Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- רַבִּי יוֹסֵי הִיא, דְּאָמַר: מִילֵּי לָא מִימַּסְרָן לְשָׁלִיחַ.C'est Rabbi Yossé, qui dit : des paroles ne peuvent pas être transmises à un mandataire, de sorte qu'on ne craint pas que le scribe ait signé sans instruction du mari.
- וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ מוֹדֶה רַבִּי יוֹסֵי בְּאוֹמֵר ״אִמְרוּ״, נָפֵיק מִינַּהּ חוּרְבָּא – דְּזִימְנִין דְּאָמַר לְהוּ לִשְׁנַיִם ״אִמְרוּ לְסוֹפֵר וְיִכְתּוֹב, וְלִפְלוֹנִי וּפְלוֹנִי וְיַחְתֹּמוּ״; וּמִשּׁוּם כִּיסּוּפָא דְּסוֹפֵר – חָיְישִׁי וּמַחְתְּמִי לֵיהּ, וּבַעַל לָא אֲמַר הָכִי.Et s'il te vient à l'esprit que Rabbi Yossé admet la validité dans le cas de celui qui dit : « Dites », il en résultera un dommage : car parfois il dit à deux personnes : « Dites à un scribe qu'il écrive, et à Untel et Untel qu'ils signent » ; et à cause de la honte du scribe, qui se sentirait jugé indigne de signer, ils s'en inquiètent et le font signer, lui, avec l'un des témoins, alors que le mari n'a pas dit cela. Le get (acte de divorce) serait ainsi invalide sans qu'ils s'en rendent compte.
- אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא, רֵישָׁא רַבִּי מֵאִיר וְסֵיפָא רַבִּי יוֹסֵי.Mais il est clair que le début est de Rabbi Méïr et la fin de Rabbi Yossé.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: כּוּלַּהּ רַבִּי יוֹסֵי הִיא, וְלָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר: לָא מִבַּעְיָא הֵיכָא דְּלָא אֲמַר ״תְּנוּ״, אֶלָּא אֲפִילּוּ אֲמַר ״תְּנוּ״ – לָא. וְלָא מִיבַּעְיָא הֵיכָא דְּלָא אֲמַר לְבֵי תְלָתָא, אֶלָּא אֲפִילּוּ אֲמַר לְבֵי תְּלָתָא – לָא. וְלָא מִיבַּעְיָא הֵיכָא דְּלָא אֲמַר ״אִמְרוּ״, אֶלָּא אֲפִילּוּ אֲמַר ״אִמְרוּ״ – נָמֵי לָא.Rav Achi a dit : toute la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) est de Rabbi Yossé, et elle s'exprime sous la forme « il n'est pas nécessaire » : il n'est pas nécessaire de le dire lorsqu'il n'a pas dit : « Donnez » ; mais même s'il a dit : « Donnez », non, ce n'est pas valide. Et il n'est pas nécessaire de le dire lorsqu'il ne l'a pas dit à trois personnes ; mais même s'il l'a dit à trois, non. Et il n'est pas nécessaire de le dire lorsqu'il n'a pas dit : « Dites » ; mais même s'il a dit : « Dites », non plus.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב אָשֵׁי: כָּתַב סוֹפֵר לִשְׁמָהּ וְחָתְמוּ עֵדִים לִשְׁמָהּ, אַף עַל פִּי שֶׁכְּתָבוּהוּ וַחֲתָמוּהוּ וּנְתָנוּהוּ לוֹ וּנְתָנוֹ לָהּ – הֲרֵי הַגֵּט בָּטֵל, עַד שֶׁיִּשְׁמְעוּ קוֹלוֹ שֶׁיֹּאמַר לַסּוֹפֵר ״כְּתוֹב״ וְלָעֵדִים ״חֲתוֹמוּ״.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) conformément à Rav Achi : si un scribe a écrit pour elle et que des témoins ont signé pour elle, même s'ils l'ont écrit, l'ont signé, le lui ont donné et qu'il le lui a donné, le get est nul, jusqu'à ce qu'ils entendent sa voix disant au scribe : « Écris », et aux témoins : « Signez ».
