Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁמָּא מֵת לָא חָיְישִׁינַן, שֶׁמָּא יָמוּת חָיְישִׁינַן.« Peut-être est-il mort » : nous ne le craignons pas ; « peut-être mourra-t-il » : nous le craignons.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַדָּא בַּר מַתְנָה לְרָבָא: וְהָא נוֹד דִּכְשֶׁמָּא יָמוּת הוּא, וּפְלִיגִי! אָמַר רַב יְהוּדָה מִדִּסְקַרְתָּא: שָׁאנֵי נוֹד דְּאֶפְשָׁר דְּמָסַר לֵיהּ לְשׁוֹמֵר.Rav Ada bar Matna a dit à Rava : Mais voici que l'outre, qui risque de se fendre avant le prélèvement, est comme « peut-être mourra-t-il », et ils sont en désaccord à son sujet ! Rav Yehouda de Diskarta a dit : L'outre est différente, car il est possible de la remettre à un gardien qui la protégera ; c'est pourquoi Rabbi Méïr ne craint pas qu'elle se fende.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב מְשַׁרְשְׁיָא: עָרְבָיךְ עָרְבָא צְרִיךְ! אֶלָּא אָמַר רָבָא: שֶׁמָּא מֵת – לָא חָיְישִׁינַן, שֶׁמָּא יָמוּת – תַּנָּאֵי הִיא.Rav Mecharchia objecte à cela : Ton garant a besoin d'un garant ! Le gardien lui-même pourrait être négligent. Mais alors, Rava a dit : « Peut-être est-il mort » : nous ne le craignons pas, selon tous ; « peut-être mourra-t-il » : c'est une discussion de Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna).
- הַשּׁוֹלֵחַ חַטָּאתוֹ מִמְּדִינַת הַיָּם וְכוּ׳: וְהָא בָּעֵינָא סְמִיכָה! אָמַר רַב יוֹסֵף: בְּקׇרְבַּן נָשִׁים. רַב פָּפָּא אָמַר: בְּחַטַּאת הָעוֹף.Celui qui envoie son sacrifice expiatoire d'outre-mer, etc. : Mais voici qu'il faut la semikha (imposition des mains sur la tête de l'animal) ! Or le propriétaire est absent. Rav Yossef a dit : il s'agit d'un sacrifice de femmes, qui ne font pas la semikha. Rav Pappa a dit : il s'agit d'un sacrifice expiatoire d'oiseau, qui ne requiert pas la semikha.
- וּצְרִיכָא; דְּאִי אַשְׁמְעִינַן גֵּט – מִשּׁוּם דְּלָא אֶפְשָׁר, אֲבָל תְּרוּמָה דְּאֶפְשָׁר – אֵימָא לָא.Et il est nécessaire d'enseigner les trois cas : car si la Michna nous avait appris le cas du get, on aurait dit que c'est parce que ce n'est pas possible de craindre la mort ; mais pour la terouma (prélèvement donné au Cohen), où c'est possible de se nourrir de produits profanes, je dirais que non.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן תְּרוּמָה – דְּזִמְנִין דְּלָא אֶפְשָׁר; אֲבָל חַטַּאת הָעוֹף – מִסְּפֵיקָא לָא לֵיעוּל חוּלִּין לָעֲזָרָה, צְרִיכָא.Et si elle nous avait appris le cas de la terouma, on aurait dit que c'est parce que parfois ce n'est pas possible de s'en passer ; mais pour un sacrifice expiatoire d'oiseau, par doute, qu'on ne fasse pas entrer du profane dans la cour du Temple ! C'est nécessaire.
