Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שְׁקוֹל מִינַּהּ חֵפֶץ וַהֲדַר הַב לַהּ גִּיטָּא; וַאֲזַל אִיהוּ וִיהַב לַהּ גִּיטָּא, וַהֲדַר שְׁקַל מִינַּהּ חֵפֶץ. רַבִּי יוֹחָנָן פּוֹסֵל בּוֹ, וְכׇל שֶׁכֵּן בִּשְׁלוּחוֹ, וְרֵישׁ לָקִישׁ מַכְשִׁיר בִּשְׁלוּחוֹ, וְכׇל שֶׁכֵּן בּוֹ.« Prends d'elle l'objet, et ensuite donne-lui le get » (acte de divorce) ; et il est allé lui donner le get, et a ensuite pris d'elle l'objet. Rabbi Yo'hanan déclare le get non valable lorsqu'il est remis par lui, le premier mandataire, et à plus forte raison par son mandataire. Et Rech Lakich le déclare valable lorsqu'il est remis par son mandataire, et à plus forte raison par lui-même.
- מַתְנִי׳ הַמֵּבִיא גֵּט מִמְּדִינַת הַיָּם, וְחָלָה – עוֹשֶׂה שָׁלִיחַ בְּבֵית דִּין וּמְשַׁלְּחוֹ, וְאוֹמֵר לִפְנֵיהֶם: ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״; וְאֵין שָׁלִיחַ אַחֲרוֹן צָרִיךְ שֶׁיֹּאמַר ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״, אֶלָּא אוֹמֵר: שְׁלִיחַ בֵּית דִּין אֲנִי.MICHNA : Celui qui apporte un get d'un pays d'outre-mer et qui tombe malade désigne un mandataire devant un tribunal et l'envoie, et il dit devant eux : « Il a été écrit devant moi et il a été signé devant moi ». Et le dernier mandataire n'a pas besoin de dire : « Il a été écrit devant moi et il a été signé devant moi », mais il dit : « Je suis le mandataire du tribunal ».
- גְּמָ׳ אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לַאֲבִימִי בְּרֵיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ: בָּעֵי מִינֵּיהּ מֵרַבִּי אֲבָהו,ּ שָׁלִיחַ דְּשָׁלִיחַ מְשַׁוֵּי שָׁלִיחַ, אוֹ לָא? אֲמַר לְהוּ: הָא לָא תִּיבְּעֵי לְכוּ, מִדְּקָתָנֵי ״אֵין הַשָּׁלִיחַ הָאַחֲרוֹן״, מִכְלָל דִּמְשַׁוֵּי שָׁלִיחַ;GUEMARA : Les Sages ont dit à Avimi, fils de Rabbi Abahou : Demande à Rabbi Abahou, ton père : le mandataire d'un mandataire peut-il désigner un mandataire, ou non ? Il leur a dit : Cette question, ne la posez pas ; du fait qu'elle enseigne : « Le dernier mandataire n'a pas » besoin de dire, et non « le second », on en déduit qu'il peut désigner un mandataire.
- אֶלָּא כִּי תִּיבְּעֵי לְכוּ: כִּי מְשַׁוֵּי שָׁלִיחַ – בְּבֵית דִּין, אוֹ אֲפִילּוּ שֶׁלֹּא בְּבֵית דִּין? אֲמַרוּ לֵיהּ: הָא לָא מִבַּעְיָא לַן, מִדְּקָתָנֵי: אֶלָּא אוֹמֵר ״שְׁלִיחַ בֵּית דִּין אֲנִי״.Mais si vous devez poser une question, c'est celle-ci : lorsqu'il désigne un mandataire, est-ce devant un tribunal, ou même hors d'un tribunal ? Ils lui ont dit : Cela, nous n'avons pas à le demander, du fait qu'elle enseigne : « Mais il dit : Je suis le mandataire du tribunal ».
- רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק מַתְנֵי הָכִי: אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לַאֲבִימִי בְּרֵיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ, בְּעִי מִינֵּיהּ מֵרַבִּי אֲבָהוּ: שָׁלִיחַ דְּשָׁלִיחַ, כִּי מְשַׁוֵּי שָׁלִיחַ – בְּבֵית דִּין, אוֹ שֶׁלֹּא בְּבֵית דִּין?Rav Na'hman bar Its'hak enseignait ainsi : Les Sages ont dit à Avimi, fils de Rabbi Abahou : Demande à Rabbi Abahou : le mandataire d'un mandataire, lorsqu'il désigne un mandataire, est-ce devant un tribunal, ou hors d'un tribunal ?
- אֲמַר לְהוּ: וְתִיבְּעֵי לְכוּ אִי מְשַׁוֵּי שָׁלִיחַ בְּעָלְמָא! אֲמַרוּ לֵיהּ: הָא לָא קָא מִיבַּעְיָא לַן, דִּתְנַן: ״אֵין הַשָּׁלִיחַ הָאַחֲרוֹן״, מִכְּלָל דְּשָׁלִיחַ מְשַׁוֵּי שָׁלִיחַ; אֶלָּא כִּי קָא מִיבַּעְיָא לַן – בְּבֵית דִּין, אוֹ שֶׁלֹּא בְּבֵית דִּין? אֲמַר לְהוּ: הָא נָמֵי לָא תִּיבְּעֵי לְכוּ, דְּקָתָנֵי: אֶלָּא אוֹמֵר ״שְׁלִיחַ בֵּית דִּין אֲנִי״.Il leur a dit : Posez donc la question de savoir s'il peut désigner un mandataire tout court ! Ils lui ont dit : Cela, nous ne le demandons pas, car nous avons appris : « Le dernier mandataire n'a pas » besoin de dire ; on en déduit que le mandataire peut désigner un mandataire. Mais ce que nous demandons, c'est : devant un tribunal, ou hors d'un tribunal ? Il leur a dit : Cela non plus, ne le demandez pas, car elle enseigne : « Mais il dit : Je suis le mandataire du tribunal ».
- אָמַר רַבָּה: שָׁלִיחַ בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, עוֹשֶׂה כַּמָּה שְׁלוּחִין. אָמַר רַב אָשֵׁי: אִם מֵת רִאשׁוֹן – בָּטְלוּ כּוּלָּן.Rabba a dit : Un mandataire en Terre d'Israël peut désigner plusieurs mandataires, l'un après l'autre, sans tribunal. Rav Achi a dit : Si le premier est mort, ils sont tous annulés.
- אָמַר מָר בַּר רַב אָשֵׁי: הָא דְּאַבָּא, דְּקַטְנוּתָא הִיא! אִילּוּ מֵת בַּעַל, מִידֵּי מְשָׁשָׁא אִית בְּהוּ?! כּוּלְּהוּ מִכֹּחַ מַאן קָאָתוּ – מִכֹּחַ דְּבַעַל קָאָתוּ; אִיתֵיהּ לְבַעַל – אִיתַנְהוּ לְכוּלְּהוּ, לֵיתֵיהּ לְבַעַל – לֵיתַנְהוּ לְכוּלְּהוּ.Mar bar Rav Achi a dit : Cet enseignement de mon père date de sa jeunesse ! Il n'est pas fondé : si le mari était mort, auraient-ils la moindre substance ? Tous, de la force de qui viennent-ils ? Ils viennent de la force du mari. Si le mari est là, ils sont tous là ; si le mari n'est pas là, aucun d'eux n'est là. Leur mission ne dépend donc pas du premier mandataire.
