Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בּוֹר שֶׁהוּא קָרוֹב לָאַמָּה מִתְמַלֵּא רִאשׁוֹן – מִפְּנֵי דַּרְכֵי שָׁלוֹם.Le puits le plus proche du canal d'irrigation (ama) se remplit en premier, à cause des voies de la paix : on a fixé un ordre pour que nul ne se querelle sur la priorité.
- מְצוּדוֹת חַיָּה וְעוֹפוֹת וְדָגִים, יֵשׁ בָּהֶן מִשּׁוּם גָּזֵל – מִפְּנֵי דַּרְכֵי שָׁלוֹם; רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: גָּזֵל גָּמוּר.Les pièges à animaux, à oiseaux et à poissons : bien que le poseur de pièges n'ait pas encore acquis les prises, il y a là pour qui les prend un cas de vol, à cause des voies de la paix ; Rabbi Yossé dit : C'est un vol complet.
- מְצִיאַת חֵרֵשׁ שׁוֹטֶה וְקָטָן, יֵשׁ בָּהֶן מִשּׁוּם גָּזֵל – מִפְּנֵי דַּרְכֵי שָׁלוֹם; רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: גָּזֵל גָּמוּר.L'objet trouvé par un sourd-muet, un dément ou un mineur : bien que ceux-ci n'aient pas la capacité d'acquérir, il y a là pour qui le leur prend un cas de vol, à cause des voies de la paix ; Rabbi Yossé dit : C'est un vol complet.
- עָנִי הַמְנַקֵּף בְּרֹאשׁ הַזַּיִת, מַה שֶּׁתַּחְתָּיו גָּזֵל – מִפְּנֵי דַּרְכֵי שָׁלוֹם; רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: גָּזֵל גָּמוּר.Le pauvre qui gaule des olives à la cime de l'olivier : ce qui est sous lui, les olives tombées à terre, le prendre est un vol, à cause des voies de la paix ; Rabbi Yossé dit : C'est un vol complet.
- אֵין מְמַחִין בְּיַד עֲנִיֵּי גּוֹיִם בְּלֶקֶט שִׁכְחָה וּפֵאָה – מִפְּנֵי דַּרְכֵי שָׁלוֹם.On n'empêche pas les pauvres des nations de prendre le glanage, la gerbe oubliée et le coin du champ (péa), destinés aux pauvres d'Israël, à cause des voies de la paix.
- גְּמָ׳ מְנָא הָנֵי מִילֵּי? אָמַר רַב מַתְנָה, דְּאָמַר קְרָא: ״וַיִּכְתּוֹב מֹשֶׁה אֶת הַתּוֹרָה הַזֹּאת וַיִּתְּנָהּ אֶל הַכֹּהֲנִים בְּנֵי לֵוִי״ – אַטּוּ אֲנָא לָא יָדַעְנָא דְּכֹהֲנִים, בְּנֵי לֵוִי נִינְהוּ? אֶלָּא כֹּהֵן בְּרֵישָׁא, וַהֲדַר לֵוִי.GUEMARA (discussion des Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara, sur la Michna) : D'où savons-nous cela ? que le Cohen (prêtre) lit d'abord, puis le Lévi (lévite) ? Rav Matna a dit : Parce que le verset dit : « Moché écrivit cette Torah et la donna aux Cohanim, fils de Lévi » (Deutéronome 31, 9). Est-ce que je ne sais pas que les Cohanim sont des fils de Lévi ? Plutôt, cela enseigne : le Cohen d'abord, et ensuite le Lévi.
- רַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא אָמַר, מֵהָכָא: ״וְנִגְּשׁוּ הַכֹּהֲנִים בְּנֵי לֵוִי״ – אַטּוּ אֲנַן לָא יָדְעִינַן דְּכֹהֲנִים, בְּנֵי לֵוִי נִינְהוּ? אֶלָּא כֹּהֵן בְּרֵישָׁא, וַהֲדַר לֵוִי.Rabbi Yits'hak Nappa'ha a dit : C'est d'ici : « Les Cohanim, fils de Lévi, s'approcheront » (Deutéronome 21, 5). Est-ce que nous ne savons pas que les Cohanim sont des fils de Lévi ? Plutôt : le Cohen d'abord, et ensuite le Lévi.
- רַב אָשֵׁי אָמַר מֵהָכָא: ״בְּנֵי עַמְרָם אַהֲרֹן וּמֹשֶׁה, וַיִּבָּדֵל אַהֲרֹן לְהַקְדִּישׁוֹ קֹדֶשׁ קֳדָשִׁים״.Rav Achi a dit : C'est d'ici : « Fils d'Amram : Aharon et Moché ; et Aharon fut mis à part pour être sanctifié comme saint des saints » (I Chroniques 23, 13). Aharon et ses descendants sont donc plus saints que le reste de la tribu de Lévi.
- רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר מֵהָכָא: ״וְקִדַּשְׁתּוֹ״ – לְכׇל דָּבָר שֶׁבִּקְדוּשָּׁה. תָּנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל: ״וְקִדַּשְׁתּוֹ״ – לְכׇל דָּבָר שֶׁבִּקְדוּשָּׁה; לִפְתּוֹחַ רִאשׁוֹן, וּלְבָרֵךְ רִאשׁוֹן, וְלִיטּוֹל מָנָה יָפָה רִאשׁוֹן.Rabbi 'Hiya bar Abba a dit : C'est d'ici : « Tu le sanctifieras » (Lévitique 21, 8) : le Cohen a la priorité pour toute chose de sainteté. L'école de Rabbi Ichmaël a enseigné : « Tu le sanctifieras », pour toute chose de sainteté : pour ouvrir le premier la discussion à la maison d'étude, pour bénir le premier à table, et pour prendre le premier la belle part.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: מִפְּנֵי דַּרְכֵי שָׁלוֹם?! דְּאוֹרָיְיתָא הִיא! אֲמַר לֵיהּ: דְּאוֹרָיְיתָא, וּמִפְּנֵי דַּרְכֵי שָׁלוֹם.Abayé a dit à Rav Yossef : Pourquoi la Michna dit-elle « à cause des voies de la paix » ? C'est une règle de la Torah ! Rav Yossef lui a répondu : C'est de la Torah, et c'est à cause des voies de la paix.
- כׇּל הַתּוֹרָה כּוּלָּהּ נָמֵי מִפְּנֵי דַּרְכֵי שָׁלוֹם הִיא, דִּכְתִיב: ״דְּרָכֶיהָ דַרְכֵי נוֹעַם וְכׇל נְתִיבוֹתֶיהָ שָׁלוֹם״!Abayé objecte : Toute la Torah aussi est à cause des voies de la paix, comme il est écrit : « Ses voies sont des voies d'agrément et tous ses sentiers sont paix » (Proverbes 3, 17) ! Quelle est donc la particularité de cette règle ?
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: לְכִדְמַר; דְּתַנְיָא: שְׁנַיִם – מַמְתִּינִין זֶה לָזֶה בַּקְּעָרָה. שְׁלֹשָׁה – אֵין מַמְתִּינִין. הַבּוֹצֵעַ – הוּא פּוֹשֵׁט יָדוֹ תְּחִלָּה, וְאִם בָּא לַחְלוֹק כָּבוֹד לְרַבּוֹ אוֹ לְמִי שֶׁגָּדוֹל מִמֶּנּוּ – הָרְשׁוּת בְּיָדוֹ.Plutôt, Abayé a dit : La Michna s'explique selon ce que le Maître, Rabba, a dit. Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Deux convives s'attendent l'un l'autre pour le plat commun ; trois ne s'attendent pas. Celui qui rompt le pain tend la main en premier ; mais s'il veut rendre honneur à son maître ou à plus grand que lui, il en a le droit.
- וְאָמַר מָר עֲלַהּ: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בִּסְעוּדָה, אֲבָל בְּבֵית הַכְּנֶסֶת לֹא, דְּאָתוּ לְאִינְּצוֹיֵי.Et le Maître a dit à ce sujet : Ils ne l'ont enseigné que pour le repas, mais à la synagogue, non : on ne cède pas son tour, car ils en viendraient à se quereller. C'est ce que signifie « à cause des voies de la paix ».
- אָמַר רַב מַתְנָה: הָא דְּאָמְרַתְּ בְּבֵית הַכְּנֶסֶת לֹא, לָא אֲמַרַן אֶלָּא בְּשַׁבָּתוֹת וְיָמִים טוֹבִים – דִּשְׁכִיחִי רַבִּים, אֲבָל בְּשֵׁנִי וּבַחֲמִישִׁי – לָא.Rav Matna a dit : Ce que tu as dit, que à la synagogue, non, nous ne l'avons dit que pour les Chabbatot et les jours de fête, où la foule est présente ; mais les lundis et jeudis, non : il n'y a pas de crainte, et on peut céder son tour.
- אִינִי?! וְהָא רַב הוּנָא קָרֵי בְּכָהֲנֵי בְּשַׁבָּתוֹת וְיוֹם טוֹב! שָׁאנֵי רַב הוּנָא, דַּאֲפִילּוּ רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי – כָּהֲנֵי חֲשִׁיבִי דְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל – מֵיכָף הֲווֹ כַּיְיפִי לֵיהּ.La Guemara demande : Est-ce vrai ? Mais Rav Houna, qui était Israélite, lisait à la place des Cohanim, les Chabbatot et jours de fête ! On répond : Rav Houna est différent, car même Rabbi Ami et Rabbi Assi, les Cohanim les plus importants de la terre d'Israël, lui étaient soumis.
