Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְרַב עָנָן – בָּרַיְיתָא לָא שְׁמִיעַ לֵיהּ;Et Rav Anan, qui ne savait pas dans quel cas l'argent de la vente est restitué : la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) citée plus haut ne lui était pas connue, sans quoi il aurait tranché sa question à partir d'elle.
- וְאִי מִדִּשְׁמוּאֵל – מִמַּאי דְּאֵינָהּ מְכוּרָה וּמָעוֹת חוֹזְרִין, דִּילְמָא אֵינָהּ מְכוּרָה וּמָעוֹת מַתָּנָה נִינְהוּ – מִידֵּי דְּהָוֵה אַמְּקַדֵּשׁ אֶת אֲחוֹתוֹ, דְּאִיתְּמַר: הַמְקַדֵּשׁ אֶת אֲחוֹתוֹ, רַב אָמַר: מָעוֹת – חוֹזְרִין, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: מָעוֹת מַתָּנָה.Et si l'on voulait trancher sa question à partir de la parole de Chmouel, qui a dit que la vente est sans effet, on répondrait : d'où sais-tu qu'elle n'est pas vendue et que l'argent est restitué ? Peut-être n'est-elle pas vendue et l'argent est-il considéré comme un don, de même qu'il en est, selon Chmouel, pour celui qui se fiance à sa sœur. Car il a été dit par les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) : celui qui se fiance à sa sœur, Rav a dit : l'argent des fiançailles est restitué, puisque les fiançailles sont sans effet ; et Chmouel a dit : l'argent est un don, car il savait que les fiançailles ne prendraient pas et il a voulu lui offrir cette somme. Rav Anan restait donc dans le doute sur l'avis de Chmouel.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: מַאי חָזֵית דְּקָנְסִינַן לְלוֹקֵחַ? נִקְנְסֵיהּ לְמוֹכֵר! אֲמַר לֵיהּ: לָאו עַכְבְּרָא גַּנָּב אֶלָּא חוֹרָא גַּנָּב. אֲמַר לֵיהּ: אִי לָאו עַכְבְּרָא, חוֹרָא מְנָא לֵיהּ?Au sujet de celui qui vend son esclave à l'étranger, Abayé a dit à Rav Yossef : qu'as-tu vu pour que nous pénalisions l'acheteur, qui doit affranchir l'esclave et perd son argent ? Pénalisons plutôt le vendeur, qui devrait rendre l'argent ! Rav Yossef lui a dit par une image : ce n'est pas la souris qui vole, c'est le trou qui vole ; sans trou pour y cacher son butin, la souris ne volerait pas, et de même, sans acheteur, l'esclave n'aurait pas été vendu. Abayé lui a dit : si ce n'était la souris, d'où le trou aurait-il le butin ? Tous deux contribuent donc à la faute.
- מִסְתַּבְּרָא, הֵיכָא דְּאִיכָּא אִיסּוּרָא הָתָם קָנְסִינַן.Rav Yossef a répondu : il est logique que là où se trouve l'interdit, c'est-à-dire l'esclave, qui est ici chez l'acheteur, c'est là que nous pénalisons.
- הָהוּא עַבְדָּא דַּעֲרַק מֵחוּצָה לָאָרֶץ לָאָרֶץ. אֲזַל מָרֵיהּ אַבָּתְרֵיהּ, אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי אַמֵּי, אֲמַר לֵיהּ: נִכְתּוֹב לָךְ שְׁטָרָא אַדְּמֵיהּ, וּכְתוֹב לֵיהּ גִּיטָּא דְחֵירוּתָא. וְאִי לָא, מַפְקַעְנָא לֵיהּ מִינָּךְ מִדְּרַבִּי אַחַי בְּרַבִּי יֹאשִׁיָּה.Un certain esclave s'est enfui de l'étranger vers la terre d'Israël. Son maître est allé à sa poursuite et est venu devant Rabbi Ami. Celui-ci lui a dit : nous t'écrirons un acte de créance pour sa valeur, et écris-lui un acte d'affranchissement. Sinon, je te le retirerai sans aucune compensation, d'après l'enseignement de Rabbi A'haï fils de Rabbi Yochiya.
