Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁשָּׁקַל בָּהֶן מִשְׁקָלוֹת, כְּשֵׁרָה! לָא קַשְׁיָא: הָא בְּגוּפָן, הָא בִּכְנֶגְדָּן.avec lesquelles on a pesé des poids sont valables ! La Guemara répond : Ce n'est pas difficile : celle-ci, la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna), parle de celui qui pèse avec l'eau elle-même, et elle est donc disqualifiée ; celle-là, la parole de Rava, parle de celui qui pèse en contrepoids de l'eau.
- בְּגוּפָן – מַעֲשֶׂה קָא עָבֵיד בְּהוּ; וְאִי הֶיזֵּק שֶׁאֵינוֹ נִיכָּר שְׁמֵיהּ הֶיזֵּק, בְּדִינֵי אָדָם נָמֵי לְחַיֵּיב! אֶלָּא אִידֵּי וְאִידֵּי בִּכְנֶגְדָּן; וְלָא קַשְׁיָא – הָא דְּאַסַּח דַּעְתֵּיהּ. הָא דְּלָא אַסַּח דַּעְתֵּיהּ.La Guemara demande : S'il pèse avec l'eau elle-même, il fait un acte avec elle ; et si un dommage qui n'est pas apparent s'appelle un dommage, il devrait être passible selon les lois humaines aussi ! Mais plutôt, l'une comme l'autre parlent de pesée en contrepoids, et ce n'est pas difficile : celle-ci traite du cas où il a détourné son attention de la garde de l'eau, et elle est disqualifiée ; celle-là, où il n'a pas détourné son attention.
- מֵתִיב רַב פָּפָּא: גָּזַל מַטְבֵּעַ, וְנִפְסַל; תְּרוּמָה, וְנִטְמֵאת; חָמֵץ, וְעָבַר עָלָיו הַפֶּסַח; אוֹמֵר לוֹ: ״הֲרֵי שֶׁלְּךָ לְפָנֶיךָ״.Rav Pappa a objecté à 'Hizkiya à partir d'une baraïta : Si quelqu'un a volé une pièce, et qu'elle a été invalidée par le pouvoir ; de la terouma (prélèvement donné au Cohen), et qu'elle est devenue impure ; du 'hamets (levain), et que Pessa'h est passé dessus, le rendant interdit, il lui dit : « Voici le tien devant toi » : il rend l'objet tel quel, sans compenser la perte.
- וְאִי אָמְרַתְּ הֶיזֵּק שֶׁאֵינוֹ נִיכָּר שְׁמֵיהּ הֶיזֵּק, הַאי גַּזְלָן הוּא, מָמוֹנָא מְעַלְּיָא בָּעֵי שַׁלּוֹמֵי! תְּיוּבְתָּא.Et si tu dis qu'un dommage qui n'est pas apparent s'appelle un dommage, celui-ci est un voleur, il doit payer de l'argent en bonne et due forme ! La Guemara conclut : C'est une teyouvta (réfutation définitive) de l'opinion de 'Hizkiya.
- לֵימָא כְּתַנָּאֵי: הַמְטַמֵּא וְהַמְדַמֵּעַ וְהַמְנַסֵּךְ, אֶחָד שׁוֹגֵג וְאֶחָד מֵזִיד – חַיָּיב, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּשׁוֹגֵג – פָּטוּר, בְּמֵזִיד – חַיָּיב.La Guemara propose : Disons que c'est comme une discussion entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) ? Il a été enseigné : Celui qui rend impur, celui qui mélange et celui qui fait une libation, que ce soit involontairement ou intentionnellement, est passible, ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : Involontairement, il est exempt ; intentionnellement, il est passible.
- מַאי, לָאו בְּהָא קָמִיפַּלְגִי – דְּמָר סָבַר: הֶיזֵּק שֶׁאֵינוֹ נִיכָּר שְׁמֵיהּ הֶיזֵּק; וּמָר סָבַר: לָא שְׁמֵיהּ הֶיזֵּק?Quoi ! N'est-ce pas sur ce point qu'ils divergent : un Maître estime qu'un dommage qui n'est pas apparent s'appelle un dommage, si bien qu'on paie même pour l'involontaire, et un Maître estime que cela ne s'appelle pas un dommage, et que l'intentionnel n'est passible que par pénalité ?
