Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב: עֵדִים שֶׁאֵין יוֹדְעִין לַחְתּוֹם, מְקָרְעִין לָהֶן נְיָיר חָלָק וּמְמַלְּאִים אֶת הַקְּרָעִים דְּיוֹ.Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna) conformément à Rav : Des témoins qui ne savent pas signer, on déchire pour eux leur nom dans un papier vierge et ils remplissent les découpes d'encre.
- אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בְּגִיטֵּי נָשִׁים; אֲבָל בְּשִׁחְרוּרֵי עֲבָדִים וּשְׁאָר כׇּל הַשְּׁטָרוֹת, אִם יוֹדְעִין לִקְרוֹת וְלַחְתּוֹם – חוֹתְמִין, וְאִם לָאו – אֵין חוֹתְמִין.Rabban Chimon ben Gamliel a dit : À quel propos ces paroles ont-elles été dites ? À propos des gittin (actes de divorce) de femmes ; mais pour les actes d'affranchissement d'esclaves et tous les autres actes, s'ils savent lire et signer, ils signent, et sinon ils ne signent pas.
- קְרִיָּיה מַאן דְּכַר שְׁמַהּ? חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא, וְהָכִי קָתָנֵי: עֵדִים שֶׁאֵין יוֹדְעִין לִקְרוֹת – קוֹרִין לִפְנֵיהֶם וְחוֹתְמִים, וְשֶׁאֵין יוֹדְעִין לַחְתּוֹם כּוּ׳. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים, בְּגִיטֵּי נָשִׁים; אֲבָל שִׁחְרוּרֵי עֲבָדִים וּשְׁאָר כׇּל הַשְּׁטָרוֹת, אִם יוֹדְעִין לִקְרוֹת וְלַחְתּוֹם – חוֹתְמִין, וְאִם לָאו – אֵין חוֹתְמִין.La Guemara s'étonne : La lecture, qui l'a mentionnée ? Il n'était question que de signature ! La Guemara répond : Il manque quelque chose dans la baraïta, et voici ce qu'elle enseigne : Des témoins qui ne savent pas lire, on lit devant eux et ils signent ; et ceux qui ne savent pas signer, etc. : on déchire pour eux un papier. Rabbi Chimon ben Gamliel a dit : À quel propos ces paroles ont-elles été dites ? À propos des gittin de femmes ; mais pour les actes d'affranchissement d'esclaves et tous les autres actes, s'ils savent lire et signer, ils signent, et sinon ils ne signent pas.
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: מַאי טַעְמָא דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל? שֶׁלֹּא יְהוּ בְּנוֹת יִשְׂרָאֵל עֲגוּנוֹת.Rabbi Elazar a dit : Quelle est la raison de Rabban Chimon ben Gamliel, qui n'est indulgent que pour les gittin ? Afin que les filles d'Israël ne restent pas bloquées (agounot) : faute de témoins lettrés, le mari partirait sans divorcer, et elle ne pourrait plus se remarier.
- אָמַר רָבָא: הֲלָכָה כְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל. וְרַב גַּמָּדָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא אָמַר: אֵין הֲלָכָה. וְאֶלָּא כְּמַאן, כְּרַבָּנַן?!Rava a dit : La halakha est conforme à Rabban Chimon ben Gamliel. Et Rav Gamda a dit au nom de Rava : La halakha n'est pas conforme à lui. La Guemara demande : Mais alors, conforme à qui ? Aux Sages, qui valident ce procédé pour tous les actes ?
- וְהָא הָהוּא דַּעֲבַד עוֹבָדָא בִּשְׁאָר שְׁטָרוֹת, וְנַגְּדֵיהּ רַב כָּהֲנָא! תַּרְגְּמַהּ אַקְּרִיאָה.Mais voici qu'un certain homme a mis cela en pratique pour d'autres actes, et Rav Kahana l'a fait fouetter ! La Guemara répond : Rav Gamda l'a interprété à propos de la lecture : la halakha suit les Sages seulement quant au fait de lire l'acte devant les témoins, non quant à la signature.
