Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִכְּלָל דְּעֶבֶד כָּשֵׁר. אָמַר רַב אַסִּי, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין הָעֶבֶד נַעֲשֶׂה שָׁלִיחַ לְקַבֵּל גֵּט לְאִשָּׁה מִיַּד בַּעְלָהּ, לְפִי שֶׁאֵינוֹ בְּתוֹרַת גִּיטִּין וְקִדּוּשִׁין.on déduit que l'esclave est apte. Rav Assi a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : L'esclave ne devient pas mandataire pour recevoir un get (acte de divorce) pour une femme de la main de son mari, parce qu'il n'est pas concerné par les lois du divorce et du mariage.
- מַתְקֵיף לַהּ רַבִּי אֶלְעָזָר: טַעְמָא בְּמִילְּתָא דְּלֵיתֵיהּ, הָא בְּמִילְּתָא דְּאִיתֵיהּ – כָּשֵׁר?!Rabbi Elazar s'est insurgé contre cela : La raison est que c'est une chose qui ne le concerne pas ; mais pour une chose qui le concerne, serait-il apte ?!
- וְהָא גּוֹי וְהָא כּוּתִי; דְּאִיתַנְהוּ בְּתוֹרַת תְּרוּמָה דְּנַפְשַׁיְיהוּ, דִּתְנַן: הַגּוֹי וְהַכּוּתִי שֶׁתָּרְמוּ מִשֶּׁלָּהֶם – תְּרוּמָתָם תְּרוּמָה; וּתְנַן: גּוֹי שֶׁתָּרַם שֶׁל יִשְׂרָאֵל, אֲפִילּוּ בִּרְשׁוּת – אֵין תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה!Or voici le non-Juif et le Samaritain, qui sont concernés par la terouma (prélèvement donné au Cohen) pour ce qui leur appartient, comme nous avons appris dans la Michna : Le non-Juif et le Samaritain qui ont prélevé de ce qui leur appartient, leur terouma est terouma ; et nous avons appris : Le non-Juif qui a prélevé de ce qui appartient à un Juif, même avec sa permission, sa terouma n'est pas terouma !
- מַאי טַעְמָא? לָאו מִשּׁוּם דִּכְתִיב: (אַתֶּם) ״גַּם אַתֶּם״ – מָה אַתֶּם יִשְׂרָאֵל, אַף שְׁלוּחֲכֶם יִשְׂרָאֵל?!Quelle en est la raison ? N'est-ce pas parce qu'il est écrit : « Vous aussi » (Nombres 18, 28) : de même que vous êtes Israël, vos mandataires aussi doivent être Israël ?! L'esclave, qui n'est pas pleinement Israël, devrait donc être exclu de tout mandat.
- אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי: לֹא; מָה אַתֶּם בְּנֵי בְּרִית, אַף שְׁלוּחֲכֶם בְּנֵי בְּרִית.Ceux de l'école de Rabbi Yannaï disent : Non, le verset signifie : de même que vous êtes membres de l'Alliance, vos mandataires aussi doivent être membres de l'Alliance. L'esclave, lui, est membre de l'Alliance.
- אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין הָעֶבֶד נַעֲשֶׂה שָׁלִיחַ לְקַבֵּל גֵּט אִשָּׁה מִיַּד בַּעְלָהּ, לְפִי שֶׁאֵינוֹ בְּתוֹרַת גִּיטִּין וְקִידּוּשִׁין, וְאַף עַל פִּי שֶׁשָּׁנִינוּ: ״הֲרֵי אַתְּ שִׁפְחָה וּוְלָדֵךְ בֶּן חוֹרִין״, אִם הָיְתָה עוּבָּרָה – זָכְתָה לוֹ.Rabbi 'Hiyya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : L'esclave ne devient pas mandataire pour recevoir le get d'une femme de la main de son mari, parce qu'il n'est pas concerné par les lois du divorce et du mariage. Et bien que nous ayons appris : Si quelqu'un dit à sa servante : « Tu restes servante et ton enfant est libre », si elle était enceinte, elle a acquis la liberté pour lui.
