Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דְּרָא רַבִּי אֲבִינָא לְסִילְּתֵיהּ, וַאֲזַל לְגַבֵּי דְּרַב הוּנָא רַבֵּיהּ – דְּאָמַר רַב הוּנָא: גִּיטּוֹ כְּמַתְּנָתוֹ, מַה מַתְּנָתוֹ, אִם עָמַד – חוֹזֵר, אַף גִּיטּוֹ, אִם עָמַד – חוֹזֵר.Que Rabbi Avina charge son panier et aille chez Rav Houna, son maître, car c'est sur son enseignement qu'il doit s'appuyer pour acquérir ; car Rav Houna a dit : Le get (acte de divorce) d'un mourant est comme son don : de même que pour son don, s'il se relève de sa maladie, il se rétracte, de même pour son get, s'il se relève, il se rétracte.
- וּמָה גִּיטּוֹ, אַף עַל גַּב דְּלָא פָּרֵישׁ, כֵּיוָן דְּאָמַר ״כִּתְבוּ״ – אַף עַל גַּב דְּלָא אָמַר ״תְּנוּ״; אַף מַתְּנָתוֹ, כֵּיוָן דְּאָמַר ״תְּנוּ״ – אַף עַל גַּב דְּלָא קְנוֹ מִינֵּיהּ.Et de même que pour son get, bien qu'il n'ait pas précisé, dès lors qu'il a dit « écrivez », bien qu'il n'ait pas dit « donnez », on écrit et on donne, de même pour son don, dès lors qu'il a dit « donnez », bien qu'on n'ait pas effectué d'acte d'acquisition de sa part, le don est valable. Rabbi Avina peut donc aller percevoir le don de Guéniva.
- מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי אַבָּא: אִי – מָה מַתָּנָה יֶשְׁנָהּ לְאַחַר מִיתָה, אַף גֵּט יֶשְׁנוֹ לְאַחַר מִיתָה?! הָכִי הַשְׁתָּא?! בִּשְׁלָמָא מַתָּנָה – אִיתַהּ לְאַחַר מִיתָה, אֶלָּא גֵּט – לְאַחַר מִיתָה מִי אִיכָּא?!Rabbi Abba objecte : Si le parallèle tient, alors, de même qu'un don vaut après la mort, de même un get vaudrait-il après la mort ?! La Guemara rejette : Comment comparer ? Certes, un don vaut après la mort ; mais un get, y en a-t-il un après la mort ?!
- אֶלָּא רַבִּי אַבָּא, הָכִי קָא קַשְׁיָא לֵיהּ: מַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע בְּמִקְצָת הִיא, וּמַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע בְּמִקְצָת בָּעֲיָא קִנְיָן! מִכְּלָל דְּרַב הוּנָא סָבַר לָא בָּעֲיָא קִנְיָן?! וְהָא קַיְימָא לַן דְּבָעֲיָא קִנְיָן! שָׁאנֵי הָכָא דְּמְצַוֶּה מֵחֲמַת מִיתָה הוּא.Plutôt, voici ce qui fait difficulté pour Rabbi Abba : c'est le don d'un mourant portant sur une partie de ses biens, et le don d'un mourant portant sur une partie exige un acte d'acquisition ! La Guemara demande : Faut-il en déduire que Rav Houna pense qu'il n'exige pas d'acte d'acquisition ? Or il est établi pour nous qu'il en exige un ! La Guemara répond : C'est différent ici, car il donne un ordre en raison de sa mort imminente.
- מִכְּלָל דְּרַבִּי אַבָּא סָבַר: מְצַוֶּה מֵחֲמַת מִיתָה בָּעֲיָא קִנְיָן?! וְהָא קַיְימָא לַן דְּלָא בָּעֵי קִנְיָן!Faut-il en déduire que Rabbi Abba pense que celui qui ordonne en raison de sa mort exige un acte d'acquisition ? Or il est établi pour nous qu'il n'en exige pas !
