Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲבָל בְּבֵית דִּין שֶׁל יִשְׂרָאֵל, כֵּיוָן דִּנְפַק לֵיהּ דִּינָא לִקְטָלָא – קָטְלִי לֵיהּ.mais dans un tribunal juif, dès que sa sentence de mort a été prononcée, on l'exécute.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: בֵּית דִּין שֶׁל יִשְׂרָאֵל נָמֵי, אֶפְשָׁר דְּחָזוּ לֵיהּ זְכוּתָא! כִּי חָזוּ לֵיהּ זְכוּתָא – מִקַּמֵּי דְּלִיגְמַר דִּינָא, בָּתַר גְּמַר דִּינָא – תּוּ לָא חָזוּ לֵיהּ זְכוּתָא.Abayé lui a dit : Dans un tribunal juif aussi, il est possible qu'ils lui trouvent par la suite un motif d'acquittement ! Rav Yosef a répondu : Lorsqu'ils lui trouvent un motif d'acquittement, c'est avant que le jugement ne soit rendu ; après que le jugement a été rendu, ils ne lui trouvent plus de motif d'acquittement, car cela n'est pas fréquent.
- לֵימָא מְסַיְּיעָא לֵיהּ: כׇּל מָקוֹם שֶׁיַּעַמְדוּ שְׁנַיִם וְיֹאמְרוּ ״מְעִידִים אָנוּ אֶת אִישׁ פְּלוֹנִי שֶׁנִּגְמַר דִּינוֹ בְּבֵית דִּינוֹ שֶׁל פְּלוֹנִי, וּפְלוֹנִי וּפְלוֹנִי עֵדָיו״ – הֲרֵי זֶה יֵהָרֵג! דִּלְמָא בּוֹרֵחַ שָׁאנֵי.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) propose : Disons qu'une Michna (Makot 7a) le soutient, à propos de celui qui s'est enfui après sa condamnation : En tout lieu où deux témoins se présentent et disent : « Nous attestons qu'un tel a été condamné par le tribunal d'un tel, et que tel et tel ont été ses témoins », celui-ci sera mis à mort ! On ne craint donc pas que le tribunal lui ait trouvé un motif d'acquittement. La Guemara répond : Peut-être le cas de celui qui s'enfuit est-il différent, car on ne révise pas la sentence d'un fugitif.
- תָּא שְׁמַע: שְׁמַע מִבֵּית דִּין שֶׁל יִשְׂרָאֵל שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים ״אִישׁ פְּלוֹנִי מֵת״; ״אִישׁ פְּלוֹנִי נֶהֱרָג״ – יַשִּׂיאוּ אֶת אִשְׁתּוֹ. מִקּוֹמֶנְטָרִיסִים שֶׁל גּוֹיִם ״אִישׁ פְּלוֹנִי מֵת״; ״אִישׁ פְּלוֹנִי נֶהֱרַג״ – אַל יַשִּׂיאוּ אֶת אִשְׁתּוֹ.Viens et entends une preuve : Si quelqu'un a entendu d'un tribunal juif que l'on disait : « Un tel est mort » ou : « Un tel a été exécuté », on permettra à sa femme de se remarier. S'il a entendu de greffiers de tribunal non-juifs : « Un tel est mort » ou : « Un tel a été exécuté », on ne permettra pas à sa femme de se remarier.
- מַאי ״מֵת״ וּמַאי ״נֶהֱרַג״? אִילֵימָא ״מֵת״ – מַמָּשׁ, וְ״נֶהֱרַג״ – מַמָּשׁ; דִּכְווֹתֵיהּ גַּבֵּי גּוֹיִם, אַמַּאי אַל יַשִּׂיאוּ אֶת אִשְׁתּוֹ? הָא קַיְימָא לַן, כֹּל מֵסִיחַ לְפִי תּוּמּוֹ הֵימוֹנֵי מְהֵימְנִי לֵיהּ!Que signifie « mort » et que signifie « exécuté » ? Si l'on dit qu'il s'agit de « mort » au sens propre et d'« exécuté » au sens propre, alors de même, au sujet des non-Juifs, il s'agit du sens propre : pourquoi ne permettrait-on pas à sa femme de se remarier ? N'avons-nous pas établi que tout non-Juif qui parle innocemment, sans intention de témoigner, est cru ?
