Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי ״קֻוֽנָּם״? אָמַר רַב הוּנָא, בְּאוֹמֵר: ״יֵאָסְרוּ כׇּל פֵּירוֹת שֶׁבָּעוֹלָם עָלַי אִם אֵינִי מְגָרְשָׁהּ״.Que signifie « Konam » (formule de vœu assimilant une chose à une offrande interdite) ? Rav Houna a dit : lorsqu'il dit : « Que tous les fruits du monde me soient interdits si je ne la répudie pas. »
- וְהִתִּירוּ לוֹ שֶׁיַּחְזִירֶנָּה: פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא לִיגְזוֹר מִשּׁוּם דְּרַבִּי נָתָן – דְּתַנְיָא, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: הַנּוֹדֵר – כְּאִילּוּ בָּנָה בָּמָה, וְהַמְקַיְּימוֹ – כְּאִילּוּ הִקְרִיב עָלֶיהָ קׇרְבָּן; קָא מַשְׁמַע לַן.« Et ils lui ont permis de la reprendre » : c'est évident ! On aurait pu dire : décrétons à cause de l'enseignement de Rabbi Natan, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Natan dit : celui qui fait un vœu, c'est comme s'il avait bâti un autel privé, et celui qui l'accomplit, c'est comme s'il y avait offert un sacrifice. On aurait pu le pénaliser pour avoir accompli son vœu ; elle nous enseigne donc qu'il n'en est rien.
- מִפְּנֵי תִּיקּוּן הָעוֹלָם: מַאי תִּיקּוּן הָעוֹלָם אִיכָּא? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: אַרֵישָׁא.« Pour le bon ordre du monde » : quel bon ordre du monde y a-t-il à lui permettre de la reprendre ? Rav Chéchèt a dit : cela se rapporte à la première partie de la Michna, à l'interdiction de reprendre la femme répudiée pour mauvaise réputation ou pour un vœu.
- רָבִינָא אָמַר: לְעוֹלָם אַסֵּיפָא, וְהָכִי קָתָנֵי: אֵין בָּזוֹ מִפְּנֵי תִּיקּוּן הָעוֹלָם.Ravina a dit : en réalité, c'est à la dernière partie, et voici ce qu'elle enseigne : il n'y a pas dans ce cas de décret « pour le bon ordre du monde », et il lui est donc permis de la reprendre.
- מַתְנִי׳ הַמּוֹצִיא אֶת אִשְׁתּוֹ מִשּׁוּם אַיְלוֹנִית, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: לֹא יַחְזִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יַחְזִיר.MICHNA : Celui qui répudie sa femme parce qu'elle est aïlonit (femme incapable d'enfanter, à la constitution non développée) : Rabbi Yehouda dit : il ne la reprendra pas. Et les Sages disent : il la reprendra.
- נִישֵּׂאת לְאַחֵר וְהָיוּ לָהּ בָּנִים הֵימֶנּוּ, וְהִיא תּוֹבַעַת כְּתוּבָּתָהּ; אָמַר רַבִּי יְהוּדָה, אוֹמֵר לַהּ: שְׁתִיקוּתִיךְ יָפָה מִדִּיבּוּרִיךְ.Si elle s'est mariée à un autre, qu'elle a eu des enfants de lui et qu'elle réclame sa ketouba (contrat de mariage) au premier mari, qui l'avait répudiée sans la lui payer, Rabbi Yehouda a dit : il lui dit : « Ton silence vaut mieux que ta parole » ; car si elle persiste, il pourra dire qu'il ne l'a répudiée que parce qu'il la croyait aïlonit, et contester ainsi le divorce et ses enfants.