- הָהוּא גַּבְרָא דְּשַׁדַּר לַהּ גִּיטָּא לִדְבֵיתְהוּ, אֲמַר שָׁלִיחַ: לָא יָדַעְנָא לַהּ, אֲמַר לֵיהּ: זִיל יַהֲבֵיהּ לְאַבָּא בַּר מִנְיוֹמֵי, דְּאִיהוּ יָדַע לַהּ, וְלֵיזִיל וְלִיתְּבֵיהּ נִיהֲלַהּ. אֲתָא וְלָא אַשְׁכַּח לְאַבָּא בַּר מִנְיוֹמֵי. אַשְׁכְּחֵיהּ לְרַבִּי אֲבָהוּ וְרַבִּי חֲנִינָא בַּר פָּפָּא וְרַבִּי יִצְחָק נַפָּחָא, וְיָתֵיב רַב סָפְרָא גַּבַּיְיהוּ. אֲמַרוּ לֵיהּ: מְסוֹר מִילָּךְ קַמֵּי דִּידַן, דְּכִי יֵיתֵי אַבָּא בַּר מִנְיוֹמֵי נִיתְּבִינֵיהּ לֵיהּ, וְלֵיזִיל וְלִיתְּבִינֵיהּ לַהּ.Un certain homme a envoyé un get à sa femme. Le mandataire a dit : Je ne la connais pas. Le mari lui a dit : Va le donner à Abba bar Minyoumi, car lui la connaît, et qu'il aille le lui donner. Le mandataire est arrivé et n'a pas trouvé Abba bar Minyoumi. Il a trouvé Rabbi Abahou, Rabbi 'Hanina bar Pappa et Rabbi Its'hak Nappa'ha, et Rav Safra siégeait auprès d'eux. Ils lui ont dit : Transmets tes paroles, c'est-à-dire ta mission, devant nous, afin que lorsque Abba bar Minyoumi viendra, nous le lui donnions, et qu'il aille le lui donner.
- אֲמַר לְהוּ רַב סָפְרָא: וְהָא שְׁלִיחַ שֶׁלֹּא נִיתַּן לְגֵירוּשִׁין הוּא! אִיכְּסוּפוּ.Rav Safra leur a dit : Mais n'est-ce pas un mandataire qui n'a pas été habilité à divorcer ? Il a seulement été chargé de remettre le get à Abba bar Minyoumi. Ils furent embarrassés.
- אָמַר רָבָא: קַפְּחִינְהוּ רַב סָפְרָא לִתְלָתָא רַבָּנַן סְמִוכֵי. אָמַר רַב אָשֵׁי: בְּמַאי קַפְּחִינְהוּ? מִי קָאָמַר לֵיהּ ״אַבָּא בַּר מִנְיוֹמֵי וְלָא אַתְּ״?!Rava a dit : Rav Safra a coupé court à trois Sages ayant reçu l'ordination. Rav Achi a dit : En quoi leur a-t-il coupé court ? Sa réponse ne les réfute pas : le mari lui a-t-il dit : « Abba bar Minyoumi, et non toi » ? Il l'avait d'abord chargé lui-même de la divorcer.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רָבָא: קַפְּחִינְהוּ רַב סָפְרָא לִתְלָתָא רַבָּנַן סְמִוכֵי, בְּטָעוּתָא. אָמַר רַב אָשֵׁי: מַאי טָעוּתָא? מַאי קָא אָמַר לֵיהּ: ״אַבָּא בַּר מִנְיוֹמֵי״ – וְלָא אַתְּ!Certains disent que Rava a dit : Rav Safra a coupé court à trois Sages ayant reçu l'ordination, par une erreur. Rav Achi a dit : Quelle erreur ? Que lui a donc dit le mari ? « Abba bar Minyoumi » – et non toi ! La réfutation de Rav Safra est donc juste.
- הָהוּא גַּבְרָא דְּשַׁדַּר לָהּ גִּיטָּא לִדְבֵיתְהוּ, אֲמַר לֵיהּ לְשָׁלִיחַ: לָא תִּיתְּבֵיהּ נִיהֲלַהּ עַד תְּלָתִין יוֹמִין. אִתְּנִיס בְּגוֹ תְּלָתִין יוֹמִין.Un certain homme a envoyé un get à sa femme. Il a dit au mandataire : Ne le lui donne pas avant trente jours. Le mandataire fut empêché par un cas de force majeure au cours des trente jours, de sorte qu'il ne pourrait pas le remettre après ce délai.
- אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרָבָא, אָמַר רָבָא: חָלָה טַעְמָא מַאי – מִשּׁוּם דַּאֲנִוס, הַאי נָמֵי [הָא אֲנִיס] (אָנוּס הוּא). אֲמַר לֵיהּ: מְסוֹר מִילָּךְ קַמֵּי דִּידַן, דִּלְבָתַר תְּלָתִין יוֹמִין מְשַׁוֵּינַן שָׁלִיחַ, וְיָהֵיב לֵיהּ נִיהֲלַהּ. אֲמַרוּ לֵיהּ רַבָּנַן לְרָבָא: וְהָא שָׁלִיחַ שֶׁלֹּא נִיתַּן לְגֵירוּשִׁין הוּא! אֲמַר לְהוּ: כֵּיוָן דִּלְבָתַר תְּלָתִין יוֹמִין מָצֵי מְגָרֵשׁ, כְּשָׁלִיחַ שֶׁנִּיתַּן לְגֵירוּשִׁין הוּא.Il vint devant Rava. Rava a dit : Pour celui qui est tombé malade, quelle est la raison ? Parce qu'il est contraint. Celui-ci aussi est contraint. Il lui a dit : Transmets tes paroles devant nous, car après trente jours, nous désignerons un mandataire, et il le lui donnera. Les Sages ont dit à Rava : Mais n'est-ce pas un mandataire qui n'a pas été habilité à divorcer ? Pendant les trente jours, il ne peut pas la divorcer. Il leur a dit : Puisqu'après trente jours, il peut divorcer, il est comme un mandataire habilité à divorcer.
- וְלֵיחוּשׁ שֶׁמָּא פִּיֵּיס! מִי לָא תְּנַן: ״מֵעַכְשָׁיו – אִם לֹא בָּאתִי מִכָּאן וְעַד שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ״, וּמֵת בְּתוֹךְ שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ – הֲרֵי זֶה גֵּט.Les Sages objectèrent : Mais craignons qu'il ne se soit réconcilié avec elle pendant ce délai ! N'avons-nous pas appris (76b) : Si le mari a dit : « À partir de maintenant, si je ne suis pas venu d'ici à douze mois », et qu'il est mort au cours des douze mois, c'est un get valable.
- וְהָוֵינַן בַּהּ: וְנֵיחוּשׁ שֶׁמָּא פִּיֵּיס! וְאָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא, הָכִי אָמַר אַבָּא מָרִי מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב: בְּאוֹמֵר ״נֶאֱמֶנֶת עָלַי לוֹמַר שֶׁלֹּא בָּאתִי״!Et nous en avons discuté : Craignons qu'il ne se soit réconcilié avec elle ! Et Rabba bar Rav Houna a dit : Voici ce qu'a dit mon père et maître (Rav Houna) au nom de Rav : Il s'agit de celui qui dit : « Elle est crue à mon sujet lorsqu'elle dira que je ne suis pas venu ». Mais ici, le mari n'a rien dit de tel, et il faudrait donc craindre une réconciliation !
- אִיכְּסִיף. לְסוֹף אִיגַּלַּאי מִילְּתָא דַּאֲרוּסָה הֲוַאי. אָמַר רָבָא: אִם אָמְרוּ בִּנְשׂוּאָה – יֹאמְרוּ בַּאֲרוּסָה?!Rava fut embarrassé. Finalement, il s'est révélé que la femme était fiancée et non mariée. Rava a dit : S'ils ont dit cela pour une femme mariée, le diraient-ils pour une fiancée ?! Ma décision était donc juste.
- אָמַר רָבָא: הָא וַדַּאי קָא מִיבַּעְיָא לַן –Rava a dit : Voici assurément ce qu'il nous faut demander :
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