Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְהוּא שֶׁהָיָה גָּדוֹל עוֹמֵד עַל גַּבָּיו.Et cela ne vaut que lorsqu'un adulte se tenait au-dessus de lui : l'adulte surveille la rédaction et lui ordonne d'écrire le get (acte de divorce) au nom de cette femme.
- אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: אֶלָּא מֵעַתָּה, גּוֹי – וְיִשְׂרָאֵל עוֹמֵד עַל גַּבָּיו, הָכִי נָמֵי דְּכָשֵׁר?! וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי, וְהָתַנְיָא: גּוֹי פָּסוּל! גּוֹי, לְדַעְתֵּיהּ דְּנַפְשֵׁיהּ עָבֵד.Rav Na'hman lui a dit : À présent, si tout incapable peut écrire sous surveillance, un non-Juif qui écrit le get pendant qu'un Juif se tient au-dessus de lui et le lui ordonne, serait-il également valable ?! Et si tu dis qu'en effet c'est valable, voici qu'il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : un non-Juif est invalide pour écrire un get ! Rav Houna a répondu : Un non-Juif agit selon sa propre intention ; étant doué de discernement, il peut écrire avec une autre pensée, alors que les incapables de la Michna écrivent selon ce qu'on leur ordonne.
- הֲדַר אָמַר רַב נַחְמָן: לָאו מִילְּתָא הִיא דַּאֲמַרִי; דְּמִדְּקָא פָּסֵיל לֵיהּ לְגוֹי לְעִנְיַן הֲבָאָה, מִכְּלָל דִּלְעִנְיַן כְּתִיבָה – כָּשֵׁר.Rav Na'hman a ensuite dit : Ce que j'ai dit n'est pas fondé, à savoir mon objection tirée du non-Juif ; car du fait que la Michna invalide le non-Juif pour ce qui est d'apporter le get, on déduit que pour ce qui est de l'écriture, il est valable, puisqu'il ne figure pas parmi les invalides.
- וְהָתַנְיָא: גּוֹי פָּסוּל! הַהִיא רַבִּי אֶלְעָזָר הִיא, דְּאָמַר: עֵדֵי מְסִירָה כָּרְתִי, וּבָעֵינַן כְּתִיבָה לִשְׁמָהּ; וְהָא וַדַּאי גּוֹי אַדַּעְתֵּיהּ דְּנַפְשֵׁיהּ קָעָבֵיד.La Guemara objecte : Mais voici qu'il a été enseigné dans une baraïta : un non-Juif est invalide pour écrire ! Elle répond : Celle-là est conforme à l'opinion de Rabbi Elazar, qui a dit : Ce sont les témoins de la remise qui opèrent la séparation, de sorte que le verset « Il écrira pour elle » porte sur la rédaction du get ; et nous exigeons une écriture lichma (au nom de cette femme) ; or celui-ci, le non-Juif, agit assurément selon sa propre intention.
- אָמַר רַב נַחְמָן, אוֹמֵר הָיָה רַבִּי מֵאִיר: אֲפִילּוּ מְצָאוֹ בְּאַשְׁפָּה, חֲתָמוֹ, וּנְתָנוֹ לָהּ – כָּשֵׁר.Rav Na'hman a dit : Rabbi Méïr disait : Même s'il l'a trouvé dans un tas d'ordures, et que les noms y correspondent aux siens et à ceux de sa femme, s'il l'a fait signer et le lui a donné, le get est valable, car l'essentiel est que la signature soit faite au nom de cette femme.
- אֵיתִיבֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: ״וְכָתַב לָהּ״ – לִשְׁמָהּ; מַאי, לָאו כְּתִיבַת הַגֵּט?! לֹא, חֲתִימַת עֵדִים.Rava a objecté à Rav Na'hman : Il est écrit « Il écrira pour elle » (Deutéronome 24, 1), ce qui signifie en son nom. Cela ne vise-t-il pas l'écriture du get ?! Non, cela vise la signature des témoins.
