Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קָטָן וְאַנְפִּילְיָא – פְּסוּלוֹת וְאֵין פּוֹסְלוֹת.Mais si le yavam (le frère du défunt) était un mineur, ou si la 'halitsa (cérémonie de déchaussement libérant la veuve du lévirat) a été faite avec une anpilya (un chausson de tissu), ces 'halitsot sont invalides et ne disqualifient pas la femme du lévirat.
- זְעֵירִי אָמַר: כּוּלָּן אֵין פּוֹסְלִין, חוּץ מִן הָאַחֲרוֹן.La Guemara cite une autre opinion sur les guittin (actes de divorce, pluriel de get) de la Michna qui disqualifient de la prêtrise. Zeïri a dit : aucun d'eux ne disqualifie la femme d'épouser un Cohen, sauf le dernier cas, celui où le mari a dit au scribe d'écrire pour celle de ses femmes qu'il choisirait plus tard de divorcer.
- וְכֵן אָמַר רַב אַסִּי: כּוּלָּן אֵין פּוֹסְלִין, חוּץ מִן הָאַחֲרוֹן. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אַף אַחֲרוֹן נָמֵי אֵינוֹ פּוֹסֵל.Et de même, Rav Assi a dit : aucun d'eux ne disqualifie, sauf le dernier. Et Rabbi Yo'hanan a dit : même le dernier ne disqualifie pas non plus, car ce get n'en est pas un du tout : il n'y a pas de berera (clarification rétroactive, par laquelle un événement ultérieur révèle ce qui était déjà déterminé dès le départ), alors que les autres Amoraïm restent dans le doute à ce sujet.
- וְאַזְדָּא רַבִּי יוֹחָנָן לְטַעְמֵיהּ – דְּאָמַר רַבִּי אַסִּי, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָאַחִין שֶׁחָלְקוּ – לָקוֹחוֹת הֵן, וּמַחְזִירִין זֶה לָזֶה בַּיּוֹבֵל.Et Rabbi Yo'hanan suit ici son raisonnement, car Rabbi Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : des frères qui ont partagé un héritage sont des acheteurs l'un de l'autre, et ils se restituent leurs parts l'un à l'autre au Yovel (le Jubilé, où toute terre vendue revient à son propriétaire d'origine). On ne dit donc pas que le partage révèle rétroactivement ce que chacun avait hérité de son père.
- וּצְרִיכָא; דְּאִי אִיתְּמַר בְּהָא, בְּהָא קָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן דְּאֵין בְּרֵירָה, מִשּׁוּם דְּבָעֵינַן ״לַהּ״– לִשְׁמָהּ; אֲבָל הָתָם, מֶכֶר – הוּא דְּאָמַר רַחֲמָנָא לִיהְדַּר בְּיוֹבֵל, אֲבָל יְרוּשָּׁה וּמַתָּנָה – לָא.Et les deux enseignements de Rabbi Yo'hanan sont nécessaires, car s'il avait été dit seulement à propos de celui-ci, le get, on aurait pensé que c'est à propos de celui-ci que Rabbi Yo'hanan a dit qu'il n'y a pas de berera, parce que nous exigeons que le get soit écrit, selon le verset « et il écrira pour elle » (Deutéronome 24, 1), en son nom à elle ; mais là, pour l'héritage, on aurait pu dire que c'est seulement la vente dont le Miséricordieux a dit qu'elle revient au Yovel, mais l'héritage et le don, non.
