Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ הַמֵּבִיא גֵּט וְאָבַד הֵימֶנּוּ; מְצָאוֹ לְאַלְתַּר – כָּשֵׁר, וְאִם לָאו – פָּסוּל. מְצָאוֹ בַּחֲפִיסָה אוֹ בִּדְלוֹסְקָמָא, אִם מַכִּירוֹ – כָּשֵׁר.MICHNA : Celui qui apporte un get (acte de divorce) en tant que mandataire et qui l'a perdu en chemin : s'il l'a retrouvé aussitôt, il est valable ; et sinon, il est invalide, car il se peut que l'acte retrouvé ne soit pas celui qu'il a perdu, mais celui d'un autre homme du même nom, marié à une femme du même nom. S'il l'a trouvé dans une 'hafissa (petite outre) ou dans une deloskema (sacoche) dont il sait qu'elle est à lui, ou bien s'il le reconnaît lui-même, il est valable.
- גְּמָ׳ וּרְמִינְהוּ: מָצָא גִּיטֵּי נָשִׁים וְשִׁחְרוּרֵי עֲבָדִים, דְּיָיתֵיקֵי, מַתָּנוֹת וְשׁוֹבָרִין, הֲרֵי זֶה לֹא יַחֲזִיר – שֶׁאֲנִי אוֹמֵר כְּתוּבִין הָיוּ, וְנִמְלַךְ עֲלֵיהֶן שֶׁלֹּא לִיתְּנָן. הָא אָמַר ״תְּנו״ּ – נוֹתְנִין; וַאֲפִילּוּ לִזְמַן מְרוּבֶּה!GUEMARA : La Michna enseigne qu'un get perdu est invalide, à moins d'avoir été retrouvé aussitôt. Et on a opposé ceci, tiré d'une autre Michna (Bava Metsia 18a) : Si quelqu'un a trouvé des actes de divorce de femmes, des actes d'affranchissement d'esclaves, des dayetiké (testaments), des actes de donation ou des quittances, celui-ci ne les rendra pas à celui qui passe pour les avoir perdus, car je dis : ils étaient écrits, et leur auteur s'est ravisé à leur sujet et a décidé de ne pas les donner. On en déduit : mais s'il a dit : « Donnez ces actes à leur destinataire », on les donne, et même après un long temps écoulé depuis leur perte, sans craindre que l'acte appartienne à un homme du même nom !
- אָמַר רַבָּה, לָא קַשְׁיָא: כָּאן בִּמְקוֹם שֶׁהַשַּׁיָּירוֹת מְצוּיוֹת, כָּאן בִּמְקוֹם שֶׁאֵין הַשַּׁיָּירוֹת מְצוּיוֹת.Rabba a dit : Ce n'est pas difficile. Ici, dans notre Michna qui invalide le get s'il n'a pas été retrouvé aussitôt, il s'agit d'un endroit où les caravanes sont fréquentes : on craint que l'acte retrouvé appartienne à un autre homme du même nom. Là, dans la Michna de Bava Metsia, il s'agit d'un endroit où les caravanes ne sont pas fréquentes.
- וַאֲפִילּוּ בִּמְקוֹם שֶׁהַשַּׁיָּירוֹת מְצוּיוֹת – וְהוּא שֶׁהוּחְזְקוּ שְׁנֵי יוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן בְּעִיר אַחַת.La Guemara précise : Et même dans un endroit où les caravanes sont fréquentes, on n'a cette crainte que s'il est établi qu'il y a deux hommes nommés par exemple Yossef ben Chimon dans une même ville.
- דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, קַשְׁיָא דְּרַבָּה אַדְּרַבָּה: דְּהָהוּא גִּיטָּא דְּאִישְׁתְּכַח בֵּי דִינָא דְּרַב הוּנָא, וַהֲוָה כְּתִיב בֵּיהּ ״בִּשְׁוִירֵי מָתָא דְּעַל רָכִיס נַהֲרָא״, וְאָמַר רַב הוּנָא: חוֹשְׁשִׁין לִשְׁנֵי שְׁוִירֵי;Car si tu ne dis pas cela, à savoir que cette crainte n'existe que là où l'on sait qu'il y a deux homonymes, il y aurait une difficulté, une contradiction de Rabba à Rabba : car il y eut un certain get qui fut trouvé au tribunal de Rav Houna, et dans lequel était écrit comme lieu : « À Chviri, la ville qui est sur le fleuve Rakhis ». Et Rav Houna a dit : On craint qu'il n'y ait deux villes nommées Chviri, et que ce get soit celui d'un autre homme du même nom.
