Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאֵין אֲנִי קוֹרֵא בָּהּ אֵשֶׁת שְׁנֵי מֵתִים; מָה נַפְשָׁךְ, אִי קִדּוּשֵׁי דִּרְאוּבֵן קִדּוּשִׁין – קִדּוּשֵׁי דְּשִׁמְעוֹן לָאו קִדּוּשִׁין, וְאִי קִדּוּשֵׁי דְּשִׁמְעוֹן קִדּוּשִׁין – קִדּוּשֵׁי דִּרְאוּבֵן לָאו קִדּוּשִׁין.et je ne l'appelle pas « femme de deux morts » – car une yevama (veuve soumise au lévirat) issue de deux frères ne contracte pas le lévirat. Or ici, de toute façon : si la consécration de Réouven est une consécration, la consécration de Chimon n'est pas une consécration ; et si la consécration de Chimon est une consécration, la consécration de Réouven n'est pas une consécration. Elle n'a donc été la femme que d'un seul frère.
- אִיתְּמַר: חֶצְיָהּ שִׁפְחָה וְחֶצְיָהּ בַּת חוֹרִין שֶׁנִּתְקַדְּשָׁה לִרְאוּבֵן, וְנִשְׁתַּחְרְרָה, וְחָזְרָה וְנִתְקַדְּשָׁה לְשִׁמְעוֹן, רַב יוֹסֵף בַּר חָמָא אָמַר רַב נַחְמָן: פָּקְעוּ קִדּוּשֵׁי רִאשׁוֹן; רַבִּי זֵירָא אָמַר רַב נַחְמָן: גָּמְרוּ קִדּוּשֵׁי רִאשׁוֹן.Il a été dit (par les Amoraïm) : Celle qui est à moitié servante et à moitié femme libre, qui a été consacrée à Réouven, puis a été affranchie, et a de nouveau été consacrée à Chimon – ici sans lien de parenté avec Réouven – Rav Yossef bar 'Hama a dit au nom de Rav Na'hman : la consécration du premier s'est annulée ; Rabbi Zeira a dit au nom de Rav Na'hman : la consécration du premier s'est parachevée, et celle du second n'a donc aucun effet.
- אָמַר רַבִּי זֵירָא: כְּווֹתֵיהּ דִּידִי מִסְתַּבְּרָא, דִּכְתִיב: ״לֹא יוּמְתוּ כִּי לֹא חוּפָּשָׁה״ – הָא חוּפָּשָׁה, יוּמְתוּ!Rabbi Zeira a dit : il est logique de penser comme moi, comme il est écrit au sujet de la servante désignée : « Ils ne seront pas mis à mort, car elle n'a pas été affranchie » (Lévitique 19, 20). Donc si elle a été affranchie, ils seront mis à mort ! Son affranchissement parachève ainsi ses fiançailles.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וּלְתָנָא דְּבֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, דְּאָמַר: בְּשִׁפְחָה כְּנַעֲנִית הַמְאוֹרֶסֶת לְעֶבֶד עִבְרִי; הָכִי נָמֵי דְּכִי חוּפָּשָׁה – יוּמְתוּ?! אֶלָּא מַאי אִית לָךְ לְמֵימַר – שֶׁחוּפְּשָׁה וְחָזְרָה וְנִתְקַדְּשָׁה, הָכָא נָמֵי – שֶׁחוּפְּשָׁה וְחָזְרָה וְנִתְקַדְּשָׁה.Abayé lui a dit : Et selon le Tanna de l'école de Rabbi Ichmaël, qui dit que le verset parle d'une servante cananéenne fiancée à un esclave hébreu, dira-t-on aussi que si elle a été affranchie, ils seront mis à mort ?! Or ces fiançailles n'ont aucune réalité. Mais alors, que peux-tu dire ? Qu'elle a été affranchie, puis a de nouveau été consacrée. Ici aussi : qu'elle a été affranchie, puis a de nouveau été consacrée.
- אָמַר רַב הוּנָא בַּר קַטִּינָא אָמַר רַבִּי יִצְחָק: מַעֲשֶׂה בְּאִשָּׁה אַחַת שֶׁחֶצְיָהּ שִׁפְחָה וְחֶצְיָהּ בַּת חוֹרִין, וְכָפוּ אֶת רַבָּהּ וַעֲשָׂאָהּ בַּת חוֹרִין. כְּמַאן? כְּרַבִּי יוֹחָנָן בֶּן בְּרוֹקָה, דְּאָמַר: עַל שְׁנֵיהֶם הוּא אוֹמֵר: ״וַיְבָרֶךְ אוֹתָם אֱלֹהִים וַיֹּאמֶר וְגוֹ׳ פְּרוּ וּרְבוּ וּמִלְאוּ וְגוֹ׳״Rav Houna bar Katina a dit au nom de Rabbi Its'hak : Il advint qu'une femme était à moitié servante et à moitié femme libre, et ils ont contraint son maître, et il en a fait une femme libre. Selon qui ? Selon Rabbi Yo'hanan ben Beroka, qui dit : Sur tous deux, Adam et 'Hava, le verset dit : « Et D.ieu les bénit, et Il dit, etc. : Croissez et multipliez et remplissez, etc. » (Genèse 1, 28) ; la femme aussi étant tenue de procréer, il fallait l'affranchir pour qu'elle puisse se marier ?
