Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וַחֲצִי כוֹפֶר לְיוֹרְשָׁיו. אַמַּאי? הָכִי נָמֵי לֵימָא: יוֹם שֶׁל רַבּוֹ – לְרַבּוֹ, יוֹם שֶׁל עַצְמוֹ – לְעַצְמוֹ! שָׁאנֵי הָכָא דְּקָא כָלְיָא קַרְנָא.et la moitié de la rançon à ses héritiers. Pourquoi ? Disons ici aussi : le jour de son maître, à son maître ; son propre jour, à lui-même ! La Guemara (discussion des Amoraïm, Sages de l'époque de la Guemara) répond : ici c'est différent, car le capital est anéanti : l'esclave étant mort, le maître subit une perte définitive, quel que soit le jour.
- וְאֶלָּא הֵיכִי דָּמֵי דְּלָא קָא כָלְיָא קַרְנָא? כְּגוֹן שֶׁהִכָּהוּ עַל יָדוֹ, וְצָמְתָה יָדוֹ וְסוֹפָהּ לַחֲזוֹר.Mais alors, comment trouver un cas où le capital n'est pas anéanti ? Par exemple s'il l'a frappé à la main, et que sa main s'est desséchée, mais qu'elle doit finir par guérir.
- הָנִיחָא לְאַבָּיֵי, דְּאָמַר: נוֹתֵן לוֹ שֶׁבֶת גְּדוֹלָה, וְשֶׁבֶת קְטַנָּה – שַׁפִּיר.C'est bien selon Abayé, qui dit : il lui donne l'indemnité de la grande inactivité et de la petite inactivité : c'est correct, car le propriétaire du bœuf devrait ici la grande inactivité, soit la baisse de sa valeur marchande.
- אֶלָּא לְרָבָא, דְּאָמַר: אֵינוֹ נוֹתֵן לוֹ אֶלָּא שִׁבְתּוֹ שֶׁבְּכׇל יוֹם וָיוֹם; הַאי – שׁוֹר הוּא, וְשׁוֹר אֵינוֹ מְשַׁלֵּם אֶלָּא נֶזֶק!Mais selon Rava, qui dit : il ne lui donne que son inactivité de chaque jour, ceci est un bœuf, et le bœuf ne paie que le dommage ! Or Rava ne voit ici aucun dommage, puisque l'esclave retrouvera sa valeur.
- אִיבָּעֵית אֵימָא: כְּשֶׁהִכָּהוּ אָדָם. וְאִי בָּעֵית אֵימָא: מֵימְרָא הִיא, וּמֵימְרָא לְרָבָא לָא סְבִירָא לֵיהּ.Si tu veux, dis : lorsqu'un homme l'a frappé. Et si tu veux, dis : c'est un simple propos d'Amora, et Rava n'adopte pas ce propos.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: מְעוּכָּב גֵּט שִׁחְרוּר, יֵשׁ לוֹ קְנָס אוֹ אֵין לוֹ קְנָס?Ils ont posé la question : celui à qui ne manque que l'acte d'affranchissement et qui n'a plus à travailler pour son maître, a-t-il droit à l'amende ou n'y a-t-il pas droit ?
- ״כֶּסֶף שְׁלֹשִׁים שְׁקָלִים יִתֵּן לַאדוֹנָיו״ אָמַר רַחֲמָנָא – וְהַאי לָאו אָדוֹן הוּא, אוֹ דִלְמָא כֵּיוָן דִּמְחוּסָּר גֵּט שִׁחְרוּר, אָדוֹן קָרֵינָא בֵּיהּ?« Il donnera trente chekalim d'argent à son maître » (Exode 21, 32), a dit le Miséricordieux : et celui-ci n'est pas un maître. Ou peut-être, puisqu'il lui manque l'acte d'affranchissement, nous l'appelons « maître » ?