- וְאִי אַשְׁמְעִינַן שָׂדֶה, מִשּׁוּם דִּלְחוּמְרָא; אִי נָמֵי, כַּתְּחִילָּה; אֲבָל הָכָא – אֵימָא לָא, צְרִיכָא.Et s'il nous avait enseigné seulement le cas du champ, on aurait pu dire que c'est parce que la restitution va dans le sens de la rigueur ; ou encore, parce que la terre doit revenir au Yovel à son état comme au début, indivise, et non à cause de l'absence de berera ; mais ici, pour le get, dis que non. C'est pourquoi les deux enseignements sont nécessaires.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רַב הוֹשַׁעְיָא מֵרַב יְהוּדָה: אָמַר לְלַבְלָר: ״כְּתוֹב לְאֵיזוֹ שֶׁתֵּצֵא בַּפֶּתַח תְּחִילָּה״, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵיתוּהָ: יָתֵר מִיכֵּן, אָמַר לְלַבְלָר ״כְּתוֹב לְאֵיזוֹ שֶׁאֶרְצֶה אֲגָרֵשׁ״ – פָּסוּל לְגָרֵשׁ בּוֹ, אַלְמָא אֵין בְּרֵירָה!Rav Hochaya a demandé à Rav Yehouda : si un homme a dit au scribe : « Écris un get pour celle de mes femmes qui sortira par la porte la première », qu'en est-il ? Rav Yehouda lui a répondu : vous l'avez déjà enseigné dans la Michna : davantage encore, s'il a dit au scribe : « Écris pour celle que je voudrai divorcer », le get est invalide pour divorcer avec lui. Il en ressort qu'il n'y a pas de berera !
- אֵיתִיבֵיהּ, הָאוֹמֵר לְבָנָיו: ״הֲרֵינִי שׁוֹחֵט אֶת הַפֶּסַח עַל מִי שֶׁיַּעֲלֶה מִכֶּם רִאשׁוֹן לִירוּשָׁלַיִם״; כֵּיוָן שֶׁנִּכְנַס רִאשׁוֹן רֹאשׁוֹ וְרוּבּוֹ – זָכָה בְּחֶלְקוֹ, וּמְזַכֶּה אֶת אֶחָיו עִמּוֹ.Rav Hochaya lui a objecté une Michna (Pessa'him 89a) : celui qui dit à ses fils : « Voici que j'abats le Korban Pessa'h (l'agneau pascal) pour celui d'entre vous qui montera le premier à Jérusalem », dès que le premier a fait entrer sa tête et la majeure partie de son corps à Jérusalem, il acquiert sa part et fait acquérir leur part à ses frères avec lui. Il apparaît donc qu'il y a une berera, puisqu'il se révèle rétroactivement pour lequel d'entre eux le père a abattu l'offrande.
- אֲמַר לֵיהּ: הוֹשַׁעְיָא בְּרִי, מָה עִנְיַן פְּסָחִים אֵצֶל גִּיטִּין? הָא אִתְּמַר עֲלַהּ, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: כְּדֵי לְזָרְזָן בְּמִצְוֹת!Rav Yehouda lui a dit : Hochaya, mon fils, quel rapport entre les Pessa'him et les guittin ? N'a-t-il pas été dit à ce sujet que Rabbi Yo'hanan a dit : le père avait associé tous ses enfants dès le début, et il n'a parlé ainsi que pour les stimuler dans l'accomplissement des mitsvot !
- דַּיְקָא נָמֵי, דְּקָתָנֵי: כֵּיוָן שֶׁנִּכְנַס רִאשׁוֹן רֹאשׁוֹ וְרוּבּוֹ – זָכָה בְּחֶלְקוֹ, וּמְזַכֶּה אֶת אֶחָיו עִמּוֹ. אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא דְּאַמְנִינְהוּ מֵעִיקָּרָא – שַׁפִּיר; אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ דְּלָא אַמְנִינְהוּ, לְאַחַר שְׁחִיטָה מִי קָמִיתְמְנוּ?! וְהָתְנַן: נִמְנִין, וּמוֹשְׁכִין יְדֵיהֶן מִמֶּנּוּ, עַד שֶׁיִּשָּׁחֵט!Le texte est d'ailleurs précis en ce sens, car il enseigne : dès que le premier a fait entrer sa tête et la majeure partie de son corps, il acquiert sa part et fait acquérir leur part à ses frères avec lui. Si tu dis que le père les avait inscrits dès le début, sur l'offrande, c'est bien compris. Mais si tu dis qu'il ne les avait pas inscrits, peuvent-ils s'inscrire après l'abattage ?! N'avons-nous pas appris dans une Michna (Pessa'him 89a) : on peut s'inscrire et retirer ses mains de l'offrande (se désinscrire) jusqu'à ce qu'elle soit abattue, mais pas après !