- אֵיתִיבֵיהּ רָבָא: כׇּל גֵּט שֶׁנִּכְתַּב שֶׁלֹּא לְשׁוּם אִשָּׁה – פָּסוּל! אֵימָא: שֶׁנֶּחְתַּם שֶׁלֹּא לְשׁוּם אִשָּׁה – פָּסוּל.Rava lui a objecté à partir de la Michna (24a) : Tout get qui a été écrit sans être au nom d'une femme précise est invalide ! Il a répondu : Dis, selon Rabbi Méïr : tout get qui a été signé sans être au nom d'une femme précise est invalide.
- אֵיתִיבֵיהּ: כְּשֶׁהוּא כּוֹתְבוֹ – כְּאִילּוּ כּוֹתְבוֹ לִשְׁמָהּ. מַאי, לָאו כְּשֶׁהוּא כּוֹתְבוֹ לַתּוֹרֶף לִשְׁמָהּ – כְּאִילּוּ כּוֹתְבוֹ לַטּוֹפֶס לִשְׁמָהּ?!Rava lui a objecté à partir d'une autre baraïta : Lorsqu'il l'écrit, c'est comme s'il l'écrivait en son nom. Écrire une partie au nom de la femme vaut pour l'ensemble. Cela ne signifie-t-il pas : lorsqu'il écrit le toref (la partie essentielle du get : noms et date) en son nom, c'est comme s'il écrivait le tofès (le formulaire type) en son nom ?! Il faut donc une écriture au nom de la femme, et pas seulement une signature !
- לֹא; כְּשֶׁהוּא חוֹתְמוֹ לִשְׁמָהּ – כְּאִילּוּ כּוֹתְבוֹ לִשְׁמָהּ. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הָנֵי מַתְנִיתִין מַנִּי? רַבִּי אֶלְעָזָר הִיא, דְּאָמַר: עֵדֵי מְסִירָה כָּרְתִי.Rav Na'hman répond : Non ; lorsqu'il le signe en son nom, c'est comme s'il l'écrivait en son nom. Et si tu veux, dis : Ces baraïtot, de qui sont-elles ? Elles sont de Rabbi Elazar, qui a dit : Ce sont les témoins de la remise qui opèrent la séparation.
- וְרַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: וְהוּא שֶׁשִּׁיֵּיר מְקוֹם הַתּוֹרֶף. וְכֵן אָמַר רַבִּי חַגָּא מִשְּׁמֵיהּ דְּעוּלָּא: וְהוּא שֶׁשִּׁיֵּיר מְקוֹם הַתּוֹרֶף, וְרַבִּי אֶלְעָזָר הִיא.Et Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : La Michna qui valide l'écriture des incapables ne s'applique que s'il a laissé en blanc l'emplacement du toref, qu'une personne capable écrira ensuite. Et de même Rabbi 'Hagga a dit au nom d'Oulla : Cela ne s'applique que s'il a laissé en blanc l'emplacement du toref, et la Michna est de Rabbi Elazar.
- וְרַבִּי זְרִיקָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵינָהּ תּוֹרָה. מַאי ״אֵינָהּ תּוֹרָה״? אָמַר רַבִּי אַבָּא: כָּאן הוֹדִיעֲךָ שֶׁאֵין כֹּחַ לִשְׁמָהּ; וְרַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: עֵדֵי חֲתִימָה כָּרְתִי.Et Rabbi Zerika a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Ce n'est pas la Torah. Que signifie « ce n'est pas la Torah » ? Rabbi Abba a dit : Ici Rabbi Yo'hanan t'a fait savoir que l'exigence lichma n'a pas de force pour l'écriture, mais seulement pour la signature ; et la Michna est de Rabbi Méïr, qui a dit : Ce sont les témoins de la signature qui opèrent la séparation.
