Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמָה טַעַם אָמְרוּ נוֹדְעָה אֵינָהּ מְכַפֶּרֶת? שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ מִזְבֵּחַ אוֹכֵל גְּזֵילוֹת.Et pour quelle raison ont-ils dit que s'il est connu comme volé, il ne fait pas expiation ? Afin qu'on ne dise pas : L'autel consomme des biens volés.
- בִּשְׁלָמָא לְעוּלָּא – הַיְינוּ דְּקָתָנֵי חַטָּאת. אֶלָּא לְרַב יְהוּדָה – מַאי אִירְיָא חַטָּאת, אֲפִילּוּ עוֹלָה נָמֵי!La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) compare les deux explications : Certes, selon Oulla, pour qui l'on craint l'affliction des Cohanim (prêtres), c'est pour cela qu'on enseigne le cas du sacrifice expiatoire, dont les Cohanim mangent la chair. Mais selon Rav Yehouda, pour qui l'on craint pour l'honneur de l'autel, pourquoi spécialement le sacrifice expiatoire ? Même pour l'holocauste aussi, cela devrait valoir !
- לָא מִיבַּעְיָא קָאָמַר – לָא מִיבַּעְיָא עוֹלָה, דְּכָלִיל הִיא; אֶלָּא אֲפִילּוּ חַטָּאת נָמֵי, דְּחֵלֶב וָדָם הוּא דְּסָלֵיק לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ, וְאִידַּךְ כֹּהֲנִים אָכְלִי לֵיהּ; אֲפִילּוּ הָכִי גְּזוּר, שֶׁלֹּא יֹאמְרוּ מִזְבֵּחַ אוֹכֵל גְּזֵילוֹת.La Guemara répond : Il parle sur le mode « inutile de dire » : Inutile de dire pour l'holocauste, qui est entièrement consumé sur l'autel, où l'on dira certainement que l'autel consomme des biens volés ; mais même pour le sacrifice expiatoire aussi, dont seuls la graisse et le sang montent sur l'autel, et dont les Cohanim mangent le reste, même ainsi ils ont décrété, afin qu'on ne dise pas : L'autel consomme des biens volés.
- תְּנַן: עַל חַטָּאת הַגְּזוּלָה שֶׁלֹּא נוֹדְעָה לְרַבִּים, שֶׁהִיא מְכַפֶּרֶת – מִפְּנֵי תִּיקּוּן הַמִּזְבֵּחַ. בִּשְׁלָמָא לְעוּלָּא – נִיחָא, אֶלָּא לְרַב יְהוּדָה – אִיפְּכָא מִיבְּעֵי לֵיהּ!Nous avons appris dans la Michna : Au sujet du sacrifice expiatoire volé dont l'origine n'a pas été connue du public : qu'il fait expiation, à cause de l'amélioration de l'autel. Certes, selon Oulla, cela va bien. Mais selon Rav Yehouda, il aurait fallu enseigner l'inverse ! à savoir que s'il est connu, il ne fait pas expiation.
- הָכִי נָמֵי קָאָמַר: לָא נוֹדְעָה – מְכַפֶּרֶת, נוֹדְעָה – אֵינָהּ מְכַפֶּרֶת, מִפְּנֵי תִּיקּוּן הַמִּזְבֵּחַ.La Guemara répond : C'est bien ce qu'il dit : S'il n'est pas connu, il fait expiation ; mais s'il est connu, il ne fait pas expiation, à cause de l'amélioration de l'autel.
