Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כְּעֵין דְּאוֹרָיְיתָא תַּקּוּן.ils ont institué à l'image de la loi de la Torah, sans créer de modèles juridiques nouveaux.
- וְאִידַּךְ – כִּי אָמְרִינַן: כָּל דְּתַקּוּן רַבָּנַן כְּעֵין דְּאוֹרָיְיתָא תַּקּוּן – בְּמִילְּתָא דְּאִית לַהּ עִיקָּר מִן הַתּוֹרָה, אֲבָל מִילְּתָא דְּלֵית לַהּ עִיקָּר מִן הַתּוֹרָה – לָא.Et l'autre Sage, Rav 'Hinana de Vardonia, pourquoi s'est-il tu ? Il pense que lorsque nous disons : tout ce que nos Maîtres ont institué, ils l'ont institué à l'image de la loi de la Torah, cela vaut pour une chose qui a une racine dans la Torah ; mais pour une chose qui n'a pas de racine dans la Torah, comme les érouvin (fusions de cours et de ruelles pour le Chabbat), non, ils n'ont pas suivi le modèle de la Torah.
- מֵתִיב רַב אַוְיָא: מַעֲרִימִין עַל מַעֲשֵׂר שֵׁנִי. כֵּיצַד? אוֹמֵר אָדָם לִבְנוֹ וּבִתּוֹ הַגְּדוֹלִים; לְעַבְדּוֹ וְשִׁפְחָתוֹ הָעִבְרִים: ״הֵא לָכֶם מָעוֹת הַלָּלוּ, וּפְדוּ בָּהֶן מַעֲשֵׂר שֵׁנִי זֶה״, וְאוֹכְלוֹ בְּלֹא חוֹמֶשׁ.Rav Avya objecte à l'opinion de Chmouel, selon laquelle un mineur n'acquiert pas pour autrui, à partir de la Michna de Ma'asser Chéni : On peut user d'un stratagème pour le ma'asser chéni (la seconde dîme), afin d'éviter le cinquième que le propriétaire doit ajouter en la rachetant. Comment ? Un homme dit à son fils ou à sa fille adultes, à son esclave ou à sa servante hébreux : « Voici pour vous cet argent, et rachetez avec lui cette seconde dîme » ; ceux-ci la lui remettent ensuite, et il la mange sans avoir ajouté le cinquième.
- הַאי שִׁפְחָה הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאַתְיָא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת, מַאי בָּעֲיָא גַּבֵּיהּ? אֶלָּא לָאו דְּלָא אַתְיָא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת? הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן, בְּמַעֲשֵׂר בִּזְמַן הַזֶּה – דְּרַבָּנַן.La Guemara demande : Cette servante, de quel cas s'agit-il ? Si elle a déjà produit deux poils (signe de la puberté), que fait-elle chez lui ? Une servante hébreue est en effet affranchie à la puberté ! N'est-ce pas plutôt un cas où elle n'a pas produit deux poils ? Une mineure peut donc acquérir pour autrui ! La Guemara rejette cette preuve : De quoi s'agit-il ici ? De la dîme à l'époque actuelle, qui n'est obligatoire que d'ordre rabbinique, et nos Maîtres ont été indulgents.
- וְאָמָה הָעִבְרִיָּה בִּזְמַן הַזֶּה מִי אִיכָּא?! וְהָתַנְיָא: אֵין עֶבֶד עִבְרִי נוֹהֵג אֶלָּא בִּזְמַן שֶׁהַיּוֹבֵל נוֹהֵג! אֶלָּא בְּעָצִיץ שֶׁאֵינוֹ נָקוּב – דְּרַבָּנַן.La Guemara demande : Mais y a-t-il une servante hébreue à l'époque actuelle ? Il a pourtant été enseigné (dans une baraïta) : la loi de l'esclave hébreu ne s'applique que lorsque le Jubilé est en vigueur ! Plutôt, il s'agit de produits ayant poussé dans un pot non troué, qui ne sont soumis à la dîme que d'ordre rabbinique.