- וְהָאָמַר רַבָּה בַּר בַּר חָנָה, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: רַבִּי אֶלְעָזָר הִיא! אָמוֹרָאֵי נִינְהוּ וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי יוֹחָנָן.La Guemara objecte : Mais Rabba bar bar 'Hana n'a-t-il pas dit au nom de Rabbi Yo'hanan que la Michna est de Rabbi Elazar ?! Elle répond : Ce sont des Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara) qui divergent, et ce, sur l'opinion de Rabbi Yo'hanan.
- מַתְנִי׳ הַכֹּל כְּשֵׁרִין לְהָבִיא אֶת הַגֵּט, חוּץ מֵחֵרֵשׁ, שׁוֹטֶה, וְקָטָן, וְסוֹמֵא, וְגוֹי.Michna : Tous sont aptes à apporter le get, sauf le sourd-muet, le dément et le mineur, ainsi que l'aveugle et le non-Juif.
- קִיבֵּל הַקָּטָן וְהִגְדִּיל; חֵרֵשׁ וְנִתְפַּקֵּחַ; סוֹמֵא וְנִתְפַּתֵּחַ; שׁוֹטֶה וְנִשְׁתַּפָּה; גּוֹי וְנִתְגַּיֵּיר – פָּסוּל.Si le mineur a reçu le get et est devenu adulte ; s'il était sourd-muet et a recouvré l'ouïe ; aveugle et a recouvré la vue ; dément et a recouvré la raison ; non-Juif et s'est converti, il est inapte à l'apporter.
- אֲבָל פִּקֵּחַ וְנִתְחָרֵשׁ וְחָזַר וְנִתְפַּקֵּחַ; פָּתוּחַ וְנִסְתַּמֵּא וְחָזַר וְנִתְפַּתֵּחַ; שָׁפוּי וְנִשְׁתַּטָּה וְחָזַר וְנִשְׁתַּפָּה – כָּשֵׁר. זֶה הַכְּלָל: כׇּל שֶׁתְּחִילָּתוֹ וְסוֹפוֹ בְּדַעַת – כָּשֵׁר.Mais si, au moment de recevoir le get, il entendait, puis est devenu sourd-muet et a de nouveau entendu ; il voyait, puis est devenu aveugle et a de nouveau vu ; il était sain d'esprit, puis est devenu dément et a recouvré la raison, il est apte. Voici la règle : Quiconque est doué de discernement au début et à la fin est apte, même s'il a cessé de l'être entre-temps.
- גְּמָ׳ בִּשְׁלָמָא חֵרֵשׁ, שׁוֹטֶה וְקָטָן – דְּלָאו בְּנֵי דֵּיעָה נִינְהוּ; גּוֹי נָמֵי – דְּלָאו בַּר הֶיתֵּירָא הוּא; אֶלָּא סוֹמֵא, אַמַּאי לָא? אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: לְפִי שֶׁאֵינוֹ יוֹדֵעַ מִמִּי נוֹטְלוֹ וּלְמִי נוֹתְנוֹ.Guemara : Certes, le sourd-muet, le dément et le mineur sont inaptes, car ils ne sont pas doués de discernement, et seul celui qui l'est peut être mandataire. Le non-Juif aussi est inapte, car il n'est pas concerné par la permission que donne le get ; or on ne peut être mandataire pour ce qui ne nous concerne pas. Mais l'aveugle, pourquoi pas ? Rav Chéchèt a dit : Parce qu'il ne sait pas de qui il le prend et à qui il le donne.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב יוֹסֵף: הֵיאַךְ סוֹמֵא מוּתָּר בְּאִשְׁתּוֹ? הֵיאַךְ בְּנֵי אָדָם מוּתָּרִים בִּנְשׁוֹתֵיהֶם בַּלַּיְלָה? אֶלָּא בִּטְבִיעוּת עֵינָא דְּקָלָא, הָכָא נָמֵי בִּטְבִיעוּת עֵינָא דְּקָלָא!Rav Yossef s'est insurgé contre cela : Si l'aveugle ne peut identifier les personnes, comment l'aveugle est-il permis à sa femme ? Comment les gens sont-ils permis à leurs femmes la nuit ? C'est donc par la reconnaissance de la voix ; ici aussi, il identifie les parties par la reconnaissance de la voix !