- מַאי ״אִם הָיְתָה עוּבָּרָה זָכְתָה לוֹ״? כִּי אֲתָא רַב שְׁמוּאֵל בַּר יְהוּדָה, אָמַר, רַבִּי יוֹחָנָן תַּרְתֵּי אָמַר: נִרְאִים דְּבָרִים שֶׁהָעֶבֶד מְקַבֵּל גֵּט לַחֲבֵירוֹ – מִיָּד רַבּוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ, אֲבָל לֹא מִיַּד רַבּוֹ שֶׁלּוֹ.La Guemara s'étonne : Que vient faire « si elle était enceinte, elle a acquis pour lui » ? Quel rapport avec le get d'une femme ? Lorsque Rav Chmouel bar Yehouda est venu, il a dit : Rabbi Yo'hanan a dit deux choses distinctes. La seconde est : Il semble que l'esclave reçoive un acte d'affranchissement pour son compagnon de la main du maître de son compagnon, mais non de la main de son propre maître.
- וְאִם לְחָשְׁךָ אָדָם לוֹמַר: זוֹ הֲלָכָה שְׁנוּיָה – אִם הָיְתָה עוּבָּרָה, זָכְתָה לוֹ! אֱמוֹר לוֹ: שְׁנֵי גְּדוֹלֵי הַדּוֹר פֵּירְשׁוּ אֶת הַדָּבָר – רַבִּי זֵירָא, וְרַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק.Et si quelqu'un te murmure pour dire : C'est une halakha enseignée en sens contraire : si elle était enceinte, elle a acquis pour lui, alors que la mère et l'enfant ont le même maître, dis-lui : Deux grands de la génération ont expliqué la chose : Rabbi Zeira et Rabbi Chmouel bar Rav Yits'hak.
- חַד אָמַר: הָא מַנִּי? רַבִּי הִיא, דְּאָמַר: הַמְשַׁחְרֵר חֲצִי עַבְדּוֹ – קָנָה; וְחַד אָמַר: מַאי טַעְמָא דְּרַבִּי בְּהָא? קָסָבַר: עוּבָּר יֶרֶךְ אִמּוֹ הוּא, וְנַעֲשָׂה כְּמִי שֶׁהִקְנָה לָהּ אֶחָד מֵאֵבָרֶיהָ.L'un a dit : De qui est cet enseignement ? Il est de Rabbi Yehouda HaNassi, qui a dit : Celui qui affranchit la moitié de son esclave, celui-ci acquiert la liberté pour cette moitié. Et l'autre a complété et a dit : Quelle est la raison de Rabbi en cela ? Il pense : Le fœtus est la cuisse de sa mère, c'est-à-dire une partie de son corps, et c'est comme si le maître lui avait transféré l'un de ses membres ; la servante n'agit donc pas comme mandataire pour autrui.
- מַתְנִי׳ אַף הַנָּשִׁים שֶׁאֵינָן נֶאֱמָנוֹת לוֹמַר ״מֵת בַּעְלָהּ״, נֶאֱמָנוֹת לְהָבִיא אֶת גִּיטָּהּ – חֲמוֹתָהּ, וּבַת חֲמוֹתָהּ, וְצָרָתָהּ, וִיבִמְתָּהּ, וּבַת בַּעְלָהּ.Michna : Même les femmes qui ne sont pas crues pour dire : « Son mari est mort », car on les présume hostiles à l'intéressée, sont crues pour apporter son get : sa belle-mère, la fille de sa belle-mère, sa coépouse, sa yevama (la femme du frère de son mari) et la fille de son mari.