- מֵתִיב רָבָא: גָּנַב וְהִקְדִּישׁ, וְאַחַר כָּךְ טָבַח וּמָכַר – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל, וְאֵינוֹ מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה. וְתָנֵי עֲלַהּ: בַּחוּץ כִּי הַאי גַוְונָא – עָנוּשׁ כָּרֵת. וְאִי אָמְרַתְּ יֵאוּשׁ כְּדִי לָא קָנֵי, כָּרֵת מַאי עֲבִידְתֵּיהּ?Rava a objecté à partir d'une Michna (Bava Kama 74a) : Si quelqu'un a volé une bête et l'a consacrée, et ensuite l'a abattue ou vendue, il paie le paiement au double, comme tout voleur (Exode 22, 3), et il ne paie pas le paiement au quadruple et au quintuple (Exode 21, 37). Et on a enseigné à ce sujet dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : S'il l'a abattue à l'extérieur du Temple dans un tel cas, il est puni de karèt (retranchement). Or si tu dis que le renoncement (yéouch) du propriétaire à lui seul ne fait pas acquérir, la bête n'a pas pu être consacrée par le voleur : que vient faire le karèt ?
- אָמַר רַב שֵׁיזְבִי: כָּרֵת מִדִּבְרֵיהֶם. אַחִיכוּ עֲלֵיהּ – כָּרֵת מִדִּבְרֵיהֶם מִי אִיכָּא?! אֲמַר לְהוּ רָבָא: גַּבְרָא רַבָּה אָמַר מִילְּתָא, לָא תְּחוּכוּ עֲלַהּ; כָּרֵת שֶׁעַל יְדֵי דִּבְרֵיהֶן בָּאתָה לוֹ – אוֹקְמוּהָ רַבָּנַן בִּרְשׁוּתֵיהּ כִּי הֵיכִי דְּלִיחַיַּיב עֲלַהּ.Rav Chézvi a dit : Il s'agit d'un karèt d'après leurs paroles, celles des Sages. Ils ont ri de lui : Y a-t-il donc un karèt d'après leurs paroles ?! Rava leur a dit : Un grand homme a dit une chose, ne riez pas d'elle. C'est un karèt qui lui est venu par l'intermédiaire de leurs paroles : nos Maîtres ont établi la bête dans sa possession afin qu'il soit passible à son sujet.
- אָמַר רָבָא: הָא וַודַּאי קָא מִיבַּעְיָא לִי – כִּי אוֹקְמוּהָ רַבָּנַן בִּרְשׁוּתֵיהּ, מִשְּׁעַת גְּנֵיבָה אוֹ מִשְּׁעַת הֶקְדֵּישָׁהּ? לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לְגִיזּוֹתֶיהָ וּוַלְדוֹתֶיהָ. מַאי? הֲדַר אָמַר רָבָא: מִסְתַּבְּרָא – מִשְּׁעַת הֶקְדֵּישָׁהּ, שֶׁלֹּא יְהֵא חוֹטֵא נִשְׂכָּר.Rava a dit : Ceci est certainement une question pour moi : Lorsque nos Maîtres l'ont établie dans sa possession, est-ce à partir du moment du vol ou à partir du moment de sa consécration ? Quelle différence cela fait-il ? Cela concerne ses tontes et ses petits. Qu'en est-il ? Rava a dit ensuite : Il est logique que ce soit à partir du moment de sa consécration, afin que le pécheur ne tire pas profit de sa faute.
- מַתְנִי׳ לֹא הָיָה סִיקָרִיקוֹן בִּיהוּדָה בַּהֲרוּגֵי מִלְחָמָה. מֵהֲרוּגֵי הַמִּלְחָמָה וְאֵילָךְ, יֵשׁ בָּהּ סִיקָרִיקוֹן. כֵּיצַד? לָקַח מִסִּיקָרִיקוֹן, וְחָזַר וְלָקַח מִבַּעַל הַבַּיִת, מִקָּחוֹ בָּטֵל. מִבַּעַל הַבַּיִת, וְחָזַר וְלָקַח מִסִּיקָרִיקוֹן – מִקָּחוֹ קַיָּים.MICHNA : Il n'y avait pas de loi du sikarikon (l'occupant violent qui s'approprie un terrain sous la menace) en Judée au temps des tués de la guerre. Depuis les tués de la guerre et au-delà, il y a pour elle la loi du sikarikon. Comment cela ? Si quelqu'un a acheté un champ à un sikarikon, et qu'ensuite il l'a de nouveau acheté au propriétaire, son achat est nul ; au propriétaire, et qu'ensuite il l'a de nouveau acheté au sikarikon, son achat est valable.