- אֶלָּא רַבִּי אַבָּא, הָכִי קָא קַשְׁיָא לֵיהּ: ״חַמְרָא״ – לָא קָאָמַר, ״דְּמֵי חַמְרָא״ – לָא קָאָמַר, ״מֵחַמְרָא״ קָאָמַר! וְאִידַּךְ, ״מֵחַמְרָא״ – כְּדֵי לְיַיפּוֹת אֶת כֹּחוֹ. שְׁלַחוּ מִתָּם: ״מֵחַמְרָא״ – כְּדֵי לְיַיפּוֹת אֶת כֹּחוֹ.Plutôt, voici ce qui fait difficulté pour Rabbi Abba : il n'a pas dit « du vin », il n'a pas dit « la valeur du vin », il a dit « à partir du vin » ! Que voulait-il dire par là ? Et l'autre, Rabbi Zeira, comprend : « à partir du vin », c'est pour renforcer son droit de percevoir le don. On a envoyé de là-bas (d'Erets Israël) : « à partir du vin », c'est pour renforcer son droit.
- מַתְנִי׳ מִי שֶׁהָיָה מוּשְׁלָךְ לְבוֹר, וְאָמַר: כׇּל הַשּׁוֹמֵעַ אֶת קוֹלוֹ יִכְתּוֹב גֵּט לְאִשְׁתּוֹ, הֲרֵי אֵלּוּ יִכְתְּבוּ וְיִתְּנוּ.Michna : Celui qui a été jeté dans une fosse et qui a dit : que quiconque entend sa voix écrive un get pour sa femme : ceux-ci écriront et donneront, bien qu'ils ne le voient pas et ne le connaissent pas.
- גְּמָ׳ וְלֵיחוּשׁ שֶׁמָּא שֵׁד הוּא! אָמַר רַב יְהוּדָה: כְּשֶׁרָאוּ לוֹ דְּמוּת אָדָם.Guemara : La Guemara demande : Mais craignons que ce ne soit un démon ! Rav Yehouda a dit : il s'agit du cas où ils lui ont vu une apparence humaine.
- אִינְהוּ נָמֵי אִידְּמוֹיֵי אִידְּמוֹ! דַּחֲזוֹ לֵיהּ בָּבוּאָה. אִינְהוּ נָמֵי אִית לְהוּ בָּבוּאָה! דַּחֲזוֹ לֵיהּ בָּבוּאָה דְבָבוּאָה. וְדִלְמָא אִינְהוּ נָמֵי אִית לְהוּ? אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: לִימְּדַנִי יוֹנָתָן בְּנִי: בָּבוּאָה אִית לְהוּ, בָּבוּאָה דְבָבוּאָה לֵית לְהוּ.Eux aussi prennent cette apparence ! – Il s'agit du cas où ils lui ont vu une ombre. – Eux aussi ont une ombre ! – Il s'agit du cas où ils lui ont vu l'ombre d'une ombre. – Mais peut-être en ont-ils eux aussi ? – Rabbi 'Hanina a dit : Yonatan, mon fils, m'a enseigné : ils ont une ombre, ils n'ont pas l'ombre d'une ombre.
- וְדִלְמָא צָרָה הִיא! תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: בִּשְׁעַת הַסַּכָּנָה, כּוֹתְבִין וְנוֹתְנִין אַף עַל פִּי שֶׁאֵין מַכִּירִין.La Guemara demande : Mais peut-être est-ce une rivale (une coépouse), qui cherche à faire croire à la femme qu'elle est divorcée ! Il a été enseigné dans l'école de Rabbi Ichmaël : En cas de danger, on écrit et on donne, bien qu'on ne connaisse pas l'homme.
- מַתְנִי׳ הַבָּרִיא שֶׁאָמַר: ״כִּתְבוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״ – רָצָה לְשַׂחֶק בָּהּ.Michna : Un bien-portant qui a dit : « Écrivez un get pour ma femme » a voulu se moquer d'elle ; le get n'est donc pas valable.
