Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יָצָא לְחֵירוּת. אָמַר לוֹ רַבִּי יוֹחָנָן: כָּל כָּךְ יֵשׁ בְּיָדְךָ?! וַאֲנִי שׁוֹנֶה: הַכּוֹתֵב שְׁטַר אֵירוּסִין לְשִׁפְחָתוֹ, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מְקוּדֶּשֶׁת, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵינָהּ מְקוּדֶּשֶׁת!il est sorti vers la liberté. Rabbi Yo'hanan lui dit : tout cela, une règle aussi extrême, est-il entre tes mains ?! Alors que moi j'enseigne : celui qui écrit un acte de fiançailles pour sa servante, Rabbi Méïr dit : elle est fiancée, et les Sages disent : elle n'est pas fiancée ! Même là, où il la fiance lui-même, ce n'est pas une preuve d'affranchissement.
- כִּדְאָמַר רַבָּה בַּר רַב שֵׁילָא – כְּשֶׁרַבּוֹ הִנִּיחַ לוֹ תְּפִילִּין; הָכָא נָמֵי – כְּשֶׁרַבּוֹ הִשִּׂיאוֹ אִשָּׁה.Réponse : c'est comme l'a dit Rabba bar Rav Chéïla dans un autre contexte, à savoir qu'il s'agit du cas où son maître lui a posé les tefilin (phylactères) ; ici aussi, il s'agit du cas où son maître lui a fait épouser une femme, ce qui prouve qu'il l'a affranchi.
- וּמִי אִיכָּא מִידֵּי דִּלְעַבְדֵּיהּ – לָא מִעֲבַד לֵיהּ אִיסּוּרָא, וְאִיהוּ – עָבֵד אִיסּוּרָא?!La Guemara s'étonne : y a-t-il une chose telle que, pour son esclave, il ne ferait pas un interdit (ce qui prouve qu'il l'a affranchi avant de le marier), mais que lui-même ferait un interdit en épousant sa servante sans l'affranchir ?!
- אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – דְּאָמַר לָהּ: ״צְאִי בּוֹ וְהִתְקַדְּשִׁי בּוֹ״; רַבִּי מֵאִיר סָבַר: יֵשׁ בַּלָּשׁוֹן הַזֶּה לְשׁוֹן שִׁחְרוּר, וְרַבָּנַן סָבְרִי: אֵין בַּלָּשׁוֹן הַזֶּה לְשׁוֹן שִׁחְרוּר.Rav Na'hman bar Its'hak a dit : de quoi s'agit-il ici ? Du cas où il lui a dit : « Sors libre par cet acte et sois fiancée par lui ». Rabbi Méïr pense qu'il y a dans cette expression une expression d'affranchissement, et l'acte vaut pour les deux ; et les Sages pensent qu'il n'y a pas dans cette expression une expression d'affranchissement. Mais pour tous, on ne soupçonne pas un maître d'épouser sa servante sans l'avoir affranchie.
- אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן לֵוִי: עֶבֶד שֶׁהִנִּיחַ תְּפִילִּין בִּפְנֵי רַבּוֹ – יָצָא לְחֵירוּת. מֵיתִיבִי: לָוָה הֵימֶנּוּ רַבּוֹ, אוֹ שֶׁעֲשָׂאוֹ רַבּוֹ אַפּוֹטְרוֹפּוֹס, אוֹ שֶׁהִנִּיחַ תְּפִילִּין בִּפְנֵי רַבּוֹ, אוֹ שֶׁקָּרָא שְׁלֹשָׁה פְּסוּקִים בְּבֵית הַכְּנֶסֶת בִּפְנֵי רַבּוֹ, הֲרֵי זֶה לֹא יָצָא לְחֵירוּת!Rabbi Yehochoua ben Lévi a dit : un esclave qui a mis les tefilin en présence de son maître est sorti vers la liberté, car les esclaves n'en portent pas habituellement. On objecte d'une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : si son maître lui a emprunté de l'argent, ou si son maître l'a fait intendant de ses biens, ou s'il a mis les tefilin en présence de son maître, ou s'il a lu trois versets à la synagogue en présence de son maître, celui-ci n'est pas sorti vers la liberté !
- אָמַר רַבָּה בַּר רַב שֵׁילָא: כְּשֶׁרַבּוֹ הִנִּיחַ לוֹ תְּפִילִּין.Rabba bar Rav Chéïla a dit : il s'agit du cas où son maître lui a posé les tefilin : un maître ne le ferait pas sans l'avoir déjà affranchi.
- כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִי שֶׁאָמַר בִּשְׁעַת מִיתָתוֹ ״פְּלוֹנִית שִׁפְחָתִי אַל יִשְׁתַּעְבְּדוּ בָּהּ לְאַחַר מוֹתִי״ – כּוֹפִין אֶת הַיּוֹרְשִׁים וְכוֹתְבִין לָהּ גֵּט שִׁחְרוּר. אָמְרוּ לְפָנָיו רַבִּי אַמֵּי וְרַבִּי אַסִּי: רַבִּי, אִי אַתָּה מוֹדֶה שֶׁבָּנֶיהָ עֲבָדִים?Quand Rav Dimi vint d'Erets Israël à Babylone, il rapporta : Rabbi Yo'hanan a dit : celui qui a dit à l'heure de sa mort : « Une telle, ma servante, qu'on ne l'asservisse pas après ma mort », on contraint les héritiers et ils lui écrivent un acte d'affranchissement. Rabbi Ami et Rabbi Assi dirent devant lui : Maître, n'admets-tu pas que ses enfants sont esclaves ? Le défunt a seulement voulu qu'on ne la surcharge pas ; pourquoi donc contraindre les héritiers à l'affranchir ?
- כִּי אֲתָא רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִי שֶׁאָמַר בִּשְׁעַת מִיתָתוֹ ״פְּלוֹנִית שִׁפְחָתִי קוֹרַת רוּחַ עָשְׂתָה לִי; יֵעָשֶׂה לָהּ קוֹרַת רוּחַ״ – כּוֹפִין אֶת הַיּוֹרְשִׁין וְעוֹשִׂין לָהּ קוֹרַת רוּחַ. מַאי טַעְמָא? מִצְוָה לְקַיֵּים דִּבְרֵי הַמֵּת.Quand Rav Chmouel bar Yehouda vint, il rapporta autrement : Rabbi Yo'hanan a dit : celui qui a dit à l'heure de sa mort : « Une telle, ma servante, m'a donné satisfaction ; qu'on lui donne satisfaction », on contraint les héritiers et ils lui donnent satisfaction, et si seul l'affranchissement la satisfait, ils doivent l'affranchir. Quelle en est la raison ? C'est une mitsva (commandement) d'accomplir les paroles du défunt.
- אָמַר אַמֵּימָר: הַמַּפְקִיר עַבְדּוֹ – אוֹתוֹ עֶבֶד אֵין לוֹ תַּקָּנָה. מַאי טַעְמָא? גּוּפֵיהּ לָא קָנֵי לֵיהּ – אִיסּוּרָא הוּא דְּאִיכָּא גַּבֵּיהּ, וְאִיסּוּרָא לָא מָצֵי מַקְנֵי לֵיהּ.Améimar a dit : celui qui rend hefker (abandonne, déclare sans maître) son esclave, cet esclave n'a pas de remède. Quelle en est la raison ? Son corps, il (le maître) ne le possède plus ; c'est seulement un interdit qui reste chez lui, et un interdit, il ne peut le lui transférer.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְאַמֵּימָר: וְהָאָמַר עוּלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן, וְרַב חִיָּיא בַּר אָבִין אָמַר רַב: אֶחָד זֶה וְאֶחָד זֶה יָצָא לְחֵירוּת, וְצָרִיךְ גֵּט שִׁחְרוּר! אֲמַר לֵיהּ: ״צָרִיךְ״ – וְאֵין לוֹ תַּקָּנָה.Rav Achi dit à Améimar : mais Oulla n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Yo'hanan, et Rav 'Hiyya bar Avin n'a-t-il pas dit au nom de Rav : aussi bien l'un que l'autre, il est sorti vers la liberté, mais il a besoin d'un acte d'affranchissement ! Il peut donc en recevoir un. Il lui dit : ils ont dit qu'« il a besoin » d'un acte, mais il n'a pas de remède, car le maître ne peut pas le lui donner.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר אַמֵּימָר: הַמַּפְקִיר עַבְדּוֹ וָמֵת – אוֹתוֹ הָעֶבֶד אֵין לוֹ תַּקָּנָה. מַאי טַעְמָא? גּוּפֵיהּ לָא קָנֵי לֵיהּ – אִיסּוּרָא הוּא דְּאִיכָּא גַּבֵּיהּ, וְאִיסּוּרָא לִבְרֵיהּ לָא מוֹרֵית. אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְאַמֵּימָר: וְהָא כִּי אֲתָא רַב דִּימִי, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן!Il y en a qui disent : voici ce qu'Améimar a dit : celui qui rend hefker son esclave puis meurt, cet esclave n'a pas de remède. Quelle en est la raison ? Son corps, il ne le possède plus ; c'est seulement un interdit qui reste chez lui, et un interdit, on ne le transmet pas à son fils. Rav Achi dit à Améimar : mais quand Rav Dimi vint, il a dit au nom de Rabbi Yo'hanan que les héritiers écrivent l'acte !
