Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- קָסָבַר רַב פָּפָּא, כִּי אָמַר רַב – לָא שְׁנָא בְּמִלְוֶה, וְלָא שְׁנָא בְּפִקָּדוֹן.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) répond : Rav Pappa pense que lorsque Rav a parlé de la présence des trois, il n'y a pas de différence pour un prêt, simple obligation abstraite, et il n'y a pas de différence pour un dépôt. La présence des trois opère donc même si l'argent n'est pas entassé ; aussi l'exigence de pièces entassées ne s'explique-t-elle pour lui que par la crainte d'un mané (cent dinars) enterré.
- רַב זְבִיד מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּרַב פָּפָּא? לָא מִיתּוֹקְמָא מַתְנִיתִין בִּשְׁכִיב מְרַע. מִמַּאי? מִדְּקָתָנֵי: ״הָאוֹמֵר תְּנוּ גֵּט זֶה לְאִשְׁתִּי וּשְׁטַר שִׁחְרוּר זֶה לְעַבְדִּי״, וּמֵת – לֹא יִתְּנוּ לְאַחַר מִיתָה.Pour quelle raison Rav Zevid n'a-t-il pas parlé comme Rav Pappa ? Il pense que la Michna (enseignement des Tannaïm) ne peut pas s'établir pour un moribond. D'où le sait-il ? De ce qu'elle enseigne : « Celui qui dit : Donnez ce get (acte de divorce) à ma femme, ou cet acte d'affranchissement à mon esclave, et qui meurt, on ne les donne pas après sa mort. »
- טַעְמָא דְּמֵת, הָא מֵחַיִּים – נוֹתְנִין; טַעְמָא דְּאָמַר ״תְּנוּ״, הָא לֹא אָמַר ״תְּנוּ״, אֵין נוֹתְנִין; וּשְׁכִיב מְרַע – אַף עַל גַּב דְּלָא אָמַר ״תְּנוּ״, נוֹתְנִין.On en déduit : La raison est qu'il est mort ; mais de son vivant, on donne l'acte. Et même de son vivant, la raison est qu'il a dit « donnez » ; mais s'il n'a pas dit « donnez » et a seulement ordonné d'écrire, on ne donne pas. Or pour un moribond, bien qu'il n'ait pas dit « donnez », mais seulement « écrivez », on donne. La Michna ne peut donc pas traiter d'un moribond.
- דִּתְנַן, בָּרִאשׁוֹנָה הָיוּ אוֹמְרִים: הַיּוֹצֵא בְּקוֹלָר, וְאָמַר ״כִּתְבוּ גֵּט לְאִשְׁתִּי״ – הֲרֵי אֵלּוּ יִכְתְּבוּ וְיִתְּנוּ. חָזְרוּ לוֹמַר, אַף הַמְפָרֵשׁ וְהַיּוֹצֵא בִּשְׁיָירָא.Car nous avons appris (dans la Michna, plus loin, 65b) : Autrefois, on disait : Celui qu'on emmène dans un carcan pour être exécuté et qui dit : « Écrivez un get pour ma femme », ceux-ci écriront et donneront, même s'il n'a pas dit « donnez ». On est revenu dire : De même celui qui prend la mer et celui qui part en caravane.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי אוֹמֵר: אַף הַמְסוּכָּן.Rabbi Chimon Chezouri dit : De même celui qui est en danger de mort. Un moribond n'a donc pas besoin de dire « donnez », et notre Michna, qui l'exige, ne traite pas de lui.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב אָשֵׁי: וּמַאן נֵימָא לַן דְּמַתְנִיתִין רַבִּי שִׁמְעוֹן שֵׁזוּרִי הִיא? דִּלְמָא רַבָּנַן הִיא!Rav Achi s'y oppose : Et qui nous dira que la Michna est celle de Rabbi Chimon Chezouri ? Peut-être est-elle celle des Sages, qui ne comptent pas le malade en danger parmi ceux qui sont dispensés de dire « donnez » ; elle peut donc traiter d'un moribond.
- גּוּפָא – אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב: ״מָנֶה לִי בְּיָדְךָ, תְּנֵהוּ לוֹ לִפְלוֹנִי״, בְּמַעֲמַד שְׁלָשְׁתָּן – קָנָה. אָמַר רָבָא: מִסְתַּבְּרָא מִילְּתֵיהּ דְּרַב בְּפִקָּדוֹן, אֲבָל בְּמִלְוָה – לֹא.Le sujet lui-même : Rav Houna a dit au nom de Rav : Si quelqu'un dit à un autre : « J'ai un mané entre tes mains, donne-le à untel », en présence des trois intéressés, ce dernier a acquis. Rava a dit : Il est raisonnable que la parole de Rav vise un dépôt, argent précis que le gardien détient ; mais pour un prêt, non.
- וְהָאֱלֹהִים! אָמַר רַב: אֲפִילּוּ בְּמִלְוָה. אִתְּמַר נָמֵי, אָמַר שְׁמוּאֵל מִשְּׁמֵיהּ דְּלֵוִי: ״מִלְוָה לִי בְּיָדְךָ, תְּנֵהוּ לוֹ לִפְלוֹנִי״, בְּמַעֲמַד שְׁלָשְׁתָּן – קָנָה.Rava ajoute par un serment : Mais par D.ieu ! Rav l'a dit même pour un prêt. La Guemara ajoute : Il a aussi été dit (par les Amoraïm) : Chmouel a dit au nom de Lévi : « J'ai une créance entre tes mains, donne-la à untel », en présence des trois, il a acquis.
- וְטַעְמָא מַאי? אָמַר אַמֵּימָר: נַעֲשָׂה כְּאוֹמֵר לוֹ בִּשְׁעַת מַתַּן מָעוֹת: שַׁעְבַּדְנָא לָךְ לְדִידָךְ וּלְכֹל דְּאָתוּ מֵחֲמָתָךְ.Et quelle est la raison ? Amémar a dit : Le cas devient comme celui d'un emprunteur qui lui a dit au moment de la remise de l'argent : « Je m'engage envers toi-même et envers tous ceux qui viendront de ta part. »
- אֲמַר לֵיהּ רַב אָשֵׁי לְאַמֵּימָר: אֶלָּא מֵעַתָּה, הִקְנָה לַנּוֹלָדִים – דְּלָא הֲווֹ בִּשְׁעַת מַתַּן מָעוֹת, הָכִי נָמֵי דְּלָא קָנוּ?!Rav Achi a dit à Amémar : S'il en est ainsi, s'il a transféré la créance, en présence des trois, à des enfants nés après coup, qui n'existaient pas au moment de la remise de l'argent, dira-t-on aussi qu'ils n'acquièrent pas ?! L'emprunteur n'a pas pu s'engager envers eux à ce moment-là.
- דַּאֲפִילּוּ לְרַבִּי מֵאִיר, דְּאָמַר אָדָם מַקְנֶה דָּבָר שֶׁלֹּא בָּא לָעוֹלָם, הָנֵי מִילֵּי לְדָבָר שֶׁיֶּשְׁנוֹ בְּעוֹלָם, אֲבָל לְדָבָר שֶׁאֵינוֹ בָּעוֹלָם – לָא!Car même selon Rabbi Méïr, qui dit qu'une personne peut transférer une chose qui n'est pas encore venue au monde, cela ne vaut que pour un transfert à une chose, c'est-à-dire une personne, qui existe dans le monde ; mais à une chose qui n'existe pas dans le monde, non ! Or Rav a parlé sans restriction.
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי:Mais alors, Rav Achi a dit :
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