Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- טוֹחֲנִין וּמַפְקִידִין אֵצֶל אוֹכְלֵי שְׁבִיעִית, וְאֵצֶל אוֹכְלֵי פֵירוֹתֵיהֶן בְּטוּמְאָה; אֲבָל לֹא לְאוֹכְלֵי שְׁבִיעִית, וְלֹא לְאוֹכְלֵי פֵירוֹתֵיהֶן בְּטוּמְאָה!On moud son blé en règle et on le dépose chez ceux qui mangent les produits de la Chevi'it (l'année sabbatique) après le temps permis et chez ceux qui mangent leurs fruits en impureté, car on ne craint pas qu'ils l'échangent ou le touchent ; mais on ne moud pas pour ceux qui mangent la Chevi'it, ni pour ceux qui mangent leurs fruits en impureté, afin de ne pas les assister dans leur faute. Cela contredit l'explication de Rava, selon laquelle la femme du 'haver (membre scrupuleux de la confrérie) moud du profane avec la femme de l'am haarets (homme du commun, peu scrupuleux), qui mange ses fruits en impureté !
- אָמַר אַבָּיֵי: הָתָם, בְּכֹהֵן הֶחָשׁוּד לֶאֱכוֹל תְּרוּמָה בְּטוּמְאָה עָסְקִינַן – דַּהֲוָה לֵיהּ טוּמְאָה דְּאוֹרָיְיתָא.Abayé a dit : là-bas, nous traitons d'un Cohen (prêtre) soupçonné de manger la terouma (prélèvement donné au Cohen) en impureté, ce qui constitue une impureté de rang toraïque.
- אִי הָכִי, מַפְקִידִין?! וּרְמִינְהוּ: מַפְקִידִין תְּרוּמָה אֵצֶל יִשְׂרָאֵל עַם הָאָרֶץ, וְלֹא אֵצֶל כֹּהֵן עַם הָאָרֶץ, מִפְּנֵי שֶׁלִּבּוֹ גַּס בָּהּ!S'il en est ainsi, comment dépose-t-on chez lui ? Or ils ont opposé cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : on dépose la terouma chez un Israélite am haarets, et non chez un Cohen am haarets, car il y est accoutumé, et il risque de la toucher sans précaution !
- אָמַר רַבִּי אִילְעָא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בִּכְלִי חֶרֶשׂ הַמּוּקָּף צָמִיד פָּתִיל.Rabbi Ilea a dit : de quoi traitons-nous ici ? D'un récipient de terre cuite entouré d'un couvercle hermétique : le Cohen ne peut alors pas toucher ce qu'il contient.
- וְלֵיחוּשׁ שֶׁמָּא תְּסִיטֶנּוּ אִשְׁתּוֹ נִדָּה!Mais qu'on craigne que sa femme nida (en état d'impureté menstruelle) ne le déplace et ne rende ainsi le contenu impur, même sans le toucher !
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה: לָא קַשְׁיָא; כָּאן בְּפֵירוֹת שֶׁהוּכְשְׁרוּ, כָּאן בְּפֵירוֹת שֶׁלֹּא הוּכְשְׁרוּ.Plutôt, Rabbi Yirmeya a dit : ce n'est pas difficile. Ici, il s'agit de fruits qui ont été rendus aptes à contracter l'impureté par le contact d'un liquide ; là, de fruits qui n'ont pas été rendus aptes, et il n'y a donc rien à craindre.
- וּרְמִינְהוּ: הַמּוֹלִיךְ חִטִּין לְטָחוֹן כּוּתִי אוֹ לְטָחוֹן עַם הָאָרֶץ – הֲרֵי אֵלּוּ בְּחֶזְקָתָן לְמַעֲשֵׂר וְלִשְׁבִיעִית, אֲבָל לֹא לְטוּמְאָה!Et ils ont opposé cette Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : celui qui porte du blé à un meunier Kouti (Samaritain) ou à un meunier am haarets, le blé garde sa présomption pour la dîme et pour la Chevi'it, car on ne craint pas un échange, mais non pour l'impureté, car il l'a peut-être touché. Or ci-dessus, il est dit qu'on dépose chez eux !
