Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עֵדִים הַחֲתוּמִין עַל הַגֵּט וּשְׁמוֹתָן כְּשֵׁמוֹת גּוֹיִם, מַהוּ? אֲמַר לֵיהּ: לָא בָּא לְיָדֵינוּ אֶלָּא לוֹקוּס וְלוּס, וְהִכְשַׁרְנוּ.Des témoins signés sur le get (acte de divorce) et dont les noms sont comme des noms de non-juifs, qu'en est-il ? Rabbi Yo'hanan lui a dit : Il ne nous est parvenu que des actes signés Loukos et Lous, et nous les avons validés grâce aux témoins de la remise.
- וְדַוְקָא לוֹקוּס וְלוּס, דְּלָא שְׁכִיחִי יִשְׂרָאֵל דְּמַסְּקִי בִּשְׁמָהָתַיְיהוּ, אֲבָל שְׁמָהָתָא אַחֲרִינֵי דִּשְׁכִיחִי יִשְׂרָאֵל דְּמַסְּקִי בִּשְׁמָהָתַיְיהוּ – לָא.La Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) en déduit : Et ce n'est que Loukos et Lous, car on ne trouve guère de Juifs appelés par ces noms ; mais d'autres noms, tels qu'on trouve couramment des Juifs appelés ainsi, non, l'acte n'est pas valable, car on pourrait se fier à la signature de non-juifs.
- אֵיתִיבֵיהּ: גִּיטִּין הַבָּאִים מִמְּדִינַת הַיָּם וְעֵדִים חֲתוּמִים עֲלֵיהֶם, אַף עַל פִּי שֶׁשְּׁמוֹתֵיהֶן כִּשְׁמוֹת גּוֹיִם – כְּשֵׁירִין, מִפְּנֵי שֶׁרוֹב יִשְׂרָאֵל שֶׁבְּחוּצָה לָאָרֶץ שְׁמוֹתֵיהֶן כִּשְׁמוֹת גּוֹיִם.Rech Lakich lui a objecté une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Des guittin qui viennent d'un pays d'outre-mer et sur lesquels des témoins sont signés, bien que leurs noms soient comme des noms de non-juifs, ils sont valables, parce que la plupart des Juifs qui sont hors de la terre d'Israël ont des noms comme des noms de non-juifs.
- הָתָם, כִּדְקָתָנֵי טַעְמָא: מִפְּנֵי שֶׁרוֹב יִשְׂרָאֵל שֶׁבְּחוּצָה לָאָרֶץ שְׁמוֹתֵיהֶן כִּשְׁמוֹת גּוֹיִם.La Guemara répond : Là, c'est différent, comme elle en enseigne la raison : parce que la plupart des Juifs qui sont hors de la terre d'Israël ont des noms comme des noms de non-juifs. Mais en terre d'Israël, il en va autrement.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי, כִּי מַתְנִיתָא בְּעָא מִינֵּיהּ, וּפְשַׁט לֵיהּ מִמַּתְנִיתָא.Et il y a ceux qui disent : c'est sur le cas même de la baraïta qu'il l'a interrogé, et il lui a résolu la question à partir de la baraïta.
- מַתְנִי׳ הָאוֹמֵר ״תֵּן גֵּט זֶה לְאִשְׁתִּי, וּשְׁטַר שִׁחְרוּר זֶה לְעַבְדִּי״, אִם רָצָה לַחֲזוֹר בִּשְׁנֵיהֶן – יַחְזוֹר, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.MICHNA : Celui qui dit : « Donne ce get à ma femme », ou « cet acte d'affranchissement à mon esclave », s'il veut se rétracter avant que l'acte leur parvienne, pour l'un et l'autre, qu'il se rétracte ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בְּגִיטֵּי נָשִׁים, אֲבָל לֹא בְּשִׁחְרוּרֵי עֲבָדִים; לְפִי שֶׁזָּכִין לָאָדָם שֶׁלֹּא בְּפָנָיו, וְאֵין חָבִין לוֹ אֶלָּא בְּפָנָיו;Et les Sages disent : Il peut se rétracter pour les guittin de femmes, mais non pour les affranchissements d'esclaves ; car on peut acquérir au profit d'une personne en son absence (l'envoyé acquiert donc pour l'esclave dès qu'il reçoit l'acte), et on ne peut agir à son détriment qu'en sa présence ; or le get est au détriment de la femme.
- שֶׁאִם יִרְצֶה שֶׁלֹּא לָזוּן אֶת עַבְדּוֹ – רַשַּׁאי, וְשֶׁלֹּא לָזוּן אֶת אִשְׁתּוֹ – אֵינוֹ רַשַּׁאי.L'affranchissement est bien à l'avantage de l'esclave, car si le maître veut ne pas nourrir son esclave, il en a le droit, si bien que celui-ci ne perd rien ; mais ne pas nourrir sa femme, il n'en a pas le droit, si bien que le get lui fait perdre sa subsistance.