- דְּתַנְיָא: ״לֹא יֵשְׁבוּ בְּאַרְצְךָ פֶּן יַחֲטִיאוּ אוֹתְךָ לִי״ – יָכוֹל בְּגוֹי שֶׁקִּיבֵּל עָלָיו שֶׁלֹּא לַעֲבוֹד עֲבוֹדָה זָרָה הַכָּתוּב מְדַבֵּר, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לֹא תַסְגִּיר עֶבֶד אֶל אֲדוֹנָיו אֲשֶׁר יִנָּצֵל אֵלֶיךָ מֵעִם אֲדוֹנָיו״, מַאי תַּקָּנָתוֹ? ״עִמְּךָ יֵשֵׁב בְּקִרְבְּךָ וְגוֹ׳״.Car il a été enseigné dans une baraïta : au sujet des peuples de Canaan, il est écrit : « Ils n'habiteront pas dans ton pays, de peur qu'ils ne te fassent pécher contre Moi » (Exode 23, 33). On pourrait croire que le verset parle aussi d'un non-Juif qui a pris sur lui de ne pas pratiquer l'idolâtrie ; c'est pourquoi le verset dit : « Tu ne livreras pas un esclave à son maître, lui qui se réfugie auprès de toi loin de son maître » (Deutéronome 23, 16), ce que la baraïta applique, de façon imagée, au non-Juif qui fuit son passé idolâtre. Quel est son remède ? « Il habitera avec toi, au milieu de toi, etc. » (Deutéronome 23, 17).
- וְקַשְׁיָא לֵיהּ לְרַבִּי יֹאשִׁיָּה: הַאי ״מֵעִם אֲדוֹנָיו״?! ״מֵעִם אָבִיו״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! אֶלָּא אָמַר רַבִּי יֹאשִׁיָּה: בְּמוֹכֵר עַבְדּוֹ לְחוּצָה לָאָרֶץ הַכָּתוּב מְדַבֵּר.Et cette explication était difficile pour Rabbi Yochiya : ce mot « loin de son maître » ?! Il aurait fallu dire « loin de son père » ! car un père est une image plus juste de la religion dans laquelle on a grandi. Mais alors, Rabbi Yochiya a dit : le verset parle de celui qui vend son esclave à l'étranger ; l'esclave ne doit pas être livré à l'acheteur, mais il est affranchi et reste en terre d'Israël.
- וְקַשְׁיָא לֵיהּ לְרַבִּי אַחַי בְּרַבִּי יֹאשִׁיָּה: הַאי ״אֲשֶׁר יִנָּצֵל אֵלֶיךָ״?! ״אֲשֶׁר יִנָּצֵל מֵעִמְּךָ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! אֶלָּא אָמַר רַבִּי אַחַי בְּרַבִּי יֹאשִׁיָּה: בְּעֶבֶד שֶׁבָּרַח מֵחוּצָה לָאָרֶץ לָאָרֶץ הַכָּתוּב מְדַבֵּר.Et cette explication était difficile pour Rabbi A'haï fils de Rabbi Yochiya : ce mot « qui se réfugie auprès de toi » ?! Il aurait fallu dire « qui s'éloigne de toi » ! puisque, selon Rabbi Yochiya, l'esclave quitte la terre d'Israël. Mais alors, Rabbi A'haï fils de Rabbi Yochiya a dit : le verset parle d'un esclave qui s'est enfui de l'étranger vers la terre d'Israël ; c'est sur ce fondement que Rabbi Ami a parlé au maître.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״לֹא תַסְגִּיר עֶבֶד אֶל אֲדוֹנָיו״ – רַבִּי אוֹמֵר: בְּלוֹקֵחַ עֶבֶד עַל מְנָת לְשַׁחְרְרוֹ הַכָּתוּב מְדַבֵּר. הֵיכִי דָּמֵי? אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: דִּכְתַב לֵיהּ הָכִי: ״לִכְשֶׁאֶקָּחֲךָ, הֲרֵי עַצְמְךָ קָנוּי לְךָ מֵעַכְשָׁיו״.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Tu ne livreras pas un esclave à son maître » : Rabbi Yehouda HaNassi dit : le verset parle de celui qui acquiert un esclave afin de l'affranchir ; le tribunal ne le livre pas à ce maître. Quel est le cas ? Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : lorsqu'il lui a écrit ainsi : « Quand je t'aurai acheté, te voici acquis à toi-même dès maintenant. »
