Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מִשּׁוּם דְּהָוֵי דִּירָה שֶׁתַּשְׁמִישָׁהּ לַאֲוִיר, וְכׇל דִּירָה שֶׁתַּשְׁמִישָׁהּ לַאֲוִיר — אֵין מְטַלְטְלִין בָּהּ יָתֵר מִבֵּית סָאתַיִם.Cela est interdit parce que c'est une habitation dont l'usage est pour l'air libre, c'est-à-dire qu'elle sert seulement à ceux qui gardent les champs et non de demeure permanente, et pour toute habitation dont l'usage est pour l'air libre, on n'y transporte pas d'objets le Chabbat si elle s'étend au-delà de la surface de deux beit séa (mesure de surface ; deux beit séa font 5 000 coudées carrées).
- שׇׁרָשָׁיו גְּבוֹהִין מִן הָאָרֶץ וְכוּ׳. אִיתְּמַר: שׇׁרְשֵׁי אִילָן הַבָּאִין מִלְּמַעְלָה מִשְּׁלֹשָׁה לְתוֹךְ שְׁלֹשָׁה, רַבָּה אָמַר: מוּתָּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן, רַב שֵׁשֶׁת אָמַר: אָסוּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן.La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) a enseigné : Si ses racines, celles de l'arbre, sont hautes au-dessus du sol de trois téfa'him (largeurs de main), on ne s'y assied pas le Chabbat, etc. Il a été dit par les Amoraïm (Sages de l'époque de la Guemara), au sujet des racines d'un arbre qui s'élèvent puis se recourbent et viennent d'au-dessus de trois téfa'him à l'intérieur de trois téfa'him du sol : Rabba a dit : il est permis de s'en servir ; Rav Chéchèt a dit : il est interdit de s'en servir.
- רַבָּה אָמַר: מוּתָּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן, דְּכׇל פָּחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה דְּאַרְעָא — אַרְעָא הִיא. רַב שֵׁשֶׁת אָמַר: אָסוּר לְהִשְׁתַּמֵּשׁ בָּהֶן, דְּכֵיוָן דְּמִכֹּחַ אִיסּוּר קָאָתֵי — אֲסוּרִין.La Guemara explique les deux opinions. Rabba a dit : il est permis de s'en servir, car tout ce qui est à moins de trois téfa'him du sol est considéré comme le sol. Rav Chéchèt a dit : il est interdit de s'en servir, car puisqu'elles viennent de la force de l'interdit, c'est-à-dire de la partie de l'arbre située à plus de trois téfa'him et interdite, elles sont elles aussi interdites.
- דְּדָמוּ כִּמְשׁוּנִּיתָא, דְּסָלְקִין לְעֵילָּא — אֲסוּרִין. דְּנָחֲתִין לְתַתַּאי — שְׁרוּ. לִצְדָדִין — פְּלוּגְתָּא דְּרַבָּה וְרַב שֵׁשֶׁת.La Guemara précise l'étendue de la divergence. Pour les racines qui ressemblent à une dent de rocher : celles qui montent vers le haut sont interdites selon tous ; celles qui descendent vers le bas sont permises selon tous ; celles qui partent sur les côtés font l'objet de la divergence de Rabba et Rav Chéchèt.
- וְכֵן אַנִּיגְרָא, וְכֵן בְּקֶרֶן זָוִית.Et de même pour un arbre qui pousse sur un fossé d'irrigation, dont les bords cachent une partie des racines, et de même pour un arbre qui pousse dans un angle entre deux murs : Rabba et Rav Chéchèt divergent aussi sur ces cas.
- הָהוּא דִּיקְלָא דַּהֲוָה לְאַבָּיֵי, וַהֲוָה סָלֵיק בְּאִיפּוּמָא. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף וּשְׁרָא לֵיהּ.La Guemara rapporte : Il y avait un certain palmier à Abayé, qui poussait dans sa maison, et qui montait par une ouverture du toit. Abayé vint devant Rav Yossef, et celui-ci le lui permit, c'est-à-dire qu'il l'autorisa à se servir des trois premiers téfa'him de l'arbre au-dessus du toit.
