Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לֹוֶה וְאוֹכֵל? לְהַעְדָּפָה.emprunte-t-il et mange-t-il ? Son maître pourvoit pourtant à sa subsistance ! La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) répond : Pour un supplément de nourriture.
- וְלֵימָא לֵיהּ הֶקְדֵּשׁ: עַד הַשְׁתָּא סַגִּי לָךְ בְּלָא הַעֲדָפָה, וְהַשְׁתָּא נָמֵי תִּיסְגֵּי לָךְ בְּלָא הַעֲדָפָה! הֶקְדֵּשׁ גּוּפֵיהּ נִיחָא לֵיהּ, כִּי הֵיכִי דְּלַשְׁבַּח עַבְדֵּיהּ.Et que le Trésor du Temple lui dise : « Jusqu'à présent, il te suffisait sans supplément ; maintenant aussi, qu'il te suffise sans supplément ! » Réponse : Cela convient au Trésor lui-même, afin que son esclave prenne de la valeur en devenant plus vigoureux.
- עוֹשֶׂה וּפוֹרֵעַ, קַמָּא קַמָּא קָדֵישׁ לֵיהּ! בְּפָחוֹת פָּחוֹת מִשָּׁוֶה פְּרוּטָה.« Il travaille et rembourse » : chaque gain, dès le premier, devient consacré, car ses mains sont consacrées ! Réponse : Il travaille pour moins que la valeur d'une perouta (la plus petite monnaie) à chaque fois, et une telle somme n'est pas consacrée.
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא; דְּאָמַר רַב: הַמַּקְדִּישׁ יְדֵי עַבְדּוֹ – אוֹתוֹ הָעֶבֶד עוֹשֶׂה וְאוֹכֵל, דְּאִי לָא עַבְדָּא מַאן פָּלַח לֵיהּ.Il est aussi logique que Rav parle du cas où le maître le nourrit, car Rav a dit : Celui qui consacre les mains de son esclave, cet esclave travaille et mange, car s'il ne travaille pas, qui le servira ?
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא הָךְ בְּמַעֲלֶה וְאֵינוֹ יָכוֹל, וְהָא בְּשֶׁאֵינוֹ מַעֲלֶה, שַׁפִּיר.On comprend si tu dis que celle-ci, la première règle de Rav, parle du cas où il lui fournit sa subsistance, et qu'il ne peut pas lui dire « travaille pour moi et je ne te nourris pas », et celle-là du cas où il ne la lui fournit pas : c'est bien.
- אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ הָךְ בְּשֶׁאֵינוֹ מַעֲלֶה, וְיָכוֹל, דְּאִי לָא עַבְדָּא מַאן פָּלַח לֵיהּ?! מַאן דְּבָעֵי נִיפְלְחֵיהּ!Mais si tu dis que celle-ci aussi parle du cas où il ne la lui fournit pas, et qu'il peut le lui dire, que signifie alors « car s'il ne travaille pas, qui le servira ? » Que le serve qui voudra !
- אֶלָּא לָאו, שְׁמַע מִינַּהּ אֵינוֹ יָכוֹל! שְׁמַע מִינַּהּ.N'en déduis-tu pas qu'il ne peut pas le lui dire ? Déduis-en en effet.
- תָּא שְׁמַע, דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַקּוֹטֵעַ יַד עַבְדּוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ – נוֹתֵן שִׁבְתּוֹ וּרְפוּאָתוֹ לְרַבּוֹ, וְאוֹתוֹ הָעֶבֶד נִיזּוֹן מִן הַצְּדָקָה. שְׁמַע מִינַּהּ, יָכוֹל הָרַב לוֹמַר לָעֶבֶד: ״עֲשֵׂה עִמִּי וְאֵינִי זָנָךְ״!Viens et entends une preuve, car Rabbi Yo'hanan a dit : Celui qui tranche la main de l'esclave de son prochain doit verser l'indemnité pour son chômage et ses soins à son maître, et cet esclave se nourrit de la charité. Déduis-en que le maître peut dire à l'esclave : « Travaille pour moi et je ne te nourris pas » !
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בְּמַעֲלֶה לוֹ מְזוֹנוֹת. אִי הָכִי, אַמַּאי נִיזּוֹן מִן הַצְּדָקָה? לְהַעְדָּפָה.De quoi s'agit-il ici ? D'un cas où il lui fournit sa subsistance. S'il en est ainsi, pourquoi se nourrit-il de la charité ? Réponse : Pour un supplément.
- אִי הָכִי, ״נִיזּוֹן״?! ״מִתְפַּרְנֵס״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! אֶלָּא לָאו, שְׁמַע מִינַּהּ יָכוֹל! שְׁמַע מִינַּהּ.S'il en est ainsi, « se nourrit » ?! Il aurait fallu dire « subvient à ses besoins » ! N'en déduis-tu pas qu'il peut le lui dire ? Déduis-en en effet.
