Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- נָפְלוּ וְנִתְפַּצְּעוּ; אֶחָד שׁוֹגֵג, וְאֶחָד מֵזִיד – לֹא יַעֲלוּ, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יְהוּדָה. רַבִּי יוֹסֵי וְרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמְרִים: בְּשׁוֹגֵג – יַעֲלוּ, בְּמֵזִיד – לֹא יַעֲלוּ.Des noix de Perekh d'orla (fruits des trois premières années, interdits), importantes au point de n'être pas annulées dans un mélange, sont tombées parmi d'autres, et se sont brisées ensuite : que ce soit involontairement ou intentionnellement, elles ne sont pas annulées, ce sont les paroles de Rabbi Méïr et de Rabbi Yehouda. Rabbi Yossé et Rabbi Chimon disent : Involontairement, elles sont annulées ; intentionnellement, elles ne sont pas annulées.
- וְהָא הָכָא, דְּמִדְּאוֹרָיְיתָא חַד בִּתְרֵי בָּטֵל, וְרַבָּנַן הוּא דִּגְזוּר, וְקָא קָנֵיס רַבִּי יְהוּדָה! הָתָם הַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה, מִשּׁוּם דְּאָתֵי לְאִיעָרוֹמֵי.La Guemara demande : Mais ici, d'après la Torah, un élément interdit dans deux est annulé, et ce sont les Sages qui ont décrété que les choses importantes ne le sont pas ; et Rabbi Yehouda pénalise pourtant l'involontaire ! La Guemara répond : Là-bas, la raison de Rabbi Yehouda est qu'il craint qu'il en vienne à ruser, en les brisant exprès pour les annuler.
- וְרָמֵי דְּרַבִּי יוֹסֵי אַדְּרַבִּי יוֹסֵי – דִּתְנַן: נְטִיעָה שֶׁל עׇרְלָה וְשֶׁל כִּלְאֵי הַכֶּרֶם שֶׁנִּתְעָרְבוּ בִּנְטִיעוֹת אֲחֵרוֹת, הֲרֵי זֶה לֹא יְלַקֵּט. וְאִם לִיקֵּט – יַעֲלוּ בְּאֶחָד וּמָאתַיִם, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יִתְכַּוֵּין לְלַקֵּט.Et on a opposé ce propos de Rabbi Yossé à un autre de Rabbi Yossé, car nous avons appris : Un plant d'orla ou de kilayim de la vigne (mélanges interdits dans le vignoble) qui s'est mêlé à d'autres plants, on ne cueillera pas. Et si on a cueilli, ils sont annulés dans un sur deux cents, à condition de ne pas avoir eu l'intention de cueillir en vue de l'annulation.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: אַף הַמִּתְכַּוֵּין לְלַקֵּט – יַעֲלוּ בְּאֶחָד וּמָאתַיִם!Rabbi Yossé dit : Même celui qui a l'intention de cueillir pour annuler, ils sont annulés dans un sur deux cents ! Cela contredit son propos sur les noix.
- הָא אִתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רָבָא: חֲזָקָה אֵין אָדָם אוֹסֵר אֶת כַּרְמוֹ בִּנְטִיעָה אַחַת. וְכֵן כִּי אֲתָא רָבִין אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: חֲזָקָה אֵין אָדָם אוֹסֵר אֶת כַּרְמוֹ בִּנְטִיעָה אַחַת.La Guemara répond : N'a-t-il pas été dit à ce sujet : Rava a dit : On présume qu'un homme n'interdit pas sa vigne pour un seul plant : on ne plante pas un tel plant sans le marquer ; le cas est rare, et les Sages n'ont pas pénalisé. Et de même, lorsque Ravin est arrivé d'Erets Israël, il a dit : Rabbi Yo'hanan a dit : On présume qu'un homme n'interdit pas sa vigne pour un seul plant.
- מַתְנִי׳ הַכֹּהֲנִים שֶׁפִּגְּלוּ בַּמִּקְדָּשׁ, מְזִידִין – חַיָּיבִין.MICHNA : Les Cohanim (prêtres) qui ont rendu une offrande pigoul (disqualifiée par une intention de la consommer ou de l'offrir hors de son temps) dans le Temple, s'ils l'ont fait intentionnellement, sont passibles de payer sa valeur au propriétaire.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: הָיָה עוֹשֶׂה עִמּוֹ בִּטְהָרוֹת, וְאָמַר לוֹ: טְהָרוֹת שֶׁעָשִׂיתִי עִמְּךָ, נִטְמְאוּ; הָיָה עוֹשֶׂה עִמּוֹ בִּזְבָחִים, וְאָמַר לוֹ: זְבָחִים שֶׁעָשִׂיתִי עִמְּךָ, נִתְפַּגְּלוּ – נֶאֱמָן. אֲבָל אָמַר לוֹ: טְהָרוֹת שֶׁעָשִׂיתִי עִמְּךָ בְּיוֹם פְּלוֹנִי נִטְמְאוּ, וּזְבָחִים שֶׁעָשִׂיתִי עִמְּךָ בְּיוֹם פְּלוֹנִי נִתְפַּגְּלוּ – אֵינוֹ נֶאֱמָן.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Si quelqu'un préparait avec un autre des aliments purs, et lui a dit : « Les aliments purs que j'ai préparés avec toi sont devenus impurs » ; s'il préparait avec lui des offrandes, et lui a dit : « Les offrandes que j'ai préparées avec toi sont devenues pigoul », il est cru. Mais s'il lui a dit : « Les aliments purs que j'ai préparés avec toi tel jour sont devenus impurs », et : « Les offrandes que j'ai préparées avec toi tel jour sont devenues pigoul », il n'est pas cru.
