Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אוֹ אֶחָד מִן הָרִאשׁוֹנִים, וְאֶחָד מִן הָאַחֲרוֹנִים, וְאֶחָד מִצְטָרֵף עִמָּהֶן.ou un des premiers et un des derniers, et un autre se joint à eux comme second témoin pour les deux témoignages.
- גְּמָ׳ אִיתְּמַר: בַּעַל אוֹמֵר לְפִקָּדוֹן, וְשָׁלִישׁ אוֹמֵר לְגֵירוּשִׁין – מִי נֶאֱמָן? רַב הוּנָא אָמַר: בַּעַל נֶאֱמָן, וְרַב חִסְדָּא אָמַר: שָׁלִישׁ נֶאֱמָן.GUEMARA : Il a été dit (par les Amoraïm) : si le mari dit qu'il a remis le get (acte de divorce) en dépôt, et que le chalich (tiers dépositaire) dit qu'il lui a été remis pour le divorce, qui est cru ? Rav Houna a dit : Le mari est cru ; et Rav 'Hisda a dit : Le chalich est cru.
- רַב הוּנָא אָמַר: בַּעַל נֶאֱמָן – דְּאִם אִיתָא דִּלְגֵירוּשִׁין יַהֲבֵיהּ נִיהֲלֵיהּ, לְדִידַהּ הֲוָה יָהֵיב לַהּ נִיהֲלַהּ. וְרַב חִסְדָּא אָמַר: שָׁלִישׁ נֶאֱמָן – דְּהָא הֵימְנֵיהּ.Rav Houna a dit : Le mari est cru, car s'il était vrai qu'il le lui a donné pour le divorce, c'est à elle qu'il l'aurait donné, puisqu'ils sont dans la même ville. Et Rav 'Hisda a dit : Le chalich est cru, puisqu'il lui a fait confiance en le lui remettant.
- מֵתִיב רַבִּי אַבָּא: הוֹדָאַת בַּעַל דִּין כְּמֵאָה עֵדִים דָּמֵי, וְשָׁלִישׁ נֶאֱמָן מִשְּׁנֵיהֶם. כֵּיצַד? זֶה אוֹמֵר כָּךְ, וְזֶה אוֹמֵר כָּךְ, שָׁלִישׁ נֶאֱמָן!Rabbi Abba a objecté à Rav Houna à partir d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : L'aveu d'une partie vaut cent témoins, et le chalich est plus cru que les deux parties. Comment ? Celui-ci dit ainsi, celui-là dit ainsi : le chalich est cru !
- שָׁאנֵי מָמוֹן, דְּאִיתְיְהִיב לִמְחִילָּה.La Guemara rejette : L'argent est différent, car il peut faire l'objet d'une renonciation ; on peut donc accepter de s'en remettre au dépositaire, ce qui n'est pas possible pour un interdit.
- וְהָא תַּנְיָא: וְכֵן לְגִיטִּין! גִּיטֵּי מָמוֹן. וְהָתַנְיָא: וְכֵן לִשְׁטָרוֹת!Mais il a pourtant été enseigné : « Et de même pour les guittin » ! La Guemara répond : il s'agit de guittin d'argent, c'est-à-dire d'actes pécuniaires. Mais il a pourtant été enseigné : « Et de même pour les actes (chetarot) » ! Les actes pécuniaires y sont appelés chetarot ; les guittin sont donc des actes de divorce.
- מִידֵּי גַּבֵּי הֲדָדֵי תַּנְיָא?!La Guemara rejette : Est-ce enseigné ensemble ?! Ce sont deux baraïtot distinctes, l'une appelant les actes pécuniaires guittin, l'autre chetarot.
- תְּנַן, הָאִשָּׁה שֶׁאָמְרָה: ״הִתְקַבֵּל לִי גִּיטִּי״, צְרִיכָה שְׁתֵּי כִּיתֵּי עֵדִים – שְׁנַיִם שֶׁיֹּאמְרוּ: ״בְּפָנֵינוּ אָמְרָה״, וּשְׁנַיִם שֶׁיֹּאמְרוּ: ״בְּפָנֵינוּ קִבֵּל, וְקָרַע״. וְאַמַּאי? לִיהֵמְנֵיהּ לְשָׁלִישׁ!Nous avons appris (dans la Michna) : La femme qui a dit : « Reçois pour moi mon get » a besoin de deux groupes de témoins : deux qui disent : « En notre présence elle l'a dit », et deux qui disent : « En notre présence il l'a reçu et l'a déchiré ». Et pourquoi ? Que l'on croie le chalich !
- מִי קָא נָפֵיק גִּיטָּא מִתּוּתֵי יְדֵיהּ – דְּלִיהֵמְנֵיהּ?!La Guemara rejette : Le get sort-il donc de sous sa main, pour qu'on le croie ?! Il a été déchiré ; le chalich n'est cru que lorsque l'objet est intact entre ses mains.
