Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְכֵן בַּגַּת.« Et de même dans le pressoir. » Ce pressoir ne peut être un domaine privé, déjà traité au début de la Michna (enseignement des Tannaïm) ; c'est donc une karmelit (zone intermédiaire de statut rabbinique), et l'on y décrète bien, ce qui prouve l'avis d'Abayé.
- וְרָבָא אָמַר: לְעִנְיַן מַעֲשֵׂר. וְכֵן אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: ״וְכֵן בַּגַּת״ — לְעִנְיַן מַעֲשֵׂר.Mais Rava a dit : Cela concerne la question de la dîme. Et de même Rav Chéchet a dit : « Et de même dans le pressoir » concerne la question de la dîme.
- דִּתְנַן: שׁוֹתִין עַל הַגַּת, בֵּין בְּחַמִּין וּבֵין בְּצוֹנֵן, וּפָטוּר — דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בַּר צָדוֹק מְחַיֵּיב.Car nous avons appris dans une Michna : On peut boire sur le pressoir, sans prélever la dîme, que le vin ait été coupé d'eau chaude ou d'eau froide, et l'on est exempt de la dîme, car ce n'est pas une boisson fixe : telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Eliézer bar Tsadok déclare obligé dans les deux cas.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: עַל הַחַמִּין חַיָּיב, וְעַל הַצּוֹנֵן פָּטוּר. מִפְּנֵי שֶׁמַּחֲזִיר אֶת הַמּוֹתָר.Et les Sages disent : Pour le vin coupé d'eau chaude, on est obligé ; pour le vin coupé d'eau froide, on est exempt, parce qu'on reverse le reste dans le pressoir. La formule « et de même dans le pressoir » suit l'opinion de Rabbi Méïr : on ne boit sans dîme que si l'on a fait entrer sa tête et la plus grande partie de son corps dans le pressoir.
- מַתְנִי׳ קוֹלֵט אָדָם מִן הַמַּזְחֵילָה לְמַטָּה מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים, וּמִן הַצִּינּוֹר מִכׇּל מָקוֹם שׁוֹתֶה.MICHNA : Une personne se tenant dans le domaine public peut recueillir dans un récipient l'eau qui tombe de la gouttière à moins de dix téfa'him (palmes) du sol. Et du tuyau, de toute manière, elle peut boire.
- גְּמָ׳ קוֹלֵט — אִין, אֲבָל מְצָרֵף — לָא. מַאי טַעְמָא? אָמַר רַב נַחְמָן: הָכָא בְּמַזְחֵילָה פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה סָמוּךְ לַגַּג עָסְקִינַן, דְּכׇל פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה סָמוּךְ לַגַּג, כְּגַג דָּמֵי.GUEMARA : Recueillir, oui, mais appliquer la bouche ou le récipient contre la gouttière, non. Quelle en est la raison ? Rav Na'hman a dit : Il s'agit ici d'une gouttière à moins de trois téfa'him du toit, car tout ce qui est à moins de trois téfa'him du toit est comme le toit ; on ferait donc sortir l'eau du toit, domaine privé, vers le domaine public.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: עוֹמֵד אָדָם בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד וּמַגְבִּיהַּ יָדוֹ לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים לְפָחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה סָמוּךְ לַגַּג, וְקוֹלֵט, וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יְצָרֵף.Il a aussi été enseigné ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Une personne peut se tenir dans le domaine privé et lever la main au-dessus de dix téfa'him, à moins de trois téfa'him du toit, et recueillir l'eau, pourvu qu'elle n'applique pas le récipient contre la gouttière.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: לֹא יַעֲמוֹד אָדָם בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד וְיַגְבִּיהַּ יָדוֹ לְמַעְלָה מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים לְפָחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה סָמוּךְ לַגַּג וִיצָרֵף, אֲבָל קוֹלֵט הוּא וְשׁוֹתֶה.Il a été enseigné dans une autre baraïta : Une personne ne doit pas se tenir dans le domaine privé et lever la main au-dessus de dix téfa'him, à moins de trois téfa'him du toit, et appliquer le récipient contre la gouttière ; mais elle peut recueillir et boire.
- מִן הַצִּינּוֹר מִכׇּל מָקוֹם שׁוֹתֶה. תָּנָא: אִם יֵשׁ בְּצִינּוֹר אַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה — אָסוּר, מִפְּנֵי שֶׁהוּא כְּמוֹצִיא מֵרְשׁוּת לִרְשׁוּת.« Du tuyau, de toute manière, elle peut boire. » Il a été enseigné : Si le tuyau mesure quatre téfa'him sur quatre, c'est interdit d'y appliquer la bouche, car c'est comme si l'on transportait d'un domaine à un autre.
- מַתְנִי׳ בּוֹר בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וְחוּלְיָיתוֹ גָּבוֹהַּ עֲשָׂרָה טְפָחִים, חַלּוֹן שֶׁעַל גַּבָּיו מְמַלְּאִין הֵימֶנּוּ בְּשַׁבָּת.MICHNA : Un puits dans le domaine public, dont la margelle est haute de dix téfa'him : par une fenêtre qui se trouve au-dessus, on peut y puiser le Chabbat.
