Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הוּא דְּאָמַר, כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב – דְּתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: פְּעָמִים שֶׁאָדָם נִשְׁבָּע עַל טַעֲנַת עַצְמוֹ. כֵּיצַד? ״מָנֶה לְאָבִיךְ בְּיָדִי, וְהֶאֱכַלְתִּיו פְּרָס״ – הֲרֵי זֶה נִשְׁבָּע. וְזֶה הוּא שֶׁנִּשְׁבָּע עַל טַעֲנַת עַצְמוֹ.La Guemara répond : Il a parlé conformément à Rabbi Eliézer ben Yaakov, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : Il arrive qu'un homme prête serment sur sa propre prétention. Comment ? S'il dit à quelqu'un : « Cent dinars de ton père sont entre mes mains, et je lui en ai remboursé la moitié (pras) », il prête serment. Et c'est celui qui prête serment sur sa propre prétention : bien que personne ne lui réclame rien, il jure sur la base de sa propre déclaration.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינוֹ אֶלָּא כְּמֵשִׁיב אֲבֵידָה, וּפָטוּר.Mais les Sages disent : Il n'est que comme celui qui rend un objet perdu, et il est exempt du serment.
- וְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב – לֵית לֵיהּ: ״מֵשִׁיב אֲבֵידָה – פָּטוּר״?! אָמַר רַב: בְּטוֹעֲנוֹ קָטָן.La Guemara demande : Et Rabbi Eliézer ben Yaakov n'admet-il pas que « celui qui rend un objet perdu est exempt » ?! Rav a dit : Il s'agit d'un cas où un mineur le réclame : le fils du créancier défunt lui réclame la somme, et il reconnaît en partie.
- קָטָן, מִידֵּי מְשָׁשָׁא אִית בֵּיהּ?! וְהָתְנַן: אֵין נִשְׁבָּעִין עַל טַעֲנַת חֵרֵשׁ, שׁוֹטֶה וְקָטָן!La Guemara s'étonne : Un mineur, a-t-il quelque consistance ? Or, nous avons appris dans la Michna (Chevouot 38b) : On ne prête pas serment sur la réclamation d'un sourd-muet, d'un dément ou d'un mineur !
- מַאי ״קָטָן״ – גָּדוֹל; וְאַמַּאי קָרֵי לֵיהּ ״קָטָן״? דִּלְגַבֵּי מִילֵּי דְאָבִיו, קָטָן הוּא.Que signifie « mineur » ? Un adulte. Le fils du créancier est adulte. Et pourquoi l'appelle-t-il « mineur » ? Parce qu'à l'égard des affaires de son père, il est comme un mineur, ne sachant pas au juste ce qui a été remboursé.
- אִי הָכִי, טַעֲנַת עַצְמוֹ?! טַעֲנַת אֲחֵרִים הוּא! טַעֲנַת אֲחֵרִים, וְהוֹדָאַת עַצְמוֹ.La Guemara demande : S'il en est ainsi, est-ce sa propre prétention ?! C'est la prétention d'autrui ! Elle répond : C'est la prétention d'autrui, et son propre aveu qui l'oblige ; c'est pourquoi on l'appelle « sa propre prétention ».
- כּוּלְּהוּ טַעֲנָתָא נָמֵי, טַעֲנַת אֲחֵרִים וְהוֹדָאַת עַצְמוֹ נִינְהוּ! אֶלָּא בִּדְרַבָּה קָמִיפַּלְגִי – דְּאָמַר רַבָּה, מִפְּנֵי מָה אָמְרָה תּוֹרָה: מוֹדֶה מִקְצָת הַטַּעֲנָה – יִשָּׁבַע? חֲזָקָה – אֵין אָדָם מֵעִיז פָּנָיו בִּפְנֵי בַּעַל חוֹבוֹ;La Guemara objecte : Toutes les prétentions aussi sont faites de la prétention d'autrui et de son propre aveu ! Plutôt, ils divergent sur ce qu'a dit Rabba, car Rabba a dit : Pourquoi la Torah a-t-elle dit que celui qui reconnaît une partie de la réclamation doit prêter serment ? Il y a une présomption : un homme n'a pas l'audace de se dresser devant son créancier pour nier toute sa dette ;
- וְהַאי, בְּכוּלֵּיהּ בָּעֵי לְמִכְפְּרֵיהּ לֵיהּ, וְהַאי דְּלָא כַּפְרֵיהּ – מִשּׁוּם דְּאֵין אָדָם מֵעִיז פָּנָיו בִּפְנֵי בַּעַל חוֹבוֹ; וּבְכוּלֵּיהּ בָּעֵי דְּלוֹדֵי לֵיהּ, וְהַאי דְּלָא אוֹדִי לֵיהּ – אִישְׁתְּמוֹטֵי הוּא דְּקָא מִשְׁתְּמִיט לֵיהּ – סָבַר: עַד דְּהָווּ לִי זוּזֵי וּפָרַעְנָא לֵיהּ; וְאָמַר רַחֲמָנָא: רְמִי שְׁבוּעָה עִילָּוֵיהּ, כִּי הֵיכִי דְּלוֹדֵי לֵיהּ בְּכוּלֵּיהּ.et celui-ci voudrait lui nier le tout, et s'il ne le lui nie pas, c'est parce qu'un homme n'a pas l'audace de se dresser devant son créancier ; et il voudrait lui reconnaître le tout, et s'il ne le lui reconnaît pas, c'est qu'il cherche à se dérober, en pensant : Jusqu'à ce que j'aie de l'argent, et je le rembourserai. Et le Miséricordieux a dit : Impose-lui un serment, afin qu'il lui reconnaisse le tout.
- רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב סָבַר: לָא שְׁנָא בּוֹ וְלָא שְׁנָא בִּבְנוֹ – אֵינוֹ מֵעֵיז, וְהִילְכָּךְ לָאו מֵשִׁיב אֲבֵידָה הוּא; וְרַבָּנַן סָבְרִי: בּוֹ הוּא דְּאֵינוֹ מֵעֵיז, אֲבָל בִּבְנוֹ מֵעֵיז, וּמִדְּלֹא מֵעֵיז – מֵשִׁיב אֲבֵידָה הוּא.Rabbi Eliézer ben Yaakov pense : Qu'il s'agisse de lui-même ou qu'il s'agisse de son fils, il n'a pas l'audace ; c'est pourquoi il n'est pas considéré comme celui qui rend un objet perdu et il doit jurer. Et les Sages pensent : C'est devant lui-même qu'il n'a pas l'audace, mais devant son fils, il a l'audace ; et puisqu'il n'a pas eu l'audace de tout nier, il est comme celui qui rend un objet perdu et il est exempt.
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