Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״מִשּׁוּם נֶדֶר אֲנִי מוֹצִיאֵךְ״ – קָסָבַר: טַעְמָא מַאי – מִשּׁוּם קִלְקוּלָא; אִי אָמַר לַהּ הָכִי – מָצֵי מְקַלְקֵל לַהּ, וְאִי לָא – לָא מָצֵי מְקַלְקֵל לַהּ.« C'est à cause d'un vœu que je te répudie. » Rav Na'hman pense : quelle est la raison de l'interdiction de la reprendre ? C'est à cause du dommage : s'il voulait la reprendre après son remariage, il pourrait contester le get (acte de divorce), et ses enfants du second mari seraient tenus pour mamzerim (enfants nés d'une union interdite). S'il lui a parlé ainsi au moment du divorce, il peut lui causer ce dommage ; et sinon, il ne peut pas lui causer ce dommage.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב יוֹסֵף בַּר מִנְיוֹמֵי אָמַר רַב נַחְמָן: צָרִיךְ שֶׁיֹּאמַר לָהּ: ״הֱוִי יוֹדַעַת שֶׁמִּשּׁוּם שֵׁם רַע אֲנִי מוֹצִיאֵךְ וּמִשּׁוּם נֶדֶר אֲנִי מוֹצִיאֵךְ״ – קָסָבַר: טַעְמָא מַאי – כְּדֵי שֶׁלֹּא יְהוּ בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל פְּרוּצוֹת בַּעֲרָיוֹת וּבִנְדָרִים; הִלְכָּךְ צָרִיךְ לְמֵימַר לַהּ הָכִי.Certains disent une autre version : Rav Yossef bar Minyomi a dit, au nom de Rav Na'hman : il doit lui dire : « Sache que c'est à cause d'une mauvaise réputation que je te répudie » ou « c'est à cause d'un vœu que je te répudie ». Il pense : quelle est la raison de l'interdiction ? Afin que les filles d'Israël ne soient pas licencieuses dans les unions interdites et dans les vœux ; c'est pourquoi il doit lui parler ainsi, pour que cela serve d'avertissement.
- תַּנְיָא כְּלִישָּׁנָא קַמָּא, וְתַנְיָא כְּלִישָּׁנָא בָּתְרָא.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) conformément à la première version, et il a été enseigné conformément à la dernière version.
- תַּנְיָא כְּלִישָּׁנָא קַמָּא – אָמַר רַבִּי מֵאִיר: מִפְּנֵי מָה אָמְרוּ הַמּוֹצִיא אֶת אִשְׁתּוֹ מִשּׁוּם שֵׁם רַע לֹא יַחְזִיר, וּמִשּׁוּם נֶדֶר לֹא יַחְזִיר? שֶׁמָּא תֵּלֵךְ וְתִנָּשֵׂא לְאַחֵר, וְנִמְצְאוּ דְּבָרִים בַּדָּאִין, וְיֹאמַר: ״אִילּוּ הָיִיתִי יוֹדֵעַ שֶׁכֵּן הוּא, אֲפִילּוּ אִם הָיוּ נוֹתְנִים לִי מֵאָה מָנֶה – לֹא הָיִיתִי מְגָרְשָׁהּ״; וְנִמְצָא גֵּט בָּטֵל וּבָנֶיהָ מַמְזֵרִין; לְפִיכָךְ אוֹמְרִים לוֹ: הֱוֵי יוֹדֵעַ, שֶׁהַמּוֹצִיא אֶת אִשְׁתּוֹ מִשּׁוּם שֵׁם רַע – לֹא יַחְזִיר, וּמִשּׁוּם נֶדֶר – לֹא יַחְזִיר.Il a été enseigné conformément à la première version : Rabbi Méïr a dit : pourquoi ont-ils dit que celui qui répudie sa femme à cause d'une mauvaise réputation ne la reprendra pas, et celui qui la répudie à cause d'un vœu ne la reprendra pas ? De peur qu'elle n'aille se marier avec un autre, que les propos ne se révèlent mensongers et qu'il ne dise : « Si j'avais su qu'il en était ainsi, même si l'on m'avait donné cent manè, je ne l'aurais pas répudiée » ; le get se trouverait nul et ses enfants seraient mamzerim. C'est pourquoi on lui dit : sache que celui qui répudie sa femme à cause d'une mauvaise réputation ne la reprendra pas, et celui qui la répudie à cause d'un vœu ne la reprendra pas.