- רַב יְהוּדָה מִיצְטַעַר קָרֵי וְחָתֵים. אֲמַר לֵיהּ עוּלָּא: לָא צְרִיכַתְּ, דְּהָא רַבִּי אֶלְעָזָר מָרָא דְּאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל – קָרוּ קַמֵּיהּ וְחָתֵים, וְרַב נַחְמָן – קָרוּ קַמֵּיהּ סָפְרֵי דַּיָּינֵי וְחָתֵים. וְדַוְוקָא רַב נַחְמָן וְסָפְרֵי דַּיָּינֵי, דְּאִית לְהוּ אֵימְתָא, אֲבָל רַב נַחְמָן וְסָפְרֵי אַחֲרִינֵי, סָפְרֵי דַּיָּינֵי וְאִינִישׁ אַחֲרִינָא – לָא.Rav Yehouda, âgé et la vue affaiblie, peinait à lire et signait. Oulla lui a dit : Tu n'en as pas besoin, car devant Rabbi Elazar, le maître de la Terre d'Israël, on lisait et il signait ; et Rav Na'hman, devant lui les scribes des juges lisaient et il signait. Mais cela vaut précisément pour Rav Na'hman et les scribes des juges, qui ont de lui la crainte ; on ne redoute donc pas qu'ils lisent faussement. Mais Rav Na'hman et d'autres scribes, ou les scribes des juges et un autre homme, non.
- רַב פָּפָּא, כִּי הֲוָה אָתֵי לְקַמֵּיהּ שְׁטָרָא פָּרְסָאָה דַּעֲבִיד בְּעַרְכָּאוֹת שֶׁל גּוֹיִם, מַקְרֵי לְהוּ לִשְׁנֵי גוֹיִם זֶה שֶׁלֹּא בִּפְנֵי זֶה בְּמֵסִיחַ לְפִי תּוּמּוֹ, וּמַגְבֵּי בֵּיהּ מִמְּשַׁעְבְּדִי.Rav Pappa, lorsqu'un acte persan établi dans les tribunaux non juifs arrivait devant lui, et qu'il ne savait pas le lire, le faisait lire à deux non-Juifs, l'un hors de la présence de l'autre, de sorte que chacun parle en toute innocence, sans savoir qu'il témoignait. Et il recouvrait avec cet acte même sur les biens hypothéqués, vendus à des tiers.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: אָמַר לִי רַב הוּנָא בַּר נָתָן, הָכִי אָמַר אַמֵּימָר: הַאי שְׁטָרָא פָּרְסָאָה דַּחֲתִימִי עֲלֵיהּ סָהֲדִי יִשְׂרָאֵל, מַגְבֵּינַן בֵּיהּ מִמְּשַׁעְבְּדִי.Rav Achi a dit : Rav Houna bar Natan m'a dit : Ainsi a dit Amémar : Cet acte persan sur lequel sont signés des témoins juifs, nous recouvrons avec lui sur les biens hypothéqués.
- וְהָא לָא יָדְעִי לְמִיקְרֵי! בִּדְיָדְעִי. וְהָא בָּעֵינַן כְּתָב שֶׁאֵינוֹ יָכוֹל לְהִזְדַּיֵּיף, וְלֵיכָּא! בְּדַאֲפִיצָן. וְהָא בָּעֵינַן ״צָרִיךְ לַחֲזוֹר מֵעִנְיָנוֹ שֶׁל שְׁטָר בְּשִׁיטָה אַחֲרוֹנָה״, וְלֵיכָּא! בִּדְמַהְדַּר.La Guemara demande : Mais ils ne savent pas lire le persan ! Elle répond : Il s'agit de cas où ils savent. Mais nous exigeons une écriture qui ne puisse pas être falsifiée, et il n'y en a pas dans ces actes ! Elle répond : Il s'agit de cas où ils ont été traités à la noix de galle. Mais nous exigeons ceci : « Il faut reprendre le sujet de l'acte à la dernière ligne », et il n'y en a pas ! Elle répond : Il s'agit de cas où il a repris le sujet.