- אַשְׁפָּה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים גְּבוֹהָ עֲשָׂרָה טְפָחִים, חַלּוֹן שֶׁעַל גַּבָּיו שׁוֹפְכִין לְתוֹכָהּ מַיִם בְּשַׁבָּת.Un tas d'ordures dans le domaine public, haut de dix téfa'him : par une fenêtre qui se trouve au-dessus, on peut y verser de l'eau le Chabbat.
- גְּמָ׳ בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא בִּסְמוּכָה, לְמָה לִי חוּלְיָא עֲשָׂרָה?GUEMARA : De quoi s'agit-il ? Si l'on dit qu'il s'agit d'un puits proche du mur, pourquoi me faut-il une margelle de dix téfa'him ? Le puits lui-même, profond de dix, est un domaine privé, et le domaine public ne s'interpose pas.
- אָמַר רַב הוּנָא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? בְּמוּפְלֶגֶת מִן הַכּוֹתֶל אַרְבָּעָה.Rav Houna a dit : De quoi s'agit-il ici ? D'un puits éloigné du mur de quatre téfa'him.
- וְטַעְמָא דְּאִיכָּא חוּלְיָא עֲשָׂרָה, הָא לֵיכָּא חוּלְיָא עֲשָׂרָה — קָא מְטַלְטֵל מֵרְשׁוּת הַיָּחִיד לִרְשׁוּת הַיָּחִיד דֶּרֶךְ רְשׁוּת הָרַבִּים.Et la raison est qu'il y a une margelle de dix téfa'him ; mais s'il n'y avait pas de margelle de dix téfa'him, il transporterait d'un domaine privé à un domaine privé en passant par le domaine public.
- וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ תֵּימָא בִּסְמוּכָה — הָא קָא מַשְׁמַע לַן דְּבוֹר וְחוּלְיָיתוֹ מִצְטָרְפִין לַעֲשָׂרָה.Et Rabbi Yo'hanan a dit : Tu peux même dire qu'il s'agit d'un puits proche du mur : elle nous apprend que le puits et sa margelle se combinent pour atteindre dix téfa'him.
- אַשְׁפָּה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וְכוּ׳. וְלָא חָיְישִׁינַן שֶׁמָּא תִּנָּטֵל אַשְׁפָּה?« Un tas d'ordures dans le domaine public, etc. » Et ne craignons-nous pas que le tas d'ordures ne soit enlevé ?
- וְהָא רָבִין בַּר רַב אַדָּא אָמַר רַבִּי יִצְחָק: מַעֲשֶׂה בְּמָבוֹי אֶחָד שֶׁצִּידּוֹ אֶחָד כָּלֶה לַיָּם וְצִידּוֹ אֶחָד כָּלֶה לְאַשְׁפָּה, וּבָא מַעֲשֶׂה לִפְנֵי רַבִּי, וְלֹא אָמַר בּוֹ לֹא אִיסּוּר וְלֹא הֶיתֵּר.Mais Ravin bar Rav Ada a dit au nom de Rabbi Its'hak : Il est arrivé qu'une ruelle aboutissait d'un côté à la mer et de l'autre côté à un tas d'ordures, et le cas est venu devant Rabbi (Yehouda HaNassi), et il n'a dit à son sujet ni interdit ni permission.
- הֶיתֵּר לֹא אָמַר בּוֹ — דְּחָיְישִׁינַן שֶׁמָּא תִּנָּטֵל אַשְׁפָּה, וְיַעֲלֶה הַיָּם שִׂירְטוֹן.Il n'a pas dit de permission : car nous craignons que le tas d'ordures ne soit enlevé et que la mer ne dépose du sédiment.
- אִיסּוּר לֹא אָמַר בּוֹ — דְּהָא קָיְימִין מְחִיצוֹת.Il n'a pas dit d'interdit : car les cloisons subsistent. On voit donc que l'on craint l'enlèvement du tas d'ordures.
- לָא קַשְׁיָא: הָא — דְּיָחִיד, הָא — דְּרַבִּים.On répond : Ce n'est pas difficile : ici, il s'agit du tas d'ordures d'un particulier ; là, de celui du public, qui ne sera pas enlevé.
- מַתְנִי׳ אִילָן שֶׁהָיָה מֵיסֵךְ עַל הָאָרֶץ, אִם אֵין גּוּפוֹ גָּבוֹהַּ מִן הָאָרֶץ שְׁלֹשָׁה טְפָחִים — מְטַלְטְלִים תַּחְתָּיו.MICHNA : Un arbre qui couvrait le sol de ses branches retombantes : si sa ramure n'est pas à plus de trois téfa'him du sol, on peut transporter sous lui.
- שׇׁרָשָׁיו גְּבוֹהִים מִן הָאָרֶץ שְׁלֹשָׁה טְפָחִים — לֹא יֵשֵׁב עֲלֵיהֶן.Si ses racines s'élèvent de trois téfa'him au-dessus du sol, on ne doit pas s'y asseoir.
- גְּמָ׳ אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: אֵין מְטַלְטְלִין בּוֹ יָתֵר מִבֵּית סָאתַיִם, מַאי טַעְמָא?GUEMARA : Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : On n'y transporte pas si l'espace dépasse plus de deux beit séa (mesure de surface). Quelle en est la raison ?
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