- מַתְנִי׳ שְׁלֹשָׁה דְּבָרִים אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בֶּן פַּרְטָא לִפְנֵי חֲכָמִים, וְקִיְּימוּ אֶת דְּבָרָיו: עַל עִיר שֶׁהִקִּיפָהּ כַּרְקוֹם, וְעַל הַסְּפִינָה הַמּוּטְרֶפֶת בַּיָּם, וְעַל הַיּוֹצֵא לִידּוֹן – שֶׁהֵן בְּחֶזְקַת קַיָּימִין.MICHNA : Rabbi Elazar ben Perata a dit trois choses devant les Sages, et ils ont confirmé ses paroles : au sujet d'une ville qu'a encerclée un karkom (armée assiégeante), au sujet du bateau ballotté en mer, et au sujet de celui qui sort pour être jugé dans un procès capital : ils sont présumés en vie.
- אֲבָל עִיר שֶׁכְּבָשָׁהּ כַּרְקוֹם, וּסְפִינָה שֶׁאָבְדָה בַּיָּם, וְהַיּוֹצֵא לֵיהָרֵג – נוֹתְנִין עֲלֵיהֶן חוּמְרֵי חַיִּים וְחוּמְרֵי מֵתִים – בַּת יִשְׂרָאֵל לְכֹהֵן, וּבַת כֹּהֵן לְיִשְׂרָאֵל, לֹא תֹּאכַל בִּתְרוּמָה.Mais une ville qu'a conquise un karkom, un bateau qui s'est perdu en mer, et celui qui sort pour être exécuté : on leur applique les rigueurs des vivants et les rigueurs des morts : une fille d'Israël mariée à un Cohen, ou une fille de Cohen mariée à un Israélite ne mangera pas de terouma. La première parce qu'il est peut-être mort ; la seconde parce qu'il est peut-être en vie.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יוֹסֵף: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּבֵית דִּין שֶׁל יִשְׂרָאֵל; אֲבָל בְּבֵית דִּין שֶׁל אוּמּוֹת הָעוֹלָם, כֵּיוָן דִּגְמִיר לֵיהּ דִּינָא לִקְטָלָא – מִיקְטָל קָטְלִי לֵיהּ.GUEMARA : Rav Yossef a dit : On n'a enseigné qu'on lui applique les rigueurs des vivants que pour un tribunal d'Israël, où l'on peut encore lui trouver un mérite et le ramener ; mais dans un tribunal des nations du monde, dès que le jugement est conclu à la mort, on le tue à coup sûr.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: בֵּית דִּין שֶׁל אוּמּוֹת הָעוֹלָם נָמֵי, דִּמְקַבְּלִי שׁוּחְדָּא! אֲמַר לֵיהּ: כִּי שָׁקְלִי – מִקַּמֵּי דְּלַחְתּוֹם פּוּרְסִי שְׁנָמַג; לְבָתַר דְּמִיחְתַּם פּוּרְסִי שְׁנָמַג – לָא שָׁקְלִי.Abayé lui a dit : Le tribunal des nations du monde aussi pourrait ne pas l'exécuter, car ils acceptent des pots-de-vin ! Il lui a dit : Quand ils en prennent, c'est avant de sceller le pourssé chenmag (verdict) ; après que le pourssé chenmag a été scellé, ils n'en prennent pas.
- מֵיתִיבִי, כׇּל מָקוֹם שֶׁיַּעַמְדוּ שְׁנַיִם וְיֹאמְרוּ: ״מְעִידִין אָנוּ אֶת אִישׁ פְּלוֹנִי שֶׁנִּגְמַר דִּינוֹ בְּבֵית דִּינוֹ שֶׁל פְּלוֹנִי, וּפְלוֹנִי וּפְלוֹנִי עֵדָיו״ – הֲרֵי זֶה יֵהָרֵג! דִּלְמָא בּוֹרֵחַ שָׁאנֵי.On a objecté (Makot 7a) : Partout où deux témoins se lèvent et disent : « Nous attestons qu'untel a vu son jugement conclu au tribunal d'untel, et qu'untel et untel ont été ses témoins », celui-ci sera exécuté ! On ne craint donc pas qu'on ait trouvé ensuite un mérite. Peut-être le fugitif est-il différent.