- תָּא שְׁמַע: הֵמִית מִי שֶׁחֶצְיוֹ עֶבֶד וְחֶצְיוֹ בֶּן חוֹרִין – נוֹתֵן חֲצִי קְנָס לְרַבּוֹ וַחֲצִי כוֹפֶר לְיוֹרְשָׁיו. מַאי, לָאו כְּמִשְׁנָה אַחֲרוֹנָה?Viens et entends : s'il a tué celui qui est à moitié esclave et à moitié homme libre, il donne la moitié de l'amende à son maître et la moitié de la rançon à ses héritiers. Quoi donc, n'est-ce pas selon la dernière version de la Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de l'époque de la Michna), après que Beit Hillel se sont rangés à l'avis de Beit Chamaï, de sorte qu'il ne lui manque que l'acte ?
- לֹא, כְּמִשְׁנָה רִאשׁוֹנָה.Non, c'est selon la première version de la Michna, où il reste réellement esclave pour moitié.
- תָּא שְׁמַע: הִפִּיל אֶת שִׁינּוֹ וְסִימָא אֶת עֵינוֹ – יוֹצֵא בְּשִׁינּוֹ, וְנוֹתֵן דְּמֵי עֵינוֹ. וְאִי אָמְרַתְּ יֵשׁ לוֹ קְנָס, וּקְנָס לְרַבּוֹ – הַשְׁתָּא חָבְלִי בֵּיהּ אַחֲרִינֵי יָהֲבִי לֵיהּ לְרַבֵּיהּ, חָבֵל בֵּיהּ רַבֵּיהּ גּוּפֵיהּ, יָהֵיב לֵיהּ לְדִידֵיהּ?!Viens et entends : s'il a fait tomber sa dent et a aveuglé son œil, il sort libre par sa dent, et il donne le prix de son œil. Or si tu dis qu'il a droit à l'amende, et que l'amende va à son maître, alors que lorsque d'autres le blessent ils donnent à son maître, lorsque son maître lui-même le blesse, il lui donnerait à lui ?!
- דִּלְמָא כְּמַאן דְּאָמַר אֵינוֹ צָרִיךְ – דְּתַנְיָא: בְּכוּלָּן, עֶבֶד יוֹצֵא בָּהֶן לְחֵירוּת, וְצָרִיךְ גֵּט שִׁחְרוּר מֵרַבּוֹ, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: צָרִיךְ. רַבִּי טַרְפוֹן אוֹמֵר: אֵינוֹ צָרִיךְ, רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: צָרִיךְ.La Guemara répond : peut-être est-ce selon celui qui dit qu'il n'a pas besoin d'acte, comme il a été enseigné : pour toutes ces mutilations, l'esclave sort par elles vers la liberté, et il a besoin d'un acte d'affranchissement de son maître : telles sont les paroles de Rabbi Ichmaël. Rabbi Méïr dit : il n'en a pas besoin. Rabbi Eliézer dit : il en a besoin. Rabbi Tarfon dit : il n'en a pas besoin. Rabbi Akiva dit : il en a besoin.
- הַמַּכְרִיעִין לִפְנֵי חֲכָמִים, אוֹמְרִים: נִרְאִים דִּבְרֵי רַבִּי טַרְפוֹן – בְּשֵׁן וָעַיִן, הוֹאִיל וְתוֹרָה זִכְּתָה לוֹ, וְדִבְרֵי רַבִּי עֲקִיבָא – בִּשְׁאָר אֵבָרִים, הוֹאִיל וּקְנַס חֲכָמִים הוּא.Ceux qui tranchent devant les Sages disent : les paroles de Rabbi Tarfon paraissent justes pour la dent et l'œil, puisque la Torah le lui a accordé, et les paroles de Rabbi Akiva pour les autres membres, puisque c'est une amende des Sages.