- אָמַר רַב אַחָא בַּר תַּחְלִיפָא: דִּשְׁרָא לָךְ, כְּרַבָּה שְׁרָא לָךְ.Rav A'ha bar Ta'hlifa a dit à Abayé : Celui qui te l'a permis te l'a permis selon l'opinion de Rabba, pour qui l'on ne dit pas que ces parties viennent de la force de l'interdit.
- פְּשִׁיטָא? מַהוּ דְּתֵימָא אֲפִילּוּ לְרַב שֵׁשֶׁת בֵּיתָא כְּמַאן דִּמְלֵי דָּמֵי, וְלִישְׁתַּמֵּשׁ בְּפָחוֹת מִשְּׁלֹשָׁה סָמוּךְ לַגַּג, קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara s'étonne : C'est évident ? Pourquoi Rav A'ha bar Ta'hlifa avait-il besoin de le dire ? La Guemara répond : Tu aurais pu dire que même selon Rav Chéchèt, la maison est considérée comme si elle était remplie de terre, et qu'on pourrait donc se servir du palmier à moins de trois téfa'him près du toit. Il nous enseigne donc que ce n'est permis que selon Rabba.
- תְּנַן: שׇׁרָשָׁיו גְּבוֹהִין מִן הָאָרֶץ שְׁלֹשָׁה טְפָחִים — לֹא יֵשֵׁב עֲלֵיהֶם. הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּלָא הָדְרִי כָּיְפִי — פְּשִׁיטָא. אֶלָּא לָאו, אַף עַל גַּב דְּהָדְרִי כָּיְפִי!La Guemara cherche une preuve : Nous avons appris dans la Michna : Si ses racines sont hautes au-dessus du sol de trois téfa'him, on ne s'assiéra pas dessus. De quel cas s'agit-il ? Si c'est un cas où les racines ne se recourbent pas vers le sol, c'est évident ! Elles font manifestement partie de l'arbre. N'est-ce donc pas que l'interdit vaut bien qu'elles se recourbent vers le bas ? Cela réfuterait Rabba et appuierait Rav Chéchèt !
- לָא, לְעוֹלָם דְּלָא הָדָרִי כָּיְפִי, וְהָא קָא מַשְׁמַע לַן אַף עַל גַּב דְּצִידּוֹ אֶחָד שָׁוֶה לָאָרֶץ.La Guemara rejette cette preuve : Non, en réalité il s'agit d'un cas où elles ne se recourbent pas, et si la Michna le précise, c'est que voici ce qu'elle nous enseigne : bien qu'un de ses côtés soit au niveau du sol, il est interdit de s'y asseoir, puisque les racines des autres côtés sont hautes de trois téfa'him.
- תָּנוּ רַבָּנַן שׇׁרְשֵׁי אִילָן שֶׁגְּבוֹהִין מִן הָאָרֶץ שְׁלֹשָׁה טְפָחִים אוֹ שֶׁיֵּשׁ חָלָל תַּחְתֵּיהֶן שְׁלֹשָׁה טְפָחִים, אַף עַל פִּי שֶׁצִּידּוֹ אֶחָד שָׁוֶה לָאָרֶץ — הֲרֵי זֶה לֹא יֵשֵׁב עֲלֵיהֶן, לְפִי שֶׁאֵין עוֹלִין בְּאִילָן, וְאֵין נִתְלִין בְּאִילָן, וְאֵין נִשְׁעָנִין בְּאִילָן.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Les racines d'un arbre qui sont hautes de trois téfa'him au-dessus du sol, ou sous lesquelles il y a un espace vide de trois téfa'him, même si un de ses côtés est au niveau du sol, on ne s'assiéra pas dessus, car on ne monte pas à un arbre, on ne se suspend pas à un arbre et on ne s'appuie pas contre un arbre le Chabbat.