- ״יִשְׁמְעוּ״ – לְאַפּוֹקֵי מִמַּאן דְּאָמַר, מוֹדֶה רַבִּי יוֹסֵי בְּאוֹמֵר: ״אִמְרוּ״. ״קוֹלוֹ״ – לְאַפּוֹקֵי מִדְּרַב כָּהֲנָא אֲמַר רַב.« Ils entendent » exclut l'avis de celui qui dit que Rabbi Yossé admet la validité dans le cas de celui qui dit : « Dites ». « Sa voix » exclut ce que Rav Kahana a dit au nom de Rav, à savoir que des instructions écrites suffisent.
- מַתְנִי׳ ״זֶה גִּיטִּיךְ אִם מַתִּי״; ״זֶה גִּיטִּיךְ מֵחוֹלִי זֶה״; ״זֶה גִּיטִּיךְ לְאַחַר מִיתָה״ – לֹא אָמַר כְּלוּם. ״מֵהַיּוֹם אִם מַתִּי״; ״מֵעַכְשָׁיו אִם מַתִּי״ – הֲרֵי זֶה גֵּט.MICHNA : Si un homme dit à sa femme : « Voici ton get si je meurs » ; « Voici ton get à partir de cette maladie » ; « Voici ton get après la mort », il n'a rien dit. « À partir d'aujourd'hui si je meurs » ; « À partir de maintenant si je meurs » : c'est un get.
- ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״ – גֵּט וְאֵינוֹ גֵּט; וְאִם מֵת – חוֹלֶצֶת, וְלֹא מִתְיַיבֶּמֶת.« À partir d'aujourd'hui et après la mort » : c'est un get et ce n'est pas un get (il y a doute) ; et s'il meurt sans enfant, elle accomplit la 'halitsa (cérémonie de déchaussement libérant la veuve) mais ne contracte pas le yiboum (lévirat).
- ״זֶה גִּיטִּיךְ מֵהַיּוֹם, אִם מַתִּי מֵחוֹלִי זֶה״, וְעָמַד וְהָלַךְ בַּשּׁוּק, וְחָלָה וָמֵת – אוֹמְדִין אוֹתוֹ, אִם מֵחֲמַת חוֹלִי הָרִאשׁוֹן מֵת – הֲרֵי זֶה גֵּט, וְאִם לָאו – אֵינוֹ גֵּט.« Voici ton get à partir d'aujourd'hui si je meurs de cette maladie » ; et il s'est levé et a marché sur la place, puis est tombé malade et est mort : on évalue son cas : s'il est mort du fait de la première maladie, c'est un get ; sinon, ce n'est pas un get.
- גְּמָ׳ אַלְמָא ״אִם מַתִּי״ כִּ״לְאַחַר מִיתָה״ דָּמֵי, וַהֲדַר תָּנֵי: ״מֵהַיּוֹם אִם מַתִּי״; ״מֵעַכְשָׁיו אִם מַתִּי״ – אַלְמָא ״אִם מַתִּי״ לָאו כִּ״לְאַחַר מִיתָה״ דָּמֵי!GUEMARA : On voit donc que « si je meurs » équivaut à « après la mort » ; et ensuite elle enseigne : « À partir d'aujourd'hui si je meurs » ; « À partir de maintenant si je meurs ». On voit donc que « si je meurs » n'équivaut pas à « après la mort » ! En effet, le cas de « à partir d'aujourd'hui et après la mort » n'est qu'un doute.
- אָמַר אַבָּיֵי: ״אִם מַתִּי״ – שְׁתֵּי לְשׁוֹנוֹת מַשְׁמַע; מַשְׁמַע כְּמֵעַכְשָׁיו, וּמַשְׁמַע כִּלְאַחַר מִיתָה;Abayé a dit : « si je meurs » peut s'entendre de deux façons : cela peut s'entendre comme « à partir de maintenant », et cela peut s'entendre comme « après la mort ».
- אָמַר לָהּ ״מֵהַיּוֹם״ – כְּמַאן דְּאָמַר לָהּ ״מֵעַכְשָׁיו״ דָּמֵי, לֹא אָמַר לָהּ ״מֵהַיּוֹם״ – כְּמַאן דְּאָמַר לָהּ ״לְאַחַר מִיתָה״ דָּמֵי.S'il lui a dit : « à partir d'aujourd'hui », c'est comme celui qui lui dit : « à partir de maintenant » ; s'il ne lui a pas dit : « à partir d'aujourd'hui », c'est comme celui qui lui dit : « après la mort ».