- קְנָס?! הָא קְרָאֵי קָא דָרְשִׁינַן! אֶלָּא אֵימָא: הוֹאִיל וּמִדְרַשׁ חֲכָמִים הוּא.Une amende ?! Mais nous interprétons cela des versets ! Dis plutôt : puisque c'est une interprétation des Sages.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: מְעוּכָּב גֵּט שִׁחְרוּר, אוֹכֵל בִּתְרוּמָה אוֹ אֵינוֹ אוֹכֵל? ״קִנְיַן כַּסְפּוֹ״ אָמַר רַחֲמָנָא – וְהַאי לָאו קִנְיַן כַּסְפּוֹ הוּא, אוֹ דִלְמָא, כֵּיוָן דִּמְחוּסָּר גֵּט שִׁחְרוּר, ״קִנְיַן כַּסְפּוֹ״ קָרֵינָא בֵּיהּ?Ils ont posé la question : celui à qui ne manque que l'acte d'affranchissement mange-t-il de la terouma (prélèvement donné au Cohen) ou n'en mange-t-il pas ? « L'acquisition de son argent » (Lévitique 22, 11), a dit le Miséricordieux : et celui-ci n'est pas l'acquisition de son argent. Ou peut-être, puisqu'il lui manque l'acte d'affranchissement, nous l'appelons « acquisition de son argent » ?
- תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא: כֹּהֶנֶת שֶׁנִּתְעָרֵב וְלָדָהּ בִּוְלַד שִׁפְחָתָהּ, הֲרֵי אֵלּוּ אוֹכְלִין בִּתְרוּמָה, וְחוֹלְקִין חֵלֶק אֶחָד עַל הַגּוֹרֶן. הִגְדִּילוּ הַתַּעֲרוֹבוֹת – מְשַׁחְרְרִין זֶה אֶת זֶה!Viens et entends, car Rav Mecharchya a dit : la femme de Cohen dont l'enfant s'est mêlé à l'enfant de sa servante : ils mangent de la terouma, et ils reçoivent une seule part à l'aire. Quand ces enfants mêlés ont grandi, ils s'affranchissent l'un l'autre !
- הָכִי הַשְׁתָּא?! הָתָם, אִם יָבֹא אֵלִיָּהוּ וְיֹאמַר בְּחַד מִינַּיְיהוּ דְּעֶבֶד הוּא, ״קִנְיַן כַּסְפּוֹ״ קָרֵינָא בֵּיהּ; הָכָא, לָאו קִנְיַן כַּסְפּוֹ הוּא כְּלָל.Peut-on comparer ?! Là-bas, si Éliyahou venait dire de l'un d'eux qu'il est esclave, nous l'appellerions « acquisition de son argent » ; ici, il n'est pas du tout l'acquisition de son argent.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: עֶבֶד שֶׁמְּכָרוֹ רַבּוֹ לִקְנָס, מָכוּר אוֹ אֵינוֹ מָכוּר?Ils ont posé la question : un esclave que son maître a vendu pour l'amende : est-il vendu ou n'est-il pas vendu ?
- תִּיבְּעֵי לְרַבִּי מֵאִיר, תִּיבְּעֵי לְרַבָּנַן; תִּיבְּעֵי לְרַבִּי מֵאִיר – עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי מֵאִיר אָדָם מַקְנֶה דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם, אֶלָּא כְּגוֹן פֵּירוֹת דֶּקֶל – דַּעֲבִידִי דְּאָתוּ; אֲבָל הָכָא – מִי יֵימַר דְּמִינְּגַח? וְאִם תִּמְצָא לוֹמַר דְּמִינְּגַח – מִמַּאי דִּמְשַׁלֵּם?Pose la question selon Rabbi Méïr, pose-la selon les Rabbanan. Pose-la selon Rabbi Méïr : Rabbi Méïr n'a dit qu'un homme peut transférer une chose qui n'est pas venue au monde que dans un cas comme les fruits d'un palmier, qui viendront normalement ; mais ici, qui dit qu'il sera encorné ? Et à supposer qu'il soit encorné, qui dit qu'il le propriétaire du bœuf paiera ?
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