Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִי בָּעֵית אֵימָא: בְּשֶׁלָּוָה עַל מְנָת לְמַשְׁכְּנוֹ, וְלֹא מִשְׁכְּנוֹ.Et si tu veux, dis : même si l'échéance est arrivée, il s'agit du cas où il a emprunté à condition de le saisir, et où il ne l'a pas encore saisi. Le champ, non encore saisi, reste exempté de la dîme, mais pour l'esclave, le seul fait d'y avoir consenti suffit à la pénalité.
- תָּנוּ רַבָּנַן: גְּבָאוֹ בְּחוֹבוֹ אוֹ שֶׁלְּקָחוֹ סִיקָרִיקוֹן, לֹא יָצָא לְחֵירוּת. וּבְחוֹבוֹ לֹא?!Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : S'il, le non-Juif, l'a perçu pour sa créance, ou si un sikarikon l'a pris (celui qui s'empare des biens par la violence et la menace), l'esclave ne sort pas à la liberté. Et pour sa créance, non ?!
- וּרְמִינְהִי: הֲרֵי שֶׁאָנְסוּ בֵּית הַמֶּלֶךְ גּוֹרְנוֹ, אִם בְּחוֹבוֹ – חַיָּיב לְעַשֵּׂר, אִם בָּאַנְפָּרוֹת – פָּטוּר מִלְּעַשֵּׂר!Et on oppose cet enseignement : Si la maison du roi a pris de force son aire de battage : si c'est pour sa créance envers le roi, il est tenu de prélever la dîme ; si c'est par anparot (saisie injuste), il est exempté de prélever la dîme ! On voit qu'une perception pour créance équivaut à une vente.
- שָׁאנֵי הָתָם, דְּקָא מִשְׁתָּרְשִׁי לֵיהּ.C'est différent là, car il en tire profit : il acquitte sa dette, et doit donc prélever la dîme. Mais l'esclave n'a pas été vendu de son plein gré, et on ne le pénalise pas.
- תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַב: הַמּוֹכֵר עַבְדּוֹ לְפַרְהַנְגְּ גּוֹי – יָצָא לְחֵירוּת! הָתָם, הֲוָה לֵיהּ לְפַיֵּיס וְלֹא פִּיֵּיס.Viens et entends, car Rav a dit : Celui qui vend son esclave à un parhang non-Juif (un fonctionnaire qui l'y contraint), l'esclave sort à la liberté ! Or là aussi la vente est contrainte. Là, il aurait dû l'apaiser et il ne l'a pas apaisé.
- גּוּפָא – אָמַר רַב: הַמּוֹכֵר עַבְדּוֹ לְפַרְהַנְגְּ גּוֹי – יָצָא לְחֵירוּת. מַאי הֲוָה לֵיהּ לְמֶעְבַּד? הֲוָה לֵיהּ לְפַיֵּיס, וְלֹא פִּיֵּיס.Revenons au sujet lui-même : Rav a dit : Celui qui vend son esclave à un parhang non-Juif, l'esclave sort à la liberté. Qu'aurait-il dû faire ? On l'y a contraint ! Il aurait dû l'apaiser et il ne l'a pas apaisé.
- בָּעֵי רַבִּי יִרְמְיָה: מְכָרוֹ לִשְׁלשִׁים יוֹם, מַהוּ? תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַב: הַמּוֹכֵר עַבְדּוֹ לְפַרְהַנְגְּ גּוֹי – יָצָא לְחֵירוּת! הָתָם בְּפַרְהַנְגְּ גּוֹי שֶׁאֵינָהּ חוֹזֶרֶת.Rabbi Yirmeya a demandé : S'il l'a vendu pour trente jours, qu'en est-il ? Viens et entends, car Rav a dit : Celui qui vend son esclave à un parhang non-Juif sort à la liberté ! Or un tel service est temporaire. Là, c'est un parhang non-Juif, vente qui n'est pas réversible.