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לֹא, מִנְהַג הֶפְקֵר נָהֲגוּ בָּהּ.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : Non, cela ne vient pas nécessairement de lui : on la traitait comme un bien sans maître, c'est-à-dire que, ne pouvant se marier, elle se livrait à la débauche ; c'est pourquoi on a contraint son maître à l'affranchir.
- מַתְנִי׳ הַמּוֹכֵר עַבְדּוֹ לַגּוֹיִם אוֹ לְחוּצָה לָאָרֶץ – יָצָא בֶּן חוֹרִין.MICHNA : Celui qui vend son esclave à des non-Juifs ou même à un Juif hors de la Terre d'Israël, l'esclave sort libre. Les Sages ont pénalisé le premier maître, car il a soustrait l'esclave aux mitsvot (commandements) ou à la Terre d'Israël.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: הַמּוֹכֵר עַבְדּוֹ לַגּוֹיִם – יָצָא לְחֵירוּת, וְצָרִיךְ גֵּט שִׁחְרוּר מֵרַבּוֹ רִאשׁוֹן. אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – שֶׁלֹּא כָּתַב עָלָיו אוֹנוֹ, אֲבָל כָּתַב עָלָיו אוֹנוֹ – זֶהוּ שִׁחְרוּרוֹ.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Celui qui vend son esclave à des non-Juifs, l'esclave sort à la liberté, et il a besoin d'un get d'affranchissement de son premier maître. Rabban Chimon ben Gamliel a dit : En quel cas ces paroles ont-elles été dites ? Quand il n'a pas écrit pour lui son ono (document) ; mais s'il a écrit pour lui son ono, c'est là son affranchissement.
- מַאי ״אוֹנוֹ״? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת, דִּכְתַב לֵיהּ הָכִי: לִכְשֶׁתִּבְרַח מִמֶּנּוּ, אֵין לִי עֵסֶק בָּךְ.Qu'est-ce que son ono ? Rav Chéchèt a dit : C'est qu'il lui a écrit ainsi : « Quand tu t'enfuiras de chez lui, de chez le non-Juif, je n'aurai plus affaire à toi. »
- תָּנוּ רַבָּנַן: לָוָה עָלָיו מִן הַגּוֹי, כֵּיוָן שֶׁעָשָׂה לוֹ גּוֹי נִמוּסוֹ – יָצָא לְחֵירוּת. מַאי נִמוּסוֹ? אָמַר רַב הוּנָא בַּר יְהוּדָה: נַשְׁקִי.Nos Maîtres ont enseigné : S'il a emprunté à un non-Juif en le donnant en gage, en gageant son esclave, dès que le non-Juif a accompli envers lui son nimoussou (sa coutume, sa formalité), l'esclave sort à la liberté. Qu'est-ce que son nimoussou ? Rav Houna bar Yehouda a dit : Le nachkei, le sceau passé au cou de l'esclave.
- מֵתִיב רַב שֵׁשֶׁת: הָאֲרִיסִין, וְהַחֲכִירוֹת, וַאֲרִיסֵי בָּתֵּי אָבוֹת, וְגוֹי שֶׁמִּשְׁכֵּן שָׂדֵהוּ לְיִשְׂרָאֵל; אַף עַל פִּי שֶׁעָשָׂה לוֹ נִמוּסוֹ – פְּטוּרָה מִן הַמַּעֲשֵׂר.Rav Chéchèt a objecté à partir d'une baraïta : Pour le champ d'un non-Juif, les métayers, les fermiers et les métayers de maisons paternelles, c'est-à-dire de génération en génération, et un non-Juif qui a mis en gage son champ auprès d'un Israélite : bien qu'il ait accompli envers lui son nimoussou, le champ est exempté du maasser (la dîme), car il reste au non-Juif.
- וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ נַשְׁקִי, שָׂדֶה בַּת נַשְׁקִי הִיא? אֶלָּא אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: זְמַן.Or, s'il te venait à l'esprit que nimoussou signifie le nachkei, un champ est-il susceptible de nachkei ? Mais alors, Rav Chéchèt a dit : C'est une échéance : on a fixé une date au-delà de laquelle le gage devient la propriété du créancier.
- קַשְׁיָא זְמַן אַזְּמַן! לָא קַשְׁיָא: הָא דִּמְטָא זִמְנֵיהּ, הָא דְּלָא מְטָא זִמְנֵיהּ.Il y a une difficulté entre échéance et échéance ! Pour l'esclave, elle vaut vente, et pour le champ, non. Ce n'est pas difficile : ceci, quand son échéance est arrivée, cela, quand son échéance n'est pas arrivée.
- אֶלָּא גַּבֵּי עֶבֶד, דִּמְטָא זִמְנֵיהּ צְרִיכָא לְמֵימַר?! אֶלָּא אִידֵּי וְאִידֵּי דְּלָא מְטָא זִמְנֵיהּ, וְלָא קַשְׁיָא: הָא לְגוּפָא, וְהָא לְפֵירָא.Mais alors, au sujet de l'esclave dont l'échéance est arrivée, fallait-il le dire ?! C'est évident, comme une vente. Mais alors, ceci et cela, quand son échéance n'est pas arrivée, et ce n'est pas difficile : ceci pour le corps et cela pour les fruits. L'esclave lui-même passe au non-Juif, alors que dans le cas du champ, l'Israélite n'a droit qu'aux récoltes.
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