois le mari mort, on en viendrait à valider un get donné expressément pour après la mort.
- וּמִי אִיכָּא מִידֵּי, דְּמִדְּאוֹרָיְיתָא לָא הָוֵי גִּיטָּא, וּמִשּׁוּם גְּזֵירָה שָׁרֵינַן אֵשֶׁת אִישׁ לְעָלְמָא?!La Guemara demande : Y a-t-il donc une chose qui, d'après la Torah, n'est pas un get valable, et à cause d'un décret rabbinique nous permettrions une femme mariée à tout le monde ?!
- אִין, כֹּל דִּמְקַדֵּשׁ אַדַּעְתָּא דְּרַבָּנַן מְקַדֵּשׁ, וְאַפְקְעִינְהוּ רַבָּנַן לְקִדּוּשִׁין מִינֵּיהּ.La Guemara répond : Oui, car quiconque consacre une femme la consacre selon la volonté des Sages, et les Sages ont retiré de lui les kiddouchin (consécration, première étape du mariage), rétroactivement. La femme est donc permise.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: תִּינַח דְּקַדֵּישׁ בְּכַסְפָּא, קַדֵּישׁ בְּבִיאָה מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? אֲמַר לֵיהּ: שַׁוְּיוּהּ רַבָּנַן לִבְעִילָתוֹ בְּעִילַת זְנוּת.Ravina a dit à Rav Achi : Cela se comprend dans le cas où il l'a consacrée avec de l'argent, car les Sages peuvent déclarer cet argent confisqué, de sorte que les kiddouchin sont annulés. Mais s'il l'a consacrée par la relation conjugale, que peut-on dire ? Rav Achi lui a dit : Les Sages ont fait de sa relation une relation de débauche, qui ne crée aucun lien.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״זֶה גִּיטִּיךְ מֵהַיּוֹם, אִם מַתִּי מֵחוֹלִי זֶה״, וְנָפַל הַבַּיִת עָלָיו אוֹ הִכִּישׁוֹ נָחָשׁ – אֵינוֹ גֵּט. ״אִם לֹא אֶעֱמוֹד מֵחוֹלִי זֶה״, וְנָפַל עָלָיו בַּיִת אוֹ הִכִּישׁוֹ נָחָשׁ – הֲרֵי זֶה גֵּט.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Si un mari dit à sa femme : « Voici ton get à partir d'aujourd'hui, si je meurs de cette maladie », et que la maison est tombée sur lui ou qu'un serpent l'a mordu, ce n'est pas un get. S'il a dit : « Si je ne me relève pas de cette maladie », et que la maison est tombée sur lui ou qu'un serpent l'a mordu, c'est un get.
- מַאי שְׁנָא רֵישָׁא וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא?La Guemara demande : En quoi le début est-il différent et en quoi la fin est-elle différente ? Dans les deux cas, il n'est pas mort de la maladie. La question reste sans réponse.
- שְׁלַחוּ מִתָּם: אֲכָלוֹ אֲרִי – אֵין לָנוּ.Ils ont envoyé de là-bas (de la terre d'Israël) : S'il a dit « si je ne me relève pas de cette maladie » et qu'un lion l'a dévoré, nous n'avons pas là de get valable.
- הָהוּא גַּבְרָא דְּזַבֵּין אַרְעָא לְחַבְרֵיהּ, קַבֵּיל עֲלֵיהּ כֹּל אוּנְסָא דְּמִתְיְלִיד. לְסוֹף אַפִּיקוּ בַּהּ נַהֲרָא.Un certain homme a vendu une terre à son compagnon et a pris sur lui tout accident qui surviendrait : il dédommagerait l'acheteur. À la fin, on y a fait passer un fleuve : le pouvoir a fait creuser un canal à travers ce champ.
- אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבִינָא, אֲמַר לֵיהּ: זִיל שְׁפִי לֵיהּ, דְּהָא קַבֵּילְתְּ עֲלָךְ כׇּל אוּנְסָא דְּמִתְיְלִיד. אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בַּר תַּחְלִיפָא לְרָבִינָא: אוּנְסָא דְּלָא שְׁכִיחַ הוּא!L'acheteur est venu devant Ravina, qui a dit au vendeur : Va, dédommage-le, car tu as pris sur toi tout accident qui surviendrait. Rav A'ha bar Ta'halifa a dit à Ravina : C'est un accident peu fréquent, que la clause ne vise pas !
