Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא בְּפֵירֵי.Mais on l'interroge sur des fruits qu'on ne trouve pas à cette saison.
- אָמַר רַב כָּהֲנָא אָמַר רַב: חֵרֵשׁ שֶׁיָּכוֹל לְדַבֵּר מִתּוֹךְ הַכְּתָב, כּוֹתְבִין וְנוֹתְנִין גֵּט לְאִשְׁתּוֹ. אָמַר רַב יוֹסֵף: מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? תְּנֵינָא: נִשְׁתַּתֵּק, וְאָמְרוּ לוֹ: ״נִכְתּוֹב גֵּט לְאִשְׁתְּךָ?״ וְהִרְכִּין בְּרֹאשׁוֹ, בּוֹדְקִין אוֹתוֹ שְׁלֹשָׁה פְּעָמִים, אִם אָמַר עַל לָאו – ״לָאו״, וְעַל הֵן – ״הֵן״, הֲרֵי אֵלּוּ יִכְתְּבוּ וְיִתְּנוּ.Rav Kahana a dit que Rav a dit : un sourd-muet qui peut s'exprimer par écrit, on écrit et on donne un get (acte de divorce) à sa femme d'après ses instructions écrites. Rav Yossef a dit : que nous apprend-il là ? Nous l'avons déjà appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : si le mari est devenu muet, et qu'on lui a dit : « Écrirons-nous un get pour ta femme ? » et qu'il a incliné la tête en signe d'accord, on l'examine trois fois : s'il a répondu « non » à ce qui appelle un non, et « oui » à ce qui appelle un oui, ceux-là écriront et donneront le get à sa femme.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי זֵירָא: אִלֵּם קָאָמְרַתְּ? שָׁאנֵי אִלֵּם – דְּתַנְיָא: מְדַבֵּר וְאֵינוֹ שׁוֹמֵעַ – זֶהוּ חֵרֵשׁ, שׁוֹמֵעַ וְאֵינוֹ מְדַבֵּר – זֶהוּ אִלֵּם, וְזֶה וָזֶה הֲרֵי הֵן כְּפִקְחִין לְכׇל דִּבְרֵיהֶם.Rabbi Zeira lui a dit : c'est d'un muet que tu parles ? Le muet est différent car son esprit est manifestement intact, comme il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui parle mais n'entend pas, c'est un sourd ; celui qui entend mais ne parle pas, c'est un muet ; et l'un comme l'autre sont comme des personnes pleinement capables pour tout ce qui les concerne. Or Rav Kahana parle de celui qui ne peut ni entendre ni parler, et cela va au-delà de la Michna.
- וּמִמַּאי דִּמְדַבֵּר וְאֵינוֹ שׁוֹמֵעַ זֶהוּ חֵרֵשׁ, שׁוֹמֵעַ וְאֵינוֹ מְדַבֵּר זֶהוּ אִלֵּם? דִּכְתִיב: ״וַאֲנִי כְחֵרֵשׁ לֹא אֶשְׁמָע וּכְאִלֵּם לֹא יִפְתַּח פִּיו״. וְאִי בָּעֵית אֵימָא, כִּדְאָמְרִי אִינָשֵׁי: אִישְׁתְּקִיל מִילּוּלֵיהּ.La Guemara demande : et d'où sait-on que celui qui parle mais n'entend pas, c'est un sourd, et que celui qui entend mais ne parle pas, c'est un muet ? Comme il est écrit : « Et moi, comme un sourd, je n'entends pas, et comme un muet, il n'ouvre pas la bouche » (Psaumes 38, 14). Et si tu veux, dis que cela vient de ce que disent les gens : le mot ilem (muet) est une contraction de « sa parole a été enlevée » (ichtekil miloulé).
- אָמַר רַבִּי זֵירָא: אִי קַשְׁיָא לִי – הָא קַשְׁיָא לִי, דְּתַנְיָא: ״אִם לֹא יַגִּיד״ – פְּרָט לְאִלֵּם, שֶׁאֵינוֹ יָכוֹל לְהַגִּיד. אַמַּאי? הָא יָכוֹל לְהַגִּיד מִתּוֹךְ הַכְּתָב!Rabbi Zeira a dit : si l'enseignement de Rav Kahana me fait difficulté, c'est ceci qui me fait difficulté, comme il a été enseigné dans une baraïta à propos de celui qui, appelé à témoigner, s'y dérobe : « S'il ne déclare pas » (Lévitique 5, 1) exclut le muet, qui ne peut pas déclarer, et qui est donc dispensé de l'offrande du serment de témoignage. Pourquoi ? Il peut pourtant déclarer par écrit ! On voit donc que l'écrit ne vaut pas parole.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: עֵדוּת קָאָמְרַתְּ? שָׁאנֵי עֵדוּת, דְּרַחֲמָנָא אָמַר: ״מִפִּיהֶם״ – וְלֹא מִפִּי כְתָבָם.Abayé lui a dit : tu parles du témoignage ? Le témoignage est différent, car le Miséricordieux a dit : « de leur bouche » (Deutéronome 17, 6 : « sur la parole de deux témoins »), et non de leur écrit.
- מֵיתִיבִי: כְּשֵׁם שֶׁבּוֹדְקִין אוֹתוֹ לְגִיטִּין, כָּךְ בּוֹדְקִין אוֹתוֹ לְמַשָּׂאוֹת, וּלְמַתָּנוֹת, וּלְעֵדִיּוֹת, וְלִירוּשּׁוֹת. קָתָנֵי מִיהַת – ״עֵדִיּוֹת״!On a objecté à partir d'une baraïta : de même qu'on l'examine (celui qui a perdu la parole) pour les guittin (actes de divorce), ainsi on l'examine pour les transactions, pour les dons, pour les témoignages et pour les héritages. En tout cas, elle enseigne : « les témoignages » ! Celui qui ne parle pas peut donc témoigner.
