Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כִּי מְשַׁוּוּ בֵּית דִּין שָׁלִיחַ; בְּפָנָיו, אוֹ שֶׁלֹּא בְּפָנָיו? הֲדַר פַּשְׁטַהּ: בֵּין בְּפָנָיו בֵּין שֶׁלֹּא בְּפָנָיו. שְׁלַחוּ מִתָּם: בֵּין בְּפָנָיו בֵּין שֶׁלֹּא בְּפָנָיו.lorsque le tribunal désigne un mandataire, est-ce en sa présence, celle du premier mandataire, ou hors de sa présence ? Il l'a ensuite tranchée : aussi bien en sa présence que hors de sa présence. On a envoyé de là-bas, de Terre d'Israël : aussi bien en sa présence que hors de sa présence.
- הָהוּא דַּאֲמַר: אִי לָא אָתֵינָא עַד תְּלָתִין יוֹמִין – לֶיהֱוֵי גִּיטָּא. אֲתָא וּפַסְקֵיהּ מַבָּרָא. אֲמַר לְהוּ: ״חֲזוֹ דַּאֲתַאי״, ״חֲזוֹ דַּאֲתַאי״. אֲמַר שְׁמוּאֵל: לָא שְׁמֵיהּ מַתְיָא.Un certain homme a dit : Si je ne suis pas venu d'ici à trente jours, que ce soit un get (acte de divorce). Il est venu à la fin du délai, mais il a été arrêté par le bac, resté sur l'autre rive. Il leur a dit : « Voyez que je suis venu, voyez que je suis venu ». Chmouel a dit : Cela ne s'appelle pas une venue, et le get est valable.
- הָהוּא דַּאֲמַר לְהוּ: אִי לָא [מְ]פַיֵּיסְנָא לַהּ עַד תְּלָתִין יוֹמִין – לֶיהֱוֵי גִּיטָּא. אֲזַל פַּיְּיסַהּ, וְלָא אִיפַּיַּיסָא. אָמַר רַב יוֹסֵף: מִי יְהַב לַהּ תַּרְקַבָּא דְּדִינָרֵי וְלָא אִיפַּיַּיסָא?!Un certain homme leur a dit : Si je ne l'apaise pas d'ici à trente jours, que ce soit un get. Il est allé l'apaiser, mais elle ne s'est pas laissé apaiser. Rav Yosef a dit : Lui a-t-il donné un tarkav (grande mesure) de dinars sans qu'elle se laisse apaiser ?! Puisqu'il ne l'a pas fait, il ne l'a pas apaisée, et le get est valable.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב יוֹסֵף: מִידֵּי תַּרְקַבָּא דְּדִינָרֵי בָּעֵי לְמִיתַּב לַהּ?! הָא פַּיְּיסַהּ, וְלָא אִיפַּיַּיסָא.Certains disent que Rav Yosef a dit : Devait-il donc lui donner un tarkav de dinars ?! Il l'a apaisée, mais elle ne s'est pas laissé apaiser ; il a donc accompli sa condition, et le get n'est pas valable.
- הָא – כְּמַאן דְּאָמַר יֵשׁ אוֹנֶס בְּגִיטִּין, הָא – כְּמַאן דְּאָמַר אֵין אוֹנֶס בְּגִיטִּין.Celle-ci, la seconde version, est selon celui qui dit : La contrainte est prise en compte pour les guittin (actes de divorce) ; celle-là, la première, est selon celui qui dit : La contrainte n'est pas prise en compte pour les guittin.
- מַתְנִי׳ הַמַּלְוֶה מָעוֹת אֶת הַכֹּהֵן וְאֶת הַלֵּוִי וְאֶת הֶעָנִי, לִהְיוֹת מַפְרִישׁ עֲלֵיהֶן מֵחֶלְקָן; מַפְרִישׁ עֲלֵיהֶן בְּחֶזְקַת שֶׁהֵן קַיָּימִין, וְאֵינוֹ חוֹשֵׁשׁ שֶׁמָּא מֵת הַכֹּהֵן אוֹ הַלֵּוִי, אוֹ הֶעֱשִׁיר הֶעָנִי.MICHNA : Celui qui prête de l'argent au Cohen (prêtre), au Lévi (lévite) et au pauvre, pour prélever sur cet argent leur part de ses récoltes, peut prélever sur cet argent en présumant qu'ils sont en vie, et il ne craint pas que le Cohen ou le Lévi ne soit mort, ou que le pauvre ne soit devenu riche.