- מְכָרוֹ חוּץ מִמְּלַאכְתּוֹ, מַהוּ? חוּץ מִן הַמִּצְוֹת, מַהוּ? חוּץ מִשַּׁבָּתוֹת וְיָמִים טוֹבִים, מַהוּ? לְגֵר תּוֹשָׁב, לְיִשְׂרָאֵל מְשׁוּמָּד, מַהוּ? לְכוּתִי, מַהוּ? פְּשׁוֹט מִיהָא חֲדָא: גֵּר תּוֹשָׁב הֲרֵי הוּא כְּגוֹי. כּוּתִי וְיִשְׂרָאֵל מְשׁוּמָּד – אָמְרִי לַהּ כְּגוֹי, וְאָמְרִי לַהּ כְּיִשְׂרָאֵל.S'il l'a vendu sauf son travail, qu'en est-il ? Sauf les mitsvot, qu'en est-il ? Sauf les Chabbatot et les Yamim Tovim (jours de fête), qu'en est-il ? À un guer tochav (non-Juif résidant en Terre d'Israël et observant les sept lois noa'hides), à un Israélite apostat, qu'en est-il ? À un Couti (Samaritain), qu'en est-il ? Résous du moins une de ces questions : le guer tochav est comme un non-Juif. Le Couti et l'Israélite apostat, certains disent : comme un non-Juif ; et certains disent : comme un Israélite.
- בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַבִּי אַמֵּי: עֶבֶד שֶׁהִפִּיל עַצְמוֹ לִגְיָיסוֹת, וְאֵין רַבּוֹ יָכוֹל לְהוֹצִיאוֹ – לֹא בְּדִינֵי יִשְׂרָאֵל וְלֹא בְּדִינֵי אוּמּוֹת הָעוֹלָם, מַהוּ שֶׁיִּטּוֹל אֶת דָּמָיו?Ils ont demandé à Rabbi Ami : Un esclave qui s'est livré aux troupes en s'enrôlant dans une armée étrangère, et que son maître ne peut en faire sortir, ni par les lois d'Israël ni par les lois des nations du monde, peut-il prendre sa valeur ? Ou bien serait-ce comme le vendre ?
- אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יִרְמְיָה לְרַבִּי זְרִיקָא: פּוֹק עַיֵּין בִּמְכִילָתָיךְ. נְפַק דָּק וְאַשְׁכַּח, דְּתַנְיָא: הַמּוֹכֵר בֵּיתוֹ לְגוֹי – דָּמָיו אֲסוּרִין. וְגוֹי שֶׁאָנַס בֵּיתוֹ שֶׁל יִשְׂרָאֵל, וְאֵין בְּעָלָיו יָכוֹל לְהוֹצִיאוֹ – לֹא בְּדִינֵי יִשְׂרָאֵל וְלֹא בְּדִינֵי אוּמּוֹת הָעוֹלָם, מוּתָּר לִיטּוֹל אֶת דָּמָיו, וְכוֹתֵב וּמַעֲלֶה בְּעַרְכָּאוֹת שֶׁלָּהֶן – מִפְּנֵי שֶׁהוּא כְּמַצִּיל מִיָּדָם.Rabbi Yirmeya a dit à Rabbi Zerika : Va examiner tes Michnayot. Il est allé, a scruté et a trouvé, car il a été enseigné : Celui qui vend sa maison en Terre d'Israël à un non-Juif, le prix en est interdit. Et un non-Juif qui a pris de force la maison d'un Israélite, et que le propriétaire ne peut en faire sortir, ni par les lois d'Israël ni par les lois des nations du monde, il lui est permis de prendre sa valeur, et il écrit un acte et le fait enregistrer dans leurs tribunaux, parce qu'il est comme celui qui sauve son bien de leurs mains.
- וְדִילְמָא הָנֵי מִילֵּי בַּיִת – דְּכֵיוָן דְּלָא סַגִּי לֵיהּ בְּלֹא בַּיִת, לָא אָתֵי לְזַבּוֹנֵיהּ; אֲבָל עַבְדָּא – דְּסַגִּי לֵיהּ בְּלָא עַבְדָּא, אָתֵי לְזַבּוֹנֵיהּ – אוֹ לָא.La Guemara rejette : Mais peut-être cela vaut-il pour une maison : comme on ne peut se passer d'une maison, il n'en viendra pas à la vendre de son plein gré ; mais un esclave, dont on peut se passer, on en viendrait à le vendre – ou non ?
