Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קַשְׁיָא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר אַדְּרַבִּי אֶלְעָזָר! תְּרֵי תַּנָּאֵי וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי אֶלְעָזָר.Il y a une difficulté entre Rabbi Elazar et Rabbi Elazar ! Le début de la Michna, établi selon lui, permet d'écrire le formulaire d'un get (acte de divorce) à l'avance, alors que la fin l'interdit. Ce sont deux Tannaïm, qui divergent sur l'opinion de Rabbi Elazar.
- רַבִּי שַׁבְּתַי אָמַר חִזְקִיָּה: מִשּׁוּם קְטָטָה; וְרַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: עֵדֵי חֲתִימָה כָּרְתִי,Rabbi Chabtaï a dit au nom de 'Hizkiya : l'ordonnance de la Michna est à cause de la querelle conjugale ; et cela suit Rabbi Méïr, qui a dit : les témoins de la signature sont ceux qui font le divorce, si bien qu'il n'est pas nécessaire d'écrire le get au nom de la femme.
- וּבְדִין הוּא דַּאֲפִילּוּ תּוֹרֶף נָמֵי לִכְתּוֹב; וְזִמְנִין דְּשָׁמְעָה לֵיהּ לְסוֹפֵר דְּקָא כָתֵיב, וְסָבְרָה אִיהוּ קָאָמַר לֵיהּ, וְהָוֵה לַהּ קְטָטָה בַּהֲדֵיהּ.Et en stricte justice, on devrait écrire même le toref (la partie essentielle propre à chaque acte) à l'avance ; mais parfois, elle entend le scribe en train d'écrire un get portant son nom, et elle pense que c'est lui, son mari, qui le lui a demandé, et il y aura une querelle entre elle et lui.
- רַב חִסְדָּא אָמַר אֲבִימִי: מִשּׁוּם תַּקָּנַת עֲגוּנוֹת; אָמְרִי לַהּ רַבִּי מֵאִיר, וְאָמְרִי לַהּ רַבִּי אֶלְעָזָר.Rav 'Hisda a dit au nom d'Avimi : c'est à cause de l'ordonnance en faveur des agounot (femmes liées à un mari absent, qui ne peuvent se remarier). Certains disent que cela suit Rabbi Méïr, et certains disent que cela suit Rabbi Elazar.
- אָמְרִי לַהּ רַבִּי מֵאִיר – דְּאָמַר: עֵדֵי חֲתִימָה כָּרְתִי, וּבְדִין הוּא דַּאֲפִילּוּ תּוֹרֶף נָמֵי לִכְתּוֹב; וְזִמְנִין דְּהָוֵה לֵיהּ קְטָטָה בַּהֲדַהּ, וְרָתַח עֲלַהּ וְזָרֵיק לֵיהּ נִיהֲלַהּ, וּמְעַגֵּן וּמוֹתֵיב לַהּ.Certains disent que cela suit Rabbi Méïr, qui a dit : les témoins de la signature sont ceux qui font le divorce ; et en stricte justice, on devrait écrire même le toref à l'avance ; mais parfois, il a une querelle avec elle, il s'emporte contre elle et lui jette le get déjà prêt, et il la laisse agouna, car il ne pourra plus revenir sur ce divorce fait sous le coup de la colère ; il faut donc que la rédaction du get prenne du temps, pour qu'il ait le temps de se calmer.
- אָמְרִי לַהּ רַבִּי אֶלְעָזָר – דְּאָמַר: עֵידֵי מְסִירָה כָּרְתִי, וּבְדִין הוּא דַּאֲפִילּוּ טוֹפֶס נָמֵי לָא לִכְתּוֹב; וְזִמְנִין דְּבָעֵי לְמֵיזַל לִמְדִינַת הַיָּם וְלָא אַשְׁכַּח סָפְרָא, וְשָׁבֵיק לַהּ וְאָזֵיל, וּמְעַגֵּן וּמוֹתֵיב לַהּ.Certains disent que cela suit Rabbi Elazar, qui a dit : les témoins de la remise sont ceux qui font le divorce ; et en stricte justice, on ne devrait même pas écrire le tofes (la partie standard) à l'avance ; mais parfois, il doit partir outre-mer et ne trouve pas de scribe, et il la quitte et s'en va, et il la laisse agouna. On a donc permis de préparer le tofes pour pouvoir achever le get rapidement.
- וּמְקוֹם הַזְּמַן: קָפָסֵיק וְתָנֵי; לָא שְׁנָא מִן הַנִּישּׂוּאִין, וְלָא שְׁנָא מִן הָאֵירוּסִין.Et la place de la date : le Tanna enseigne de façon catégorique ; peu importe que le divorce intervienne après le mariage ou après les fiançailles (irousin, première étape du mariage).
- בִּשְׁלָמָא מִן הַנִּישּׂוּאִין; בֵּין לְמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם בַּת אֲחוֹתוֹ – אִיכָּא, בֵּין לְמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם פֵּירֵי – אִיכָּא;Certes, après le mariage, on comprend la date ; aussi bien selon celui qui a dit que la date est exigée à cause de la fille de sa sœur (de crainte que le mari ne protège sa nièce adultère par un get non daté), il y a lieu de la mettre, que selon celui qui a dit que c'est à cause des fruits (pour fixer le moment où le mari cesse de percevoir les fruits des biens de sa femme), il y a lieu de la mettre ;
- אֶלָּא מִן הָאֵירוּסִין; בִּשְׁלָמָא לְמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם בַּת אֲחוֹתוֹ – אִיכָּא, אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר מִשּׁוּם פֵּירֵי, אֲרוּסָה מִי אִית לַהּ פֵּירֵי?!mais après les fiançailles, certes selon celui qui a dit que c'est à cause de la fille de sa sœur, il y a lieu de la mettre, car les règles de l'adultère s'appliquent dès les fiançailles ; mais selon celui qui a dit que c'est à cause des fruits, une fiancée a-t-elle des fruits ?!