- מַעֲשֶׂה בְּבָרִיא אֶחָד שֶׁאָמַר: ״כִּתְבוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״, וְעָלָה לְרֹאשׁ הַגָּג וְנָפַל וָמֵת; אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: אִם מֵעַצְמוֹ נָפַל, הֲרֵי זֶה גֵּט, אִם הָרוּחַ דָּחַתּוּ – אֵינוֹ גֵּט.Un fait : un bien-portant a dit : « Écrivez un get pour ma femme », puis il est monté sur le toit, il est tombé et il est mort. Rabban Chimon ben Gamliel a dit : S'il est tombé de lui-même, c'est un get ; si le vent l'a poussé, ce n'est pas un get.
- גְּמָ׳ מַעֲשֶׂה לִסְתּוֹר?!Guemara : La Guemara demande : Un fait pour contredire la règle qui précède ?!
- חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא, וְהָכִי קָתָנֵי: אִם הוֹכִיחַ סוֹפוֹ עַל תְּחִילָּתוֹ – הֲרֵי זֶה גֵּט; וּמַעֲשֶׂה נָמֵי בְּבָרִיא שֶׁאָמַר: ״כִּתְבוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״, וְעָלָה לְרֹאשׁ הַגָּג וְנָפַל וָמֵת, וְאָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: אִם מֵעַצְמוֹ נָפַל – הֲרֵי זֶה גֵּט, אִם הָרוּחַ דָּחַתּוּ – אֵינוֹ גֵּט.La Guemara répond : Il manque un passage, et voici ce qui est enseigné : Si sa fin prouve son début, c'est un get ; et il y a aussi eu un fait : un bien-portant a dit : « Écrivez un get pour ma femme », puis il est monté sur le toit, il est tombé et il est mort, et Rabban Chimon ben Gamliel a dit : S'il est tombé de lui-même, c'est un get ; si le vent l'a poussé, ce n'est pas un get.
- הָהוּא גַּבְרָא דְּעָל לְבֵי כְנִישְׁתָּא, אַשְׁכַּח מַקְרֵי יָנוֹקָא וּבְרֵיהּ דְּיָתְבִי, וְיָתֵיב אִינִישׁ אַחֲרִינָא גַּבַּיְיהוּ, אֲמַר לְהוּ: בֵּי תְרֵי מִינַּיְיכוּ נִכְתְּבוּ גִּיטָּא לִדְבֵיתְהוּ. לְסוֹף שְׁכֵיב מַקְרֵי יָנוֹקָא, מִי מְשַׁוּוּ אִינָשֵׁי בְּרָא שְׁלִיחָא בִּמְקוֹם אַבָּא, אוֹ לָא?Un certain homme est entré dans une synagogue, il a trouvé un maître d'école et son fils qui étaient assis, et une autre personne était assise avec eux. Il leur a dit : Que deux d'entre vous écrivent un get pour ma femme. Finalement, le maître d'école est mort. Se pose la question : les gens désignent-ils un fils comme envoyé à la place du père, ou non ? Le fils et le père ne pouvant ensemble servir de témoins, l'homme visait-il aussi le fils et l'autre personne ?
- רַב נַחְמָן אָמַר: לָא מְשַׁוּוּ אִינָשֵׁי בְּרָא שְׁלִיחָא בִּמְקוֹם אַבָּא; וְרַב פַּפֵּי אָמַר: מְשַׁוּוּ אִינָשֵׁי בְּרָא שְׁלִיחָא בִּמְקוֹם אַבָּא. אָמַר רָבָא, הִילְכְתָא: מְשַׁוּוּ אִינָשֵׁי בְּרָא שְׁלִיחָא בִּמְקוֹם אַבָּא.Rav Na'hman a dit : Les gens ne désignent pas un fils comme envoyé à la place du père. Et Rav Pappi a dit : Les gens désignent un fils comme envoyé à la place du père. Rava a dit : La halakha est que les gens désignent un fils comme envoyé à la place du père.
- מַתְנִי׳ אָמַר לִשְׁנַיִם: ״תְּנוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״,Michna : S'il a dit à deux personnes : « Donnez un get à ma femme »,
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