Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הָנֵי מִילֵּי לְחוּמְרָא, אֲבָל לְקוּלָּא לָא.La Guemara répond : Cela ne vaut que pour la rigueur, mais pour la souplesse, non. La présomption que l'envoyé accomplit sa mission ne sert pas à permettre.
- וְלִיהֵמְנַהּ לְדִידַהּ, מִדְּרַב הַמְנוּנָא – דְּאָמַר רַב הַמְנוּנָא, הָאִשָּׁה שֶׁאָמְרָה לְבַעְלָהּ: ״גֵּירַשְׁתַּנִי״ – נֶאֱמֶנֶת, חֲזָקָה אֵין הָאִשָּׁה מְעִיזָּה פָּנֶיהָ בִּפְנֵי בַּעְלָהּ!Et que l'on la croie elle-même, d'après Rav Hamnouna, car Rav Hamnouna a dit : La femme qui a dit à son mari : « Tu m'as divorcée » est crue : il y a présomption que la femme n'a pas l'audace de faire front à son mari !
- הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלֵיכָּא דְּקָא מְסַיַּיע לַהּ, אֲבָל הֵיכָא דִּמְסַיַּיע לַהּ – מְעִיזָּה וּמְעִיזָּה.La Guemara répond : Cela ne vaut que là où personne ne la soutient ; mais là où on la soutient — ici le mari et le chalich (tiers dépositaire) parlent d'un get (acte de divorce) envoyé —, elle a bel et bien l'audace.
- מַתְנִי׳ נַעֲרָה הַמְאוֹרָסָה, הִיא וְאָבִיהָ מְקַבְּלִין אֶת גִּיטָּהּ. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אֵין שְׁתֵּי יָדַיִם זוֹכוֹת כְּאַחַת, אֶלָּא אָבִיהָ מְקַבֵּל אֶת גִּיטָּהּ בִּלְבַד. וְכֹל שֶׁאֵינָהּ יְכוֹלָה לִשְׁמוֹר אֶת גִּיטָּהּ, אֵינָהּ יְכוֹלָה לְהִתְגָּרֵשׁ.MICHNA : La jeune fille fiancée, elle et son père reçoivent son get. Le divorce prend effet dès que l'un des deux l'a reçu. Rabbi Yehouda a dit : Deux mains n'acquièrent pas ensemble ; c'est son père seul qui reçoit son get. Et toute femme qui ne peut garder son get ne peut être divorcée.
- גְּמָ׳ בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? רַבָּנַן סָבְרִי: יְדָא יַתִּירְתָּא זַכִּי לַהּ רַחֲמָנָא, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: בִּמְקוֹם אָבִיהָ – יָד דִּילַהּ לָאו כְּלוּם הִיא.GUEMARA : Sur quoi divergent-ils ? Les Sages pensent : la Torah lui a accordé une main supplémentaire ; et Rabbi Yehouda pense : là où il y a son père, sa main à elle n'est rien.
- וְכֹל שֶׁאֵינָהּ יְכוֹלָה לִשְׁמוֹר אֶת גִּיטָּהּ. תָּנוּ רַבָּנַן: קְטַנָּה הַיּוֹדַעַת לִשְׁמוֹר אֶת גִּיטָּהּ – מִתְגָּרֶשֶׁת, וְשֶׁאֵינָהּ יוֹדַעַת לִשְׁמוֹר אֶת גִּיטָּהּ – אֵינָהּ מִתְגָּרֶשֶׁת. וְאֵיזוֹ הִיא קְטַנָּה יוֹדַעַת לִשְׁמוֹר אֶת גִּיטָּהּ? כֹּל שֶׁמְּשַׁמֶּרֶת גִּיטָּהּ וְדָבָר אַחֵר.« Et toute femme qui ne peut garder son get » : Nos Maîtres ont enseigné : Une mineure qui sait garder son get peut être divorcée, et celle qui ne sait pas garder son get ne peut être divorcée. Et quelle est la mineure qui sait garder son get ? Toute mineure qui garde son get et une autre chose.
