Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יְתוֹמִין שֶׁאָמְרוּ – גְּדוֹלִים, וְאֵין צָרִיךְ לוֹמַר קְטַנִּים; בֵּין לִשְׁבוּעָה בֵּין לְזִיבּוּרִית.Les orphelins dont ils ont parlé sont même des adultes, et il n'est pas nécessaire de dire des mineurs ; aussi bien pour le serment que pour la terre de qualité inférieure (zibourit).
- אֵין נִפְרָעִין מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים בִּמְקוֹם שֶׁיֵּשׁ בְּנֵי חוֹרִין. בָּעֵי רַב אַחָדְבוּי בַּר אַמֵּי: בְּמַתָּנָה הֵיאַךְ?La Michna a enseigné : on ne se fait pas payer sur des biens engagés (déjà vendus à un tiers) là où il existe des biens libres. Rav A'hadvoï bar Ami a posé la question : pour un don, qu'en est-il ?
- תַּקַּנְתָּא הוּא דַּעֲבוּד רַבָּנַן – מִשּׁוּם פְּסֵידָא דְלָקוֹחוֹת, אֲבָל מַתָּנָה, דְּלֵיכָּא פְּסֵידָא דְלָקוֹחוֹת – לָא; אוֹ דִלְמָא מַתָּנָה נָמֵי, אִי לָאו דְּאִית לֵיהּ הֲנָאָה מִינֵּיהּ – לָא יָהֵיב לֵיהּ מַתָּנָה, וְהִלְכָּךְ כִּי פְּסֵידָא דְלָקוֹחוֹת דָּמֵי?Est-ce une institution que les Sages ont faite à cause de la perte des acheteurs, qui perdraient l'argent déboursé ; mais un don, où il n'y a pas de perte pour des acheteurs, non ? Ou peut-être un don aussi : s'il ne tirait pas un avantage de lui, il ne lui ferait pas de don, et c'est pourquoi c'est comme la perte des acheteurs ?
- אֲמַר לֵיהּ מָר קַשִּׁישָׁא בְּרֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא לְרַב אָשֵׁי, תָּא שְׁמַע, שְׁכִיב מְרַע שֶׁאָמַר: ״תְּנוּ מָאתַיִם זוּז לִפְלוֹנִי, ושְׁלֹשׁ מֵאוֹת לִפְלוֹנִי, וְאַרְבַּע מֵאוֹת לִפְלוֹנִי״ – אֵין אוֹמְרִים: כׇּל הַקּוֹדֵם בִּשְׁטָר זָכָה; לְפִיכָךְ, יָצָא עָלָיו שְׁטַר חוֹב – גּוֹבֶה מִכּוּלָּן.Mar Kachicha, fils de Rav 'Hisda, a dit à Rav Achi : viens et entends une preuve : un mourant qui a dit : « Donnez deux cents zouz à untel, trois cents à untel et quatre cents à untel » : on ne dit pas : quiconque précède dans l'acte a acquis. C'est pourquoi, si une reconnaissance de dette a surgi contre lui, le créancier perçoit sur eux tous.
- אֲבָל אִם אָמַר: ״תְּנוּ מָאתַיִם זוּז לִפְלוֹנִי, וְאַחֲרָיו לִפְלוֹנִי, וְאַחֲרָיו לִפְלוֹנִי״ – אוֹמְרִים: כׇּל הַקּוֹדֵם בִּשְׁטָר זָכָה. לְפִיכָךְ, יָצָא עָלָיו שְׁטַר חוֹב – גּוֹבֶה מִן הָאַחֲרוֹן. אֵין לוֹ – גּוֹבֶה מִשֶּׁלְּפָנָיו. אֵין לוֹ – גּוֹבֶה מִשֶּׁלִּפְנֵי פָנָיו.Mais s'il a dit : « Donnez deux cents zouz à untel, et après lui à untel, et après lui à untel », on dit : quiconque précède dans l'acte a acquis. C'est pourquoi, si une reconnaissance de dette a surgi contre lui, il perçoit sur le dernier ; si celui-ci n'a pas de quoi, il perçoit sur celui qui le précède ; s'il n'a pas de quoi, il perçoit sur celui qui précède ce dernier.
- וְאַף עַל גַּב דְּקַמָּא בֵּינוֹנִית וּבָתְרָא זִיבּוּרִית – מִזִּיבּוּרִית גָּבֵי, מִבֵּינוֹנִית לָא גָּבֵי. שְׁמַע מִינַּהּ, בְּמַתָּנָה נָמֵי עֲבוּד רַבָּנַן תַּקַּנְתָּא.Et même si le premier a reçu de la terre de qualité moyenne (beinonit) et le dernier de la terre de qualité inférieure, il perçoit sur la terre de qualité inférieure, et il ne perçoit pas sur la terre de qualité moyenne. Déduis-en que pour un don aussi, les Sages ont fait cette institution.
