Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- דִּלְמָא מוֹדֶה וּמִיפְּטַר.Peut-être avouera-t-il et sera-t-il exempté : celui qui reconnaît de lui-même devoir une amende, avant que le tribunal ne l'y condamne, en est dispensé.
- וְתִבְּעֵי לְרַבָּנַן – עַד כָּאן לָא קָאָמְרִי רַבָּנַן אֵין אָדָם מַקְנֶה דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם – אֶלָּא כְּגוֹן פֵּירוֹת דֶּקֶל, דְּהַשְׁתָּא מִיהָא לֵיתַנְהוּ; אֲבָל הָכָא – הָא קָאֵי שׁוֹר וְהָא קָאֵי עֶבֶד. מַאי?Et que l'on pose la question aussi selon les Sages : jusqu'ici, les Sages n'ont dit qu'« un homme ne peut transférer la propriété d'une chose qui n'est pas venue au monde » que dans un cas comme les fruits d'un palmier, qui à présent du moins n'existent pas ; mais ici, voici que le bœuf se tient là et voici que l'esclave se tient là, et rien ne manque à la réalité. Qu'en est-il ?
- אָמַר רַבִּי אַבָּא, תָּא שְׁמַע: ״וִילִיד בַּיִת״ – מָה תַּלְמוּד לוֹמַר? אִם קִנְיַן כֶּסֶף – אוֹכֵל, יְלִיד בַּיִת – לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!Rabbi Abba a dit : viens et entends une preuve, tirée d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) sur ceux qui mangent de la terouma (prélèvement donné au Cohen, prêtre) : il est écrit « Et si un Cohen acquiert une personne, acquisition de son argent, celui-ci en mangera, et celui qui est né dans la maison, eux mangeront de son pain » (Lévitique 22, 11). Pourquoi le verset le dit-il ? Si l'esclave, acquisition d'argent, mange de la terouma, celui qui est né dans la maison, à plus forte raison, n'est-ce pas ?!
- אִילּוּ כֵּן, הָיִיתִי אוֹמֵר: מָה קִנְיַן כֶּסֶף, שֶׁיֵּשׁ בּוֹ שָׁוֶה כֶּסֶף – אוֹכֵל; אַף יְלִיד בַּיִת, שֶׁיֵּשׁ בּוֹ שָׁוֶה כֶּסֶף – אוֹכֵל; וּמִנַּיִן שֶׁאַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ שָׁוֶה כְּלוּם? תַּלְמוּד לוֹמַר ״יְלִיד בַּיִת״ – מִכׇּל מָקוֹם.La baraïta poursuit : S'il en était ainsi, si le verset ne parlait que de l'acquisition d'argent, j'aurais dit : de même que l'acquisition d'argent, qui a une valeur monétaire, mange, de même celui qui est né dans la maison, s'il a une valeur monétaire, mange. Et d'où sait-on qu'il mange même s'il ne vaut rien, comme un nouveau-né incapable de travailler ? Le verset dit : « celui qui est né dans la maison », de toute façon.
- וַעֲדַיִין אֲנִי אוֹמֵר: יְלִיד בַּיִת, בֵּין שֶׁיֵּשׁ בּוֹ שָׁוֶה כֶּסֶף, בֵּין שֶׁאֵין בּוֹ שָׁוֶה כֶּסֶף – אוֹכֵל; קִנְיַן כֶּסֶף, יֵשׁ בּוֹ שָׁוֶה כֶּסֶף – אוֹכֵל, אֵין בּוֹ שָׁוֶה כֶּסֶף – אֵינוֹ אוֹכֵל; תַּלְמוּד לוֹמַר: ״קִנְיַן כַּסְפּוֹ וִילִיד בֵּיתוֹ״ – מָה יְלִיד בַּיִת, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ שָׁוֶה כְּלוּם – אוֹכֵל; אַף קִנְיַן כַּסְפּוֹ, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ שָׁוֶה כְּלוּם – אוֹכֵל.Et je dirais encore : celui qui est né dans la maison, qu'il ait une valeur monétaire ou qu'il n'ait pas de valeur monétaire, mange ; l'acquisition d'argent, s'il a une valeur monétaire, il mange, s'il n'a pas de valeur monétaire, il ne mange pas. Le verset dit : « acquisition de son argent… et celui qui est né dans sa maison », les rapprochant ainsi : de même que celui qui est né dans la maison, bien qu'il ne vaille rien, mange, de même l'acquisition de son argent, bien qu'il ne vaille rien, mange. Il ressort de cette baraïta qu'un esclave peut n'avoir aucune valeur monétaire.
- וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ, עֶבֶד שֶׁמְּכָרוֹ רַבּוֹ לִקְנָס – מָכוּר; מִי אִיכָּא עַבְדָּא דְּלָא מִזְדַּבַּן לִקְנָסָא?! אִין, אִיכָּא עֶבֶד טְרֵפָה.Rabbi Abba énonce sa preuve : Or, s'il te venait à l'esprit qu'un esclave que son maître a vendu uniquement pour l'amende est vendu, y a-t-il un esclave qui ne puisse se vendre pour l'amende ?! Même incapable de tout travail, il aurait une valeur par cette vente. La Guemara répond : Oui, il y a l'esclave tereifa (atteint d'une blessure mortelle) : l'amende n'est pas due pour lui, car il est considéré comme déjà condamné.
- וְהָא חֲזֵי לְמֵיקַם קַמֵּיהּ! בִּמְנֻוּוֹל וּמוּכֵּה שְׁחִין.La Guemara objecte : Mais il est apte à se tenir devant lui, devant son maître, pour le servir ; il a donc une valeur ! Réponse : La baraïta parle d'un esclave tereifa qui est de plus répugnant et atteint de furoncles, dont le service n'honore pas le maître, et qui ne vaut donc rien.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין, שֶׁקִּידֵּשׁ בַּת חוֹרִין, מַהוּ? אִם תִּמְצָא לוֹמַר: ״בֶּן יִשְׂרָאֵל שֶׁאָמַר לְבַת יִשְׂרָאֵל: ׳הִתְקַדְּשִׁי לְחֶצְיִי׳ – מְקוּדֶּשֶׁת״ – דְּחַזְיָא לְכוּלֵּיהּ; הָא – לָא חַזְיָא לְכוּלֵּיהּ.Ils ont posé la question : celui qui est à moitié esclave et à moitié homme libre, qui a consacré une femme libre (kiddouchin, première étape du mariage), qu'en est-il ? Si tu en viens à dire que cela ressemble au cas d'un Israélite qui a dit à une Israélite : « Sois consacrée à la moitié de moi » – elle est consacrée, c'est parce qu'elle est apte à lui tout entier ; mais celle-ci n'est pas apte à lui tout entier, puisqu'il est à moitié esclave.
- וְאִם תִּמְצָא לוֹמַר: ״בֶּן יִשְׂרָאֵל הַמְקַדֵּשׁ חֲצִי אִשָּׁה – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת״ – דְּשִׁיֵּיר בְּקִנְיָנוֹ; וְהָא עֶבֶד – לֹא שִׁיֵּיר בְּקִנְיָנוֹ. מַאי?Et si tu en viens à dire que cela ressemble au cas d'un Israélite qui consacre une moitié de femme – elle n'est pas consacrée, c'est parce qu'il a laissé une part hors de son acquisition ; mais cet esclave n'a rien laissé hors de son acquisition, car sa moitié libre l'a consacrée pleinement. Qu'en est-il ?
- תָּא שְׁמַע: הֵמִית מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין – נוֹתֵן חֲצִי קְנָס לְרַבּוֹ, וַחֲצִי כוֹפֶר לְיוֹרְשָׁיו. וְאִי אָמְרַתְּ קִידּוּשָׁיו לָאו קִידּוּשִׁין, יוֹרְשִׁין מְנָא לֵיהּ?Viens et entends une baraïta : Si un bœuf a tué celui qui est à moitié esclave et à moitié homme libre, le propriétaire du bœuf donne une demi-amende à son maître, soit quinze sicles, et une demi-rançon à ses héritiers, soit la moitié de sa valeur. Or, si tu dis que sa consécration n'est pas une consécration, d'où aurait-il des héritiers ? C'est donc qu'il peut consacrer une femme et avoir des héritiers.
- אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: כְּשֶׁעֲשָׂאוֹ טְרֵפָה; וּמַאי ״יוֹרְשָׁיו״ – נַפְשֵׁיהּ.Rav Ada bar Ahava a dit : Il s'agit du cas où le bœuf ne l'a pas tué mais l'a rendu tereifa, ce qui le rend comme mort. Et que signifie « ses héritiers » ? Lui-même.
- אָמַר רָבָא, שְׁתֵּי תְּשׁוּבוֹת בַּדָּבָר: חֲדָא – דְּ״יוֹרְשָׁיו״ קָתָנֵי; וְעוֹד – כּוֹפֶר הוּא, וְאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: כּוֹפֶר אֵין מִשְׁתַּלֵּם אֶלָּא לְאַחַר מִיתָה! אֶלָּא אָמַר רָבָא: רָאוּי לִיטּוֹל, וְאֵין לוֹ.Rava a dit : il y a deux réfutations à cela. L'une, qu'il est enseigné « ses héritiers », ce qui ne peut désigner la victime elle-même ; et de plus, c'est une rançon, et Rech Lakich a dit : la rançon ne se paie qu'après la mort de la victime, non de son vivant, même si elle est tereifa. Mais alors, Rava a dit : la baraïta signifie qu'il revient à des héritiers, aptes à prendre la rançon, mais il n'en a pas.
- אָמַר רָבָא: כְּשֵׁם שֶׁהַמְקַדֵּשׁ חֲצִי אִשָּׁה – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת, כָּךְ חֶצְיָהּ שִׁפְחָה וְחֶצְיָהּ בַּת חוֹרִין שֶׁנִּתְקַדְּשָׁה – אֵין קִדּוּשֶׁיהָ קִדּוּשִׁין.Rava a dit : de même que celui qui consacre une moitié de femme – elle n'est pas consacrée, de même celle qui est à moitié servante et à moitié femme libre qui a été consacrée, sa consécration n'est pas une consécration.
- דָּרֵשׁ רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: כְּשֵׁם שֶׁהַמְקַדֵּשׁ חֲצִי אִשָּׁה – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת, כָּךְ חֶצְיָהּ שִׁפְחָה וְחֶצְיָהּ בַּת חוֹרִין שֶׁנִּתְקַדְּשָׁה – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת. אֲמַר לֵיהּ רַב חִסְדָּא: מִי דָּמֵי? הָתָם שִׁיֵּיר בְּקִנְיָנוֹ, הָכָא לֹא שִׁיֵּיר בְּקִנְיָנוֹ!Rabba bar Rav Houna a enseigné en public : De même que celui qui consacre une moitié de femme – elle n'est pas consacrée, de même celle qui est à moitié servante et à moitié femme libre qui a été consacrée – elle n'est pas consacrée. Rav 'Hisda lui a dit : Est-ce comparable ? Là, il a laissé une part hors de son acquisition ; ici, il n'a rien laissé hors de son acquisition !