- מֵתוּ – צָרִיךְ לִיטּוֹל רְשׁוּת מִן הַיּוֹרְשִׁים; אִם הִלְווֹן בִּפְנֵי בֵּית דִּין – אֵינוֹ צָרִיךְ לִיטּוֹל רְשׁוּת מִן הַיּוֹרְשִׁין.S'ils sont morts, il doit obtenir l'autorisation des héritiers ; s'il leur a prêté devant un tribunal, il n'a pas besoin d'obtenir l'autorisation des héritiers.
- גְּמָ׳ וְאַף עַל גַּב דְּלָא אָתוּ לִידֵיהּ?!GUEMARA : Et même si les prélèvements ne sont pas parvenus entre leurs mains ?! Comment le Cohen ou le Lévi peut-il les céder au prêteur en remboursement sans les avoir acquis ?
- אָמַר רַב: בְּמַכָּרֵי כְּהוּנָּה וּלְוִיָּה. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: בִּמְזַכֶּה לָהֶם עַל יְדֵי אֲחֵרִים. עוּלָּא אָמַר: הָא מַנִּי – רַבִּי יוֹסֵי הִיא, דְּאָמַר: עָשׂוּ אֶת שֶׁאֵינוֹ זוֹכֶה כְּזוֹכֶה.Rav a dit : Il s'agit de Cohanim et de Léviim de ses relations, à qui il a l'habitude de donner, et qui sont donc considérés comme ayant acquis. Et Chmouel a dit : Il s'agit de celui qui les leur fait acquérir par l'intermédiaire d'autres. Oula a dit : De qui s'agit-il ? C'est Rabbi Yossé, qui a dit : Ils ont rendu celui qui ne peut pas acquérir semblable à celui qui acquiert.
- כּוּלְּהוּ כְּרַב לָא אָמְרִי – בְּמַכָּרֵי לָא קָתָנֵי. כִּשְׁמוּאֵל לָא קָאָמְרִי – בִּמְזַכֶּה לָא קָתָנֵי. כְּעוּלָּא נָמֵי לָא אָמְרִי – כִּיחִידָאָה לָא מוֹקְמִינַן.Tous ne disent pas comme Rav, car la Michna n'enseigne pas « ses relations ». Ils ne disent pas comme Chmouel, car elle n'enseigne pas « qui fait acquérir ». Ils ne disent pas non plus comme Oula, car nous n'établissons pas la Michna selon une opinion isolée.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַמַּלְוֶה מָעוֹת אֶת הַכֹּהֵן וְאֶת הַלֵּוִי וְאֶת הֶעָנִי, לִהְיוֹת מַפְרִישׁ עֲלֵיהֶן מֵחֶלְקָן, מַפְרִישׁ עֲלֵיהֶן בְּחֶזְקַת שֶׁהֵן קַיָּימִין;Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui prête de l'argent au Cohen, au Lévi et au pauvre, pour prélever sur cet argent leur part, peut prélever sur cet argent en présumant qu'ils sont en vie ;
- וּפוֹסֵק עִמָּהֶן כְּשַׁעַר הַזּוֹל; וְאֵין בּוֹ מִשּׁוּם רִבִּית; וְאֵין שְׁבִיעִית מְשַׁמַּטְתּוֹ;et il fixe avec eux le prix au cours le plus bas ; et il n'y a pas là d'interdit d'intérêt ; et la septième année (Chemita, année de remise des dettes) ne l'annule pas ;
- וְאִם בָּא לַחֲזוֹר – אֵינוֹ חוֹזֵר. נִתְיָיאֲשׁוּ הַבְּעָלִים – אֵין מַפְרִישׁ עֲלֵיהֶם, לְפִי שֶׁאֵין מַפְרִישִׁין עַל הָאָבוּד.et s'il veut se rétracter, il ne se rétracte pas. Si les propriétaires ont désespéré de récupérer le prêt, il ne prélève plus sur cet argent, car on ne prélève pas sur ce qui est perdu.
