Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהִלְכְתָא כְּנַחְמָנִי.Et la halakha (loi, règle pratique) est conforme à Na'hmani, c'est-à-dire Abayé, pour qui le dévoilement d'intention dans un get (acte de divorce) n'a pas de portée.
- מַתְנִי׳ בָּרִאשׁוֹנָה הָיָה מְשַׁנֶּה שְׁמוֹ וּשְׁמָהּ, שֵׁם עִירוֹ וְשֵׁם עִירָהּ. הִתְקִין רַבָּן גַּמְלִיאֵל הַזָּקֵן שֶׁיְּהֵא כּוֹתֵב: ״אִישׁ פְּלוֹנִי וְכׇל שׁוּם שֶׁיֵּשׁ לוֹ״, ״אִשָּׁה פְּלוֹנִית וְכׇל שׁוּם שֶׁיֵּשׁ לָהּ״ – מִפְּנֵי תִּיקּוּן הָעוֹלָם.MICHNA : Autrefois, il changeait son nom et le nom de sa femme, le nom de sa ville et le nom de la ville de sa femme, en n'inscrivant que les noms en usage au lieu de rédaction du get. Rabban Gamliel l'Ancien a institué qu'il écrive : « l'homme Untel et tout nom qu'il porte », « la femme Unetelle et tout nom qu'elle porte », pour la réparation du monde, afin que personne ne conteste la validité du get en un autre lieu.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל, שְׁלַחוּ לֵיהּ בְּנֵי מְדִינַת הַיָּם לְרַבָּן גַּמְלִיאֵל: בְּנֵי אָדָם הַבָּאִים מִשָּׁם לְכָאן, שְׁמוֹ יוֹסֵף – וְקוֹרְאִין לוֹ יוֹחָנָן; יוֹחָנָן – וְקוֹרְאִין לוֹ יוֹסֵף, הֵיאַךְ מְגָרְשִׁין נְשׁוֹתֵיהֶן? עָמַד רַבָּן גַּמְלִיאֵל, וְהִתְקִין שֶׁיְּהוּ כּוֹתְבִין: ״אִישׁ פְּלוֹנִי וְכׇל שׁוּם שֶׁיֵּשׁ לוֹ״, ״אִשָּׁה פְּלוֹנִית וְכׇל שׁוּם שֶׁיֵּשׁ לָהּ״ – מִפְּנֵי תִּיקּוּן הָעוֹלָם. אָמַר רַב אָשֵׁי: וְהוּא דְּאִתַּחְזַק בִּתְרֵי שְׁמֵי. אֲמַר לֵיהּ רַבִּי אַבָּא לְרַב אָשֵׁי: רַבִּי מָרִי וְרַבִּי אֶלְעָזָר קָיְימִי כְּווֹתָךְ.GUEMARA : Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : les gens d'outre-mer ont envoyé dire à Rabban Gamliel : des gens viennent de là-bas ici, dont le nom est Yossef et qu'on appelle Yo'hanan, ou Yo'hanan et qu'on appelle Yossef : comment divorcent-ils de leurs femmes ? Rabban Gamliel s'est levé et a institué qu'on écrive : « l'homme Untel et tout nom qu'il porte », « la femme Unetelle et tout nom qu'elle porte », pour la réparation du monde. Rav Achi a dit : et cela, lorsqu'il est reconnu sous deux noms. Rabbi Abba a dit à Rav Achi : Rabbi Mari et Rabbi Elazar sont de ton avis.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב אָשֵׁי: הָיוּ לוֹ שְׁתֵּי נָשִׁים – אַחַת בִּיהוּדָה וְאַחַת בַּגָּלִיל; וְלוֹ שְׁנֵי שֵׁמוֹת – אֶחָד בִּיהוּדָה וְאֶחָד בַּגָּלִיל; וְגֵרַשׁ אֶת אִשְׁתּוֹ שֶׁבִּיהוּדָה בִּשְׁמוֹ שֶׁבִּיהוּדָה, וְאֶת אִשְׁתּוֹ שֶׁבַּגָּלִיל בִּשְׁמוֹ שֶׁבַּגָּלִיל – אֵינָהּ מְגוֹרֶשֶׁת, עַד שֶׁיְּגָרֵשׁ אֶת אִשְׁתּוֹ שֶׁבִּיהוּדָה בִּשְׁמוֹ שֶׁבִּיהוּדָה – וְשֵׁם דְּגָלִיל עִמּוֹ; וְאֶת אִשְׁתּוֹ שֶׁבַּגָּלִיל בִּשְׁמוֹ שֶׁבַּגָּלִיל – וְשֵׁם דִּיהוּדָה עִמּוֹ. יָצָא לְמָקוֹם אַחֵר, וְגֵרַשׁ בְּאֶחָד מֵהֶן – מְגוֹרֶשֶׁת.Il a été enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) conformément à Rav Achi : s'il avait deux femmes, l'une en Judée et l'autre en Galilée, et qu'il avait deux noms, l'un en Judée et l'autre en Galilée, et qu'il a divorcé de sa femme de Judée sous son nom de Judée, et de sa femme de Galilée sous son nom de Galilée, elle n'est pas divorcée, tant qu'il ne divorce pas de sa femme de Judée sous son nom de Judée avec le nom de Galilée, et de sa femme de Galilée sous son nom de Galilée avec le nom de Judée. S'il est parti pour un autre lieu et qu'il a divorcé sous l'un d'eux, elle est divorcée.