- גְּמָ׳ לְמֵימְרָא דְּרַבִּי יְהוּדָה חָיֵישׁ לְקִלְקוּלָא, וְרַבָּנַן לָא חָיְישִׁי לְקִלְקוּלָא?! וְהָא אִיפְּכָא שָׁמְעִינַן לְהוּ!GUEMARA : Est-ce à dire que Rabbi Yehouda craint le dommage que le mari pourrait causer en contestant le divorce, et que les Rabbanan ne craignent pas le dommage ? Or nous avons entendu d'eux l'inverse !
- דִּתְנַן: הַמּוֹצִיא אֶת אִשְׁתּוֹ מִשּׁוּם שֵׁם רַע – לֹא יַחְזִיר, וּמִשּׁוּם נֶדֶר – לֹא יַחְזִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כׇּל נֶדֶר שֶׁיָּדְעוּ בּוֹ רַבִּים – לֹא יַחְזִיר, וְשֶׁלֹּא יָדְעוּ בּוֹ רַבִּים – יַחְזִיר. אַלְמָא [רַבָּנַן חָיְישִׁי לְקִלְקוּלָא], וְרַבִּי יְהוּדָה לָא חָיֵישׁ לְקִלְקוּלָא!Car nous avons appris dans la Michna : celui qui répudie sa femme à cause d'une mauvaise réputation ne la reprendra pas, et à cause d'un vœu il ne la reprendra pas. Rabbi Yehouda dit : pour tout vœu connu du public, il ne la reprendra pas ; et pour celui qui n'est pas connu du public, il la reprendra. Il en ressort que [les Rabbanan craignent le dommage], et que Rabbi Yehouda ne craint pas le dommage !
- אָמַר שְׁמוּאֵל: אֵיפוֹךְ.Chmouel a dit : inverse les opinions dans la Michna.
- וְהָא מִדְּקָתָנֵי סֵיפָא: נִישֵּׂאת לְאַחֵר וְהָיוּ לָהּ בָּנִים הֵימֶנּוּ, וְהִיא תּוֹבַעַת כְּתוּבָּתָהּ; אָמַר רַבִּי יְהוּדָה, אוֹמֵר לָהּ: ״שְׁתִיקוּתִיךְ יָפָה מִדִּיבּוּרִיךְ״ – מִכְּלָל דְּרַבִּי יְהוּדָה חָיֵישׁ לְקִלְקוּלָא! הָא נָמֵי אֵיפוֹךְ.Mais puisque la fin enseigne : si elle s'est mariée à un autre, qu'elle a eu des enfants de lui et qu'elle réclame sa ketouba, Rabbi Yehouda a dit : il lui dit : « Ton silence vaut mieux que ta parole », il s'ensuit que Rabbi Yehouda craint le dommage ! Là aussi, inverse.
- אַבָּיֵי אָמַר: לְעוֹלָם לָא תֵּיפוֹךְ, וְרַבִּי יְהוּדָה בְּהָהִיא סָבַר לַהּ כְּרַבִּי מֵאִיר וְסָבַר לַהּ כְּרַבִּי אֶלְעָזָר – בְּצָרִיךְ סָבַר לַהּ כְּרַבִּי אֶלְעָזָר, בְּשֶׁאֵינוֹ צָרִיךְ סָבַר לַהּ כְּרַבִּי מֵאִיר.Abayé a dit : en réalité, n'inverse pas ; et Rabbi Yehouda, dans cette Michna-là sur les vœux, pense comme Rabbi Méïr et pense comme Rabbi Elazar : pour le vœu qui exige l'examen d'un Sage, il pense comme Rabbi Elazar, qu'il n'y a pas de dommage à craindre, car un homme ne veut pas que sa femme soit humiliée au tribunal ; pour celui qui n'exige pas, il pense comme Rabbi Méïr, que le mari ne se trompe pas sur le vœu qu'il peut annuler lui-même.
- אָמַר רָבָא: דְּרַבִּי יְהוּדָה אַדְּרַבִּי יְהוּדָה קַשְׁיָא, דְּרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן לָא קַשְׁיָא?!Rava a dit : l'avis de Rabbi Yehouda contre celui de Rabbi Yehouda est difficile, et celui des Rabbanan contre celui des Rabbanan n'est pas difficile ?!