- רַב חִסְדָּא עֲרַק לֵיהּ עַבְדָּא לְבֵי כוּתָאֵי, שְׁלַח לְהוּ: [אַ]הְדְּרוּהּ נִיהֲלִי. שְׁלַחוּ לֵיהּ: ״לֹא תַסְגִּיר עֶבֶד אֶל אֲדוֹנָיו״. שְׁלַח לְהוּ: וְכֵן תַּעֲשֶׂה לַחֲמוֹרוֹ וְכֵן תַּעֲשֶׂה לְשִׂמְלָתוֹ וְכֵן תַּעֲשֶׂה לְכׇל אֲבֵידַת אָחִיךָ״. שְׁלַחוּ לֵיהּ: וְהָכְתִיב: ״לֹא תַסְגִּיר עֶבֶד אֶל אֲדוֹנָיו״, שְׁלַח לְהוּ: הַהוּא, בְּעֶבֶד שֶׁבָּרַח מֵחוּצָה לָאָרֶץ לָאָרֶץ, וְכִדְרַבִּי אַחַי בְּרַבִּי יֹאשִׁיָּה.L'esclave de Rav 'Hisda s'est enfui à Bei Koutaï, un lieu habité par des Samaritains. Il leur a fait dire : rendez-le-moi. Ils lui ont fait répondre : « Tu ne livreras pas un esclave à son maître » (Deutéronome 23, 16). Il leur a fait répondre par le verset sur les objets perdus : « Et ainsi tu feras pour son âne, et ainsi tu feras pour son vêtement, et ainsi tu feras pour tout objet perdu de ton frère » (Deutéronome 22, 3). Ils lui ont fait répondre : mais n'est-il pas écrit : « Tu ne livreras pas un esclave à son maître » ? Il leur a fait répondre : celui-là parle d'un esclave qui s'est enfui de l'étranger vers la terre d'Israël, conformément à l'enseignement de Rabbi A'haï fils de Rabbi Yochiya ; or mon esclave est passé d'un lieu de l'étranger à un autre.
- וּמַאי שְׁנָא דִּשְׁלַח לְהוּ כִּדְרַבִּי אַחַי בְּרַבִּי יֹאשִׁיָּה? מִשּׁוּם דְּמַשְׁמַע לְהוּ קְרָאֵי.Et quelle différence y a-t-il, pour qu'il leur ait répondu précisément selon Rabbi A'haï fils de Rabbi Yochiya, et non selon une autre interprétation ? Parce que c'est ainsi que les versets s'entendaient pour eux : les Samaritains n'écoutaient pas les Sages, mais cette explication suit le sens simple du verset.
- אַבָּיֵי אִירְכַס לֵיהּ חֲמָרָא בֵּי כוּתָאֵי, שְׁלַח לְהוּ: שַׁדְּרוּהּ לִי. שְׁלַחוּ לֵיהּ: שְׁלַח סִימָנָא. שְׁלַח לְהוּ: דְּחִיוּוֹרָא כְּרֵיסֵיהּ. שְׁלַחוּ לֵיהּ: אִי לָאו דְּנַחְמָנִי אַתְּ, לָא הֲוָה מְשַׁדַּרְנָא לֵיהּ נִיהֲלָךְ; אַטּוּ כּוּלֵּי חֲמָרֵי לָאו כְּרֵיסַיְיהוּ חִיוָּורֵי נִינְהוּ?!Abayé a perdu un âne à Bei Koutaï. Il leur a fait dire : envoyez-le-moi. Ils lui ont fait répondre : envoie un signe distinctif. Il leur a fait répondre : son ventre est blanc. Ils lui ont fait répondre : si tu n'étais pas Na'hmani, c'est-à-dire un homme connu pour sa droiture, nous ne te l'aurions pas envoyé ; est-ce que tous les ânes n'ont pas le ventre blanc ?!