- הֲדַר אוֹקֵים רַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמוֹרָא עֲלֵיהּ, וּדְרַשׁ: ״וְהַמַּכְשֵׁלָה הַזֹּאת תַּחַת יָדֶיךָ״ – אֵין אָדָם עוֹמֵד עַל דִּבְרֵי תוֹרָה, אֶלָּא אִם כֵּן נִכְשָׁל בָּהֶן; אַף עַל פִּי שֶׁאָמְרוּ הַמְקַדֵּשׁ חֲצִי אִשָּׁה – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת, אֲבָל חֶצְיָהּ שִׁפְחָה וְחֶצְיָהּ בַּת חוֹרִין שֶׁנִּתְקַדְּשָׁה – קִדּוּשֶׁיהָ קִדּוּשִׁין. מַאי טַעְמָא? הָתָם שִׁיֵּיר בְּקִנְיָנוֹ, הָכָא לֹא שִׁיֵּיר בְּקִנְיָנוֹ.Rabba bar Rav Houna a de nouveau placé devant lui un interprète pour se rétracter en public, et il a expliqué le verset : « Et que cet écueil soit sous ta main » (Isaïe 3, 6) : un homme ne saisit les paroles de Torah que s'il y a trébuché. Bien qu'ils aient dit que celui qui consacre une moitié de femme – elle n'est pas consacrée, cependant celle qui est à moitié servante et à moitié femme libre qui a été consacrée, sa consécration est une consécration. Quelle en est la raison ? Là, il a laissé une part hors de son acquisition ; ici, il n'a rien laissé hors de son acquisition.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: כְּשֵׁם שֶׁהַמְקַדֵּשׁ חֲצִי אִשָּׁה – אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת, כָּךְ חֶצְיָהּ שִׁפְחָה וְחֶצְיָהּ בַּת חוֹרִין שֶׁנִּתְקַדְּשָׁה – אֵין קִידּוּשֶׁיהָ קִידּוּשִׁין. וְאִם לְחָשְׁךָ אָדָם לוֹמַר: אֵיזוֹ הִיא שִׁפְחָה חֲרוּפָה – זוֹ שֶׁחֶצְיָהּ שִׁפְחָה וְחֶצְיָהּ בַּת חוֹרִין הַמְאוֹרֶסֶת לְעֶבֶד עִבְרִי; אַלְמָא בַּת אִיתְּרוֹסֵי הִיא! אֱמוֹר לוֹ: כְּלָךְ אֵצֶל רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, שֶׁהוּא אוֹמֵר – בְּשִׁפְחָה כְּנַעֲנִית הַמְאוֹרֶסֶת לְעֶבֶד עִבְרִי.Rav Chéchèt a dit : De même que celui qui consacre une moitié de femme – elle n'est pas consacrée, de même celle qui est à moitié servante et à moitié femme libre qui a été consacrée, sa consécration n'est pas une consécration. Et si quelqu'un te chuchote en disant, d'après une baraïta : Qui est la « servante désignée » (Lévitique 19, 20) ? C'est celle qui est à moitié servante et à moitié femme libre, fiancée à un esclave hébreu – on voit donc qu'elle est apte à être fiancée ! dis-lui : Tourne-toi vers Rabbi Ichmaël, qui dit qu'il s'agit d'une servante cananéenne fiancée à un esclave hébreu.
- וְשִׁפְחָה כְּנַעֲנִית בַּת אִיתְּרוֹסֵי הִיא?! אֶלָּא מַאי אִית לָךְ לְמֵימַר, מַאי ״מְאוֹרֶסֶת״ – מְיוּחֶדֶת; הָכָא נָמֵי, מַאי ״מְאוֹרֶסֶת״ – מְיוּחֶדֶת.Rav Chéchèt s'interroge : Mais une servante cananéenne est-elle apte à être fiancée ?! Mais alors, que peux-tu dire ? Que signifie « fiancée » ? Attitrée à lui, sans véritables fiançailles. Ici aussi, dans la baraïta citée, que signifie « fiancée » ? Attitrée.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: חֶצְיָהּ שִׁפְחָה וְחֶצְיָהּ בַּת חוֹרִין שֶׁנִּתְקַדְּשָׁה לִרְאוּבֵן, וְנִשְׁתַּחְרְרָה, וְחָזְרָה וְנִתְקַדְּשָׁה לְשִׁמְעוֹן, וּמֵתוּ שְׁנֵיהֶם – מִתְיַיבֶּמֶת לְלֵוִי,Rav 'Hisda a dit : Celle qui est à moitié servante et à moitié femme libre, qui a été consacrée à Réouven, puis a été affranchie, et a de nouveau été consacrée à Chimon, son frère, et tous deux sont morts sans enfant – elle contracte le lévirat avec Lévi, le troisième frère,
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