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: דְּרַבִּי יְהוּדָה אַדְּרַבִּי יְהוּדָה לָא קַשְׁיָא – כִּדְשַׁנִּינַן. דְּרַבָּנַן אַדְּרַבָּנַן לָא קַשְׁיָא, מַאן חֲכָמִים – רַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר: בָּעֵינַן תְּנַאי כָּפוּל, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בִּדְלָא כַּפְלֵיהּ לִתְנָאֵיהּ.Mais alors, Rava a dit : l'avis de Rabbi Yehouda contre celui de Rabbi Yehouda n'est pas difficile, comme nous l'avons résolu. Celui des Rabbanan contre celui des Rabbanan n'est pas difficile : qui sont les Sages ici ? Rabbi Méïr, qui a dit : nous exigeons une condition double, énoncée au positif et au négatif. Et de quoi s'agit-il ici ? D'un cas où il n'a pas doublé sa condition ; le get (acte de divorce) reste donc valable en toute hypothèse.
- מַתְנִי׳ הַמּוֹכֵר אֶת עַצְמוֹ וְאֶת בָּנָיו לַגּוֹיִם – אֵין פּוֹדִין אוֹתוֹ, אֲבָל פּוֹדִין אֶת הַבָּנִים לְאַחַר מִיתַת אֲבִיהֶן.MICHNA : Celui qui se vend lui-même et vend ses enfants aux non-Juifs, on ne le rachète pas ; mais on rachète les enfants après la mort de leur père.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב אַסִּי: וְהוּא שֶׁמָּכַר וְשָׁנָה וְשִׁילֵּשׁ.GUEMARA : Rav Assi a dit : et cela, seulement s'il s'est vendu, a recommencé une deuxième fois et une troisième fois.
- הָנְהוּ בְּנֵי בֵּי מִיכְסֵי, דְּיָזְפִי זוּזֵי מִגּוֹיִם וְלָא הֲוָה לְהוּ לְמִפְרְעִינְהוּ. אָתוּ וְקָא גָרְבִי לְהוּ, אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרַב הוּנָא. אֲמַר לְהוּ: מַאי אֶיעְבֵּיד לְכוּ, דִּתְנַן: הַמּוֹכֵר אֶת עַצְמוֹ וְאֶת בָּנָיו לַגּוֹיִם – אֵין פּוֹדִין אוֹתוֹ.Certains habitants de Bei Mikhsi ont emprunté de l'argent à des non-Juifs et n'avaient pas de quoi le rembourser. Ceux-ci sont venus et se sont saisis d'eux comme esclaves. Ils sont venus devant Rav Houna. Il leur a dit : que puis-je faire pour vous, puisque nous avons appris : celui qui se vend lui-même et vend ses enfants aux non-Juifs, on ne le rachète pas ?
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַבָּא: לִימַּדְתַּנִי רַבֵּינוּ, וְהוּא שֶׁמָּכַר וְשָׁנָה וְשִׁילֵּשׁ! אֲמַר לֵיהּ: הָנֵי מִרְגָּל רְגִילִי דְּעָבְדִי הָכִי.Rabbi Abba lui a dit : notre maître, tu m'as enseigné : et cela, seulement s'il s'est vendu, a recommencé une deuxième fois et une troisième fois ! Il lui a répondu : ceux-là ont l'habitude d'agir ainsi.
- הָהוּא גַּבְרָא דְּזַבֵּין נַפְשֵׁיהּ לְלוּדָאֵי. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי, אֲמַר לֵיהּ:Un certain homme s'est vendu à des Loudaï (peuple qui, selon Rachi, mange des hommes ; selon Steinsaltz, des gladiateurs). Il est venu devant Rabbi Ami, et lui a dit :
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