- מַתְנִי׳ אֵין פּוֹדִין אֶת הַשְּׁבוּיִין יָתֵר עַל כְּדֵי דְּמֵיהֶן, מִפְּנֵי תִּיקּוּן הָעוֹלָם. וְאֵין מַבְרִיחִין אֶת הַשְּׁבוּיִין, מִפְּנֵי תִּיקּוּן הָעוֹלָם. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: מִפְּנֵי תַּקָּנַת הַשְּׁבוּיִין.MICHNA : On ne rachète pas les captifs au-delà de leur valeur, pour le bon ordre du monde. Et on ne fait pas s'évader les captifs, pour le bon ordre du monde, afin que les ravisseurs ne durcissent pas la détention de leurs prisonniers. Rabban Chimon ben Gamliel dit : à cause de l'intérêt des captifs, afin que les ravisseurs ne se vengent pas sur les autres captifs.
- גְּמָ׳ אִיבַּעְיָא לְהוּ: הַאי ״מִפְּנֵי תִּיקּוּן הָעוֹלָם״ – מִשּׁוּם דּוּחְקָא דְצִבּוּרָא הוּא, אוֹ דִילְמָא מִשּׁוּם דְּלָא לִגְרְבוּ וְלַיְיתוֹ טְפֵי?GUEMARA : Ils ont posé la question : ce motif « pour le bon ordre du monde » est-il dû à la charge financière pesant sur la communauté, ou bien est-ce afin qu'ils ne se saisissent pas d'autres captifs et n'en amènent pas davantage, voyant que ce commerce est lucratif ? La différence pratique concerne celui dont un proche riche veut payer la rançon.
- תָּא שְׁמַע: דְּלֵוִי בַּר דַּרְגָּא פַּרְקַהּ לִבְרַתֵּיהּ בִּתְלֵיסַר אַלְפֵי דִּינְרֵי זָהָב.Viens et entends une preuve : Lévi bar Darga a racheté sa fille pour treize mille dinars d'or. Le motif est donc la charge pesant sur la communauté, et un particulier peut payer plus.
- אָמַר אַבָּיֵי: וּמַאן לֵימָא לַן דְּבִרְצוֹן חֲכָמִים עֲבַד? דִּילְמָא שֶׁלֹּא בִּרְצוֹן חֲכָמִים עֲבַד.Abayé a dit : et qui nous dit qu'il a agi avec l'accord des Sages ? Peut-être a-t-il agi sans l'accord des Sages.
- וְאֵין מַבְרִיחִין אֶת הַשְּׁבוּיִין מִפְּנֵי תִּיקּוּן הָעוֹלָם. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: מִפְּנֵי תַּקָּנַת שְׁבוּיִין: מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, דְּלֵיכָּא אֶלָּא חַד.« Et on ne fait pas s'évader les captifs, pour le bon ordre du monde. Rabban Chimon ben Gamliel dit : à cause de l'intérêt des captifs. » Quelle différence y a-t-il entre eux ? Il y a une différence entre eux lorsqu'il n'y a qu'un seul captif : selon Rabban Chimon ben Gamliel, il n'y a alors personne sur qui les ravisseurs pourraient se venger, tandis que selon le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna), c'est interdit à cause des futurs captifs.
- בְּנָתֵיהּ דְּרַב נַחְמָן בָּחֲשָׁן קִדְרָא בִּידַיְיהוּ. קַשְׁיָא לֵיהּ לְרַב עִילִישׁ, כְּתִיב: ״אָדָם אֶחָד מֵאֶלֶף מָצָאתִי וְאִשָּׁה בְכׇל אֵלֶּה לֹא מָצָאתִי״, הָא אִיכָּא בְּנָתֵיהּ דְּרַב נַחְמָן! גְּרַמָא לְהוּ מִילְּתָא וְאִשְׁתַּבְיָין, וְאִישְׁתְּבִאי אִיהוּ נָמֵי בַּהֲדַיְיהוּ.Les filles de Rav Na'hman remuaient la marmite bouillante de leurs mains nues, et l'on pensait que le feu n'avait pas de prise sur elles à cause de leur piété. Une difficulté s'est posée à Rav Ilich : il est écrit : « Un homme sur mille, j'ai trouvé, mais une femme parmi tous ceux-là, je n'ai pas trouvé » (Ecclésiaste 7, 28). Or il y a les filles de Rav Na'hman ! La chose a causé qu'elles soient emmenées en captivité, et lui aussi a été emmené captif avec elles.