- אָמַר מָר: פּוֹסֵק עִמָּהֶם כְּשַׁעַר הַזּוֹל – פְּשִׁיטָא! הָא קָא מַשְׁמַע לַן, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא פָּסַק – כְּמִי שֶׁפָּסַק דָּמֵי.Le Maître a dit : « Il fixe avec eux le prix au cours le plus bas ». C'est évident ! Voici ce que cela nous enseigne : même s'il n'a pas fixé ce prix, il est considéré comme celui qui l'a fixé.
- וְאֵין בּוֹ מִשּׁוּם רִבִּית – מַאי טַעְמָא? כֵּיוָן דְּכִי לֵית לֵיהּ – לָא יָהֵיב לֵיהּ, כִּי אִית לֵיהּ נָמֵי – אֵין בּוֹ מִשּׁוּם רִבִּית.« Et il n'y a pas là d'interdit d'intérêt ». Quelle en est la raison ? Puisque, lorsqu'il n'a pas de prélèvements, par exemple si la récolte a été détruite, il ne lui donne rien, ce n'est pas un véritable prêt ; lorsqu'il en a, il n'y a pas non plus d'interdit d'intérêt.
- וְאֵין שְׁבִיעִית מְשַׁמַּטְתּוֹ – דְּלָא קָרֵינָא בֵּיהּ ״לֹא יִגּוֹשׂ״.« Et la septième année ne l'annule pas » : car on ne peut pas lui appliquer le verset : « Il ne pressera pas » (Deutéronome 15, 2), puisque le prêteur ne peut rien réclamer.
- וְאִם בָּא לַחְזוֹר, אֵינוֹ חוֹזֵר – אָמַר רַב פָּפָּא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בַּעַל הַבַּיִת בְּכֹהֵן; אֲבָל כֹּהֵן בְּבַעַל הַבַּיִת, אִם בָּא לַחְזוֹר – חוֹזֵר. דִּתְנַן: נָתַן לוֹ מָעוֹת וְלֹא מָשַׁךְ הֵימֶנּוּ פֵּירוֹת – יָכוֹל לַחְזוֹר בּוֹ.« Et s'il veut se rétracter, il ne se rétracte pas ». Rav Pappa a dit : On n'a enseigné cela que pour le propriétaire envers le Cohen ; mais le Cohen envers le propriétaire, s'il veut se rétracter, il se rétracte. Car nous avons appris (Baba Metsia 44a) : S'il lui a donné de l'argent et n'a pas tiré à lui les fruits, ce qui conclut la vente, il peut se rétracter.
- נִתְיָיאֲשׁוּ הַבְּעָלִים אֵין מַפְרִישׁ עֲלֵיהֶן, לְפִי שֶׁאֵין מַפְרִישִׁין עַל הָאָבוּד – פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דַּאֲקוּן; מַהוּ דְּתֵימָא אֲקַנְתָּא מִילְּתָא הִיא, קָא מַשְׁמַע לַן.« Si les propriétaires ont désespéré, il ne prélève plus sur cet argent, car on ne prélève pas sur ce qui est perdu ». C'est évident ! Ce n'est nécessaire que lorsque les épis ont déjà formé leur tige : tu aurais pu dire que la formation de la tige est importante, et que le désespoir n'est pas réel ; cela nous enseigne qu'il l'est.
- תַּנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: הַמַּלְוֶה מָעוֹת אֶת הַכֹּהֵן וְאֶת הַלֵּוִי בְּבֵית דִּין, וָמֵתוּ – מַפְרִישׁ עֲלֵיהֶן בְּחֶזְקַת אוֹתוֹ הַשֵּׁבֶט. וְאֶת הֶעָנִי בְּבֵית דִּין, וָמֵת – מַפְרִישׁ עָלָיו בְּחֶזְקַת עֲנִיֵּי יִשְׂרָאֵל. רַבִּי אַחַי אוֹמֵר: בְּחֶזְקַת עֲנִיֵּי עוֹלָם.Il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : Celui qui prête de l'argent au Cohen et au Lévi devant un tribunal, et qu'ils sont morts, prélève sur cet argent en les présumant représentés par leur tribu. Et s'il a prêté au pauvre devant un tribunal, et qu'il est mort, il prélève sur cet argent en le présumant représenté par les pauvres d'Israël. Rabbi A'haï dit : par les pauvres du monde.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ?Quelle différence y a-t-il entre eux ?
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.