- ״זֶה גִּיטֵּךְ אִם מַתִּי״ – לֹא אָמַר כְּלוּם: אָמַר רַב הוּנָא: וְחוֹלֶצֶת.La Michna a enseigné : « Voici ton get si je meurs » : il n'a rien dit. Rav Houna a dit : et elle accomplit la 'halitsa.
- וְהָא ״לֹא אָמַר כְּלוּם״ קָתָנֵי! לֹא אָמַר כְּלוּם – דַּאֲסִירָא לְעָלְמָא; וּלְיָבָם נָמֵי אֲסִירָא.La Guemara objecte : mais elle enseigne : « il n'a rien dit » ! Elle répond : « il n'a rien dit », en ce sens qu'elle est interdite à tout le monde ; et elle est aussi interdite au yavam (beau-frère).
- וְהָא מִדְּסֵיפָא חוֹלֶצֶת, מִכְּלָל דְּרֵישָׁא יַבּוֹמֵי נָמֵי מִיַּבְּמָה! מַתְנִיתִין כְּרַבָּנַן;La Guemara objecte : mais puisque la fin enseigne qu'elle accomplit la 'halitsa, on en déduit que dans le début, elle peut aussi contracter le yiboum ! Elle répond : la Michna est conforme à nos Maîtres,
- וְרַב הוּנָא דְּאָמַר כְּרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמַר: זְמַנּוֹ שֶׁל שְׁטָר מוֹכִיחַ עָלָיו.et Rav Houna, qui a dit cela, parle selon Rabbi Yossé, qui dit : la date de l'acte en fait foi.
- אִי רַבִּי יוֹסֵי, חֲלִיצָה נָמֵי לָא תִּיבְעֵי! וְכִי תֵּימָא מְסַפְּקָא לֵיהּ לְרַב הוּנָא אִי הִלְכְתָא כְּרַבִּי יוֹסֵי אוֹ אֵין הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי; וּמִי מְסַפְּקָא לֵיהּ?!La Guemara objecte : si c'est selon Rabbi Yossé, elle ne devrait pas non plus avoir besoin de 'halitsa ! Et si tu dis que Rav Houna doute si la halakha (règle pratique) est conforme à Rabbi Yossé ou si la halakha n'est pas conforme à Rabbi Yossé, doute-t-il vraiment ?!
- וְהָא רַבָּה בַּר אֲבוּהּ חֲלַשׁ, עוּל לְגַבֵּיהּ רַב הוּנָא וְרַב נַחְמָן; אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא לְרַב נַחְמָן, בְּעִי מִינֵּיהּ מֵרַבָּה בַּר אֲבוּהּ: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי, אוֹ אֵין הֲלָכָה? אֲמַר לֵיהּ: טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי לָא יָדַעְנָא, הֲלָכָה אֶיבְעֵי מִינֵּיהּ?! אֲמַר לֵיהּ: אַתְּ בְּעִי מִינֵּיהּ הֲלָכָה, וְטַעְמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי אֲנָא אָמֵינָא לָךְ.Pourtant, Rabba bar Avouh était malade, et Rav Houna et Rav Na'hman sont entrés chez lui. Rav Houna a dit à Rav Na'hman : demande à Rabba bar Avouh : la halakha est-elle conforme à Rabbi Yossé, ou la halakha n'est-elle pas conforme ? Il lui a dit : je ne connais pas la raison de Rabbi Yossé, et je lui demanderais la halakha ?! Il lui a dit : toi, demande-lui la halakha, et la raison de Rabbi Yossé, moi, je te la dirai.
- בְּעָא מִינֵּיהּ. אֲמַר לֵיהּ, הָכִי אֲמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי. לְבָתַר דִּנְפַק אֲמַר לֵיהּ: הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי – דְּקָסָבַר: זְמַנּוֹ שֶׁל שְׁטָר מוֹכִיחַ עָלָיו! אֶלָּא מְסַפְּקָא לֵיהּIl le lui a demandé. Il lui a dit : ainsi a dit Rav : la halakha est conforme à Rabbi Yossé. Après être sorti, il lui a dit : voici la raison de Rabbi Yossé : il pense que la date de l'acte en fait foi ! Rav Houna tient donc la halakha pour établie. Il doute plutôt
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.