- מָה בֵּין גֵּט לְמִיתָה? שֶׁהַכְּתָב מוֹכִיחַ. הָאִשָּׁה עַצְמָהּ מְבִיאָה אֶת גִּיטָּהּ, וּבִלְבַד שֶׁהִיא צְרִיכָה לוֹמַר: ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״.Quelle différence y a-t-il entre le get et la mort ? C'est que l'écrit en fait preuve. La femme elle-même apporte son get, à condition seulement qu'elle doive dire : « Il a été écrit devant moi et il a été signé devant moi. »
- גְּמָ׳ וְהָתַנְיָא: כְּשֵׁם שֶׁאֵין נֶאֱמָנוֹת לוֹמַר ״מֵת בַּעְלָהּ״, כָּךְ אֵין נֶאֱמָנוֹת לְהָבִיא גִּיטָּהּ! אָמַר רַב יוֹסֵף: לָא קַשְׁיָא – כָּאן בָּאָרֶץ, כָּאן בְּחוּצָה לָאָרֶץ.Guemara : Mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta : De même qu'elles ne sont pas crues pour dire : « Son mari est mort », de même elles ne sont pas crues pour apporter son get ! Rav Yossef a dit : Ce n'est pas difficile. Ici, la Michna parle de la Terre d'Israël ; là, la baraïta parle de l'extérieur de la Terre d'Israël.
- בָּאָרֶץ – דְּלָאו אַדִּיבּוּרַהּ דִּידַהּ קָא סָמְכִינַן, מְהֵימְנָא; בְּחוּצָה לָאָרֶץ – דְּאַדִּיבּוּרַהּ דִּידַהּ קָא סָמְכִינַן, לָא מְהֵימְנָא.En Terre d'Israël, où nous ne nous appuyons pas sur sa parole, elle est crue ; hors de la Terre d'Israël, où nous nous appuyons sur sa parole « Il a été écrit devant moi… », elle n'est pas crue.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אַדְּרַבָּה, אִיפְּכָא מִסְתַּבְּרָא! בָּאָרֶץ, דְּאִי אָתֵי בַּעַל מְעַרְעַר – מַשְׁגְּחִינַן בֵּיהּ, דְּאִיכָּא לְמֵימַר לְקִלְקוּלָא קָא מִיכַּוְּונָה, לָא מְהֵימְנָא; בְּחוּצָה לָאָרֶץ, דְּאִי אָתֵי בַּעַל מְעַרְעַר – לָא מַשְׁגְּחִינַן בֵּיהּ, מְהֵימְנָא.Abayé lui a dit : Au contraire, c'est l'inverse qui est logique ! En Terre d'Israël, où si le mari vient contester, nous tenons compte de lui, de sorte qu'on peut dire qu'elle vise à lui nuire, elle n'est pas crue. Hors de la Terre d'Israël, où si le mari vient contester, nous ne tenons pas compte de lui, elle est crue.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּאַבָּיֵי: רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹמֵר מִשּׁוּם רַבִּי עֲקִיבָא: אִשָּׁה נֶאֱמֶנֶת לְהָבִיא גִּיטָּהּ – מִקַּל וָחוֹמֶר, וּמָה נָשִׁים שֶׁאָמְרוּ חֲכָמִים אֵין נֶאֱמָנוֹת לוֹמַר ״מֵת בַּעְלָהּ״ – נֶאֱמָנוֹת לְהָבִיא גִּיטָּהּ; הִיא, שֶׁנֶּאֱמֶנֶת לוֹמַר ״מֵת בַּעְלָהּ״ – אֵינוֹ דִּין שֶׁנֶּאֱמֶנֶת לְהָבִיא גִּיטָּהּ?!Il a été enseigné conformément à Abayé : Rabbi Chimon ben Elazar dit au nom de Rabbi Akiva : Une femme est crue pour apporter son get, par un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si les femmes dont les Sages ont dit qu'elles ne sont pas crues pour dire : « Son mari est mort » sont crues pour apporter son get, elle, qui est crue pour dire : « Mon mari est mort », n'est-il pas logique qu'elle soit crue pour apporter son get ?!
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