Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִילֵימָא חֵרֵשׁ, חֵרֵשׁ בַּר אֵיתוֹיֵי גִיטָּא הוּא?! וְהָתְנַן: הַכֹּל כְּשֵׁרִים לְהָבִיא אֶת הַגֵּט, חוּץ מֵחֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן!Si l'on dit que celui qui ne peut pas faire la déclaration est un sourd-muet, un sourd-muet est-il donc apte à apporter un get (acte de divorce) ? Or nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm ; plus loin, 23a) : Tous sont aptes à apporter le get, sauf le sourd-muet, le dément et le mineur !
- וְאָמַר רַב יוֹסֵף: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁנְּתָנוֹ לָהּ כְּשֶׁהוּא פִּקֵּחַ, וְלֹא הִסְפִּיק לוֹמַר ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״ עַד שֶׁנִּתְחָרֵשׁ. לְרָבָא נִיחָא, לְרַבָּה קַשְׁיָא!Et Rav Yossef a dit : De quoi s'agit-il ici ? D'un cas où l'envoyé le lui a remis alors qu'il était encore sain d'esprit et de sens, et n'a pas eu le temps de dire : « C'est en ma présence qu'il a été écrit et en ma présence qu'il a été signé », avant de devenir sourd-muet. Cette règle, selon laquelle le get doit alors être ratifié par ses signataires, s'accorde bien avec Rava, pour qui la déclaration sert à la ratification. Mais c'est difficile pour Rabba, pour qui il faut attester que le get a été écrit à l'intention de cette femme : comment la ratification suffirait-elle ?
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – לְאַחַר שֶׁלָּמְדוּ. אִי הָכִי, יָכוֹל נָמֵי! גְּזֵירָה שֶׁמָּא יַחְזוֹר דָּבָר לְקִלְקוּלוֹ.La Guemara répond : De quoi s'agit-il ici ? De l'époque après qu'ils ont appris que le get doit être écrit à l'intention de la femme. Objection : S'il en est ainsi, celui qui peut faire la déclaration devrait aussi en être dispensé ! Réponse : C'est un décret, de peur que la chose ne revienne à sa corruption première, c'est-à-dire qu'on n'oublie cette règle.
- אִי הָכִי, אֵינוֹ יָכוֹל נָמֵי! פִּקֵּחַ וְנִתְחָרֵשׁ מִילְּתָא דְלָא שְׁכִיחָא, וּמִילְּתָא דְלָא שְׁכִיחָא לָא גְּזוּר בַּהּ רַבָּנַן.Objection : S'il en est ainsi, celui qui ne peut pas parler devrait aussi être soumis au décret, et le get serait invalide ! Réponse : Un homme sain qui devient sourd-muet est une chose peu fréquente, et une chose peu fréquente, nos Maîtres n'ont pas édicté de décret à son sujet.
- וְהָא אִשָּׁה, דְּלָא שְׁכִיחָא, וּתְנַן: הָאִשָּׁה עַצְמָהּ מְבִיאָה גִּיטָּהּ, וּבִלְבַד שֶׁצְּרִיכָה לוֹמַר ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״? שֶׁלֹּא תַּחְלוֹק בִּשְׁלִיחוּת.Question : Mais voici qu'une femme apportant elle-même son get n'est pas fréquente non plus, et nous avons appris dans la Michna (23a) : La femme elle-même peut apporter son get, à condition seulement qu'elle doive dire : « C'est en ma présence qu'il a été écrit et en ma présence qu'il a été signé » ? Réponse : C'est afin que tu ne fasses pas de distinction en matière de mandat entre un envoyé et un autre.
- אִי הָכִי, בַּעַל נָמֵי! אַלְּמָה תַּנְיָא: הוּא עַצְמוֹ שֶׁהֵבִיא גִּיטּוֹ, אֵין צָרִיךְ לוֹמַר ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״?Objection : S'il en est ainsi, le mari aussi devrait faire la déclaration ! Pourquoi donc a-t-il été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Lui-même, qui a apporté son get, n'a pas besoin de dire : « C'est en ma présence qu'il a été écrit et en ma présence qu'il a été signé » ?