- יוֹמָא חַד הֲוָה יָתֵיב גַּבֵּיהּ הָהוּא גַּבְרָא, דַּהֲוָה יָדַע בְּלִישָּׁנָא דְצִיפּוֹרֵי. אֲתָא עוֹרְבָא וְקָא קָרֵי לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ: מַאי קָאָמַר? אֲמַר לֵיהּ: ״עִילִישׁ בְּרַח, עִילִישׁ בְּרַח״. אָמַר: עוֹרְבָא שַׁקָּרָא הוּא וְלָא סָמֵיכְנָא עֲלֵיהּ.Un jour, était assis à côté de lui un certain homme qui connaissait la langue des oiseaux. Un corbeau est venu et l'a appelé. Il lui a dit : que dit-il ? Il lui a répondu : « Ilich, fuis ! Ilich, fuis ! » Il a dit : le corbeau est menteur, et je ne me fie pas à lui.
- אַדְּהָכִי אֲתָא יוֹנָה וְקָא קָרְיָא. אֲמַר לֵיהּ: מַאי קָאָמְרָה? אֲמַר לֵיהּ: ״עִילִישׁ בְּרַח, עִילִישׁ בְּרַח״. אָמַר: כְּנֶסֶת יִשְׂרָאֵל כְּיוֹנָה מְתִילָא, שְׁמַע מִינַּהּ מִתְרְחִישׁ לִי נִיסָּא. אָמַר: אֵיזִיל אֶחְזֵי בְּנָתֵיהּ דְּרַב נַחְמָן, אִי קָיְימָן בְּהֵימָנוּתַיְיהוּ – אַהְדְּרִינְהוּ.Entre-temps, une colombe est venue et a appelé. Il lui a dit : que dit-elle ? Il lui a répondu : « Ilich, fuis ! Ilich, fuis ! » Il a dit : l'assemblée d'Israël est comparée à une colombe ; déduis-en qu'un miracle m'arrivera. Il a dit : j'irai voir les filles de Rav Na'hman ; si elles sont restées fermes dans leur foi, je les ramènerai.
- אֲמַר: נְשֵׁי, כׇּל מִילֵּי דְּאִית לְהוּ סָדְרָן לַהֲדָדֵי בְּבֵית הַכִּסֵּא. שַׁמְעִינְהוּ דְּקָאָמְרָן: עָדֵי גּוּבְרִין וּנְהַרְדָּעֵי גּוּבְרִין, לֵימָא לְהוּ לְשָׁבוֹיַיְהוּ דְּלִירַחֲקִינְהוּ מֵהָכָא, דְּלָא לֵיתוֹ אִינָשִׁין וְלִישְׁמְעִי וְלִיפְרְקִינַן.Il a dit : les femmes se confient tous leurs secrets les unes aux autres aux lieux d'aisances. Il y est allé et les a entendues dire : ceux-ci, nos ravisseurs, sont des maris, et les Néhardéens que nous avons épousés sont des maris ; quelle différence ? Disons à nos ravisseurs de nous éloigner d'ici, afin que des gens ne viennent pas, n'entendent pas parler de nous et ne nous rachètent pas.
- קָם, עֲרַק, אֲתָא אִיהוּ וְהָהוּא גַּבְרָא. לְדִידֵיהּ אִיתְרְחִישׁ לֵיהּ נִיסָּא עֲבַר בְּמַבָּרָא, וְהָהוּא גַּבְרָא אַשְׁכְּחוּהּ וְקַטְלוּהּ. כִּי הָדְרָן וְאָתָן, אֲמַר: הֲווֹ קָא בָחֲשָׁן קִידְרָא בִּכְשָׁפִים.Il s'est levé, il s'est enfui, et il est arrivé, lui et cet homme, à une rivière. À lui, il est arrivé un miracle : il a traversé par un bac ; et cet homme, ils l'ont trouvé et l'ont tué. Quand elles sont revenues et sont rentrées de captivité, Rav Ilich a dit : elles remuaient la marmite par sorcellerie, et non grâce à leur piété.
- מַתְנִי׳ וְאֵין לוֹקְחִין סְפָרִים, תְּפִילִּין וּמְזוּזוֹת מִן הַגּוֹיִם יוֹתֵר עַל כְּדֵי דְמֵיהֶן,MICHNA : Et on n'achète pas aux non-Juifs des rouleaux de la Torah, des tefilin (phylactères) et des mezouzot (parchemins fixés aux portes) au-delà de leur valeur,
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