- תִּינַח אָמְרָה; קִיבֵּל לְמָה לִי? אָמַר רַבָּה: הָא מַנִּי – רַבִּי אֶלְעָזָר הִיא, דְּאָמַר: עֵדֵי מְסִירָה כָּרְתִי.Cela se comprend pour « elle l'a dit » ; pourquoi ai-je besoin de « il l'a reçu » ? Il suffirait qu'on l'ait vu entre ses mains ! Rabba a dit : De qui est cette Michna ? C'est Rabbi Elazar, qui dit : Les témoins de la remise font le divorce.
- קָרַע לְמָה לִי? אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב: בִּשְׁעַת הַשְּׁמָד שָׁנוּ.Pourquoi ai-je besoin de « il l'a déchiré » ? Rav Yehouda a dit que Rav a dit : Ils l'ont enseigné pour l'époque de la persécution, où il fallait détruire toute trace du get.
- אָמַר רַבָּה: וּמוֹדֶה רַב הוּנָא, דְּאִי אֲמַרָה אִיהִי: לְדִידִי אֲמַר לִי שָׁלִישׁ דִּלְגֵירוּשִׁין יַהֲבֵיהּ נִיהֲלֵיהּ – מְהֵימְנָא. מִי אִיכָּא מִידֵּי דְּשָׁלִישׁ גּוּפֵיהּ לָא מְהֵימַן, וְאִיהִי מְהֵימְנָא?!Rabba a dit : Et Rav Houna admet que si elle dit : « Le chalich m'a dit à moi qu'il le lui a donné pour le divorce », elle est crue. La Guemara s'étonne : Y a-t-il quelque chose pour quoi le chalich lui-même n'est pas cru, et elle serait crue ?!
- אֶלָּא אִי אֲמַרָה: קַמַּאי דִּידִי לְגֵרוּשִׁין יַהֲבֵיהּ נִיהֲלֵיהּ – מְהֵימְנָא; מִיגּוֹ דְּאִי בָּעֲיָא אָמְרָה לְדִידַהּ יַהֲבֵיהּ נִיהֲלַהּ בַּעַל.Mais il faut dire : si elle dit : « C'est devant moi qu'il le lui a donné pour le divorce », elle est crue ; en vertu du migo (crédibilité due à une meilleure revendication possible) : si elle l'avait voulu, elle aurait pu dire : « Le mari me l'a donné à moi. »
- בַּעַל אֹמֵר לְגֵירוּשִׁין, וְשָׁלִישׁ אוֹמֵר לְגֵירוּשִׁין, וְהִיא אוֹמֶרֶת: נָתַן לִי, וְאָבַד – אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָוֵה דָּבָר שֶׁבָּעֶרְוָה, וְאֵין דָּבָר שֶׁבְּעֶרְוָה פָּחוֹת מִשְּׁנַיִם.Si le mari dit qu'il l'a remis pour le divorce, que le chalich dit : pour le divorce, et qu'elle dit : « Il me l'a donné et il s'est perdu », Rabbi Yo'hanan a dit : C'est une affaire de relations interdites, et une affaire de relations interdites ne se règle pas avec moins de deux témoins.
- וְאַמַּאי? וְלִיהֵימְנֵיהּ לְשָׁלִישׁ! מִי קָא נָפֵיק גִּיטָּא מִתּוּתֵי יְדֵיהּ דְּלִהֵימְנֵיהּ?!Et pourquoi ? Que l'on croie le chalich ! La Guemara rejette : Le get sort-il donc de sous sa main, pour qu'on le croie ?!
- וְלִהֵימְנֵיהּ לְבַעַל – דְּאָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָבִין אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: בַּעַל שֶׁאָמַר ״גֵּירַשְׁתִּי אֶת אִשְׁתִּי״ – נֶאֱמָן! מִי קָאָמַר ״גֵּירַשְׁתִּי״?!Et que l'on croie le mari, car Rav 'Hiya bar Avin a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : Un mari qui a dit : « J'ai divorcé de ma femme » est cru ! La Guemara rejette : A-t-il donc dit : « J'ai divorcé » ?! Il a seulement dit l'avoir remis au chalich.
- וְלֵימָא: חֲזָקָה שָׁלִיחַ עוֹשֶׂה שְׁלִיחוּתוֹ – דְּאָמַר רַבִּי יִצְחָק, הָאוֹמֵר לִשְׁלוּחוֹ: ״צֵא וְקַדֵּשׁ לִי אִשָּׁה״ – סְתָם, וּמֵת שְׁלוּחוֹ – אָסוּר בְּכׇל הַנָּשִׁים שֶׁבָּעוֹלָם; חֲזָקָה שָׁלִיחַ עוֹשֶׂה שְׁלִיחוּתוֹ!Et disons : il y a présomption que l'envoyé accomplit sa mission, car Rabbi Its'hak a dit : Celui qui dit à son envoyé : « Va et consacre-moi une femme » sans préciser, et dont l'envoyé est mort, est interdit à toutes les femmes du monde : il y a présomption que l'envoyé accomplit sa mission !
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