- טַעְמָא מַאי אֲמוּר רַבָּנַן צָרִיךְ לוֹמַר ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״, דִּילְמָא אָתֵי בַּעַל מְעַרְעַר וּפָסֵיל לֵיהּ; הַשְׁתָּא מִינְקָט נָקֵיט לֵיהּ בִּידֵיהּ, וְעַרְעוֹרֵי קָא מְעַרְעַר עֲלֵיהּ?!Réponse : Quelle est la raison pour laquelle nos Maîtres ont dit qu'il faut dire : « C'est en ma présence qu'il a été écrit et en ma présence qu'il a été signé » ? De peur que le mari ne vienne contester et ne l'invalide. Or maintenant qu'il le tient lui-même dans sa main, irait-il le contester ?! S'il ne voulait pas le donner, il lui suffirait de le déchirer.
- תָּא שְׁמַע, דִּבְעָא מִינֵּיהּ שְׁמוּאֵל מֵרַב הוּנָא: שְׁנַיִם שֶׁהֵבִיאוּ גֵּט מִמְּדִינַת הַיָּם, צְרִיכִין שֶׁיֹּאמְרוּ ״בְּפָנֵינוּ נִכְתַּב וּבְפָנֵינוּ נֶחְתַּם״ אוֹ אֵין צְרִיכִין? אֲמַר לֵיהּ: אֵין צְרִיכִין. וּמָה אִילּוּ יֹאמְרוּ ״בְּפָנֵינוּ גֵּרְשָׁהּ״, מִי לָא מְהֵימְנִי?!Viens et entends une preuve : Car Chmouel a demandé à Rav Houna : Deux personnes qui ont apporté un get d'outre-mer doivent-elles dire : « C'est en notre présence qu'il a été écrit et en notre présence qu'il a été signé », ou n'en ont-elles pas besoin ? Il lui a répondu : Elles n'en ont pas besoin. Car si elles disaient : « C'est en notre présence qu'il l'a répudiée », ne seraient-elles pas crues ?!
- לְרָבָא נִיחָא, לְרַבָּה קַשְׁיָא! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – לְאַחַר שֶׁלָּמְדוּ.Cela s'accorde bien avec Rava, puisque deux témoins équivalent à une ratification. Mais c'est difficile pour Rabba ! Réponse : De quoi s'agit-il ici ? De l'époque après qu'ils ont appris la règle.
- אִי הָכִי, חַד נָמֵי! גְּזֵרָה שֶׁמָּא יַחְזוֹר דָּבָר לְקִלְקוּלוֹ.Objection : S'il en est ainsi, un seul envoyé devrait aussi être dispensé ! Réponse : C'est un décret, de peur que la chose ne revienne à sa corruption première.
- אִי הָכִי, בֵּי תְרֵי נָמֵי! בֵּי תְרֵי דְּמַיְיתוּ גִּיטָּא, מִילְּתָא דְלָא שְׁכִיחָא; וּמִילְּתָא דְלָא שְׁכִיחָא לָא גְּזוּר בָּהּ רַבָּנַן.Objection : S'il en est ainsi, deux envoyés devraient aussi être soumis au décret ! Réponse : Deux personnes qui apportent un get, c'est une chose peu fréquente ; et une chose peu fréquente, nos Maîtres n'ont pas édicté de décret à son sujet.
- וְהָא אִשָּׁה, דְּלָא שְׁכִיחָא, וּתְנַן: הָאִשָּׁה עַצְמָהּ מְבִיאָה גִּיטָּהּ, וּבִלְבַד שֶׁהִיא עַצְמָהּ צְרִיכָה לוֹמַר ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״! שֶׁלֹּא תַּחְלוֹק בִּשְׁלִיחוּת.Question : Mais voici qu'une femme apportant son get n'est pas fréquente non plus, et nous avons appris dans la Michna : La femme elle-même peut apporter son get, à condition seulement qu'elle-même doive dire : « C'est en ma présence qu'il a été écrit et en ma présence qu'il a été signé » ! Réponse : C'est afin que tu ne fasses pas de distinction en matière de mandat.