- אָמַר אַבָּיֵי, נָקְטִינַן: אֵין שָׁם כֹּהֵן – נִתְפָּרְדָה חֲבִילָה. וְאָמַר אַבָּיֵי, נָקְטִינַן: אֵין שָׁם לֵוִי – קוֹרֵא כֹּהֵן.Abayé a dit : Nous tenons par tradition que s'il n'y a pas de Cohen là à la synagogue, le faisceau s'est défait : le Lévi perd sa priorité. Et Abayé a dit : Nous tenons par tradition que s'il n'y a pas de Lévi là, le Cohen lit à sa place.
- אִינִי?! וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כֹּהֵן אַחַר כֹּהֵן לֹא יִקְרָא, מִשּׁוּם פְּגָמוֹ שֶׁל רִאשׁוֹן. לֵוִי אַחַר לֵוִי לֹא יִקְרָא מִשּׁוּם פְּגַם שְׁנֵיהֶם! כִּי קָאָמְרִינַן, בְּאוֹתוֹ כֹּהֵן.La Guemara demande : Est-ce vrai ? Mais Rabbi Yo'hanan a dit : Un Cohen ne lira pas après un Cohen, à cause de la défaveur du premier, dont on croirait qu'il n'est pas Cohen ; un Lévi ne lira pas après un Lévi, à cause de la défaveur de tous les deux ! On répond : Lorsque nous avons dit cela, il s'agissait du même Cohen, qui lit une seconde fois.
- מַאי שְׁנָא לֵוִי אַחַר לֵוִי, דְּאִיכָּא פְּגַם שְׁנֵיהֶם – דְּאָמְרִי: חַד מִינַּיְיהוּ לָאו לֵוִי הוּא; כֹּהֵן אַחֵר כֹּהֵן נָמֵי, אָמְרִי: חַד מִינַּיְיהוּ לָאו כֹּהֵן הוּא! כְּגוֹן דְּמוּחְזָק לַן בַּאֲבוּהּ דְּהַאי שֵׁנִי, דְּכֹהֵן הוּא.La Guemara demande : En quoi est-ce différent ? Un Lévi après un Lévi, il y a défaveur des deux, car on dira : L'un d'eux n'est pas Lévi ; un Cohen après un Cohen aussi, on dira : L'un d'eux n'est pas Cohen ! Pourquoi seul le premier serait-il en cause ? On répond : Il s'agit d'un cas où nous savons de façon établie, du père de ce second, qu'il est Cohen.
- הָכָא נָמֵי, דְּמוּחְזָק לַן בַּאֲבוּהּ דְּהַאי שֵׁנִי, דְּלֵוִי הוּא! אֶלָּא אָמְרִי: מַמְזֶרֶת אוֹ נְתִינָה נְסֵיב, וּפַסְלֵיהּ לְזַרְעֵיהּ. הָכָא נָמֵי, אָמְרִי: גְּרוּשָׁה אוֹ חֲלוּצָה נְסֵיב, וְאַחֲלֵיהּ לְזַרְעֵיהּ!La Guemara demande : Ici aussi, pour les Léviim, supposons que nous savons de façon établie, du père de ce second, qu'il est Lévi ! On répond : Plutôt, on dira alors : Il a épousé une mamzérèt (née d'une union interdite) ou une netina (descendante des Guivonites), et il a disqualifié sa descendance. On objecte : Ici aussi, pour les Cohanim, on dira : Il a épousé une divorcée ou une 'haloutsa (veuve libérée du lévirat par le déchaussement) et il a profané sa descendance !
- סוֹף סוֹף, לֵוִי מִי קָא הָוֵי?!On répond : En fin de compte, serait-il donc Lévi ? Disqualifié de la prêtrise, il serait Israélite et non Lévi ; il n'aurait pas lu à cette place. Le soupçon ne peut donc porter que sur le premier.
- וּלְמַאן? אִי לְיוֹשְׁבִין – הָא קָא חָזוּ לֵיהּ! אֶלָּא לְיוֹצְאִין.La Guemara demande : Et pour qui y a-t-il cette défaveur ? Si c'est pour ceux qui restent assis jusqu'à la fin de la lecture, ils le voient bien compté parmi les sept lecteurs ! Plutôt, c'est pour ceux qui sortent avant la fin.
- שְׁלַחוּ לֵיהּ בְּנֵי גָלִילָא לְרַבִּי חֶלְבּוֹ: אַחֲרֵיהֶן,Les gens de Galilée ont envoyé demander à Rabbi 'Helbo : Après eux, le Cohen et le Lévi,
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