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: דְּכוּלֵּי עָלְמָא הֶיזֵּק שֶׁאֵינוֹ נִיכָּר לָא שְׁמֵיהּ הֶיזֵּק; וְהָכָא בְּקָנְסוּ שׁוֹגֵג אַטּוּ מֵזִיד קָא מִיפַּלְגִי – דְּמָר סָבַר: קָנְסוּ שׁוֹגֵג אַטּוּ מֵזִיד; וּמָר סָבַר: לֹא קָנְסוּ שׁוֹגֵג אַטּוּ מֵזִיד.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : Tous s'accordent à dire qu'un dommage qui n'est pas apparent ne s'appelle pas un dommage ; et ici, ils divergent sur la question : a-t-on pénalisé l'involontaire à cause de l'intentionnel ? Un Maître, Rabbi Méïr, estime qu'on a pénalisé l'involontaire à cause de l'intentionnel ; et un Maître, Rabbi Yehouda, estime qu'on n'a pas pénalisé l'involontaire à cause de l'intentionnel.
- וְרָמֵי דְּרַבִּי מֵאִיר אַדְּרַבִּי מֵאִיר, וְרָמֵי דְּרַבִּי יְהוּדָה אַדְּרַבִּי יְהוּדָה – דְּתַנְיָא: הַמְבַשֵּׁל בְּשַׁבָּת; בְּשׁוֹגֵג – יֵאָכֵל, בְּמֵזִיד – לֹא יֵאָכֵל, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בְּשׁוֹגֵג – יֵאָכֵל לְמוֹצָאֵי שַׁבָּת, בְּמֵזִיד – לֹא יֵאָכֵל עוֹלָמִית.La Guemara remarque : Mais on peut opposer ce propos de Rabbi Méïr à un autre de Rabbi Méïr, et opposer celui de Rabbi Yehouda à un autre de Rabbi Yehouda ! Car il a été enseigné : Celui qui cuit pendant Chabbat : involontairement, on mangera ce qu'il a cuit ; intentionnellement, on ne le mangera pas, ce sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : Involontairement, on le mangera à la sortie de Chabbat ; intentionnellement, on ne le mangera jamais.
- רַבִּי יוֹחָנָן הַסַּנְדְּלָר אוֹמֵר: בְּשׁוֹגֵג, יֵאָכֵל לְמוֹצָאֵי שַׁבָּת – לַאֲחֵרִים, וְלֹא לוֹ; בְּמֵזִיד, לֹא יֵאָכֵל עוֹלָמִית – לֹא לוֹ, וְלֹא לַאֲחֵרִים. קַשְׁיָא דְּרַבִּי מֵאִיר אַדְּרַבִּי מֵאִיר, קַשְׁיָא דְּרַבִּי יְהוּדָה אַדְּרַבִּי יְהוּדָה!Rabbi Yo'hanan HaSandlar dit : Involontairement, on le mangera à la sortie de Chabbat, pour les autres et non pour lui ; intentionnellement, on ne le mangera jamais, ni lui ni les autres. Il y a donc une difficulté entre les propos de Rabbi Méïr et de Rabbi Méïr, une difficulté entre ceux de Rabbi Yehouda et de Rabbi Yehouda !
- דְּרַבִּי מֵאִיר אַדְּרַבִּי מֵאִיר לָא קַשְׁיָא – כִּי קָנֵיס, בִּדְרַבָּנַן; בִּדְאוֹרָיְיתָא לָא קָנֵיס.La Guemara répond : Entre Rabbi Méïr et Rabbi Méïr, ce n'est pas difficile : lorsqu'il pénalise même l'involontaire, c'est pour un interdit rabbinique, comme de rendre impur ; pour un interdit toranique, comme de cuire pendant Chabbat, il ne pénalise pas, car on prend les interdits de la Torah au sérieux.
- וְהָא מְנַסֵּךְ דְּאוֹרָיְיתָא הוּא, וְקָא קָנֵיס! מִשּׁוּם חוּמְרָא דַּעֲבוֹדָה זָרָה, קָנֵס לֵיהּ.La Guemara demande : Mais celui qui fait une libation enfreint un interdit toranique, et il pénalise pourtant ! La Guemara répond : À cause de la gravité de l'idolâtrie, il le pénalise.