- מַאי קָאָמַר? אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, הָכִי קָאָמַר: כֹּל שֶׁמְּשַׁמֶּרֶת דָּבָר אַחֵר מֵחֲמַת גִּיטָּהּ.Que veut-il dire ? Rabbi Yo'hanan a dit : Voici ce qu'il veut dire : toute mineure qui garde une autre chose à cause de son get, c'est-à-dire qui, ayant perdu son get, garde autre chose en le prenant pour lui.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב הוּנָא בַּר מָנוֹחַ: הָא שׁוֹטָה בְּעָלְמָא הִיא! אֶלָּא אָמַר רַב הוּנָא בַּר מָנוֹחַ מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא: כֹּל שֶׁמַּבְחֶנֶת בֵּין גִּיטָּהּ לְדָבָר אַחֵר.Rav Houna bar Manoa'h a objecté : Celle-là n'est qu'une simple démente ! Mais Rav Houna bar Manoa'h a dit au nom de Rav A'ha, fils de Rav Ika : il s'agit de toute mineure qui distingue entre son get et une autre chose.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַבִּי אַסִּי: צְרוֹר וְזוֹרְקוֹ, אֱגוֹז וְנוֹטְלוֹ – זוֹכֶה לְעַצְמוֹ, וְאֵין זוֹכֶה לַאֲחֵרִים. חֵפֶץ – וּמַחְזִירוֹ לְאַחַר שָׁעָה, זוֹכֶה בֵּין לְעַצְמוֹ וּבֵין לַאֲחֵרִים.Rav Yehouda a dit que Rabbi Assi a dit : un enfant à qui l'on donne un caillou et qui le jette, une noix et qui la prend : il acquiert pour lui-même, et il n'acquiert pas pour autrui. Un objet qu'on lui confie et qu'il rend après un moment : il acquiert aussi bien pour lui-même que pour autrui.
- כִּי אַמְרִיתַהּ קַמֵּיהּ דִּשְׁמוּאֵל, אָמַר לִי: דָּא וְדָא אַחַת הִיא. מַאי ״דָּא וְדָא אַחַת הִיא״? אָמַר רַב חִסְדָּא: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה – זוֹכֶה לְעַצְמוֹ, וְאֵין זוֹכֶה לַאֲחֵרִים.Rav Yehouda poursuit : Quand je l'ai dit devant Chmouel, il m'a dit : Ceci et cela sont une seule chose. Que signifie « Ceci et cela sont une seule chose » ? Rav 'Hisda a dit : Aussi bien l'un que l'autre, il acquiert pour lui-même, et il n'acquiert pas pour autrui.
- מֵתִיב רַב חִינָּנָא וַורְדָּאן: כֵּיצַד מִשְׁתַּתְּפִין בְּמָבוֹי? מַנִּיחַ אֶת הֶחָבִית, וְאוֹמֵר: ״הֲרֵי זוֹ לְכׇל בְּנֵי הַמָּבוֹי״, וּמְזַכֶּה לָהֶם עַל יְדֵי בְּנוֹ וּבִתּוֹ הַגְּדוֹלִים, וְעַל יְדֵי עַבְדּוֹ וְשִׁפְחָתוֹ הָעִבְרִים.Rav 'Hinana de Vardan a objecté : il est enseigné dans une Michna (Érouvin 79b) : Comment s'associe-t-on dans une ruelle ? On pose le tonneau de vin et on dit : « Ceci est pour tous les habitants de la ruelle », et on leur en fait acquérir la propriété par l'intermédiaire de son fils et de sa fille adultes, ou de son serviteur et de sa servante hébreux.
- הַאי שִׁפְחָה – הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאַתְיָא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת, מַאי בָּעֲיָא גַּבֵּיהּ? אֶלָּא לָאו דְּלָא אַתְיָא שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת, וְקָתָנֵי זוֹכָה לַאֲחֵרִים?Cette servante, de quel cas s'agit-il ? Si elle a produit deux poils, signes de majorité, que fait-elle chez lui ? Elle aurait été affranchie ! N'est-ce pas plutôt qu'elle n'a pas produit deux poils, et il est enseigné qu'elle acquiert pour autrui ?
- שָׁאנֵי שִׁיתּוּפֵי מְבוֹאוֹת – דְּרַבָּנַן.La Guemara rejette : Les associations de ruelles sont différentes, car elles sont d'institution rabbinique.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: אִישְׁתִּיק וַורְדָּאן. מַאי הֲוָה לֵיהּ לְמֵימַר? כֹּל דְּתַקּוּן רַבָּנַן –Rav 'Hisda a dit : Vardan s'est tu. La Guemara demande : Qu'aurait-il pu dire ? Il aurait pu répondre : Tout ce que nos Sages ont institué,
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