- אֶלָּא לָאו ״מֵת״ – יוֹצֵא לָמוּת, וְ״נֶהֱרַג״ – יוֹצֵא לֵיהָרֵג? וְקָתָנֵי: בְּבֵית דִּין שֶׁל יִשְׂרָאֵל יַשִּׂיאוּ אֶת אִשְׁתּוֹ!N'est-ce donc pas plutôt que « mort » signifie qu'il sort pour mourir, et « exécuté », qu'il sort pour être exécuté ? Et la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) enseigne : Dans un tribunal juif, on permettra à sa femme de se remarier ! On présume donc que le condamné a bien été exécuté, conformément à l'opinion de Rav Yosef.
- לְעוֹלָם מֵת מַמָּשׁ וְנֶהֱרַג מַמָּשׁ; דִּכְווֹתֵיהּ גַּבֵּי גּוֹיִם אַמַּאי לָא, וְהָא קַיְימָא לַן דְּכֹל מֵסִיחַ לְפִי תּוּמּוֹ הֵימוֹנֵי מְהֵימְנִי – הָנֵי מִילֵּי בְּמִילְּתָא דְּלָא שָׁיְיכִי בַּהּ, אֲבָל בְּמִילְּתָא דְּשָׁיְיכִי בַּהּ, עָבְדִי לְאַחְזוֹקֵי שִׁקְרַיְיהוּ.La Guemara répond : En réalité, il s'agit de « mort » au sens propre et d'« exécuté » au sens propre. Et quant à ce que tu as demandé : de même, au sujet des non-Juifs, pourquoi ne le permet-on pas, alors que nous avons établi que tout non-Juif qui parle innocemment est cru ? Réponse : Cela ne vaut que pour une affaire qui ne les concerne pas ; mais dans une affaire qui les concerne, comme ici où ils veulent montrer que leur sentence a été exécutée, ils ont coutume de consolider leur mensonge.
- מַתְנִי׳ הַמֵּבִיא גֵּט בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, וְחָלָה – הֲרֵי זֶה מְשַׁלְּחוֹ בְּיַד אַחֵר. וְאִם אָמַר לוֹ: ״טוֹל לִי הֵימֶנָּה חֵפֶץ פְּלוֹנִי״ – לֹא יְשַׁלְּחֶנּוּ בְּיַד אַחֵר, שֶׁאֵין רְצוֹנוֹ שֶׁיְּהֵא פִּקְדוֹנוֹ בְּיַד אַחֵר.MICHNA : Celui qui apporte un get (acte de divorce) en Terre d'Israël et qui tombe malade peut l'envoyer par l'intermédiaire d'un autre. Mais si le mari lui a dit : « Prends pour moi auprès d'elle tel objet », il ne l'enverra pas par l'intermédiaire d'un autre, car le mari ne souhaite pas que son dépôt soit entre les mains d'un autre.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב כָּהֲנָא: ״חָלָה״ תְּנַן. פְּשִׁיטָא, ״חָלָה״ קָתָנֵי! מַהוּ דְּתֵימָא הוּא הַדִּין אַף עַל גַּב דְּלָא חָלָה, וְהַאי דְּקָתָנֵי ״חָלָה״ אוֹרְחָא דְּמִילְּתָא קָתָנֵי; קָא מַשְׁמַע לַן.GUEMARA : Rav Kahana a dit : Nous avons appris dans la Michna : « et qui tombe malade » ; sinon, il ne peut pas désigner un autre mandataire. La Guemara demande : C'est évident, puisqu'elle enseigne : « et qui tombe malade » ! Elle répond : Tu aurais pu dire que la règle est la même bien qu'il ne soit pas tombé malade, et que si elle enseigne « et qui tombe malade », elle ne fait qu'énoncer ce qui arrive d'ordinaire ; il nous enseigne donc que seule la maladie le permet.