- אָמַר לָהֶם: וַהֲרֵי הוּא פּוֹסֵל אֶת עַבְדּוֹ מִן הַתְּרוּמָה, כְּשֵׁם שֶׁהוּא פּוֹסֵל אֶת אִשְׁתּוֹ! אָמְרוּ לוֹ: מִפְּנֵי שֶׁהוּא קִנְיָינוֹ.Rabbi Méïr leur a dit : Mais il disqualifie son esclave de la terouma (prélèvement donné au Cohen), si le maître est Cohen, comme il disqualifie sa femme ! L'affranchissement est donc à son détriment. Ils lui ont dit : S'il en mangeait, c'est parce qu'il est sa propriété, et non en vertu d'un droit qui lui serait propre.
- גְּמָ׳ יָתֵיב רַב הוּנָא וְרַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יִרְמְיָה, וְיָתֵיב רַבִּי יִרְמְיָה וְקָא מְנַמְנֵם, וְיָתֵיב רַב הוּנָא וְקָאָמַר: שְׁמַע מִינַּהּ מִדְּרַבָּנַן, הַתּוֹפֵס לְבַעַל חוֹב, קָנָה.GUEMARA : Rav Houna et Rav Its'hak bar Yossef étaient assis devant Rabbi Yirmeya, et Rabbi Yirmeya était assis et somnolait. Et Rav Houna était assis et disait : Déduis-en des paroles des Sages, selon lesquels le maître ne peut se rétracter, que celui qui saisit un bien du débiteur au profit d'un créancier acquiert pour lui, de même que l'envoyé acquiert ici pour l'esclave.
- אֲמַר לֵיהּ רַב יִצְחָק בַּר יוֹסֵף: וַאֲפִילּוּ בִּמְקוֹם שֶׁחָב לַאֲחֵרִים? אָמַר לֵיהּ: אִין.Rav Its'hak bar Yossef lui a dit : Même lorsqu'il lèse d'autres créanciers ? Il lui a dit : Oui.
- אַדְּהָכִי אִיתְּעַר בְּהוּ רַבִּי יִרְמְיָה. אֲמַר לְהוּ: דַּרְדְּקֵי! הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַתּוֹפֵס לְבַעַל חוֹב בִּמְקוֹם שֶׁחָב לַאֲחֵרִים – לֹא קָנָה. וְאִם תֹּאמַר: מִשְׁנָתֵינוּ!Sur ces entrefaites, Rabbi Yirmeya s'est réveillé à cause d'eux et leur a dit : Petits (dardekei), voici ce qu'a dit Rabbi Yo'hanan : Celui qui saisit au profit d'un créancier lorsqu'il lèse d'autres créanciers n'acquiert pas. Et si tu dis : Notre Michna ! enseigne le contraire, ce cas est différent :
- כׇּל הָאוֹמֵר ״תְּנוּ״, כְּאוֹמֵר ״זְכוּ״ דָּמֵי.Quiconque dit « donnez » est considéré comme disant « acquérez » : le maître a lui-même désigné l'envoyé pour acquérir au profit de l'esclave ; ce n'est pas une simple saisie.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: הַתּוֹפֵס לְבַעַל חוֹב בִּמְקוֹם שֶׁחָב לַאֲחֵרִים, בָּאנוּ לְמַחְלוֹקֶת רַבִּי אֱלִיעֶזֶר וְרַבָּנַן. דִּתְנַן: מִי שֶׁלִּיקֵּט אֶת הַפֵּאָה, וְאָמַר ״הֲרֵי זוֹ לִפְלוֹנִי עָנִי״, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אָמַר: זָכָה לוֹ, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: יִתְּנֶנּוּ לְעָנִי הַנִּמְצָא רִאשׁוֹן.Rav 'Hisda a dit : Celui qui saisit au profit d'un créancier lorsqu'il lèse d'autres créanciers, nous en arrivons à la machlokèt (divergence d'opinions) de Rabbi Eliézer et des Sages. Car nous avons appris dans la Michna : Celui qui a ramassé la péa (coin du champ laissé aux pauvres) et a dit : « Ceci est pour Untel, le pauvre », Rabbi Eliézer dit : Il a acquis pour lui. Et les Sages disent : Il doit la donner au premier pauvre qui se présente.
- אָמַר אַמֵּימָר, וְאִיתֵּימָא רַב פָּפָּא:Amémar a dit, et certains disent que c'est Rav Pappa :
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