- אָמַר רָבָא, שָׁלֹשׁ מִדּוֹת בְּקָטָן: צְרוֹר וְזוֹרְקוֹ, אֱגוֹז וְנוֹטְלוֹ – זוֹכֶה לְעַצְמוֹ, וְאֵין זוֹכֶה לַאֲחֵרִים; וּכְנֶגְדָּן בִּקְטַנָּה – מִתְקַדֶּשֶׁת לְמֵיאוּן.À propos de la capacité d'acquérir des mineurs, Rava a dit : il y a trois stades chez le mineur. Si, recevant un caillou, il le jette, et recevant une noix, il la prend, il acquiert pour lui-même, mais n'acquiert pas pour autrui. Et le stade correspondant chez la mineure : orpheline de père, elle peut être fiancée d'ordre rabbinique par sa mère ou ses frères, et se dégager de ces fiançailles par le refus (mioun).
- הַפָּעוֹטוֹת – מִקָּחָן מִקָּח וּמִמְכָּרָן מִמְכָּר בְּמִטַּלְטְלִין; וּכְנֶגְדָּן בִּקְטַנָּה – מִתְגָּרֶשֶׁת בְּקִידּוּשֵׁי אָבִיהָ.Les jeunes enfants (paotot, d'environ six à huit ans) : leur achat est un achat et leur vente est une vente, pour les biens meubles. Et le stade correspondant chez la mineure : elle peut être divorcée en recevant elle-même son acte de divorce, même des fiançailles conclues par son père, qui sont valables selon la Torah.
- הִגִּיעוּ לְעוֹנַת נְדָרִים – נִדְרֵיהֶן נֶדֶר וְהֶקְדֵּשָׁן הֶקְדֵּשׁ; וּכְנֶגְדָּן בִּקְטַנָּה – חוֹלֶצֶת. וְלִמְכּוֹר בְּנִכְסֵי אָבִיו – עַד שֶׁיְּהֵא בֶּן עֶשְׂרִים.S'ils ont atteint l'âge des vœux, leurs vœux sont des vœux et leurs consécrations sont des consécrations. Et le stade correspondant chez la mineure : elle accomplit la 'halitsa (rituel libérant la veuve du lévirat). Et pour vendre des biens fonciers de son père, il ne le peut pas avant d'avoir vingt ans.
- מַתְנִי׳ קְטַנָּה שֶׁאָמְרָה: ״הִתְקַבֵּל לִי גִּיטִּי״ – אֵינוֹ גֵּט עַד שֶׁיַּגִּיעַ גֵּט לְיָדָהּ; לְפִיכָךְ, אִם רָצָה הַבַּעַל לַחֲזוֹר – יַחְזוֹר. שֶׁאֵין קָטָן עוֹשֶׂה שָׁלִיחַ.Michna : Une mineure qui a dit à un envoyé : « Reçois pour moi mon get » (acte de divorce) : ce n'est pas un get valable jusqu'à ce que le get parvienne en sa main. C'est pourquoi, si le mari veut se rétracter avant cela, qu'il se rétracte, car un mineur ne désigne pas d'envoyé.
- וְאִם אָמַר לוֹ אָבִיהָ: ״צֵא וְהִתְקַבֵּל לְבִתִּי גִּיטָּהּ״, אִם רָצָה לַחֲזוֹר – לֹא יַחְזוֹר.Et si son père lui a dit à lui, l'envoyé : « Va et reçois pour ma fille son get », si le mari veut se rétracter, il ne se rétractera pas : le père peut recevoir pour sa fille mineure, et donc désigner un envoyé pour la réception.
- הָאוֹמֵר: ״תֵּן גֵּט זֶה לְאִשְׁתִּי בְּמָקוֹם פְּלוֹנִי״, וּנְתָנוֹ לָהּ בְּמָקוֹם אַחֵר – פָּסוּל. ״הֲרֵי הִיא בְּמָקוֹם פְּלוֹנִי״, וּנְתָנוֹ לָהּ בְּמָקוֹם אַחֵר – כָּשֵׁר.Celui qui dit à un envoyé : « Donne ce get à ma femme à tel endroit », et qui le lui a donné à un autre endroit : il est invalide. S'il a dit : « Elle se trouve à tel endroit », et qu'il le lui a donné à un autre endroit : il est valable.