- הֵיכִי דָּמֵי? אִי דַּאֲמַר לֵיהּ ״הוֹלֵךְ״ – אַף עַל גַּב דְּלָא חָלָה נָמֵי! וְאִי דַּאֲמַר לֵיהּ ״אַתְּ הוֹלֵךְ״ – אֲפִילּוּ חָלָה נָמֵי לָא! וְאִי רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, אֲפִילּוּ חָלָה נָמֵי לָא!De quel cas s'agit-il ? Si le mari lui a dit : « Remets ce get », alors il pourrait le transmettre même s'il n'est pas tombé malade ! Et s'il lui a dit : « Toi, remets-le », il ne le pourrait pas même s'il est tombé malade ! Et si la Michna suit Rabban Chimon ben Gamliel, il ne le pourrait pas même s'il est tombé malade !
- דְּתַנְיָא: ״הוֹלֵךְ גֵּט זֶה לְאִשְׁתִּי״ – הֲרֵי זֶה מְשַׁלְּחוֹ בְּיַד אַחֵר. ״אַתְּ הוֹלֵךְ גֵּט זֶה לְאִשְׁתִּי״ – הֲרֵי זֶה לֹא יְשַׁלְּחֶנּוּ בְּיַד אַחֵר. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ – אֵין הַשָּׁלִיחַ עוֹשֶׂה שָׁלִיחַ.Car il a été enseigné dans une baraïta : Si le mari a dit : « Remets ce get à ma femme », celui-ci peut l'envoyer par l'intermédiaire d'un autre. S'il a dit : « Toi, remets ce get à ma femme », celui-ci ne l'enverra pas par l'intermédiaire d'un autre. Rabban Chimon ben Gamliel dit : Dans un cas comme dans l'autre, le mandataire ne peut pas désigner de mandataire.
- אִיבָּעֵית אֵימָא ״הוֹלֵךְ״, וְהוּא דְּחָלָה; וְאִי בָּעֵית אֵימָא ״אַתְּ הוֹלֵךְ״, וְחָלָה שָׁאנֵי; וְאִי בָּעֵית אֵימָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל הִיא, וְחָלָה שָׁאנֵי.Si tu veux, dis que la Michna traite du cas où il a dit « Remets », et Rav Kahana comprend la baraïta ainsi : à condition qu'il soit tombé malade. Et si tu veux, dis qu'elle traite du cas où il a dit « Toi, remets », mais celui qui tombe malade est différent. Et si tu veux, dis qu'elle suit Rabban Chimon ben Gamliel, mais celui qui tombe malade est différent.
- תְּנַן: הַמֵּבִיא גֵּט בְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל, וְחָלָה – הֲרֵי זֶה מְשַׁלְּחוֹ בְּיַד אַחֵר. וּרְמִינְהוּ, אָמַר לִשְׁנַיִם: ״תְּנוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״; אוֹ לִשְׁלֹשָׁה: ״כִּתְבוּ גֵּט וּתְנוּ לְאִשְׁתִּי״ – הֲרֵי אֵלּוּ יִכְתְּבוּ וְיִתְּנוּ. אִינְהוּ אִין, אֲבָל שָׁלִיחַ לָא!Nous avons appris dans la Michna : Celui qui apporte un get en Terre d'Israël et qui tombe malade peut l'envoyer par l'intermédiaire d'un autre. Et on oppose à cela une autre Michna (66a) : Si le mari a dit à deux personnes : « Donnez un get à ma femme », ou à trois : « Écrivez un get et donnez-le à ma femme », ceux-ci écriront et donneront. On en déduit : Eux, oui, mais un mandataire qu'ils désigneraient, non !