- אִי הָכִי, בַּעַל נָמֵי! אַלְּמָה תַּנְיָא: הוּא עַצְמוֹ שֶׁהֵבִיא גִּיטּוֹ, אֵינוֹ צָרִיךְ לוֹמַר ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״? טַעְמָא מַאי אֲמוּר רַבָּנַן צָרִיךְ לוֹמַר ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״ – דִּילְמָא אָתֵי בַּעַל מְעַרְעַר וּפָסֵיל לֵיהּ; הַשְׁתָּא מִינְקָט נָקֵיט לֵיהּ בִּידֵיהּ, וְעַרְעוֹרֵי קָא מְעַרְעַר עֲלֵיהּ?!Objection : S'il en est ainsi, le mari aussi devrait faire la déclaration ! Pourquoi donc a-t-il été enseigné dans une baraïta : Lui-même, qui a apporté son get, n'a pas besoin de dire : « C'est en ma présence qu'il a été écrit et en ma présence qu'il a été signé » ? Réponse : Quelle est la raison pour laquelle nos Maîtres ont dit qu'il faut dire : « C'est en ma présence qu'il a été écrit et en ma présence qu'il a été signé » ? De peur que le mari ne vienne contester et ne l'invalide. Or maintenant qu'il le tient lui-même dans sa main, irait-il le contester ?!
- תָּא שְׁמַע: הַמֵּבִיא גֵּט מִמְּדִינַת הַיָּם, וּנְתָנוֹ לָהּ וְלֹא אָמַר לָהּ ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״, אִם נִתְקַיֵּים בְּחוֹתְמָיו – כָּשֵׁר, וְאִם לָאו – פָּסוּל. הֱוֵי לֹא הוּצְרְכוּ לוֹמַר ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״ לְהַחֲמִיר עָלֶיהָ, אֶלָּא לְהָקֵל עָלֶיהָ.Viens et entends une preuve de ce qui a été enseigné : Celui qui apporte un get d'outre-mer, le lui remet et ne lui dit pas : « C'est en ma présence qu'il a été écrit et en ma présence qu'il a été signé » : s'il a été ratifié par ses signataires, il est valide ; sinon, il est invalide. Ainsi, on n'a pas exigé de dire : « C'est en ma présence qu'il a été écrit et en ma présence qu'il a été signé » pour être plus sévère avec elle, mais pour être plus indulgent avec elle, afin de lui épargner la recherche de témoins.
- לְרָבָא נִיחָא, לְרַבָּה קַשְׁיָא! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – לְאַחַר שֶׁלָּמְדוּ.Cela s'accorde bien avec Rava, pour qui la déclaration remplace la ratification, ce qui est une indulgence. Mais c'est difficile pour Rabba ! Réponse : De quoi s'agit-il ici ? De l'époque après qu'ils ont appris la règle.
- וְהָאָמְרַתְּ: גְּזֵירָה שֶׁמָּא יַחְזוֹר הַדָּבָר לְקִלְקוּלוֹ! כְּשֶׁנִּיסַת. אִי הָכִי, הֱוֵי לָא הוּצְרְכוּ לוֹמַר ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״ לְהַחְמִיר עָלֶיהָ אֶלָּא לְהָקֵל עָלֶיהָ?! מִשּׁוּם דְּנִיסַּת הוּא!Objection : Mais tu as dit : C'est un décret, de peur que la chose ne revienne à sa corruption première ! Réponse : Il s'agit d'un cas où elle s'est déjà remariée. Objection : S'il en est ainsi, comment dire : Ainsi, on n'a pas exigé de dire : « C'est en ma présence qu'il a été écrit et en ma présence qu'il a été signé » pour être plus sévère avec elle, mais pour être plus indulgent avec elle ?! C'est plutôt parce qu'elle s'est remariée que l'on est indulgent !
- הָכִי קָאָמַר: וְכִי תֵּימָא לְהַחֲמִיר עֲלַהּ וְלַפְּקַהּ, הֱוֵי לֹא הוּצְרְכוּ לוֹמַר ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״ לְהַחְמִיר עָלֶיהָ אֶלָּא לְהָקֵל עָלֶיהָ,Réponse : Voici ce qu'il veut dire : Et si tu dis : Soyons sévères avec elle et faisons-la sortir de chez son nouveau mari, l'auteur répond : Ainsi, on n'a pas exigé de dire : « C'est en ma présence qu'il a été écrit et en ma présence qu'il a été signé » pour être plus sévère avec elle, mais pour être plus indulgent avec elle,
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