- שְׁלַח לְהוּ רַבִּי אַמֵּי: ״מִינַּי אַמֵּי בַּר נָתָן, תּוֹרָה יוֹצְאָה לְכׇל יִשְׂרָאֵל: עֶבֶד שֶׁהִפִּיל עַצְמוֹ לִגְיָיסוֹת, וְאֵין רַבּוֹ יָכוֹל לְהוֹצִיאוֹ – לֹא בְּדִינֵי יִשְׂרָאֵל וְלֹא בְּדִינֵי אוּמּוֹת הָעוֹלָם, מוּתָּר לִיטּוֹל אֶת דָּמָיו, וְכוֹתֵב וּמַעֲלֶה בְּעַרְכָּאוֹת שֶׁל גּוֹיִם – מִפְּנֵי שֶׁהוּא כְּמַצִּיל מִיָּדָם.Rabbi Ami leur a fait dire : « De moi, Ami bar Natan, la Torah sort pour tout Israël : Un esclave qui s'est livré aux troupes, et que son maître ne peut en faire sortir, ni par les lois d'Israël ni par les lois des nations du monde, il lui est permis de prendre sa valeur, et il écrit un acte et le fait enregistrer dans les tribunaux des non-Juifs, parce qu'il est comme celui qui sauve son bien de leurs mains. »
- אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: הַמּוֹכֵר עַבְדּוֹ לְגוֹי – קוֹנְסִים אוֹתוֹ עַד מֵאָה בְּדָמָיו.Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Celui qui vend son esclave à un non-Juif, on le pénalise jusqu'à cent fois sa valeur : il doit le racheter, même à ce prix.
- דַּוְקָא, אוֹ לָאו דַּוְקָא? תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: הַמּוֹכֵר בְּהֵמָה גַּסָּה לְגוֹי – קוֹנְסִים אוֹתוֹ עַד עֲשָׂרָה בְּדָמֶיהָ!Est-ce précis ou non ? Viens et entends, car Rech Lakich a dit : Celui qui vend un gros animal à un non-Juif, on le pénalise jusqu'à dix fois sa valeur ! On pourrait en déduire le même plafond pour l'esclave.
- וְדִלְמָא שָׁאנֵי עֶבֶד, דְּכֹל יוֹמָא וְיוֹמָא מַפְקַע לֵיהּ מִמִּצְוֹת.Mais peut-être l'esclave est-il différent, car chaque jour il le soustrait aux mitsvot.
- וְאִיכָּא דְאָמְרִי, אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: הַמּוֹכֵר עַבְדּוֹ לְגוֹי – קוֹנְסִין אוֹתוֹ עַד עֲשָׂרָה בְּדָמָיו. דַּוְקָא אוֹ לָאו דַּוְקָא? תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: הַמּוֹכֵר בְּהֵמָה גַּסָּה לְגוֹי – קוֹנְסִין אוֹתוֹ עַד מֵאָה בְּדָמֶיהָ!Et certains disent une autre version : Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : Celui qui vend son esclave à un non-Juif, on le pénalise jusqu'à dix fois sa valeur. Est-ce précis ou non ? Viens et entends, car Rech Lakich a dit : Celui qui vend un gros animal à un non-Juif, on le pénalise jusqu'à cent fois sa valeur !
- שָׁאנֵי עֶבֶד, דְּלָא הָדַר לֵיהּ.L'esclave est différent, car il ne lui revient pas : une fois racheté, il est libre, et les Sages n'ont pas voulu le pénaliser autant.
- אֶלָּא בְּהֵמָה טַעְמָא מַאי – מִשּׁוּם דְּהָדְרָא לֵיהּ?! לִקְנְסֵיהּ טְפֵי חַד! אֶלָּא עֶבֶד מִילְּתָא דְלָא שְׁכִיחָא, וּמִלְּתָא דְלָא שְׁכִיחָא לָא גָּזְרִי בַּהּ רַבָּנַן.Mais alors, pour l'animal, quelle est la raison ? Parce qu'il lui revient ?! Qu'on le pénalise d'une fois de plus seulement ! Mais la raison est que la vente d'un esclave est une chose peu fréquente, et sur une chose peu fréquente, les Sages n'ont pas édicté de sévérité.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַבִּי יִרְמְיָה מֵרַבִּי אַסִּי: מָכַר עַבְדּוֹ וָמֵת, מַהוּ שֶׁיִּקְנְסוּ אֶת בְּנוֹ אַחֲרָיו? אִם תִּימְצֵי לוֹמַר: ״צָרַם אוֹזֶן בְּכוֹר, וָמֵת – קָנְסוּ בְּנוֹ אַחֲרָיו״ – מִשּׁוּם דְּאִיסּוּרָא דְּאוֹרָיְיתָא הִיא, אֲבָל הָכָא אִיסּוּרָא דְרַבָּנַן.Rabbi Yirmeya a demandé à Rabbi Assi : S'il a vendu son esclave et est mort, pénalise-t-on son fils après lui ? Si tu en viens à dire : « S'il a fendu l'oreille d'un premier-né et est mort, on a pénalisé son fils après lui », c'est parce que c'est un interdit de la Torah ; mais ici, c'est un interdit rabbinique.
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