- דְּרַב דִּימִי טָעוּתָא הִיא. אֲמַר לֵיהּ: מַאי טָעוּתָא – דְּלָא אַמְרַהּ בִּלְשׁוֹן שִׁחְרוּר; הָא אַמְרַהּ בִּלְשׁוֹן שִׁחְרוּר – הָכִי נָמֵי! אֲמַר לֵיהּ: אֲנָא כִּדְרַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה סְבִירָא לִי.Améimar répondit : ce que dit Rav Dimi est une erreur. Il lui dit : quelle erreur ? Que le mourant ne l'a pas dit en termes d'affranchissement ; mais s'il l'avait dit en termes d'affranchissement, ce serait bien ainsi que les héritiers écriraient l'acte ! Il lui dit : moi, je pense comme Rav Chmouel bar Yehouda, selon qui Rabbi Yo'hanan parlait de « donner satisfaction ».
- הָהוּא דִּסְקַרְתָּא דְּעַבְדֵי דְּאִזְדַּבַּן לְגוֹי. כְּלוֹ מָרְווֹתָא בָּתְרָאֵי, אֲתוֹ לְקַמֵּיהּ דְּרָבִינָא, אֲמַר לְהוּ: זִילוּ אַהְדַּרוּ אַבְּנֵי מָרְווֹתָא קַמָּאֵי, וְיִכְתְּבוּ לְכוּ גִּיטָּא דְחֵרוּתָא. אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרָבִינָא, וְהָאָמַר אַמֵּימָר: הַמַּפְקִיר עַבְדּוֹ וָמֵת – אוֹתוֹ הָעֶבֶד אֵין לוֹ תַּקָּנָה!Il y eut une certaine ville (diskarta) d'esclaves qui fut vendue à un non-Juif. Leurs derniers maîtres s'éteignirent, et les esclaves vinrent devant Ravina pour pouvoir épouser des femmes juives. Il leur dit : allez, retournez auprès des fils de vos premiers maîtres, et qu'ils vous écrivent un acte de liberté. Les Maîtres dirent à Ravina : mais Améimar n'a-t-il pas dit : celui qui rend hefker son esclave puis meurt, cet esclave n'a pas de remède !
- אֲמַר לְהוּ: אֲנָא כְּרַב דִּימִי סְבִירָא לִי. אֲמַרוּ לֵיהּ: דְּרַב דִּימִי טָעוּתָא הִיא! אֲמַר לְהוּ: מַאי טָעוּתָא – דְּלָא אַמְרַהּ בִּלְשׁוֹן שִׁחְרוּר; הָא אַמְרַהּ בִּלְשׁוֹן שִׁחְרוּר – הָכִי נָמֵי! וְהִלְכְתָא כְּרָבִינָא.Il leur dit : moi, je pense comme Rav Dimi. Ils lui dirent : ce que dit Rav Dimi est une erreur ! Il leur dit : quelle erreur ? Que le mourant ne l'a pas dit en termes d'affranchissement ; mais s'il l'avait dit en termes d'affranchissement, ce serait bien ainsi ! Et la halakha (la règle pratique) est conforme à Ravina.
- הָהוּא עַבְדָּא דְּבֵי תְרֵי, קָם חַד מִינַּיְיהוּ וְשַׁחְרְרֵיהּ לְפַלְגֵיהּ, אֲמַר אִידַּךְ: הַשְׁתָּא שָׁמְעִי בִּי רַבָּנַן וּמַפְסְדוּ לֵיהּ מִינַּאי; אֲזַל אַקְנְיֵיהּ לִבְנוֹ קָטָן.Il y eut un certain esclave appartenant à deux associés. L'un d'eux se leva et affranchit sa moitié. L'autre dit : maintenant, les Maîtres du tribunal vont l'apprendre et me le feront perdre, en me contraignant à l'affranchir, comme il est dit dans la Michna (41b). Il alla le transférer à son fils mineur, qu'on ne peut pas contraindre.
- שַׁלְחַהּ רַב יוֹסֵף בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב פָּפָּא, שְׁלַח לֵיהּ: ״כַּאֲשֶׁר עָשָׂה כֵּן יֵעָשֶׂה לּוֹ, גְּמוּלוֹ יָשִׁיב לוֹ בְּרֹאשׁוֹ״ – אֲנַן קִים לַן בְּיָנוֹקָא דִּמְקָרְבָא דַּעְתֵּיהּ לְגַבֵּי זוּזֵי; מוֹקְמִינַן לֵיהּ אַפּוֹטְרוֹפּוֹס,Rav Yossef, fils de Rava, envoya la question devant Rav Pappa, qui lui fit répondre : « Comme il a fait, ainsi lui sera-t-il fait » (Lévitique 24, 19), « son acte retombera sur sa tête » (Abdias 1, 15) : puisqu'il a agi par ruse, on agira de même envers lui. Nous savons pour notre part qu'un enfant a l'esprit attiré par les pièces d'argent. Nous établissons pour lui un intendant, qui fixera la valeur de l'esclave,
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