- וַאֲמַר לֵיהּ רַב חִסְדָּא לְרַבָּה: פּוֹק וְעַיֵּין בָּהּ, דִּלְאוּרְתָּא בָּעֵי לַהּ מִינָּךְ רַב הוּנָא. נְפַק, דַּק וְאַשְׁכַּח – דִּתְנַן: כׇּל מַעֲשֵׂה בֵּית דִּין – הֲרֵי זֶה יַחְזִיר.Et Rav 'Hisda a dit à Rabba, qui était alors son élève : Sors et examine cette question, car ce soir Rav Houna te la demandera. Il est sorti, a examiné et a trouvé une source : car nous avons appris dans une Michna (Bava Metsia 20a) : Tout acte du tribunal trouvé, c'est-à-dire tout document authentifié par le tribunal, celui-ci le rendra à son propriétaire, sans craindre qu'il y ait deux villes du même nom et que le document soit à quelqu'un d'autre.
- וְהָא בֵּי דִינָא דְּרַב הוּנָא, דְּכִמְקוֹם שֶׁהַשַּׁיָּירוֹת מְצוּיוֹת דָּמֵי, וְקָא פָּשֵׁיט יַחְזִיר; אַלְמָא, אִי הוּחְזְקוּ שְׁנֵי יוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן בְּעִיר אַחַת – אִין, וְאִי לָא – לָא.Or voici que le tribunal de Rav Houna est comparable à un endroit où les caravanes sont fréquentes, car beaucoup de gens s'y rendaient, et pourtant Rabba tranche de cette source : qu'il le rende ! Il en ressort que, s'il est établi qu'il y a deux Yossef ben Chimon dans une même ville, oui, on craint et on ne rend pas ; mais sinon, non, on ne craint pas.
- עֲבַד רַבָּה עוֹבָדָא בְּהָהוּא גִּיטָּא, דְּאִישְׁתְּכַח בֵּי כִיתָּנָא בְּפוּמְבְּדִיתָא, כִּשְׁמַעְתֵּיהּ. אִיכָּא דְּאָמְרִי בְּדוּכְתָּא הֵיכָא דְּתָרוּ כִּיתָּנָא, וְאַף עַל גַּב דְּהוּחְזְקוּ – דְּלָא שְׁכִיחָן שְׁיָירָתָא; וְאִיכָּא דְּאָמְרִי בְּדוּכְתָּא דִּמְזַבְּנִי כִּיתָּנָא, וְהוּא שֶׁלֹּא הוּחְזְקוּ, וּשְׁכִיחָן שַׁיָּירוֹת.Rabba a statué en pratique au sujet d'un certain get qui fut trouvé à la maison du lin à Poumbedita, conformément à son enseignement. Certains disent que c'était à l'endroit où l'on trempe le lin, et bien qu'il fût établi qu'il y avait deux homonymes, on rendit l'acte, car les caravanes n'y sont pas fréquentes. Et certains disent que c'était à l'endroit où l'on vend le lin, et on rendit l'acte car il n'était pas établi qu'il y eût deux homonymes, bien que les caravanes y soient fréquentes.
- רַבִּי זֵירָא רָמֵי מַתְנִיתִין אַבָּרַיְיתָא, וּמְשַׁנֵּי. תְּנַן: הַמֵּבִיא גֵּט וְאָבַד הֵימֶנּוּ, אִם מְצָאוֹ לְאַלְתַּר – כָּשֵׁר, וְאִם לָאו – פָּסוּל. וּרְמִינְהוּ: מָצָא גֵּט אִשָּׁה בַּשּׁוּק, בִּזְמַן שֶׁהַבַּעַל מוֹדֶה – יַחְזִיר לְאִשָּׁה, אֵין הַבַּעַל מוֹדֶה – לֹא יַחְזִיר לֹא לָזֶה וְלֹא לָזֶה. הָאRabbi Zeira oppose la Michna à une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) et résout la contradiction. Nous avons appris dans la Michna : Celui qui apporte un get et qui l'a perdu : s'il l'a retrouvé aussitôt, il est valable ; et sinon, il est invalide. Et on a opposé ceci : Si quelqu'un a trouvé le get d'une femme au marché : lorsque le mari reconnaît l'avoir écrit et donné, qu'il le rende à la femme ; si le mari ne le reconnaît pas, qu'il ne le rende ni à celui-ci ni à celle-là. On en déduit : mais
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