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: מַעֲשֶׂה, וְקָדְמוּ בָּנוֹת לַבָּנִים, וְנִמְצְאוּ בָּנוֹת זְרִיזוֹת וּבָנִים שְׁפָלִים.Il a été enseigné de même dans une baraïta que le père ne voulait que les stimuler : il y eut un cas, et les filles ont devancé les fils, et les filles se sont révélées empressées et les fils paresseux. La baraïta blâme les fils, mais ne dit pas qu'ils n'ont pas eu part au Pessa'h.
- אָמַר אַבָּיֵי: קָא בָּעֵי מִינֵּיהּ תּוֹלֶה בְּדַעַת אֲחֵרִים, וְקָא פָשֵׁיט לֵיהּ תּוֹלֶה בְּדַעַת עַצְמוֹ, וַהֲדַר מוֹתֵיב לֵיהּ תּוֹלֶה בְּדַעַת אֲחֵרִים!Abayé a dit : tout cela est étonnant ! Rav Hochaya lui a demandé le cas de celui qui fait dépendre la chose de la décision d'autrui (celle qui sortira la première), et il lui a répondu par le cas de celui qui fait dépendre la chose de sa propre décision (celle que je voudrai), puis il lui a de nouveau objecté le cas de celui qui fait dépendre la chose de la décision d'autrui !
- אָמַר רָבָא: מַאי קוּשְׁיָא? דִּלְמָא, דְּמַאן דְּאִית לֵיהּ בְּרֵירָה – לָא שְׁנָא תּוֹלֶה בְּדַעַת עַצְמוֹ וְלָא שְׁנָא תּוֹלֶה בְּדַעַת אֲחֵרִים, אִית לֵיהּ בְּרֵירָה, וּמַאן דְּלֵית לֵיהּ בְּרֵירָה – לָא שְׁנָא תּוֹלֶה בְּדַעַת עַצְמוֹ וְלָא שְׁנָא תּוֹלֶה בְּדַעַת אֲחֵרִים, לֵית לֵיהּ בְּרֵירָה!Rava a dit : quelle est la difficulté ? Peut-être que celui qui admet la berera, peu importe qu'on fasse dépendre la chose de sa propre décision ou de la décision d'autrui : il admet la berera. Et celui qui n'admet pas la berera, peu importe qu'on fasse dépendre la chose de sa propre décision ou de la décision d'autrui : il n'admet pas la berera !
- אֲמַר לֵיהּ רַב מְשַׁרְשְׁיָא לְרָבָא: וְהָא רַבִּי יְהוּדָה, דְּתוֹלֶה בְּדַעַת עַצְמוֹ לֵית לֵיהּ בְּרֵירָה, וְתוֹלֶה בְּדַעַת אֲחֵרִים אִית לֵיהּ בְּרֵירָה!Rav Mecharchia a dit à Rava : mais voici Rabbi Yehouda, qui lorsqu'on fait dépendre la chose de sa propre décision n'admet pas la berera, et lorsqu'on fait dépendre la chose de la décision d'autrui admet la berera !
- תּוֹלֶה בְּדַעַת עַצְמוֹ לֵית לֵיהּ בְּרֵירָה – דְּתַנְיָא: הַלּוֹקֵחַ יַיִן מִבֵּין הַכּוּתִים, אוֹמֵר: שְׁנֵי לוּגִּין שֶׁאֲנִי עָתִיד לְהַפְרִישׁ – הֲרֵי הֵן תְּרוּמָה; עֲשָׂרָה מַעֲשֵׂר רִאשׁוֹן; תִּשְׁעָה מַעֲשֵׂר שֵׁנִי;Lorsqu'on fait dépendre la chose de sa propre décision, il n'admet pas la berera, car il a été enseigné (Tossefta Demaï 8, 7) : celui qui achète du vin aux Koutim (Samaritains, soupçonnés de ne pas prélever la terouma ni les dîmes) et qui n'a pas de récipients pour effectuer aussitôt les prélèvements, sur cent log (mesure de capacité) par exemple, dit : « Les deux log que je prélèverai à l'avenir sont terouma ; dix sont première dîme ; neuf sont deuxième dîme » ;
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