- תָּא שְׁמַע: שְׁמַע מִבֵּית דִּין שֶׁל יִשְׂרָאֵל שֶׁהָיוּ אוֹמְרִים ״אִישׁ פְּלוֹנִי מֵת״; ״אִישׁ פְּלוֹנִי נֶהֱרָג״ – יַשִּׂיאוּ אֶת אִשְׁתּוֹ. מֵקוֹמֶנְטָרִיסִין שֶׁל גּוֹיִם ״אִישׁ פְּלוֹנִי מֵת״; ״אִישׁ פְּלוֹנִי נֶהֱרַג״ – אַל יַשִּׂיאוּ אֶת אִשְׁתּוֹ.Viens et entends (une preuve) : S'il a entendu d'un tribunal d'Israël qu'on disait : « Untel est mort », « Untel a été tué », qu'on permette à sa femme de se remarier. Des komentirissin (officiers) des non-Juifs : « Untel est mort », « Untel a été tué », qu'on ne permette pas à sa femme de se remarier.
- מַאי ״מֵת״, וּמַאי ״נֶהֱרַג״? אִילֵימָא ״מֵת״ – מֵת מַמָּשׁ, וְ״נֶהֱרַג״ – נֶהֱרַג מַמָּשׁ; דִּכְווֹתֵיהּ גַּבֵּי גּוֹיִם, אַמַּאי אַל יַשִּׂיאוּ אֶת אִשְׁתּוֹ? הָא קַיְימָא לַן דְּכֹל מֵסִיחַ לְפִי תּוּמּוֹ הֵימוֹנֵי מְהֵימְנִי לֵיהּ!Que signifie « est mort » et que signifie « a été tué » ? Si l'on dit : « est mort » : réellement mort, et « a été tué » : réellement tué, de même pour les non-Juifs ; pourquoi ne permettrait-on pas à sa femme de se remarier ? Voici que nous avons établi que quiconque parle innocemment (non-Juif s'exprimant sans intention de témoigner) est cru !
- אֶלָּא לָאו ״מֵת״ – יוֹצֵא לָמוּת, ״נֶהֱרַג״ – יוֹצֵא לֵיהָרֵג? וְקָתָנֵי: בְּבֵית דִּין יִשְׂרָאֵל יַשִּׂיאוּ אֶת אִשְׁתּוֹ!N'est-ce donc pas plutôt : « est mort » : sort pour mourir, et « a été tué » : sort pour être exécuté ? Et il est enseigné : pour un tribunal d'Israël, qu'on permette à sa femme de se remarier ! C'est une difficulté pour Rav Yossef.
- לְעוֹלָם מֵת מַמָּשׁ וְנֶהֱרַג מַמָּשׁ, וּדְקָאָמְרַתְּ: דִּכְווֹתֵיהּ גַּבֵּי גּוֹיִם אַמַּאי לָא, וְהָא קַיְימָא לַן דְּכֹל מֵסִיחַ לְפִי תּוּמּוֹ הֵימוֹנֵי מְהֵימְנִי; הָנֵי מִילֵּי בְּמִילְּתָא דְּלָא שָׁיְיכִי בָּהּ, אֲבָל בְּמִילְּתָא דְּשָׁיְיכִי בַּהּ, עָבְדִי לְאַחְזוֹקֵי שִׁיקְרַיְיהוּ.En réalité, « est mort » : réellement mort, et « a été tué » : réellement tué. Et ce que tu as dit : de même pour les non-Juifs, pourquoi pas, puisque nous avons établi que quiconque parle innocemment est cru ? Cela s'applique à une chose qui ne les concerne pas ; mais pour une chose qui les concerne, ils ont coutume de renforcer leur mensonge, en affirmant que la sentence a été exécutée.
- אִיכָּא דְאָמְרִי אָמַר רַב יוֹסֵף: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּבֵית דִּין שֶׁל אוּמּוֹת הָעוֹלָם,Certains disent que Rav Yossef a dit : On n'a enseigné les rigueurs des vivants que pour un tribunal des nations du monde,
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