Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי, כִּי פְּלִיגִי – בְּלֶחִי וְקוּקְרֵי.tout le monde n'est pas en désaccord : puisque ces engins ont un réceptacle qui retient la prise, ils l'acquièrent de droit à leur propriétaire, et celui qui la prend commet un vol complet. Lorsqu'ils sont en désaccord, c'est à propos d'un hameçon et de pièges koukréi, qui attrapent la bête sans la contenir : là, le propriétaire ne l'acquiert pas réellement, et celui qui la prend ne commet qu'un vol à cause des voies de la paix.
- מְצִיאַת חֵרֵשׁ, שׁוֹטֶה וְכוּ׳ רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: גָּזֵל גָּמוּר: אָמַר רַב חִסְדָּא: גָּזֵל גָּמוּר מִדִּבְרֵיהֶם. לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְהוֹצִיאוֹ בְּדַיָּינִין.La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) enseigne : la trouvaille d'un sourd-muet, d'un dément ou d'un mineur, etc., la prendre constitue un vol à cause des voies de la paix. Rabbi Yossé dit : c'est un vol complet. Rav 'Hisda a dit : il veut dire que c'est un vol complet d'après leurs paroles, celles des Sages, mais non d'après la Torah. Quelle différence cela fait-il entre un vol complet de rang rabbinique et un vol à cause des voies de la paix ? La différence est que l'on peut le lui reprendre par des juges, c'est-à-dire par la contrainte du tribunal.
- עָנִי הַמְנַקֵּף בְּרֹאשׁ הַזַּיִת, מַה שֶּׁתַּחְתָּיו וְכוּ׳: תָּנָא: אִם לִיקֵּט וְנָתַן בַּיָּד – הֲרֵי זֶה גָּזֵל גָּמוּר.La Michna enseigne : un pauvre qui gaule des olives au sommet de l'olivier, ce qui est en dessous de lui, le prendre constitue un vol à cause des voies de la paix, etc. Un Sage a enseigné : s'il a cueilli et placé dans la main les olives avant qu'elles ne tombent à terre, c'est un vol complet, car il les a déjà acquises en les tenant dans sa main.
- רַב כָּהֲנָא הֲוָה קָאָזֵיל לְהוּצָל, חַזְיֵיהּ לְהָהוּא גַּבְרָא דַּהֲוָה שָׁדֵי אוּפְיֵי וְקָא נָתְרָן תַּמְרֵי, אֲזַל קָא מְנַקֵּיט וְאָכֵיל. אֲמַר לֵיהּ: חֲזִי מָר דְּבִידַאי שְׁדֵיתִינְהוּ. אֲמַר לֵיהּ: מֵאַתְרֵיהּ דְּרַבִּי יֹאשִׁיָּה אַתָּה. קָרֵי עֲלֵיהּ: ״וְצַדִּיק יְסוֹד עוֹלָם״.Rav Kahana allait à Houtsal. Il vit un homme qui lançait des bâtons vers un palmier et des dattes tombaient. Il alla les ramasser et les manger. L'homme lui dit : vois, Maître, que je les ai jetées de mes mains, elles sont donc déjà miennes. Il lui dit : tu es du lieu de Rabbi Yochiya, qui était un grand Sage de Houtsal, et c'est pourquoi tu connais si bien la halakha (loi, règle pratique). Il lut à son sujet le verset : « Le juste est le fondement du monde » (Proverbes 10, 25) : même après sa mort, Rabbi Yochiya a laissé un fondement au monde, car sa ville resta un lieu de Torah.
- אֵין מְמַחִין בְּיַד עֲנִיֵּי גוֹיִם בְּלֶקֶט בְּשִׁכְחָה וּבְפֵאָה, מִפְּנֵי דַּרְכֵי שָׁלוֹם: תָּנוּ רַבָּנַן: מְפַרְנְסִים עֲנִיֵּי גוֹיִם עִם עֲנִיֵּי יִשְׂרָאֵל, וּמְבַקְּרִין חוֹלֵי גוֹיִם עִם חוֹלֵי יִשְׂרָאֵל, וְקוֹבְרִין מֵתֵי גוֹיִם עִם מֵתֵי יִשְׂרָאֵל, מִפְּנֵי דַּרְכֵי שָׁלוֹם.La Michna enseigne : on ne s'oppose pas aux pauvres non-Juifs qui viennent prendre le glanage (lékèt), la gerbe oubliée (chikh'ha) et le coin du champ laissé aux pauvres (péa), bien que ces dons soient destinés aux pauvres juifs, à cause des voies de la paix. De même, nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : on subvient aux besoins des pauvres non-Juifs avec les pauvres d'Israël, on rend visite aux malades non-Juifs avec les malades d'Israël et on enterre les morts non-Juifs avec les morts d'Israël, à cause des voies de la paix.