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בְּבַעַל חוֹב. וְהָא ״תְּנוּ״ קָאָמַר! ״תְּנוּ״ בְּחוֹבִי.Ici, de quoi nous occupons-nous ? Non de dons, mais d'un créancier : le mourant répartit son argent entre ses créanciers. Mais il a dit : « Donnez » ! Il veut dire : « Donnez » pour ma dette.
- וְלִיחְזֵי שְׁטָרָא דְּמַאן קָדֵים! דְּלֵיכָּא שְׁטָרָא. וְהָא ״כׇּל הַקּוֹדֵם בִּשְׁטָר״ קָאָמַר! בִּשְׁטָר פְּקַדְתָּא.Mais qu'on regarde donc l'acte de qui est antérieur ! Il s'agit du cas où il n'y a pas d'acte. Mais il a dit : « quiconque précède dans l'acte » ! Il s'agit de l'acte de pikdeta (le testament).
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: אֲפִילּוּ מַתָּנָה נָמֵי. וְלָא קַשְׁיָא – מַאי ״גּוֹבֶה מִן הָאַחֲרוֹן״? אֵין נִפְסָד אֶלָּא אַחֲרוֹן.Et si tu veux, dis : même s'il s'agit d'un don. Et ce n'est pas difficile : que signifie « il perçoit sur le dernier » ? Seul le dernier subit la perte : le créancier perçoit là où se trouve la terre de qualité moyenne, mais le premier se retourne ensuite contre le dernier.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: דְּשָׁווּ כּוּלְּהוּ לַהֲדָדֵי.Et si tu veux, dis qu'il s'agit du cas où elles ont toutes la même valeur ; il n'y a alors aucune preuve.
- אֵין מוֹצִיאִין לַאֲכִילַת פֵּירוֹת. מַאי טַעְמָא? אָמַר עוּלָּא אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: לְפִי שֶׁאֵין כְּתוּבִין.La Michna a enseigné : on ne saisit pas pour la consommation des fruits. Quelle est la raison ? Oula a dit au nom de Rech Lakich : parce qu'ils ne sont pas écrits dans l'acte de vente ; c'est donc comme un prêt verbal, inconnu du public.
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַבָּא לְעוּלָּא: וְהָא מְזוֹן הָאִשָּׁה וְהַבָּנוֹת, דִּכְמַאן דִּכְתִיבִי דָּמוּ, וְקָתָנֵי: אֵין מוֹצִיאִין!Rabbi Abba a dit à Oula : mais la subsistance de la femme et des filles, qui sont comme écrites (clause fixée par le tribunal), et il est enseigné : on ne saisit pas !
- אֲמַר לֵיהּ: הָתָם, מֵעִיקָּרָא הָכִי אִתַּקּוּן – כְּתוּבִין הֵן אֵצֶל בְּנֵי חוֹרִין, וְאֵין כְּתוּבִין הֵן אֵצֶל מְשׁוּעְבָּדִין.Il lui a dit : là, dès le début, on l'a institué ainsi : elles sont écrites à l'égard des biens libres, et ne sont pas écrites à l'égard des biens engagés.
- וְכֵן אָמַר רַבִּי אַסִּי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לְפִי שֶׁאֵין כְּתוּבִין. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי זֵירָא לְרַב אַסִּי: וְהָא מְזוֹן הָאִשָּׁה וְהַבָּנוֹת, דִּכְמַאן דִּכְתִיבִי דָּמוּ, וְקָתָנֵי: אֵין מוֹצִיאִין! אֲמַר לֵיהּ: מֵעִיקָּרָא הָכִי אִתַּקּוּן – כְּתוּבִין הֵן אֵצֶל בְּנֵי חוֹרִין, וְאֵין כְּתוּבִין הֵן אֵצֶל מְשׁוּעְבָּדִין.Et de même, Rabbi Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : parce qu'ils ne sont pas écrits. Rabbi Zeira a dit à Rav Assi : mais la subsistance de la femme et des filles, qui sont comme écrites, et il est enseigné : on ne saisit pas ! Il lui a dit : dès le début, on l'a institué ainsi : elles sont écrites à l'égard des biens libres, et ne sont pas écrites à l'égard des biens engagés.
- רַבִּי חֲנִינָא אָמַר: לְפִי שֶׁאֵין קְצוּבִין.Rabbi 'Hanina a dit : pour une autre raison : parce qu'ils ne sont pas fixés : on ne pouvait pas savoir à l'avance leur quantité ni leur valeur, et l'acheteur ne peut donc mesurer ce risque.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: לְרַבִּי חֲנִינָא – קְצוּבִין וּכְתוּבִין בָּעֵי,Ils ont posé la question : selon Rabbi 'Hanina, faut-il que l'obligation soit à la fois fixée et écrite,
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