- דְּרַבִּי יְהוּדָה אַדְּרַבִּי יְהוּדָה לָא קַשְׁיָא – כִּי לָא קָנֵיס, בִּדְרַבָּנַן; בִּדְאוֹרָיְיתָא – קָנֵיס. וְהָא מְנַסֵּךְ דְּאוֹרָיְיתָא, וְלָא קָנֵיס! מִשּׁוּם חוּמְרָא דַּעֲבוֹדָה זָרָה. מִיבְדָּל בְּדִילִי מִינֵּיהּ.Entre Rabbi Yehouda et Rabbi Yehouda, ce n'est pas difficile : lorsqu'il ne pénalise pas, c'est pour un interdit rabbinique ; pour un interdit toranique, il pénalise même l'involontaire. La Guemara demande : Mais celui qui fait une libation enfreint un interdit toranique, et il ne pénalise pas ! La Guemara répond : À cause de la gravité de l'idolâtrie, on s'en écarte de soi-même, et nul besoin de pénalité.
- וְרָמֵי דְּרַבִּי מֵאִיר אַדְּרַבִּי מֵאִיר בִּדְאוֹרָיְיתָא – דְּתַנְיָא: הַנּוֹטֵעַ בַּשַּׁבָּת, בְּשׁוֹגֵג – יְקַיֵּים; בְּמֵזִיד – יַעֲקֹר; וּבַשְּׁבִיעִית – בֵּין בְּשׁוֹגֵג בֵּין בְּמֵזִיד יַעֲקֹר, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.La Guemara remarque : Mais on peut opposer ce propos de Rabbi Méïr à un autre de Rabbi Méïr pour un interdit toranique, car il a été enseigné : Celui qui plante pendant Chabbat : involontairement, il conservera l'arbre ; intentionnellement, il l'arrachera. Et pendant la septième année (chemita), que ce soit involontairement ou intentionnellement, il arrachera, ce sont les paroles de Rabbi Méïr.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בַּשְּׁבִיעִית – בְּשׁוֹגֵג יְקַיֵּים, בְּמֵזִיד יַעֲקֹר; וּבַשַּׁבָּת – בֵּין בְּשׁוֹגֵג בֵּין בְּמֵזִיד, יַעֲקֹר.Rabbi Yehouda dit : Pendant la septième année, involontairement, il conservera ; intentionnellement, il arrachera. Et pendant Chabbat, que ce soit involontairement ou intentionnellement, il arrachera. Rabbi Méïr pénalise donc ici l'involontaire pour un interdit toranique, contrairement à ce qu'il dit de celui qui cuit pendant Chabbat.
- וּלְטַעְמָיךְ, תִּקָּשֶׁה לָךְ הִיא גּוּפַהּ – מִכְּדֵי הָא דְּאוֹרָיְיתָא וְהָא דְּאוֹרָיְיתָא, מַאי שְׁנָא שַׁבָּת וּמַאי שְׁנָא שְׁבִיעִית?La Guemara demande : Et selon ton raisonnement, tu devrais t'étonner de celle-ci elle-même : puisque celle-là est toranique et celle-ci toranique, quelle différence y a-t-il entre Chabbat et la septième année ?
- אֶלָּא הָתָם, כִּדְקָתָנֵי טַעְמָא – אָמַר רַבִּי מֵאִיר: מִפְּנֵי מָה אֲנִי אוֹמֵר בַּשַּׁבָּת – בְּשׁוֹגֵג יְקַיֵּים, בְּמֵזִיד יַעֲקֹר; וּבַשְּׁבִיעִית – בֵּין בְּשׁוֹגֵג בֵּין בְּמֵזִיד יַעֲקֹר? מִפְּנֵי שֶׁיִּשְׂרָאֵל מוֹנִין לַשְּׁבִיעִית,Mais plutôt, là-bas, la raison est telle qu'il l'enseigne : Rabbi Méïr a dit : Pourquoi est-ce que je dis que pendant Chabbat, involontairement, il conservera, et intentionnellement, il arrachera ; et que pendant la septième année, que ce soit involontairement ou intentionnellement, il arrachera ? Parce que les Bnei Israël comptent à partir de la septième année les années de l'arbre, pour l'orla (interdit des fruits des trois premières années) et le fruit de la quatrième année ; on se rappellerait donc qu'il a été planté en chemita, et l'on en viendrait à le permettre.
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