- מַתְנִי׳ מַשְׁאֶלֶת אִשָּׁה לַחֲבֶירְתָּהּ הַחֲשׁוּדָה עַל הַשְּׁבִיעִית – נָפָה, וּכְבָרָה, וְרֵיחַיִם, וְתַנּוּר. אֲבָל לֹא תָּבוֹר וְלֹא תִּטְחַן עִמָּהּ.MICHNA : Une femme peut prêter à son amie soupçonnée au sujet de la Chevi'it (l'année sabbatique), c'est-à-dire soupçonnée de consommer les produits de cette année après le temps où ils doivent quitter la maison : un tamis, un crible, une meule et un four. Prêter ces ustensiles n'est pas aider à une faute. Mais elle ne triera pas et ne moudra pas avec elle, car ce serait l'assister activement dans la faute.
- אֵשֶׁת חָבֵר מַשְׁאֶלֶת לְאֵשֶׁת עַם הָאָרֶץ – נָפָה וּכְבָרָה; וּבוֹרֶרֶת, וְטוֹחֶנֶת, וּמְרַקֶּדֶת עִמָּהּ; אֲבָל מִשֶּׁתָּטִיל אֶת הַמַּיִם – לֹא תִּגַּע עִמָּהּ, לְפִי שֶׁאֵין מַחְזִיקִין יְדֵי עוֹבְרֵי עֲבֵירָה. וְכוּלָּן לֹא אָמְרוּ, אֶלָּא מִפְּנֵי דַּרְכֵי שָׁלוֹם.La femme d'un 'haver (celui qui s'est engagé à observer scrupuleusement les lois de pureté, de terouma et de dîmes) peut prêter à la femme d'un am haarets (celui qui n'est pas scrupuleux en ces matières) un tamis et un crible ; et elle peut trier, moudre et tamiser avec elle. Mais à partir du moment où celle-ci verse l'eau dans la farine, rendant la pâte apte à contracter l'impureté, elle ne touchera à rien avec elle, car on n'assiste pas ceux qui commettent une transgression. Et toutes ces permissions, on ne les a énoncées qu'à cause des voies de la paix.
- וּמַחְזִיקִין יְדֵי גוֹיִם בַּשְּׁבִיעִית – אֲבָל לֹא יְדֵי יִשְׂרָאֵל; וְשׁוֹאֲלִין בִּשְׁלוֹמָן, מִפְּנֵי דַּרְכֵי שָׁלוֹם.Et on encourage les non-Juifs qui travaillent la terre pendant la Chevi'it, mais non les Juifs ; et on s'enquiert de leur bien-être, à cause des voies de la paix.
- גְּמָ׳ מַאי שְׁנָא רֵישָׁא, וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא? אָמַר אַבָּיֵי: רוֹב עַמֵּי הָאָרֶץ מְעַשְּׂרִין הֵן.GUEMARA : Quelle différence y a-t-il entre le début de la Michna, où il est interdit de trier et de moudre avec celle qui est soupçonnée au sujet de la Chevi'it, et quelle différence avec la fin, où la femme du 'haver peut trier et moudre avec la femme de l'am haarets ? Abayé a dit : la majorité des amei haarets prélèvent la dîme. Le blé de cette femme est donc probablement en règle, et l'on a passé outre à ce doute à cause des voies de la paix.
- רָבָא אָמַר: הָכָא בְּעַם הָאָרֶץ דְּרַבִּי מֵאִיר, וְטוּמְאָה וְטׇהֳרָה דְּרַבָּנַן – דְּתַנְיָא: אֵיזֶהוּ עַם הָאָרֶץ? כֹּל שֶׁאֵינוֹ אוֹכֵל חוּלָּיו בְּטָהֳרָה, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: כֹּל שֶׁאֵינוֹ מְעַשֵּׂר פֵּירוֹתָיו.Rava a dit : ici, il s'agit de l'am haarets selon Rabbi Méïr et de pureté et d'impureté de rang rabbinique, et non de dîmes, comme il a été enseigné (dans une baraïta) : qui est un am haarets ? Quiconque ne mange pas ses produits profanes en état de pureté, telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : quiconque ne prélève pas la dîme de ses fruits. Or, manger le profane en pureté n'est qu'une exigence rabbinique ; à cause des voies de la paix, on n'a donc pas interdit d'aider.
- וְהָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: מִשֶּׁתָּטִיל אֶת הַמַּיִם לֹא תִּגַּע עִמָּהּ; מִכְּלָל דְּרֵישָׁא, לָאו בְּטוּמְאָה וְטׇהֳרָה עָסְקִינַן!Mais voici que, puisque la fin de la Michna enseigne : à partir du moment où elle verse l'eau, elle ne touchera à rien avec elle, car c'est l'eau qui rend la pâte apte à l'impureté, on en déduit que dans le début nous ne traitons pas de pureté et d'impureté ! Il s'agit donc bien des dîmes.
- רֵישָׁא וְסֵיפָא בְּטוּמְאָה וְטׇהֳרָה; וְרֵישָׁא – בְּטוּמְאַת חוּלִּין, וְסֵיפָא – בְּטוּמְאַת חַלָּה.On répond : le début comme la fin traitent de pureté et d'impureté. Mais le début porte sur l'impureté du profane, qui n'est interdite que par scrupule, et la fin sur l'impureté de la 'halla, la part de pâte destinée au Cohen (prêtre), qu'il est interdit par la Torah de rendre impure.
- וּרְמִינְהוּ:Et ils ont opposé à cela une autre baraïta :
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