- אָמַר רַב עַמְרָם: הָא מִילְּתָא שְׁמַעִית מִינֵּיהּ דְּעוּלָּא דְּאָמַר מִשּׁוּם תַּקָּנַת וָלָד, וְלָא יָדַעְנָא מַאי נִיהוּ. כֵּיוָן דְּשַׁמְעִיתַהּ לְהָא דְּתַנְיָא: הָאוֹמֵר: ״כִּתְבוּ גֵּט לַאֲרוּסָתִי, לִכְשֶׁאֶכְנְסֶנָּה אֲגָרְשֶׁנָּה״, אֵינוֹ גֵּט. וְאָמַר עוּלָּא: מָה טַעַם? גְּזֵירָה שֶׁמָּא יֹאמְרוּ: גִּיטָּהּ קוֹדֵם לִבְנָהּ. הָכָא נָמֵי – גְּזֵירָה שֶׁמָּא יֹאמְרוּ: גִּיטָּהּ קוֹדֵם לִבְנָהּ.Rav Amram a dit : j'ai entendu cette chose d'Oulla, qui a dit que c'est à cause de l'ordonnance en faveur de l'enfant, et je ne savais pas ce que c'était. Lorsque j'ai entendu ce qui a été enseigné dans une baraïta : celui qui dit : « Écrivez un get pour ma fiancée, car lorsque je l'aurai épousée, je la divorcerai » : ce n'est pas un get. Et Oulla a dit : quelle en est la raison ? C'est un décret, de peur qu'on ne dise : son get précède son fils (la date du get, écrit durant les fiançailles, précède la naissance de l'enfant, qui passerait pour illégitime). Ici aussi, c'est un décret, de peur qu'on ne dise : son get précède son fils.
- אָמַר רַבִּי זֵירָא, אָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר שֵׁילָא, אָמַר רַב הַמְנוּנָא סָבָא, אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה, אָמַר רַב: הֲלָכָה כְּרַבִּי אֶלְעָזָר. קָרֵי רַב עֲלֵיהּ דְּרַבִּי אֶלְעָזָר: טוּבְיָנָא דְּחַכִּימֵי.Rabbi Zeira a dit au nom de Rabbi Abba bar Chila, au nom de Rav Hamnouna Sava, au nom de Rav Ada bar Ahava, au nom de Rav : la halakha est conforme à Rabbi Elazar. Rav disait de Rabbi Elazar : le plus heureux des Sages.
- וַאֲפִילּוּ בִּשְׁאָר שְׁטָרוֹת נָמֵי?! וְהָאָמַר רַב פַּפִּי מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא: הַאי אַשַּׁרְתָּא דְּדַיָּינֵי, דְּמִיכַּתְבָה מִקַּמֵּי דְּלִיסָהֲדֵי סָהֲדִי אַחֲתִימַת יְדַיְיהוּ – פְּסוּלָה; אַלְמָא מִיחְזֵי כְּשִׁיקְרָא, הָכָא נָמֵי מִיחְזֵי כְּשִׁיקְרָא!Et même pour les autres actes ?! La halakha suit-elle Rabbi Elazar, qui les valide ? Rav Pappi n'a-t-il pas dit au nom de Rava : cette achrata (attestation d'authenticité) des juges, qui a été écrite avant que les témoins n'aient témoigné sur leurs signatures, est invalide ? Il en ressort que cela a l'apparence du mensonge ; ici aussi, cela a l'apparence du mensonge !
- וְלֵיתַהּ, מִדְּרַב נַחְמָן – דְּאָמַר רַב נַחְמָן, אוֹמֵר הָיָה רַבִּי מֵאִיר: אֲפִילּוּ מְצָאוֹ בְּאַשְׁפָּה, חֲתָמוֹ וּנְתָנוֹ לָהּ – כָּשֵׁר. וַאֲפִילּוּ רַבָּנַן לָא פְּלִיגִי עֲלֵיהּ דְּרַבִּי מֵאִיר אֶלָּא בְּגִיטֵּי נָשִׁים, דְּבָעֵינַן כְּתִיבָה לִשְׁמָהּ, אֲבָל בִּשְׁאָר שְׁטָרוֹת – לָא.Et cela n'est pas retenu, à cause de l'enseignement de Rav Na'hman, car Rav Na'hman a dit : Rabbi Méïr disait : même s'il l'a trouvé (un get non signé) dans un tas d'ordures, qu'il l'a fait signer et le lui a donné, il est valide. Et même les Rabbanan ne s'opposent à Rabbi Méïr que pour les actes de divorce des femmes, où nous exigeons l'écriture en son nom, mais pour les autres actes, non.
- דְּאָמַר רַבִּי אַסִּי, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שְׁטָר שֶׁלָּוָה בּוֹ וּפְרָעוֹ – אֵינוֹ חוֹזֵר וְלֹוֶה בּוֹ, שֶׁכְּבָר נִמְחַל שִׁעְבּוּדוֹ. טַעְמָא דְּנִמְחַל שִׁעְבּוּדוֹ, אֲבָל מִשּׁוּם שִׁיקְרָא – לָא חָיְישִׁינַן.La preuve : car Rabbi Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : un acte par lequel il a emprunté et qu'il a remboursé, il ne peut pas emprunter de nouveau avec lui, car son gage a déjà été effacé. On en déduit : la raison est que son gage a été effacé ; mais à cause du mensonge, nous ne nous en soucions pas.
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