Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״וּמָה אִילּוּ עֶבֶד כֹּהֵן שֶׁבָּרַח וְאֵשֶׁת כֹּהֵן שֶׁמָּרְדָה עַל בַּעְלָהּ – הֲלֹא אוֹכְלִים בִּתְרוּמָה; וְזֶה – אֵינוֹ אוֹכֵל״ –Rabbi Méïr a encore dit aux Sages : Et qu'en est-il si l'esclave d'un Cohen (prêtre) s'est enfui, ou si la femme d'un Cohen s'est rebellée contre son mari : ne mangent-ils pas de la terouma (prélèvement donné au Cohen), à défaut de celle du maître ou du mari ? Mais celui-ci, l'esclave affranchi, n'en mange pas du tout, pas même celle d'autres Cohanim. L'affranchissement est donc à son détriment.
- שַׁפִּיר קָאָמַר לְהוּ! אָמַר רָבָא: הַיְינוּ דְּקָא מַהְדְּרִי לֵיהּ בְּמַתְנִיתִין: מִפְּנֵי שֶׁהוּא קִנְיָנוֹ. דְּאִי בָּעֵי, שָׁקֵיל אַרְבָּעָה זוּזֵי מִיִּשְׂרָאֵל וּפָסֵיל לֵיהּ כֹּל הֵיכָא דְּאִיתֵיהּ.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) s'étonne : Il leur parle bien ! Que peuvent répondre les Sages ? Rava a dit : C'est là ce qu'ils lui répliquent dans la Michna (enseignement des Tannaïm) : le maître peut de toute façon le disqualifier parce qu'il est son acquisition. Car s'il le veut, il prend quatre zouzim d'un Israélite en lui vendant l'esclave en fuite, et il le disqualifie de la terouma partout où il se trouve.
- וּלְרַבִּי מֵאִיר – תִּינַח עֶבֶד כֹּהֵן, עֶבֶד יִשְׂרָאֵל מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר רַב יִצְחָק: מִפְּנֵי שֶׁמַּפְסִידוֹ מִשִּׁפְחָה כְּנַעֲנִית.Et selon Rabbi Méïr, cela convient pour l'esclave d'un Cohen, que l'affranchissement prive de terouma ; mais pour l'esclave d'un Israélite, que peut-on dire ? Rabbi Chmouel bar Rav Yits'hak a dit : L'affranchissement est aussi à son détriment, parce qu'il lui fait perdre la servante cananéenne, qui lui était permise tant qu'il était esclave.
- אַדְּרַבָּה, הֲרֵי הוּא מַתִּירוֹ בְּבַת חוֹרִין! עַבְדָּא בְּהֶפְקֵירָא נִיחָא לֵיהּ – זִילָא לֵיהּ, שְׁכִיחָא לֵיהּ, פְּרִיצָה לֵיהּ.Au contraire, il lui permet une femme libre ! La Guemara répond : Un esclave préfère le dévergondage : il tient à la servante cananéenne, car elle est vile à ses yeux, elle est à sa disposition, elle est dévergondée avec lui. L'affranchissement lui fait donc perdre un avantage.
- מַתְנִי׳ הָאוֹמֵר ״תְּנוּ גֵּט זֶה לְאִשְׁתִּי, שְׁטַר שִׁחְרוּר זֶה לְעַבְדִּי״, וּמֵת – לֹא יִתְּנוּ לְאַחַר מִיתָה. ״תְּנוּ מָנֶה לְאִישׁ פְּלוֹנִי״, וּמֵת – יִתְּנוּ לְאַחַר מִיתָה.MICHNA : Celui qui dit : « Donnez ce get (acte de divorce) à ma femme », ou : « cet acte d'affranchissement à mon esclave », et qui meurt, on ne les donne pas après sa mort, car ces actes doivent être remis de la part du mari ou du maître, et le mandat s'éteint à sa mort. Mais s'il a dit : « Donnez un mané (cent dinars) à untel », et qu'il meurt, on le donne après sa mort.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב יִצְחָק בַּר שְׁמוּאֵל בַּר מָרְתָּא מִשְּׁמֵיהּ דְרַב: וְהוּא שֶׁצְּבוּרִין וּמוּנָּחִין בְּקֶרֶן זָוִית.GUEMARA : Rav Yits'hak bar Chmouel bar Marta a dit au nom de Rav : Et cela, à savoir qu'on donne le mané après la mort, n'est vrai que s'ils, les dinars, sont entassés et posés dans un coin au moment de l'ordre.
- בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בְּבָרִיא, כִּי צְבוּרִין מַאי הָוֵי? הָא לָא מְשַׁךְ! וְאֶלָּא בִּשְׁכִיב מְרַע, מַאי אִירְיָא צְבוּרִין? כִּי אֵין צְבוּרִין נָמֵי, דְּהָא קַיְימָא לַן דְּדִבְרֵי שְׁכִיב מְרַע – כִּכְתוּבִים וְכִמְסוּרִין דָּמוּ!De quoi traitons-nous ? Si l'on dit : d'un homme bien portant qui ordonne de donner cent dinars, quand ils sont entassés, qu'est-ce que cela change ? Il, le bénéficiaire, n'a pas tiré l'argent, or les biens meubles ne s'acquièrent que par un acte d'acquisition ! Mais alors, d'un moribond, à qui la parole suffit ? Pourquoi préciser « entassés » ? Même quand ils ne sont pas entassés aussi cela devrait valoir, car il est établi pour nous que les paroles d'un moribond sont comme écrites et remises !
- אָמַר רַב זְבִיד: לְעוֹלָם בְּבָרִיא, וְכִדְרַב הוּנָא אָמַר רַב – דְּאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: ״מָנֶה לִי בְּיָדְךָ, תְּנֵהוּ לוֹ לִפְלוֹנִי״, בְּמַעֲמַד שְׁלָשְׁתָּן – קָנָה.Rav Zevid a dit : En réalité, il s'agit d'un homme bien portant, et c'est selon la règle de Rav Houna au nom de Rav, car Rav Houna a dit au nom de Rav : Si quelqu'un dit à un autre : « J'ai un mané entre tes mains, donne-le à untel », en présence des trois intéressés, ce dernier a acquis. Ce mode d'acquisition ne s'applique qu'à un argent assimilable à un dépôt, d'où l'exigence de pièces entassées.
- רַב פָּפָּא אָמַר: לְעוֹלָם בִּשְׁכִיב מְרַע, וּכְאִידַּךְ דְּרַב – דְּאָמַר רַב: שְׁכִיב מְרַע שֶׁאָמַר ״תְּנוּ מָנֶה לִפְלוֹנִי מִנְּכָסַי״; ״מָנֶה זֶה״ – נוֹתְנִין, ״מָנֶה״ סְתָם – אֵין נוֹתְנִין,Rav Pappa a dit : En réalité, il s'agit d'un moribond, et c'est selon une autre règle de Rav, car Rav a dit : Un moribond qui a dit : « Donnez un mané à untel de mes biens » : s'il a dit « ce mané », désignant un argent précis, on le donne ; s'il a dit « un mané » sans précision, on ne le donne pas.
- חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא מָנֶה קָבוּר קָאָמַר.Pourquoi ? Nous craignons que peut-être il ait parlé d'un mané enterré, un argent précis dont l'emplacement est inconnu, et qu'il n'ait pas voulu donner un autre argent. C'est pourquoi Rav explique que la Michna traite de pièces entassées, clairement désignées.
- וְהִלְכְתָא: לִקְבוּרָה לָא חָיְישִׁינַן. רַב פָּפָּא מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּרַב זְבִיד?Et la halakha (loi pratique) est : nous ne craignons pas un argent enterré. La Guemara demande : Pour quelle raison Rav Pappa n'a-t-il pas parlé comme Rav Zevid ?
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