- תַּנְיָא כְּלִישָּׁנָא בָּתְרָא – אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי יוֹסֵי: מִפְּנֵי מָה אָמְרוּ הַמּוֹצִיא אֶת אִשְׁתּוֹ מִשּׁוּם שֵׁם רַע לֹא יַחְזִיר, וּמִשּׁוּם נֶדֶר לֹא יַחְזִיר? שֶׁלֹּא יְהוּ בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל פְּרוּצוֹת בַּעֲרָיוֹת וּבִנְדָרִים. לְפִיכָךְ אוֹמְרִים לוֹ, אֱמוֹר לָהּ: ״הָוֵי יוֹדַעַת שֶׁמִּשּׁוּם שֵׁם רַע אֲנִי מוֹצִיאֵךְ וּמִשּׁוּם נֶדֶר אֲנִי מוֹצִיאֵךְ״.Il a été enseigné conformément à la dernière version : Rabbi Elazar fils de Rabbi Yossé a dit : pourquoi ont-ils dit que celui qui répudie sa femme à cause d'une mauvaise réputation ne la reprendra pas, et celui qui la répudie à cause d'un vœu ne la reprendra pas ? Afin que les filles d'Israël ne soient pas licencieuses dans les unions interdites et dans les vœux. C'est pourquoi on lui dit : dis-lui : « Sache que c'est à cause d'une mauvaise réputation que je te répudie » ou « c'est à cause d'un vœu que je te répudie ».
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כׇּל נֶדֶר שֶׁיֵּדְעוּ בּוֹ רַבִּים – לֹא יַחְזִיר, וְשֶׁלֹּא יָדְעוּ בּוֹ רַבִּים – יַחְזִיר: אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי יְהוּדָה? דִּכְתִיב: ״וְלֹא הִכּוּם בְּנֵי יִשְׂרָאֵל כִּי נִשְׁבְּעוּ לָהֶם נְשִׂיאֵי הָעֵדָה״.« Rabbi Yehouda dit : pour tout vœu connu du public, il ne la reprendra pas ; et pour celui qui n'est pas connu du public, il la reprendra. » Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : quelle est la raison de Rabbi Yehouda ? Car il est écrit au sujet des Guivonites : « Et les enfants d'Israël ne les frappèrent pas, car les princes de l'assemblée leur avaient juré » (Josué 9, 18). Ainsi, un serment prêté en public ne peut être délié.
- וְרַבָּנַן: הָתָם, מִי חָלָה שְׁבוּעָה עִילָּוַיְיהוּ כְּלָל?! כֵּיוָן דַּאֲמַרוּ לְהוּ: ״מֵאֶרֶץ רְחוֹקָה בָּאנוּ״ – וְלֹא בָּאוּ, לָא חָיְילָה שְׁבוּעָה עִילָּוַיְיהוּ כְּלָל; וְהַאי דְּלָא קַטְלִינְהוּ – מִשּׁוּם קְדוּשַּׁת הַשֵּׁם.Et les Rabbanan, pour qui un tel vœu peut être délié, répondent : là-bas, le serment a-t-il seulement pris effet sur eux ?! Puisqu'ils leur avaient dit : « Nous venons d'un pays lointain » (Josué 9, 6), et qu'ils n'en venaient pas, le serment n'a pas du tout pris effet sur eux ; et s'ils ne les ont pas tués, c'est à cause de la sainteté du Nom, afin de ne pas profaner le Nom divin.
