Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהָתְנַן: שְׁנֵי אַחִין חֵרְשִׁין – נְשׂוּאִין שְׁתֵּי אֲחָיוֹת פִּיקְּחוֹת, אוֹ שְׁתֵּי אֲחָיוֹת חֵרְשׁוֹת, אוֹ שְׁתֵּי אֲחָיוֹת אַחַת פִּיקַּחַת וְאַחַת חֵרֶשֶׁת; וְכֵן שְׁתֵּי אֲחָיוֹת חֵרְשׁוֹת – נְשׂוּאוֹת לִשְׁנֵי אַחִין פִּיקְּחִין, אוֹ לִשְׁנֵי אַחִין חֵרְשִׁין, אוֹ לִשְׁנֵי אַחִין אֶחָד פִּיקֵּחַ וְאֶחָד חֵרֵשׁ – הֲרֵי אֵלּוּ פְּטוּרוֹת מִן הַחֲלִיצָה וּמִן הַיִּבּוּם.Mais nous avons pourtant appris dans une Michna (Yevamot 112b ; Michna : enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : deux frères sourds-muets mariés à deux sœurs pleinement capables, ou à deux sœurs sourdes-muettes, ou à deux sœurs dont l'une est capable et l'autre sourde-muette ; et de même, deux sœurs sourdes-muettes mariées à deux frères capables, ou à deux frères sourds-muets, ou à deux frères dont l'un est capable et l'autre sourd-muet : si l'un des frères meurt sans enfant, celles-ci sont dispensées de la 'halitsa (cérémonie de déchaussement libérant la veuve) et du yiboum (lévirat), car chacune est la sœur de la femme du yavam (beau-frère).
- וְאִם הָיוּ נׇכְרִיּוֹת, יִכָּנְסוּ; וְאִם רָצוּ לְהוֹצִיאָן – יוֹצִיאוּ.Et si elles n'étaient pas parentes, ils les épouseront par lévirat ; et s'ils veulent les renvoyer, ils les renverront par un get (acte de divorce). Le sourd-muet peut donc renvoyer une veuve de son frère sourd-muet, et on n'a pas décrété à cause du frère capable.
- אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא כִּדְשַׁנִּין מֵעִיקָּרָא.Mais il est clair qu'il faut s'en tenir à ce que nous avons répondu au début : elle lui est échue d'un frère pleinement capable.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: חֲלוּקִין עָלָיו חֲבֵירָיו עַל רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל.Rabbi Yo'hanan a dit : ses collègues sont en désaccord avec Rabban Chimon ben Gamliel, et selon eux, les instructions écrites d'un sourd-muet n'ont aucune valeur.
- אָמַר אַבָּיֵי, אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: נִישַּׁטֵּת, לֹא יוֹצִיא. נִתְחָרֵשׁ הוּא אוֹ נִשְׁתַּטָּה – לֹא יוֹצִיא עוֹלָמִית. מַאי ״עוֹלָמִית״? לָאו – אַף עַל גַּב דְּיָכוֹל לְדַבֵּר מִתּוֹךְ הַכְּתָב?Abayé a dit : nous aussi, nous l'avons appris dans une Michna (Yevamot 112b) : si une femme a perdu la raison après son mariage, son mari ne la renverra pas. Si le mari est devenu sourd-muet ou a perdu la raison, il ne la renverra jamais. Que signifie « jamais » ? N'est-ce pas : même s'il peut s'exprimer par écrit ?
- אָמַר רַב פָּפָּא: אִי לָאו דְּאַשְׁמְעִינַן רַבִּי יוֹחָנָן, הֲוָה אָמֵינָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לְפָרוֹשֵׁי טַעְמָא דְּתַנָּא קַמָּא הוּא דַּאֲתָא; וּמַאי ״עוֹלָמִית״? אַף עַל גַּב דַּחֲזֵינָא לֵיהּ דְּחָרִיף.Rav Pappa a dit : si Rabbi Yo'hanan ne nous l'avait pas appris, j'aurais dit que Rabban Chimon ben Gamliel vient seulement expliquer la raison du premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna), sans le contredire ; et que signifie « jamais » ? Même si nous voyons qu'il est vif d'esprit d'après ses gestes ; mais s'il donnait des instructions écrites, on les suivrait.
- אִי נָמֵי, לְכִדְרַבִּי יִצְחָק – דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק: דְּבַר תּוֹרָה, שׁוֹטָה מִתְגָּרֶשֶׁת – מִידֵּי דְּהָוֵה אַפִּיקַּחַת בְּעַל כׇּרְחָהּ.Ou bien, « jamais » vient enseigner, par contraste avec la femme qui a perdu la raison, ce qu'a dit Rabbi Yits'hak, car Rabbi Yits'hak a dit : selon la Torah, une démente peut être divorcée, tout comme une femme capable peut être divorcée contre son gré.
- וּמָה טַעַם אָמְרוּ אֵינָהּ מִתְגָּרֶשֶׁת – שֶׁלֹּא יִנְהֲגוּ בָּהּ מִנְהַג הֶפְקֵר.Et pour quelle raison nos Maîtres ont-ils dit qu'elle n'est pas divorcée ? Pour qu'on ne la traite pas comme un bien sans maître.