- וְלֹא יַעֲלֶה בְּאִילָן מִבְּעוֹד יוֹם וְיֵשֵׁב שָׁם כׇּל הַיּוֹם כּוּלּוֹ. אֶחָד אִילָן וְאֶחָד כׇּל הַבְּהֵמָה, אֲבָל בּוֹר שִׁיחַ וּמְעָרָה וְגָדֵר — מְטַפֵּס וְעוֹלֶה מְטַפֵּס וְיוֹרֵד, וַאֲפִילּוּ הֵן מֵאָה אַמָּה.Et on ne montera pas à un arbre tant qu'il fait jour, la veille de Chabbat, pour y rester assis toute la journée de Chabbat. Cette règle vaut aussi bien pour un arbre que pour tout animal : on ne monte pas sur lui, on ne s'y suspend pas et on ne s'y appuie pas. Mais dans une citerne, une fosse, une grotte ou sur une clôture, on grimpe et on monte, on grimpe et on descend, même s'ils ont cent coudées de profondeur ou de hauteur, car l'interdit ne vient pas de l'effort fourni.
- תָּנֵי חֲדָא: אִם עָלָה — מוּתָּר לֵירֵד, וְתָנֵי חֲדָא — אָסוּר לֵירֵד. לָא קַשְׁיָא: כָּאן — מִבְּעוֹד יוֹם, כָּאן — מִשֶּׁחָשֵׁיכָה.Il a été enseigné dans une baraïta : S'il est monté à l'arbre, il lui est permis de descendre ; et il a été enseigné dans une autre : il lui est interdit de descendre. Ce n'est pas difficile : ici, où il peut descendre, il est monté tant qu'il faisait jour ; là, où il ne le peut pas, il est monté après la tombée de la nuit.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא, הָא וְהָא מִשֶּׁחָשֵׁיכָה, וְלָא קַשְׁיָא: כָּאן — בְּשׁוֹגֵג, כָּאן — בְּמֵזִיד.Et si tu veux, dis que l'une et l'autre traitent du cas où il est monté après la tombée de la nuit, et ce n'est pas difficile : ici, où il peut descendre, il est monté par inadvertance ; là, où il ne le peut pas, il est monté délibérément.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא, הָא וְהָא בְּשׁוֹגֵג, וְהָכָא בְּקָנְסוּ שׁוֹגֵג אַטּוּ מֵזִיד קָמִיפַּלְגִי. מָר סָבַר: קָנְסִינַן. וּמָר סָבַר: לָא קָנְסִינַן.Et si tu veux, dis que l'une et l'autre traitent du cas où il est monté par inadvertance, et ici ils divergent sur la question de savoir si l'on a sanctionné celui qui a agi par inadvertance à cause de celui qui agit délibérément. Un Maître pense : nous sanctionnons, et il ne descendra pas. Et l'autre Maître pense : nous ne sanctionnons pas, et il descendra.
- אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: כְּתַנָּאֵי. הַנִּיתָּנִין בְּמַתָּנָה אַחַת שֶׁנִּתְעָרְבוּ בְּנִיתָּנִין מַתָּנָה אַחַת — יִנָּתְנוּ בְּמַתָּנָה אַחַת, מַתַּן אַרְבַּע בְּמַתַּן אַרְבַּע — יִנָּתְנוּ בְּמַתַּן אַרְבַּע.Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : Cette divergence est comme celle des Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) sur le sang des sacrifices. Le sang de certains sacrifices, comme le premier-né, est aspergé une seule fois sur l'autel ; celui d'autres sacrifices l'est en quatre aspersions. Le sang des sacrifices qui sont aspergés en une seule aspersion et qui s'est mélangé à celui de sacrifices aspergés en une seule aspersion sera aspergé en une seule aspersion. Celui qui requiert quatre aspersions, mélangé à celui qui requiert quatre aspersions, sera aspergé en quatre aspersions.