- וְכַמָּה רַבִּים? רַב נַחְמָן אָמַר שְׁלֹשָׁה, רַבִּי יִצְחָק אָמַר עֲשָׂרָה.Et combien de personnes font le public ? Rav Na'hman a dit : trois. Rabbi Yits'hak a dit : dix.
- רַב נַחְמָן אָמַר שְׁלֹשָׁה, ״יָמִים״ – שְׁנַיִם, ״רַבִּים״ – שְׁלֹשָׁה. רַבִּי יִצְחָק אָמַר עֲשָׂרָה, דִּכְתִיב: ״עֵדָה״.Rav Na'hman a dit : trois, d'après le verset sur la zava (femme ayant un écoulement) : « des jours nombreux » (Lévitique 15, 25) : « jours », c'est deux ; « nombreux », c'est trois. Rabbi Yits'hak a dit : dix, car il est écrit : « l'assemblée » (Josué 9, 18), et une assemblée compte dix personnes.
- רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: כׇּל נֶדֶר שֶׁצָּרִיךְ וְכוּ׳: תַּנְיָא, רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: לֹא אָסְרוּ ״צָרִיךְ״ אֶלָּא מִפְּנֵי ״שֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ״.« Rabbi Méïr dit : pour tout vœu qui exige, etc. » Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Elazar dit : ils n'ont interdit celui qui exige l'examen d'un Sage qu'à cause de celui qui n'exige pas.
- בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? רַבִּי מֵאִיר סָבַר: אָדָם רוֹצֶה, שֶׁתִּתְבַּזֶּה אִשְׁתּוֹ בְּבֵית דִּין;Sur quoi divergent-ils ? Rabbi Méïr pense : un homme veut bien que sa femme soit humiliée au tribunal, c'est-à-dire que cela ne le dérange pas ; pour un vœu exigeant un Sage, il pourrait donc prétendre qu'il aurait fait délier le vœu s'il avait su ;
- וְרַבִּי אֶלְעָזָר סָבַר: אֵין אָדָם רוֹצֶה שֶׁתִּתְבַּזֶּה אִשְׁתּוֹ בְּבֵית דִּין.et Rabbi Elazar pense : un homme ne veut pas que sa femme soit humiliée au tribunal ; il ne serait donc pas cru s'il prétendait qu'il aurait fait délier le vœu devant un Sage. En revanche, on pourrait le croire s'il dit ignorer qu'il pouvait lui-même annuler le vœu.
- אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה: מַעֲשֶׂה בְּצַיְדָּן וְכוּ׳: מַאי תַּנָּא דְּקָתָנֵי מַעֲשֶׂה?« Rabbi Yossé fils de Rabbi Yehouda a dit : il y eut un fait à Tsaïdan, etc. » Qu'a enseigné le Tanna (Sage de l'époque de la Michna) pour qu'il cite ce fait ? Il n'a été question que du vœu de la femme, alors que le fait concerne le vœu du mari.
- חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – כְּשֶׁנָּדְרָה הִיא, אֲבָל נָדַר אִיהוּ – יַחְזִיר; וְאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי יְהוּדָה: מַעֲשֶׂה נָמֵי בְּצַיְדָּן, בְּאֶחָד שֶׁאָמַר לְאִשְׁתּוֹ: ״קוּנָּם אִם אֵינִי מְגָרְשִׁיךְ״, וְגֵירְשָׁהּ, וְהִתִּירוּ לוֹ חֲכָמִים שֶׁיַּחְזִירֶנָּה – מִפְּנֵי תִּיקּוּן הָעוֹלָם.Il manque un passage à la Michna, et voici ce qu'elle enseigne : de quoi parle-t-on ? Lorsque c'est elle qui a fait un vœu ; mais si c'est lui qui a fait un vœu, il la reprendra. Et Rabbi Yossé fils de Rabbi Yehouda a dit : il y eut aussi un fait à Tsaïdan, concernant un homme qui a dit à sa femme : « Konam (formule de vœu assimilant une chose à une offrande interdite) si je ne te répudie pas », et il l'a répudiée ; et les Sages lui ont permis de la reprendre, pour le bon ordre du monde.
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