- הָאִשָּׁה שֶׁאָמְרָה: ״הִתְקַבֵּל לִי גִּיטִּי בְּמָקוֹם פְּלוֹנִי״, וְקִיבְּלוֹ לָהּ בְּמָקוֹם אַחֵר – פָּסוּל; רַבִּי אֶלְעָזָר מַכְשִׁיר. ״הָבֵא לִי גִּיטִּי מִמָּקוֹם פְּלוֹנִי״, וֶהֱבִיאוֹ לָהּ מִמָּקוֹם אַחֵר – כָּשֵׁר.La femme qui a dit à son envoyé : « Reçois pour moi mon get à tel endroit », et qu'il l'a reçu pour elle à un autre endroit : il est invalide ; Rabbi Elazar le déclare valable. Si elle a dit : « Apporte-moi mon get de tel endroit », et qu'il le lui a apporté d'un autre endroit : il est valable, car il n'est qu'un envoyé pour la remise, et le divorce ne prend effet qu'à l'arrivée du get en sa main.
- גְּמָ׳ וְרַבִּי אֶלְעָזָר – מַאי שְׁנָא רֵישָׁא דְּלָא פְּלִיג, וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא דִּפְלִיג?Guemara : La Guemara demande : Et Rabbi Elazar, en quoi diffère le premier cas, où l'envoyé s'est écarté des instructions du mari, sur lequel il n'est pas en désaccord, et en quoi diffère le dernier cas, où il s'est écarté des instructions de la femme, sur lequel il est en désaccord ?
- אִיהוּ, דְּמִדַּעְתֵּיהּ מְגָרֵשׁ – קָפֵיד, אִיהִי, דִּבְעַל כֻּרְחַהּ מִתְגָּרֶשֶׁת – מַרְאָה מָקוֹם הִיא לוֹ.La Guemara répond : Lui, qui divorce de son plein gré, y tient vraiment ; elle, qui est divorcée contre son gré, n'est pas en position d'exiger un lieu, et elle ne fait que lui indiquer un endroit où trouver le mari.
- מַתְנִי׳ ״הָבֵא לִי גִּיטִּי״ – אוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה עַד שֶׁיַּגִּיעַ גֵּט לְיָדָהּ. ״הִתְקַבֵּל לִי גִּיטִּי״, אֲסוּרָה לֶאֱכוֹל בִּתְרוּמָה מִיָּד. ״הִתְקַבֵּל לִי גִּיטִּי בְּמָקוֹם פְּלוֹנִי״ – אוֹכֶלֶת בִּתְרוּמָה עַד שֶׁיַּגִּיעַ גֵּט לְאוֹתוֹ מָקוֹם, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹסֵר מִיָּד.Michna : Une femme non issue de Cohanim mariée à un Cohen (prêtre) mange de la terouma (prélèvement réservé aux Cohanim). Si elle a dit à un envoyé : « Apporte-moi mon get », elle mange de la terouma jusqu'à ce que le get parvienne en sa main. « Reçois pour moi mon get » : il lui est interdit de manger de la terouma immédiatement, car le mari et l'envoyé ont pu se rencontrer tout près. « Reçois pour moi mon get à tel endroit » : elle mange de la terouma jusqu'à ce que le get parvienne à cet endroit. Rabbi Elazar interdit immédiatement.
- גְּמָ׳ וְגִיטָּא מִיהָא הָוֵי? וְהָאָמְרַתְּ רֵישָׁא, לָא הָוֵי גִּיטָּא!Guemara : Le premier Tanna semble dire que, reçu ailleurs, le get vaut une fois arrivé au lieu fixé. La Guemara demande : Et c'est tout de même un get ? Tu as pourtant dit dans la première partie, dans la Michna précédente, que reçu ailleurs, ce n'est pas un get !
- לָא צְרִיכָא, דְּאָמְרָה לֵיהּ: ״הִתְקַבֵּל לִי גִּיטָּא בְּמָתָא מַחְסֵיָא, וְזִימְנִין דְּמַשְׁכַּחַתְּ לֵיהּ בְּבָבֶל״; וְהָכִי קָאָמְרָה לֵיהּ: מִשְׁקָל – כֹּל הֵיכָא דְּמַשְׁכַּחַתְּ לֵיהּ, שִׁקְלֵיהּ מִינֵּיהּ;Non, c'est nécessaire pour le cas où elle lui a dit : « Reçois pour moi le get à Mata Me'hassia ; et parfois tu le trouveras (le mari) à Babylone » ; et voici ce qu'elle lui dit : pour le prendre, partout où tu le trouveras, prends-le de lui ;
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