- וְאֶלָּא מַאי קָא מַשְׁמַע לַן – דְּכׇל לָשׁוֹן כָּשֵׁר?! תְּנֵינָא: גֵּט שֶׁכְּתָבוֹ עִבְרִית וְעֵדָיו יְוָנִית, יְוָנִית וְעֵדָיו עִבְרִית – כָּשֵׁר!La Guemara demande : Mais alors, que nous apprend-il ? Que toute langue est valide ? Nous l'avons déjà appris dans une Michna (87b) : Un get qu'on a écrit en hébreu et dont les témoins ont signé en grec, ou écrit en grec et dont les témoins ont signé en hébreu, est valide !
- אִי מֵהַהִיא, הֲוָה אָמֵינָא: הָנֵי מִילֵּי בְּגִיטִּין, אֲבָל בִּשְׁאָר שְׁטָרוֹת – לָא, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : S'il n'y avait que celle-là, j'aurais dit : Ces paroles ne s'appliquent qu'aux gittin, par indulgence pour la femme, mais pour les autres actes, non. Il nous apprend donc que cela vaut pour tous les actes.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: נָתַן לָהּ נְיָיר חָלָק, וְאָמַר לַהּ: ״הֲרֵי זֶה גִּיטֵּיךְ״ – מְגוֹרֶשֶׁת; חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא בְּמֵי מֵילִין כְּתָבוֹ.Chmouel a dit : S'il lui a donné un papier vierge et lui a dit : « Voici ton get », elle est divorcée : nous craignons que peut-être il l'ait écrit à l'eau de noix de galle, et que l'écriture ait été absorbée.
- מֵיתִיבִי: ״הֲרֵי זֶה גִּיטֵּךְ״; וּנְטָלַתּוּ וּזְרָקַתּוּ לַיָּם, אוֹ לָאוּר, אוֹ לְכׇל דָּבָר הָאָבֵד; וְחָזַר וְאָמַר: ״שְׁטַר פַּסִּים הוּא״, ״שְׁטַר אֲמָנָה הוּא״ – מְגוֹרֶשֶׁת, וְלֹא כׇּל הֵימֶנּוּ לְאוֹסְרָהּ.On lui a objecté à partir d'une baraïta : S'il lui a dit « Voici ton get », et qu'elle l'a pris et jeté à la mer, au feu, ou dans toute chose qui fait disparaître, et qu'ensuite il a dit : « C'est un acte d'apaisement (chetar passim) », « c'est un acte de confiance (chetar amana) », elle est divorcée, et il n'a pas le pouvoir de la rendre interdite aux autres hommes.
- טַעְמָא דְּאִיכָּא כְּתָב, הָא לֵיכָּא כְּתָב – לָא! כִּי קָאָמַר שְׁמוּאֵל, דְּבָדְקִינַן לֵיהּ בְּמַיָּא דְנָרָא; אִי פָּלֵיט – פָּלֵיט, וְאִי לָא פָּלֵיט – לָאו כְּלוּם הוּא.La raison, c'est qu'il y a une écriture ; s'il n'y a pas d'écriture, non ! Cela contredit Chmouel. La Guemara répond : Lorsque Chmouel a parlé, c'était dans le cas où nous l'examinons avec de l'eau colorée (maya denara) : s'il rend l'écriture, il la rend, et c'est un get ; et s'il ne la rend pas, ce n'est rien.
- וְכִי פָּלֵיט מַאי הָוֵי? הַשְׁתָּא הוּא דְּפָלֵיט! שְׁמוּאֵל נָמֵי, ״חָיְישִׁינַן״ קָאָמַר.La Guemara demande : Et s'il la rend, qu'en résulte-t-il ? C'est maintenant qu'il la rend ! Au moment de la remise, il n'y avait pas d'écriture lisible. La Guemara répond : Chmouel aussi a dit « nous craignons » : il ne s'agit que d'un doute sur le divorce.