- לָקַח מִן הָאִישׁ וְחָזַר וְלָקַח מִן הָאִשָּׁה – מִקָּחוֹ בָּטֵל. מִן הָאִשָּׁה וְחָזַר וְלָקַח מִן הָאִישׁ – מִקָּחוֹ קַיָּים. זוֹ מִשְׁנָה רִאשׁוֹנָה.Si quelqu'un a acheté au mari le champ de sa femme et qu'ensuite il l'a de nouveau acheté à la femme, son achat est nul ; à la femme, et qu'ensuite il l'a de nouveau acheté au mari, son achat est valable. Ceci est la première Michna (la version initiale).
- בֵּית דִּין שֶׁל אַחֲרֵיהֶם אָמְרוּ: הַלּוֹקֵחַ מִסִּיקָרִיקוֹן, נוֹתֵן לַבְּעָלִים רְבִיעַ. אֵימָתַי – בִּזְמַן שֶׁאֵין בְּיָדָן לִיקַּח, אֲבָל יֵשׁ בְּיָדָן לִיקַּח – הֵן קוֹדְמִין לְכׇל אָדָם.Le tribunal qui leur a succédé a dit : Celui qui achète à un sikarikon donne aux propriétaires antérieurs un quart de la valeur. Quand cela s'applique-t-il ? Lorsqu'ils n'ont pas les moyens d'acheter le champ ; mais s'ils ont les moyens d'acheter, ils passent avant tout le monde.
- רַבִּי הוֹשִׁיב בֵּית דִּין וְנִמְנוּ, שֶׁאִם שָׁהֲתָה בִּפְנֵי סִיקָרִיקוֹן שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ, כׇּל הַקּוֹדֵם לִיקַּח – זָכָה; אֲבָל נוֹתֵן לַבְּעָלִים רְבִיעַ.Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi) a réuni un tribunal, et ils ont voté : Si le champ est resté devant le sikarikon douze mois, quiconque est le premier à l'acheter l'acquiert, mais il donne aux propriétaires un quart.
- גְּמָ׳ הַשְׁתָּא בַּהֲרוּגֵי הַמִּלְחָמָה לֹא הָיָה בָּהּ סִיקָרִיקוֹן, מֵהֲרוּגֵי מִלְחָמָה וְאֵילָךְ, יֵשׁ בָּהּ סִיקָרִיקוֹן?!GUEMARA : Maintenant, si au temps des tués de la guerre il n'y avait pas de sikarikon, depuis les tués de la guerre et au-delà, il y a pour elle du sikarikon ?! C'est l'inverse qui serait logique.
- אָמַר רַב יְהוּדָה: ״לֹא דָּנוּ בָּהּ דִּין סִיקָרִיקוֹן״ קָאָמַר. דְּאָמַר רַבִּי אַסִּי: שָׁלֹשׁ גְּזֵירוֹת גָּזְרוּ. גְּזֵרְתָּא קַמַּיְיתָא: כֹּל דְּלָא קָטֵיל – לִיקְטְלוּהּ. מְצִיעֲתָא: כֹּל דְּקָטֵיל – לַיְיתֵי אַרְבַּע זוּזֵי. בָּתְרָיְיתָא: כֹּל דְּקָטֵיל – לִיקְטְלוּהּ. הִלְכָּךְ, קַמַּיְיתָא וּמְצִיעֲתָא, כֵּיוָן דְּקָטְלִי – אַגַּב אוּנְסֵיהּ גָּמַר וּמַקְנֵי.Rav Yehouda a dit : Il veut dire : « Ils n'ont pas jugé pour la Judée selon la loi du sikarikon » à ce moment-là, et les achats étaient valables. Car Rabbi Assi a dit : Ils ont décrété trois décrets. Le premier décret : Quiconque ne tue pas un Juif, qu'on le tue. Celui du milieu : Quiconque tue, qu'il apporte quatre zouz d'amende. Le dernier : Quiconque tue, qu'on le tue. C'est pourquoi, lors du premier et de celui du milieu, puisqu'ils tuaient, à cause de la contrainte qu'il subissait, il se décidait et transférait pleinement la propriété au sikarikon.