- אֶלָּא אָמַר רַב יוֹסֵף: הָכָא בְּחוּצָה לָאָרֶץ עָסְקִינַן; דְּבָעֵי לְמֵימַר: ״בְּפָנַי נִכְתַּב וּבְפָנַי נֶחְתַּם״, וְלָא מָצֵי לְמֵימַר.Mais Rav Yossef a dit : Ici, nous traitons d'un get envoyé hors de la Terre d'Israël, où le mandataire doit dire : « Il a été écrit devant moi et il a été signé devant moi », et l'aveugle ne peut pas le dire, n'ayant rien vu.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אֶלָּא מֵעַתָּה, פָּתוּחַ וְנִסְתַּמֵּא, דְּמָצֵי אָמַר, הָכִי נָמֵי דְּכָשֵׁר?! וְהָא קָתָנֵי: פָּתוּחַ וְנִסְתַּמֵּא וְחָזַר וְנִתְפַּתֵּחַ, כָּשֵׁר – חָזַר וְנִתְפַּתֵּחַ, אִין; לֹא חָזַר וְנִתְפַּתֵּחַ, לֹא!Abayé lui a dit : À présent, si telle est la raison, celui qui voyait et est devenu aveugle, et qui peut le dire puisqu'il a vu la rédaction, serait-il donc apte ?! Or il est enseigné dans la Michna : S'il voyait, est devenu aveugle, puis a de nouveau vu, il est apte. S'il a de nouveau vu, oui ; s'il n'a pas de nouveau vu, non !
- הוּא הַדִּין דְּאַף עַל גַּב דְּלֹא חָזַר וְנִתְפַּתֵּחַ; וְאַיְּידֵי דְּקָתָנֵי שָׁפוּי וְנִשְׁתַּטָּה וְחָזַר וְנִשְׁתַּפָּה – טַעְמָא דְּחָזַר וְנִשְׁתַּפָּה, הָא לֹא חָזַר וְנִשְׁתַּפָּה – לָא; תְּנָא נָמֵי פָּתוּחַ וְנִסְתַּמֵּא וְחָזַר וְנִתְפַּתֵּחַ.La Guemara répond : La règle est la même même s'il n'a pas de nouveau vu : il reste apte. Mais comme la Michna enseigne le cas de celui qui était sain d'esprit, est devenu dément, puis a recouvré la raison, où la raison de l'aptitude est qu'il a recouvré la raison, tandis que s'il ne l'a pas recouvrée, il n'est pas apte, elle a enseigné aussi en parallèle celui qui voyait, est devenu aveugle, puis a de nouveau vu.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: דַּיְקָא נָמֵי – דְּקָתָנֵי, זֶה הַכְּלָל: כׇּל שֶׁתְּחִילָּתוֹ וְסוֹפוֹ בְּדַעַת – כָּשֵׁר; וְלָא קָתָנֵי: כׇּל שֶׁתְּחִילָּתוֹ וְסוֹפוֹ בְּכַשְׁרוּת – כָּשֵׁר; שְׁמַע מִינַּהּ.Rav Achi a dit : La formulation de la Michna est aussi précise, car elle enseigne : Voici la règle : Quiconque est doué de discernement au début et à la fin est apte ; et elle n'enseigne pas : Quiconque est apte au début et à la fin est apte. Déduis-en que l'aptitude n'est pas requise aux deux moments ; seul le discernement l'est, et l'aveugle le possède.
- בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַבִּי אַמֵּי: עֶבֶד, מַהוּ שֶׁיֵּעָשֶׂה שָׁלִיחַ לְקַבֵּל גֵּט אִשָּׁה מִיַּד בַּעְלָהּ? אֲמַר לְהוּ: מִדְּקָא פָּסֵיל לֵיהּ לְגוֹי,On a demandé à Rabbi Ami : Un esclave, peut-il devenir mandataire pour recevoir le get d'une femme de la main de son mari ? Il leur a dit : Du fait que la Michna invalide le non-Juif,
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