- מַאי שְׁנָא רֵישָׁא, וּמַאי שְׁנָא סֵיפָא? אָמַר אַבָּיֵי: כֹּל שֶׁבְּיָדוֹ – נֶאֱמָן.La Guemara demande : Quelle différence y a-t-il entre le début et la fin de la baraïta ? Abayé a dit : Tout ce qui est en son pouvoir, il est cru : tant qu'il travaille encore sur ces aliments ou offrandes, il pourrait encore les disqualifier ; non plus une fois l'ouvrage achevé.
- רָבָא אָמַר: כְּגוֹן דְּאַשְׁכְּחֵיהּ וְלָא אֲמַר לֵיהּ וְלָא מִידֵּי, וּלְבָתַר הָכִי אַשְׁכְּחֵיהּ וַאֲמַר לֵיהּ.Rava a dit : La fin traite du cas où il l'a rencontré sans lui dire quoi que ce soit, et ensuite il l'a rencontré et le lui a dit : s'il disait vrai, il aurait parlé plus tôt.
- הָהוּא דַּאֲמַר לֵיהּ לְחַבְרֵיהּ: טְהָרוֹת שֶׁעָשִׂיתִי עִמְּךָ בְּיוֹם פְּלוֹנִי – נִטְמְאוּ, אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי, אֲמַר לֵיהּ: שׁוּרַת הַדִּין אֵינוֹ נֶאֱמָן. אָמַר לְפָנָיו רַבִּי אַסִּי: רַבִּי, אַתָּה אוֹמֵר כֵּן? הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי יוֹסֵי: מָה אֶעֱשֶׂה שֶׁהַתּוֹרָה הֶאֱמִינַתּוּ.Un homme a dit à son prochain : « Les aliments purs que j'ai préparés avec toi tel jour sont devenus impurs. » Le propriétaire vint devant Rabbi Ami, qui lui dit : Selon la stricte règle, il n'est pas cru. Rabbi Assi dit devant lui : Maître, tu parles ainsi ? Voici ce qu'a dit Rabbi Yo'hanan au nom de Rabbi Yossé : Que puis-je faire, puisque la Torah l'a cru !
- הֵיכָן הֶאֱמִינַתּוּ? אָמַר רַבִּי יִצְחָק בַּר בִּיסְנָא: כֹּהֵן גָּדוֹל בְּיוֹם הַכִּפּוּרִים יוֹכִיחַ, דְּכִי אָמַר פִּגּוּל – מְהֵימַן; וּמְנָא יָדְעִינַן? וְהָכְתִיב: ״וְכׇל אָדָם לֹא יִהְיֶה בְּאֹהֶל מוֹעֵד״! אֶלָּא לָאו מִשּׁוּם דִּמְהֵימַן?La Guemara demande : Où l'a-t-elle cru ? Rabbi Its'hak bar Bisna a dit : Le Cohen Gadol à Yom Kippour le prouvera : quand il dit « pigoul », il est cru. Et comment le saurions-nous ? N'est-il pas écrit : « Et nul homme ne sera dans la Tente d'assignation » (Lévitique 16, 17) ? N'est-ce pas donc parce qu'il est cru après coup, alors que cela n'est plus en son pouvoir ?
- וְדִלְמָא דִּשְׁמַעְנֵיהּ דְּפַגֵּיל! אִי לָאו דִּמְהֵימַן, אַף עַל גַּב דִּשְׁמַעְנֵיהּ נָמֵי לָא מְהֵימַן, דְּדִלְמָא לְבָתַר הָכִי קָאָמַר.La Guemara rejette : Mais peut-être l'avons-nous entendu rendre l'offrande pigoul à voix haute ? La Guemara répond : S'il n'était pas cru, même si nous l'avions entendu, il ne serait pas cru non plus, car peut-être ne l'a-t-il dit qu'après le service.
- וְדִלְמָא דַּחֲזֵינֵיהּ בְּפִישְׁפָּשׁ? קַשְׁיָא.La Guemara objecte encore : Mais peut-être l'avons-nous vu par le guichet (pichpach) ? C'est une kouchya (difficulté, objection) pour Rabbi Its'hak bar Bisna.
- הַהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי, אֲמַר לֵיהּ: סֵפֶר תּוֹרָה שֶׁכָּתַבְתִּי לִפְלוֹנִי, אַזְכָּרוֹת שֶׁלּוֹ לֹא כְּתַבְתִּים לִשְׁמָן. אֲמַר לֵיהּ: סֵפֶר תּוֹרָה בְּיַד מִי? אֲמַר לֵיהּ: בְּיַד לוֹקֵחַ. אֲמַר לֵיהּ: נֶאֱמָן אַתָּה לְהַפְסִיד שְׂכָרְךָ, וְאִי אַתָּה נֶאֱמָן לְהַפְסִיד סֵפֶר תּוֹרָה.Un homme vint devant Rabbi Ami et lui dit : « Le Séfer Torah que j'ai écrit pour untel, je n'ai pas écrit ses Noms divins avec l'intention requise. » Il lui dit : « Le Séfer Torah est aux mains de qui ? » Il lui dit : « Aux mains de l'acheteur. » Il lui dit : « Tu es cru pour te faire perdre ton salaire, et tu n'es pas cru pour faire perdre le Séfer Torah. »
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יִרְמְיָה: נְהִי דְּהִפְסִיד שְׂכַר אַזְכָּרוֹת, שְׂכַר דְּסֵפֶר תּוֹרָה כּוּלֵּיהּ מִי הִפְסִיד?! אֲמַר לֵיהּ: אִין, שֶׁכׇּל סֵפֶר תּוֹרָה שֶׁאֵין אַזְכָּרוֹת שֶׁלּוֹ כְּתוּבוֹת לִשְׁמָן – אֵינוֹ שָׁוֶה כְּלוּם.Rabbi Yirmeya lui dit : Admettons qu'il ait perdu le salaire des Noms divins ; a-t-il perdu tout le salaire du Séfer Torah ?! Il lui dit : Oui, car tout Séfer Torah dont les Noms divins n'ont pas été écrits avec l'intention requise ne vaut rien.
- וְלִיעַבַּר עֲלַיְיהוּ קוּלְמוֹס, וְלִיקַדְּשֵׁיהּ! כְּמַאן – נֵימָא דְּלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה?La Guemara demande : Et qu'il passe sur eux un calame (koulmos) et qu'il les sanctifie ! Selon qui a-t-il statué ? Dirons-nous que ce n'est pas selon Rabbi Yehouda ?
- דִּתְנַן: הֲרֵי שֶׁהָיָה צָרִיךְ לִכְתּוֹב אֶת הַשֵּׁם; וְנִתְכַּוֵּון לִכְתּוֹב ״יְהוּדָה״, וְטָעָה וְלֹא הֵטִיל בּוֹ דָּלֶת; מַעֲבִיר עָלָיו קוּלְמוֹס, וּמְקַדְּשׁוֹ, דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין הַשֵּׁם מִן הַמּוּבְחָר.Car nous avons appris : Si quelqu'un devait écrire le Nom de D.ieu, et qu'il a eu l'intention d'écrire « Yehouda », et qu'il s'est trompé et n'y a pas mis le dalet, il passe dessus un calame et le sanctifie, ce sont les paroles de Rabbi Yehouda. Et les Sages disent : Ce Nom n'est pas de la meilleure qualité.
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יְהוּדָה – עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יְהוּדָה אֶלָּא בַּחֲדָא אַזְכָּרָה, אֲבָל דְּכוּלֵּי סֵפֶר תּוֹרָה – לָא, מִשּׁוּם דְּמִיחֲזֵי כִּמְנוּמָּר.La Guemara rejette : Tu peux même dire selon Rabbi Yehouda : Rabbi Yehouda n'a parlé que d'un seul Nom divin, mais pour tout un Séfer Torah, non, car il paraîtrait moucheté, les Noms ressortant plus épais que le reste.
- הַהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ, אֲמַר לֵיהּ: סֵפֶר תּוֹרָה שֶׁכָּתַבְתִּי לִפְלוֹנִי, גְּוִילִין שֶׁלּוֹ לֹא עִיבַּדְתִּים לִשְׁמָן. אֲמַר לֵיהּ: סֵפֶר תּוֹרָה בְּיַד מִי? אֲמַר לֵיהּ: בְּיַד לוֹקֵחַ. אָמַר לוֹ: מִתּוֹךְ שֶׁאַתָּה נֶאֱמָן לְהַפְסִיד שְׂכָרְךָ, אַתָּה נֶאֱמָן לְהַפְסִיד סֵפֶר תּוֹרָה.Un homme vint devant Rabbi Abahou et lui dit : « Le Séfer Torah que j'ai écrit pour untel, je n'ai pas tanné ses parchemins avec l'intention requise. » Il lui dit : « Le Séfer Torah est aux mains de qui ? » Il lui dit : « Aux mains de l'acheteur. » Il lui dit : « Puisque tu es cru pour te faire perdre ton salaire, tu es cru pour faire perdre le Séfer Torah. »
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.