- אִיגַּלְגַּל מִילְּתָא, וּמְטָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא. אֲמַר לְהוּ: אוּנְסָא דְּלָא שְׁכִיחַ הוּא. אֵיתִיבֵיהּ רָבִינָא לְרָבָא: ״אִם לֹא אֶעֱמוֹד מֵחוֹלִי זֶה״, וְנָפַל עָלָיו בַּיִת אוֹ הִכִּישׁוֹ נָחָשׁ – הֲרֵי זֶה גֵּט!L'affaire a circulé et est parvenue devant Rava, qui leur a dit : C'est un accident peu fréquent, et le vendeur n'a pas à payer. Ravina a objecté à Rava : N'a-t-on pas enseigné : « Si je ne me relève pas de cette maladie », et que la maison est tombée sur lui ou qu'un serpent l'a mordu, c'est un get ? Voilà pourtant des accidents peu fréquents, et le mari y a pensé !
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא: וְאֵימָא מֵרֵישָׁא – אֵינוֹ גֵּט!Rava lui a dit : Et dis le contraire à partir du début de la baraïta : là, ce n'est pas un get ! Il y a donc contradiction, et l'on ne peut rien prouver.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא מִדִּפְתִּי לְרָבִינָא: וּמִשּׁוּם דְּקַשְׁיָא רֵישָׁא אַסֵּיפָא – לָא מוֹתְבִינַן תְּיוּבְתָּא מִינַּהּ?Rav A'ha de Difti a dit à Ravina : Et parce que le début de la baraïta contredit la fin, ne pouvons-nous plus en tirer une objection ? L'objection tirée de la fin ne tient-elle pas toujours ?
- אֲמַר לֵיהּ: אִין, כֵּיוָן דְּקַשְׁיָא רֵישָׁא אַסֵּיפָא – לָא אִיתְּמַר בֵּי מִדְרְשָׁא, וּמְשַׁבַּשְׁתָּא הִיא; זִיל בָּתַר סְבָרָא.Ravina lui a dit : Oui. Puisque le début contredit la fin, elle n'a pas été énoncée à la maison d'étude et elle est corrompue ; on ne peut s'y appuyer. Suis le raisonnement : le plus logique est qu'un accident peu fréquent n'est pas inclus.
- רַב פָּפָּא וְרַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ זְבֻן שׁוּמְשְׁמֵי אַגִּידָּא דִּנְהַר מַלְכָּא. אֲגוּר מַלָּחֵי לְעַבּוֹרִינְהוּ, קַבִּילוּ עֲלַיְיהוּ כֹּל אוּנְסָא דְּמִתְיְלִיד. לְסוֹף אִיסְתְּכַר נְהַר מַלְכָּא,Rav Pappa et Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, ont acheté du sésame sur la rive du Nehar Malka (fleuve royal). Ils ont loué des bateliers pour le transporter, et ceux-ci ont pris sur eux tout accident qui surviendrait. À la fin, le Nehar Malka a été barré et la marchandise ne pouvait plus passer,
- אֲמַרוּ לְהוּ: אֱגוּרוּ חַמָּרֵי אַפְקְעִינְהוּ נִיהֲלַן, דְּהָא קַבֵּילְתּוּ עֲלַיְיכוּ כֹּל אוּנְסָא דְּמִיתְיְלִיד!Ils leur ont dit : Louez des ânes et apportez-le-nous, car vous avez pris sur vous tout accident qui surviendrait !
- אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אֲמַר לְהוּ: קָאקֵי חִיוָּרֵי מְשַׁלְּחִי גְּלִימֵי דְאִינָשֵׁי, אוּנְסָא דְּלָא שְׁכִיחַ הוּא.Ils sont venus devant Rava, qui leur a dit : Oies blanches (allusion à leurs longues barbes blanches), qui dépouillez les gens de leurs manteaux ! Vous êtes injustes envers ces bateliers : c'est un accident peu fréquent.
- מַתְנִי׳ לֹא תִּתְיַיחֵד עִמּוֹ אֶלָּא בִּפְנֵי עֵדִים,MICHNA : Le mari malade a remis un get à sa femme, en stipulant qu'il prendrait effet « à partir d'aujourd'hui s'il meurt ». Elle ne s'isolera avec lui qu'en présence de témoins, de peur qu'ils n'aient une relation,
- אֲפִילּוּ עַל פִּי עֶבֶד אֲפִילּוּ עַל פִּי שִׁפְחָה; חוּץ מִשִּׁפְחָתָהּ, מִפְּנֵי שֶׁלִּבָּהּ גַּס בָּהּ בְּשִׁפְחָתָהּ.même sur la foi d'un esclave, même sur la foi d'une servante : leur présence suffit, à l'exception de sa propre servante, parce qu'elle est à l'aise avec sa servante et ne s'en gênerait pas.
- מָה הִיא בְּאוֹתָן הַיָּמִים? רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר:Quel est son statut pendant ces jours, entre la remise du get et la mort du mari ? Rabbi Yehouda dit :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.