- וְהָאָמְרַתְּ שֵׁם דְּגָלִיל עִמּוֹ! אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ – הָא דְּאִתַּחְזַק, הָא דְּלָא אֶתַּחְזַק; שְׁמַע מִינַּהּ.Mais tu as dit : le nom de Galilée avec lui ! Pourquoi donc ne doit-il pas inscrire tous ses noms ? Déduis-en plutôt : ici, où il est reconnu sous deux noms, il faut les écrire ; là, où il n'est pas reconnu sous deux noms, non. Déduis-en bien.
- הָהִיא דַּהֲווֹ קָרוּ לַהּ מִרְיָם, וּפוּרְתָּא שָׂרָה. אָמְרִי נְהַרְדָּעֵי: מִרְיָם וְכֹל שׁוּם שֶׁיֵּשׁ לָהּ, וְלָא שָׂרָה וְכֹל שׁוּם שֶׁיֵּשׁ לָהּ.Il y avait une femme qu'on appelait Myriam, et un petit nombre de gens Sarah. Les Sages de Néhardéa ont dit : on écrit : « Myriam et tout nom qu'elle porte », et non « Sarah et tout nom qu'elle porte ».
- מַתְנִי׳ אֵין אַלְמָנָה נִפְרַעַת מִנִּכְסֵי יְתוֹמִים, אֶלָּא בִּשְׁבוּעָה. נִמְנְעוּ מִלְּהַשְׁבִּיעָהּ; הִתְקִין רַבָּן גַּמְלִיאֵל הַזָּקֵן, שֶׁתְּהֵא נוֹדֶרֶת לַיְּתוֹמִים כֹּל מַה שֶּׁיִּרְצוּ, וְגוֹבָה כְּתוּבָּתָהּ.MICHNA : Une veuve ne se fait pas payer sur les biens d'orphelins, si ce n'est par un serment attestant qu'elle n'a rien reçu de sa ketouba (contrat de mariage). Les tribunaux se sont abstenus de lui faire prêter serment. Rabban Gamliel l'Ancien a institué qu'elle prononce envers les orphelins tout vœu qu'ils voudront, et elle recouvre sa ketouba.
- הָעֵדִים חוֹתְמִין עַל הַגֵּט, מִפְּנֵי תִּיקּוּן הָעוֹלָם. וְהִלֵּל הִתְקִין פְּרוֹזְבּוּל, מִפְּנֵי תִּיקּוּן הָעוֹלָם.Les témoins signent sur le get, pour la réparation du monde. Et Hillel a institué le prozboul (acte qui préserve les créances de l'annulation de l'année chabbatique), pour la réparation du monde.
- גְּמָ׳ מַאי אִירְיָא אַלְמָנָה, אֲפִילּוּ כּוּלֵּי עָלְמָא נָמֵי; דְּהָא קַיְימָא לַן – הַבָּא לִיפָּרַע מִנִּכְסֵי יְתוֹמִין, לֹא יִפָּרַע אֶלָּא בִּשְׁבוּעָה! אַלְמָנָה אִצְטְרִיכָא לֵיהּ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא:GUEMARA : Pourquoi précisément une veuve ? Il en va de même pour tout le monde, car il est établi pour nous que celui qui vient se faire payer sur les biens d'orphelins ne se fait payer que par un serment ! C'est une veuve qu'il lui a fallu mentionner, car il te serait venu à l'esprit de dire :
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