- אָמַר רַב יוֹסֵף בַּר מִנְיוֹמֵי אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: בְּעֵדוּת אִשָּׁה, דַּאֲקִילּוּ בַּהּ רַבָּנַן.Rav Yossef bar Minyoumi a dit que Rav Chéchèt a dit : il s'agit du témoignage permettant à une femme dont le mari est mort de se remarier, pour lequel nos Maîtres ont été indulgents.
- וְהָא קָתָנֵי: ״יְרוּשּׁוֹת״! אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: יְרוּשַּׁת בְּנוֹ הַבְּכוֹר.La Guemara objecte : mais elle enseigne aussi : « les héritages » ! Et là, un témoignage en bonne et due forme est requis. Rabbi Abahou a dit : il s'agit de l'héritage de son propre fils aîné, c'est-à-dire qu'il ne témoigne pas sur les biens d'autrui mais dispose des siens.
- קָתָנֵי מִיהַת – ״לְמַשָּׂאוֹת וּלְמַתָּנוֹת״, מַאי, לָאו לְעָלְמָא? לָא, לְדִידֵיהּ.En tout cas, elle enseigne : « pour les transactions et pour les dons » ; n'est-ce pas qu'il témoigne pour tout le monde ? La Guemara répond : non, c'est pour lui-même, c'est-à-dire pour ses propres affaires.
- מֵיתִיבִי: חֵרֵשׁ, לֹא הָלְכוּ בּוֹ אַחַר רְמִיזוֹתָיו וְאַחַר קְפִיצוֹתָיו וְאַחַר כְּתַב יָדוֹ, אֶלָּא בְּמִטַּלְטְלִין; אֲבָל לֹא לְגִיטִּין.On a objecté à partir d'une baraïta : le sourd-muet, on n'a suivi ses signes, ses mouvements et son écriture que pour les biens meubles, mais pas pour les guittin. Cela contredit Rav Kahana.
- תַּנָּאֵי הִיא – דְּתַנְיָא, אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בְּחֵרֵשׁ מֵעִיקָּרוֹ, אֲבָל פִּיקֵּחַ וְנִתְחָרֵשׁ – הוּא כּוֹתֵב וְהֵן חוֹתְמִין.La Guemara répond : c'est une divergence entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna), comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabban Chimon ben Gamliel a dit : de quoi parle-t-on ? D'un sourd-muet de naissance ; mais une personne pleinement capable qui est devenue sourde-muette, lui écrit ses instructions, et eux, les témoins, signent, conformément à Rav Kahana.
- וְחֵרֵשׁ מֵעִיקָּרוֹ – לֹא?! כְּשֵׁם שֶׁכּוֹנְסָהּ בִּרְמִיזָה, כָּךְ מוֹצִיאָהּ בִּרְמִיזָה!La Guemara demande : et le sourd-muet de naissance, non ?! De même qu'il l'épouse par signes, de même il la renvoie par signes !
- אִי בְּאִשְׁתּוֹ, הָכִי נָמֵי; הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בִּיבִמְתּוֹ.La Guemara répond : s'il s'agissait de sa femme, il en serait bien ainsi ; de quoi parle-t-on ici ? De sa yevama (belle-sœur, veuve de son frère mort sans enfant) qu'il a épousée par lévirat, mariage pleinement valide.
- יְבִמְתּוֹ מִמַּאן? אִילֵימָא דִּנְפַלָה לֵיהּ מֵאָחִיו חֵרֵשׁ – כְּשֵׁם שֶׁכְּנִיסָתָהּ בִּרְמִיזָה, כָּךְ יְצִיאָתָהּ בִּרְמִיזָה! אֶלָּא דִּנְפַלָה לֵיהּ מֵאָחִיו פִּיקֵּחַ.La Guemara demande : sa yevama, par qui lui est-elle échue ? Si l'on dit qu'elle lui est échue d'un frère sourd-muet : de même que son mariage avait eu lieu par signes, de même sa sortie peut se faire par signes ! Il faut donc dire qu'elle lui est échue d'un frère pleinement capable.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לְעוֹלָם דִּנְפַלָה לֵיהּ מֵאָחִיו חֵרֵשׁ, וּגְזֵירָה אָחִיו חֵרֵשׁ אַטּוּ אָחִיו פִּיקֵּחַ.Et si tu veux, dis : en réalité, elle lui est échue d'un frère sourd-muet, et c'est un décret de nos Maîtres portant sur le frère sourd-muet à cause du frère pleinement capable.
- אִי הָכִי, אִשְׁתּוֹ נָמֵי! יְבִמְתּוֹ בִּיבִמְתּוֹ מִיחַלְּפָא, אִשְׁתּוֹ בִּיבִמְתּוֹ לָא מִיחַלְּפָא.S'il en est ainsi, sa femme aussi devrait être visée par le décret ! La Guemara répond : une yevama peut être confondue avec une yevama, mais sa femme ne peut pas être confondue avec une yevama.
- וּמִי גָּזְרִינַן חֵרֵשׁ אַטּוּ פִּיקֵּחַ?!La Guemara demande : et décrétons-nous quoi que ce soit pour le sourd-muet à cause de la personne pleinement capable ?!
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