- אֲמַר מָר: נוֹתֵן שִׁבְתּוֹ וּרְפוּאָתוֹ לְרַבּוֹ. שִׁבְתּוֹ, פְּשִׁיטָא! רְפוּאָתוֹ אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ.Le Maître a dit : Il doit verser l'indemnité pour son chômage et ses soins à son maître. Son chômage, c'est évident ! Réponse : C'est pour ses soins qu'il en avait besoin.
- רְפוּאָתוֹ דִּידֵיהּ הִיא, דְּבָעֵי אִיתַּסּוֹיֵי בֵּהּ! לָא צְרִיכָא, דְּאַמְדוּהּ לְחַמְשָׁא יוֹמֵי, וַעֲבַדוּ לֵיהּ סַמָּא חָרִיפָא וְאִתַּסִּי בִּתְלָתָא יוֹמֵי; מַהוּ דְּתֵימָא: צַעֲרָא – דִּידֵיהּ הוּא, קָא מַשְׁמַע לַן.Ses soins sont pour lui-même, car il a besoin d'en être guéri ! Réponse : Il n'en est besoin que dans le cas où on les a estimés à cinq jours, on lui a fait un remède fort, et il a guéri en trois jours. Tu aurais pu dire : la douleur du remède étant la sienne, la différence lui revient ; il nous apprend donc qu'elle revient au maître.
- תַּנְיָא: אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר, אָמַרְנוּ לוֹ לְמֵאִיר: וַהֲלֹא זְכוּת הוּא לָעֶבֶד שֶׁיּוֹצֵא מִתַּחַת יְדֵי רַבּוֹ לְחֵירוּת! אָמַר לָנוּ: חוֹב הוּא לוֹ – שֶׁאִם הָיָה עֶבֶד כֹּהֵן, פּוֹסְלוֹ מִן הַתְּרוּמָה. אָמַרְנוּ לוֹ: וַהֲלֹא מָה אִם יִרְצֶה שֶׁלֹּא לְזוּנוֹ וְשֶׁלֹּא לְפַרְנְסוֹ, רַשַּׁאי!Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Elazar a dit : Nous avons dit à Méïr : N'est-ce pas un avantage pour l'esclave de sortir de la main de son maître vers la liberté ? Il nous a dit : C'est à son détriment, car s'il était esclave d'un Cohen, il le disqualifie de la terouma (prélèvement donné au Cohen). Nous lui avons dit : Mais s'il veut ne pas le nourrir et ne pas l'entretenir, il en a le droit !
- אָמַר לָנוּ: וּמָה אִילּוּ עֶבֶד כֹּהֵן שֶׁבָּרַח, וְאֵשֶׁת כֹּהֵן שֶׁמָּרְדָה עַל בַּעְלָהּ – הֲלֹא אוֹכְלִין בִּתְרוּמָה; וְזֶה – אֵינוֹ אוֹכֵל. אֲבָל אִשָּׁה – חוֹב הוּא לָהּ, שֶׁכֵּן פֹּסְלָהּ מִן הַתְּרוּמָה וּמַפְסִידָהּ מִן הַמְּזוֹנוֹת.Il nous a dit : Et que dire de l'esclave d'un Cohen qui s'est enfui et de la femme d'un Cohen qui s'est rebellée contre son mari ? Ne mangent-ils pas de la terouma ? Or celui-ci n'en mange pas. (Les Sages ajoutent :) Mais pour la femme, c'est à son détriment, car il la disqualifie de la terouma et lui fait perdre sa subsistance.
- מַאי קָאָמְרוּ לֵיהּ, וּמַאי קָא מַהְדַּר לְהוּ? הָכִי קָאָמַר לְהוּ: הֲשַׁבְתּוּנִי עַל הַמְּזוֹנוֹת, מַה תְּשִׁיבוּנִי עַל הַתְּרוּמָה?Que lui ont-ils dit, et que leur a-t-il répondu ? Les deux côtés semblent parler de choses différentes. Voici ce qu'il leur a dit : Vous m'avez répondu sur la subsistance, que me répondrez-vous sur la terouma ?
- וְכִי תֵּימְרוּ: אִי בָּעֵי, זָרֵיק לֵיהּ גִּיטָּא וּפָסֵיל לֵיהּ; שָׁבֵיק לֵיהּ וְעָרֵיק וְאָזֵיל לְעָלְמָא.Et si vous dites : s'il le veut, il lui jette l'acte d'affranchissement et le disqualifie, de sorte que la réception par l'envoyé ne lui nuit pas, l'esclave le quitte, s'enfuit et s'en va par le monde, et continue de manger de la terouma.
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