- מַתַּן אַרְבַּע בְּמַתַּן אַחַת, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר: יִנָּתְנוּ בְּמַתַּן אַרְבַּע. וְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ אוֹמֵר: יִנָּתְנוּ בְּמַתָּנָה אַחַת.Si le sang d'un sacrifice qui requiert quatre aspersions s'est mélangé à celui d'un sacrifice qui requiert une seule aspersion, Rabbi Eliézer dit : il sera aspergé en quatre aspersions. Et Rabbi Yehochoua dit : il sera aspergé en une seule aspersion.
- אָמַר לוֹ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: הֲרֵי הוּא עוֹבֵר עַל ״בַּל תִּגְרַע״! אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: הֲרֵי הוּא עוֹבֵר בְּ״בַל תּוֹסִיף״.Rabbi Eliézer lui a dit : En n'aspergeant qu'une fois, voici qu'il transgresse l'interdit « tu ne retrancheras pas » (Deutéronome 13, 1), pour le sacrifice qui requiert quatre aspersions ! Rabbi Yehochoua lui a dit : En aspergeant quatre fois, voici qu'il transgresse l'interdit « tu n'ajouteras pas » (Deutéronome 13, 1), pour le sacrifice qui n'en requiert qu'une !
- אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר: לֹא אָמְרוּ אֶלָּא כְּשֶׁהוּא בְּעַצְמוֹ. אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: לֹא נֶאֱמַר ״בַּל תִּגְרַע״ אֶלָּא כְּשֶׁהוּא בְּעַצְמוֹ.Rabbi Eliézer a dit : Ils n'ont parlé de l'interdit d'ajouter que lorsque le sang est seul, et non mélangé. Rabbi Yehochoua lui a dit : De même, « tu ne retrancheras pas » n'a été dit que lorsque le sang est seul.
- וְעוֹד אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ: כְּשֶׁנָּתַתָּ — עָבַרְתָּ עַל ״בַּל תּוֹסִיף״ וְעָשִׂיתָ מַעֲשֶׂה בְּיָדֶךָ. כְּשֶׁלֹּא נָתַתָּ — עָבַרְתָּ עַל ״בַּל תִּגְרַע״ וְלֹא עָשִׂיתָ מַעֲשֶׂה בְּיָדֶךָ.Et Rabbi Yehochoua a dit encore : Quand tu as aspergé quatre fois, tu as transgressé « tu n'ajouteras pas » et tu as accompli un acte de ta main. Quand tu n'as pas aspergé quatre fois, tu as transgressé « tu ne retrancheras pas », mais tu n'as pas accompli d'acte de ta main.
- לְרַבִּי אֱלִיעֶזֶר דְּאָמַר הָתָם ״קוּם עֲשֵׂה״ עָדִיף, הָכִי נָמֵי יֵרֵד. לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ דְּאָמַר הָתָם ״שֵׁב וְאַל תַּעֲשֶׂה״ עָדִיף, הָכִי נָמֵי לֹא יֵרֵד.Selon Rabbi Eliézer, qui a dit là-bas que « lève-toi et agis » est préférable, ici aussi il descendra de l'arbre. Selon Rabbi Yehochoua, qui a dit là-bas que « reste assis et n'agis pas » est préférable, ici aussi il ne descendra pas.
- דִּילְמָא לָא הִיא, עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הָתָם ״קוּם עֲשֵׂה״ עָדִיף — אֶלָּא דְּקָא עָבֵיד מִצְוָה. אֲבָל הָכָא דְּלָא עָבֵיד מִצְוָה, הָכִי נָמֵי לֹא יֵרֵד.La Guemara rejette ce rapprochement : Peut-être n'en est-il rien : Rabbi Eliézer n'a dit là-bas que « lève-toi et agis » est préférable que parce qu'on accomplit une mitsva (commandement) par l'aspersion. Mais ici, où l'on n'accomplit pas de mitsva en descendant, il ne descendra effectivement pas.
- וְאִי נָמֵי, עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ הָתָם ״שֵׁב וְאַל תַּעֲשֶׂה״ עָדִיף — אֶלָּאOu encore : Rabbi Yehochoua n'a dit là-bas que « reste assis et n'agis pas » est préférable que
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