- אָמַר רָבִינָא: אֲמַר לִי אַמֵּימָר, הָכִי אָמַר מָרִימָר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב דִּימִי: הָנֵי בֵּי תְרֵי דְּיָהֵיב גִּיטָּא קַמַּיְיהוּ, צְרִיכִי לְמִיקְרְיֵיהּ. מֵיתִיבִי: ״הֲרֵי זֶה גִּיטֵּךְ״; וּנְטָלַתּוּ וּזְרָקַתּוּ לַיָּם, אוֹ לָאוּר, אוֹ לְכׇל דָּבָר הָאָבֵד; וְחָזַר וְאָמַר ״שְׁטַר פַּסִּים הוּא״, ״שְׁטַר אֲמָנָה הוּא״ – מְגוֹרֶשֶׁת, וְלֹא כׇל הֵימֶנּוּ לְאוֹסְרָהּ. וְאִי אָמְרַתְּ צְרִיכִי לְמִיקְרְיֵיהּ, בָּתַר דְּקַרְיוּהּ מִי מָצֵי אָמַר לַהּ הָכִי?!Ravina a dit : Amémar m'a dit : Ainsi a dit Marimar au nom de Rav Dimi : Ces deux témoins devant lesquels il donne le get doivent le lire. On lui a objecté : « Voici ton get », et elle l'a pris et jeté à la mer, au feu, ou dans toute chose qui fait disparaître, et ensuite il a dit : « C'est un acte d'apaisement », « c'est un acte de confiance » : elle est divorcée, et il n'a pas le pouvoir de la rendre interdite. Or si tu dis qu'ils doivent le lire, après qu'ils l'ont lu, peut-il lui dire cela ?
- לָא צְרִיכָא, דְּבָתַר דְּקַרְיוּהּ עַיְּילֵיהּ לְבֵי יְדֵיהּ וְאַפְּקֵיהּ, מַהוּ דְּתֵימָא: חַלּוֹפֵי חַלְּפֵיהּ, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara répond : Il ne faut cet enseignement que dans le cas où, après qu'ils l'ont lu, il l'a mis sous son bras et l'a ressorti. Tu aurais pu dire qu'il l'a échangé ; il nous apprend qu'on ne le craint pas.
- הָהוּא גַּבְרָא דִּזְרַק לָהּ גִּיטָּא לִדְבֵיתְהוּ לְבֵינֵי דַנֵּי, אִשְׁתְּכַח מְזוּזְתָּא. אָמַר רַב נַחְמָן: מְזוּזְתָּא בֵּינֵי דַנֵּי לָא שְׁכִיחָא.Un certain homme a jeté un get à sa femme parmi les tonneaux, dans sa cour, et on a trouvé une mezouza (parchemin de la porte). Rav Na'hman a dit : Une mezouza parmi les tonneaux n'est pas fréquente : c'est donc elle qu'il a jetée.
- וְהָנֵי מִילֵּי דְּאִשְׁתְּכַח חֲדָא, אֲבָל שְׁנַיִם שְׁלֹשָׁה – מִדְּהָא הֲוַאי, הָא נָמֵי הֲוַאי; וְגִיטָּא – אֵימוֹר עַכְבָּרִים שַׁקְלוּהּ.Mais ces paroles ne s'appliquent que si on en a trouvé une seule ; mais deux ou trois : puisque celle-ci était là avant, celle-là aussi était là avant ; et le get, dis que des souris l'ont emporté.
- הָהוּא גַּבְרָא דְּעָל לְבֵי כְנִישְׁתָּא, שְׁקַל סֵפֶר תּוֹרָה יְהַב לָהּ לִדְבֵיתְהוּ, וַאֲמַר לַהּ: הֵא גִּיטִּיךְ. אֲמַר רַב יוֹסֵף: לְמַאי לֵיחוּשׁ לַהּ? אִי מִשּׁוּם מֵי מֵילִין – אֵין מֵי מֵילִין עַל גַּבֵּי מֵי מֵילִין;Un certain homme est entré à la synagogue, a pris un Séfer Torah, l'a donné à sa femme et lui a dit : Voici ton get. Rav Yossef a dit : Pour quoi s'inquiéter à son sujet ? Si c'est à cause de l'eau de noix de galle, à savoir qu'il aurait écrit un get à l'extérieur du parchemin, l'eau de galle ne tient pas sur l'eau de galle, car ce parchemin est traité à la galle ;
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