- אָמַר אַבָּיֵי: הָתָם טַעְמָא מַאי – מִשּׁוּם בִּזָּיוֹן דְּבַעַל, הָכָא בַּעַל לָא קָפֵיד.Abayé a dit : Là-bas, quelle est la raison ? À cause de l'humiliation du mari, qui ne veut pas que l'affaire s'ébruite ; ici, le mari n'y tient pas.
- רָבָא אָמַר: מִשּׁוּם דְּמִילֵּי נִינְהוּ, וּמִילֵּי לָא מִימַּסְרָן לְשָׁלִיחַ.Rava a dit : C'est parce que ce sont des paroles, et des paroles ne peuvent être transmises à un mandataire, tandis qu'ici, on transmet un get matériel.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ שְׁלִיחַ מַתָּנָה; וּבִפְלוּגְתָּא דְּרַב וּשְׁמוּאֵל – רַב אָמַר: מַתָּנָה אֵינָהּ כְּגֵט. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: מַתָּנָה הֲרֵי הִיא כְּגֵט.Quelle différence y a-t-il entre eux ? Il y a entre eux le cas d'un mandataire pour un acte de donation, qui ne comporte aucune humiliation mais n'est que parole ; et cela rejoint la divergence entre Rav et Chmouel. Rav a dit : La donation n'est pas comme le get. Et Chmouel a dit : La donation est comme le get.
- וְאִם אָמַר לוֹ ״טוֹל לִי הֵימֶנָּה חֵפֶץ פְּלוֹנִי״. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: כָּאן שָׁנָה רַבִּי: אֵין הַשּׁוֹאֵל רַשַּׁאי לְהַשְׁאִיל, וְאֵין הַשּׂוֹכֵר רַשַּׁאי לְהַשְׂכִּיר.La Michna enseigne : « Mais si le mari lui a dit : Prends pour moi auprès d'elle tel objet », il ne désignera pas d'autre mandataire. Rech Lakich a dit : Ici, Rabbi (Yehouda HaNassi) a enseigné que l'emprunteur n'a pas le droit de prêter l'objet emprunté, et que le locataire n'a pas le droit de sous-louer.
- אָמַר לוֹ רַבִּי יוֹחָנָן: זוֹ, אֲפִילּוּ תִּינוֹקוֹת שֶׁל בֵּית רַבָּן יוֹדְעִים אוֹתָהּ! אֶלָּא זִימְנִין דְּגִיטָּא נָמֵי לָא הָוֵי – דְּנַעֲשָׂה כְּמִי שֶׁאָמַר לוֹ ״אַל תְּגָרְשָׁהּ אֶלָּא בַּבַּיִת״, וְגֵירְשָׁהּ בָּעֲלִיָּיה; ״אַל תְּגָרְשָׁהּ אֶלָּא בְּיָמִין״, וְגֵירְשָׁהּ בִּשְׂמֹאל.Rabbi Yo'hanan lui a dit : Cela, même les écoliers le savent ! Mais la nouveauté est que parfois, ce n'est pas non plus un get valable, car le mandataire se trouve être comme celui à qui on a dit : « Ne la divorce que dans la maison », et qui l'a divorcée à l'étage ; « Ne la divorce que de la main droite », et qui l'a divorcée de la main gauche.
- דְּכוּלֵּי עָלְמָא, הֵיכָא דְּנָפְקָה לְאַפֵּיהּ וְיָהֲבָה לֵיהּ חֵפֶץ, וַהֲדַר שָׁקְלָה מִינֵּיהּ גִּיטָּא; כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּגִיטָּא – גִּיטָּא מְעַלְּיָא הָוֵי. כִּי פְּלִיגִי הֵיכָא דַּאֲמַר לֵיהּ:Selon tous, lorsqu'elle est sortie à sa rencontre, lui a donné l'objet, et a ensuite pris de lui le get, tous s'accordent pour dire que le get est un get pleinement valable. Ils sont en désaccord lorsque le mari lui a dit :
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