- הַאי מַאי רוּמְיָא? לָאו אוֹקֵימְנָא בְּפֵירוֹת שֶׁלֹּא הוּכְשְׁרוּ?Quelle contradiction y a-t-il ? N'avons-nous pas établi que la baraïta porte sur des fruits qui n'ont pas été rendus aptes à l'impureté, et que celle-ci porte sur des fruits déjà aptes ?
- וּדְקָאָרֵי לַהּ – מַאי קָאָרֵי לַהּ? מִשּׁוּם דְּקָא בָּעֵי לְמִירְמֵי אַחֲרִיתִי עֲלַהּ – הֲרֵי אֵלּוּ בְּחֶזְקָתָן לְמַעֲשֵׂר וְלִשְׁבִיעִית, וּלְחַלּוֹפֵי לָא חָיְישִׁינַן.Et celui qui a opposé cela, pourquoi l'a-t-il opposé ? La réponse n'était-elle pas déjà donnée ? Parce qu'il voulait opposer à cela une autre Michna : selon celle-ci, le blé porté au meunier garde sa présomption pour la dîme et pour la Chevi'it, et nous ne craignons pas un échange.
- וּרְמִינְהוּ: הַנּוֹתֵן לַחֲמוֹתוֹ, מְעַשֵּׂר אֵת שֶׁהוּא נוֹתֵן לָהּ וְאֵת שֶׁהוּא נוֹטֵל הֵימֶנָּה, מִפְּנֵי שֶׁחֲשׁוּדָה מַחְלֶפֶת הַמִּתְקַלְקֵל!Or ils ont opposé cette Michna : celui qui donne de la pâte à sa belle-mère, femme d'am haarets, pour qu'elle la prépare, prélève la dîme sur ce qu'il lui donne et sur ce qu'il prend d'elle, car elle est soupçonnée d'échanger ce qui s'abîme contre ses propres aliments, non prélevés. Il y a donc une crainte d'échange !
- הָתָם כִּדְקָתָנֵי טַעְמָא, אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: רוֹצֶה הִיא בְּתַקָּנַת בִּתָּהּ, וּבוֹשָׁה מֵחֲתָנָהּ.Là-bas, c'est pour la raison qui est enseignée. Rabbi Yehouda a dit : elle veut le bien de sa fille, et elle a honte devant son gendre de lui dire que ce qu'il lui a donné s'est abîmé. Elle l'échange donc en cachette.
- וּלְעָלְמָא – לָא חָיְישִׁינַן?! וְהָתְנַן: הַנּוֹתֵן לַפּוּנְדָּקִית, מְעַשֵּׂר אֶת שֶׁהוּא נוֹתֵן לָהּ וְאֶת שֶׁהוּא נוֹטֵל הֵימֶנָּה, מִפְּנֵי שֶׁמַּחְלֶפֶת! הָתָם מוֹרְיָא וְאָמְרָה: בַּר בֵּי רַב לֵיכוֹל חַמִּימָא, וַאֲנָא אֵיכוֹל קָרִירָא?!Et pour les autres, nous ne craignons pas d'échange ? Or nous avons appris (dans la Michna) : celui qui donne de la pâte à une aubergiste prélève la dîme sur ce qu'il lui donne et sur ce qu'il prend d'elle, car elle l'échange ! On répond : là-bas, elle se donne à elle-même une permission et dit : l'étudiant de la maison du maître mangera du chaud, et moi je mangerais du froid ?
- וְאַכַּתִּי, לְעָלְמָא לָא חָיְישִׁינַן?! וְהָתַנְיָא: אֵשֶׁת חָבֵר טוֹחֶנֶת עִם אֵשֶׁת עַם הָאָרֶץ – בִּזְמַן שֶׁהִיא טְמֵאָה אֲבָל לֹא בִּזְמַן שֶׁהִיא טְהוֹרָה. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר: אַף בִּזְמַן שֶׁהִיא טְמֵאָה לֹא תִּטְחוֹן, מִפְּנֵי שֶׁחֲבֶרְתָּהּEt encore : pour les autres, nous ne craignons pas d'échange ? Or il a été enseigné (dans une baraïta) : la femme d'un 'haver moud avec la femme d'un am haarets lorsqu'elle est impure, mais non lorsqu'elle est pure. Rabbi Chimon ben Elazar dit : même lorsqu'elle est impure, elle ne moudra pas, car sa compagne
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