- בָּתְרָיְיתָא אָמְרִי: הָאִידָּנָא לִישְׁקוֹל, לִמְחַר תָּבַעְנָא לֵיהּ בְּדִינָא.Lors du dernier, ils disaient : Que le sikarikon le prenne maintenant, demain je le réclamerai de lui en justice ; il n'y avait donc pas de véritable cession.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, מַאי דִּכְתִיב: ״אַשְׁרֵי אָדָם מְפַחֵד תָּמִיד וּמַקְשֶׁה לִבּוֹ יִפּוֹל בְּרָעָה״? אַקַּמְצָא וּבַר קַמְצָא חֲרוּב יְרוּשָׁלַיִם, אַתַּרְנְגוֹלָא וְתַרְנְגוֹלְתָּא חֲרוּב טוּר מַלְכָּא, אַשָּׁקָא דְרִיסְפַּק חֲרוּב בֵּיתֵּר.Rabbi Yo'hanan a dit : Que signifie ce qui est écrit : « Heureux l'homme qui craint toujours, mais celui qui endurcit son cœur tombera dans le malheur » (Proverbes 28, 14) ? À cause de Kamtsa et Bar Kamtsa, Jérusalem a été détruite ; à cause d'un coq et d'une poule, le Tour Malka (le Mont du Roi) a été détruit ; à cause d'un montant de rispak (voiture de femmes), Betar a été détruite.
- אַקַּמְצָא וּבַר קַמְצָא חֲרוּב יְרוּשָׁלַיִם – דְּהָהוּא גַּבְרָא דְּרָחֲמֵיהּ קַמְצָא, וּבְעֵל דְּבָבֵיהּ בַּר קַמְצָא. עֲבַד סְעוֹדְתָּא, אֲמַר לֵיהּ לְשַׁמָּעֵיהּ: זִיל אַיְיתִי לִי קַמְצָא. אֲזַל אַיְיתִי לֵיהּ בַּר קַמְצָא.À cause de Kamtsa et Bar Kamtsa, Jérusalem a été détruite : car un certain homme, dont l'ami s'appelait Kamtsa et l'ennemi Bar Kamtsa, a fait un festin. Il a dit à son serviteur : Va m'amener Kamtsa. Il est allé et, par erreur, lui a amené Bar Kamtsa.
- אֲתָא, אַשְׁכְּחֵיהּ דַּהֲוָה יָתֵיב. אֲמַר לֵיהּ: מִכְּדֵי הָהוּא גַּבְרָא בְּעֵל דְּבָבֵאּ דְּהָהוּא גַּבְרָא הוּא, מַאי בָּעֵית הָכָא? קוּם פּוֹק! אֲמַר לֵיהּ: הוֹאִיל וַאֲתַאי, שִׁבְקַן וְיָהֵיבְנָא לָךְ דְּמֵי מָה דְּאָכֵילְנָא וְשָׁתֵינָא.L'hôte est venu et l'a trouvé assis là. Il lui a dit : Puisque cet homme est l'ennemi de cet homme-là – c'est-à-dire : puisque tu es mon ennemi –, que veux-tu ici ? Lève-toi, sors ! Il lui a dit : Puisque je suis venu, laisse-moi, et je te donnerai le prix de ce que je mangerai et boirai.
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