- מַתְנִי׳ אָמְרוּ לוֹ: ״נִכְתּוֹב גֵּט לְאִשְׁתֶּךָ?״ וְאָמַר לָהֶן: ״כְּתוֹבוּ״; אָמְרוּ לַסּוֹפֵר וְכָתַב, וְלָעֵדִים וְחָתְמוּ; אַף עַל פִּי שֶׁכְּתָבוּהוּ וַחֲתָמוּהוּ וּנְתָנוּהוּ לוֹ, וְחָזַר וּנְתָנוֹ לָהּ – הֲרֵי הַגֵּט בָּטֵל, עַד שֶׁיֹּאמַר לַסּוֹפֵר ״כְּתוֹב״ וְלָעֵדִים ״חֲתוֹמוּ״.MICHNA : Si on a dit à un homme : « Écrirons-nous un get pour ta femme ? » et qu'il leur a dit : « Écrivez », et qu'ils ont dit au scribe et il a écrit, et aux témoins et ils ont signé, même s'ils l'ont écrit, l'ont signé, le lui ont donné et qu'il l'a ensuite donné à sa femme, le get est nul, jusqu'à ce qu'il dise lui-même au scribe : « Écris », et aux témoins : « Signez ».
- גְּמָ׳ טַעְמָא דְּלֹא אָמַר ״תְּנוּ״, הָא אָמַר ״תְּנוּ״ – נוֹתְנִין, מַנִּי? רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: מִילֵּי מִימַּסְרָן לְשָׁלִיחַ.GUEMARA : La Guemara déduit : la raison est qu'il n'a pas dit : « Donnez ». Mais s'il a dit : « Donnez », ils donnent après l'avoir fait écrire par d'autres. De qui est-ce l'avis ? C'est Rabbi Méïr, qui dit : des paroles peuvent être transmises à un mandataire.
- אֵימָא סֵיפָא: ״עַד שֶׁיֹּאמַר לַסּוֹפֵר כְּתוֹב וְלָעֵדִים חֲתוֹמוּ״ – אֲתָאן לְרַבִּי יוֹסֵי, דְּאָמַר: מִילֵּי לָא מִימַּסְרָן לְשָׁלִיחַ.Mais lis la fin : le get est nul « jusqu'à ce qu'il dise au scribe : Écris, et aux témoins : Signez ». Nous en arrivons à Rabbi Yossé, qui dit : des paroles ne peuvent pas être transmises à un mandataire.
- רֵישָׁא רַבִּי מֵאִיר וְסֵיפָא רַבִּי יוֹסֵי?! אִין, רֵישָׁא רַבִּי מֵאִיר וְסֵיפָא רַבִּי יוֹסֵי.La Guemara demande : le début serait de Rabbi Méïr et la fin de Rabbi Yossé ?! Elle répond : oui, le début est de Rabbi Méïr et la fin de Rabbi Yossé.
- אַבָּיֵי אָמַר: כּוּלָּהּ רַבִּי מֵאִיר הִיא, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – דְּלָא אֲמַר ״תְּנוּ״. אִי הָכִי, ״עַד שֶׁיֹּאמַר תְּנוּ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!Abayé a dit : toute la Michna est de Rabbi Méïr, et de quoi parle-t-on ici ? D'un cas où il n'a pas dit : « Donnez », mais seulement « Écrivez ». La Guemara objecte : s'il en est ainsi, il aurait fallu enseigner : « jusqu'à ce qu'il dise : Donnez » !
- אֶלָּא הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – דְּלָא אֲמַר לְבֵי תְלָתָא. אִי הָכִי, ״עַד שֶׁיֹּאמַר לִשְׁלֹשָׁה״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!Mais de quoi parle-t-on ici ? D'un cas où il ne l'a pas dit à trois personnes, qui formeraient un tribunal. La Guemara objecte : s'il en est ainsi, il aurait fallu enseigner : « jusqu'à ce qu'il le dise à trois » !
- אֶלָּא כּוּלַּהּ רַבִּי יוֹסֵי הִיא, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – דְּלָא אֲמַר ״אִמְרוּ״.Mais toute la Michna est de Rabbi Yossé, et de quoi parle-t-on ici ? D'un cas où il n'a pas dit : « Dites » au scribe d'écrire.
- אִי הָכִי, ״עַד שֶׁיֹּאמַר אִמְרוּ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ!La Guemara objecte : s'il en est ainsi, il aurait fallu enseigner : « jusqu'à ce qu'il dise : Dites » !
- וְעוֹד, מִי מוֹדֶה רַבִּי יוֹסֵי בְּאוֹמֵר: ״אִמְרוּ״?! וְהָתְנַן: ״כָּתַב סוֹפֵר וְעֵד – כָּשֵׁר״; וְאָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: ״חָתַם סוֹפֵר״ שָׁנִינוּ. וְאָמַר רַב חִסְדָּא: מַתְנִיתִין מַנִּי –Et de plus, Rabbi Yossé admet-il la validité dans le cas de celui qui dit : « Dites » ?! Or nous avons appris dans une Michna (87b) : « Si un scribe a écrit, et un témoin a signé, c'est valide » ; et Rabbi Yirmeya a dit : nous avons appris : « le scribe a signé ». Et Rav 'Hisda a dit : de qui est cette Michna ?
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