Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הוּא סָבַר: מִדְּסֵיפָא רַבִּי מֵאִיר, רֵישָׁא נָמֵי רַבִּי מֵאִיר. וְלָא הִיא: סֵיפָא רַבִּי מֵאִיר, וְרֵישָׁא רַבָּנַן.Lui (Rav 'Hinnana) pensait : puisque la fin de la Michna (enseignement des Tannaïm) est de Rabbi Méïr, le début aussi est de Rabbi Méïr. Mais il n'en est rien : la fin est de Rabbi Méïr, et le début est des Rabbanan.
- וּבִלְבַד שֶׁלֹּא יוֹצִיא חוּץ. הָא הוֹצִיא חַיָּיב חַטָּאת. לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ לְרָבָא, דְּאָמַר רָבָא: הַמַּעֲבִיר חֵפֶץ מִתְּחִילַּת אַרְבַּע לְסוֹף אַרְבַּע, וְהֶעֱבִירוֹ דֶּרֶךְ עָלָיו — חַיָּיב.« Pourvu qu'elle ne le porte pas au-delà » de quatre coudées. On en déduit : s'il l'a porté au-delà, il est passible d'une 'hatat (offrande expiatoire). Dira-t-on que cela soutient Rava ? Car Rava a dit : Celui qui fait passer un objet du début de quatre coudées à la fin de quatre coudées et le fait passer par-dessus lui, au-dessus de sa tête, est passible. Ici aussi, bien qu'il se tienne en hauteur, il serait passible.
- מִי קָתָנֵי: אִם הוֹצִיא חַיָּיב חַטָּאת? דִּילְמָא אִם הוֹצִיא — פָּטוּר אֲבָל אָסוּר.On rejette : Enseigne-t-elle : « S'il l'a porté, il est passible d'une 'hatat » ? Peut-être faut-il comprendre : s'il l'a porté, il est exempt d'offrande, mais c'est interdit par les Sages.
- אִיכָּא דְאָמְרִי: הָא הוֹצִיא פָּטוּר אֲבָל אָסוּר, לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתֵּיהּ דְּרָבָא, דְּאָמַר רָבָא: הַמַּעֲבִיר מִתְּחִילַּת אַרְבַּע לְסוֹף אַרְבַּע וְהֶעֱבִירוֹ דֶּרֶךְ עָלָיו חַיָּיב! מִי קָתָנֵי ״הוֹצִיא פָּטוּר אֲבָל אָסוּר״? דִּילְמָא: אִם הוֹצִיא — חַיָּיב חַטָּאת.Certains disent au contraire : On en déduit : s'il l'a porté, il est exempt, mais c'est interdit. Dira-t-on que c'est une réfutation de Rava ? Car Rava a dit : Celui qui fait passer un objet du début de quatre coudées à la fin de quatre et le fait passer par-dessus lui est passible ! On rejette : Enseigne-t-elle : « S'il l'a porté, il est exempt, mais c'est interdit » ? Peut-être faut-il comprendre : s'il l'a porté, il est passible d'une 'hatat.
- לֹא יַעֲמוֹד אָדָם בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד וְכוּ׳. אָמַר רַב יוֹסֵף: הִשְׁתִּין וְרָק — חַיָּיב חַטָּאת.« Une personne ne doit pas se tenir dans le domaine privé, etc. » Rav Yossef a dit : S'il a uriné ou craché ainsi, il est passible d'une 'hatat.
- וְהָא בָּעִינַן עֲקִירָה וְהַנָּחָה מֵעַל גַּבֵּי מְקוֹם אַרְבָּעָה, וְלֵיכָּא!On objecte : Mais nous exigeons, pour être passible, que l'arrachement et le dépôt de l'objet se fassent sur un lieu de quatre téfa'him (palmes) sur quatre, et il n'y en a pas ici !
- מַחְשַׁבְתּוֹ מְשַׁוְּיָא לֵיהּ מָקוֹם. דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, הָא דְּאָמַר רָבָא: זָרַק וְנָח בְּפִי הַכֶּלֶב אוֹ בְּפִי הַכִּבְשָׁן חַיָּיב חַטָּאת, וְהָא בָּעִינַן הַנָּחָה עַל גַּבֵּי מְקוֹם אַרְבָּעָה, וְלֵיכָּא!On répond : Son intention en fait un lieu significatif. Car si tu ne dis pas cela, ce qu'a dit Rava : S'il a lancé un objet et qu'il s'est posé dans la gueule d'un chien ou dans la bouche d'un four, il est passible d'une 'hatat – mais nous exigeons un dépôt sur un lieu de quatre téfa'him, et il n'y en a pas !
- אֶלָּא: מַחְשַׁבְתּוֹ מְשַׁוְּיָא לֵיהּ מָקוֹם, הָכִי נָמֵי מַחְשָׁבָה מְשַׁוְּיָא לָהּ מָקוֹם.C'est donc que son intention en fait un lieu ; ici aussi, l'intention en fait un lieu.
- בָּעֵי רָבָא: הוּא בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד וּפִי אַמָּה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, מַהוּ? בָּתַר עֲקִירָה אָזְלִינַן, אוֹ בָּתַר יְצִיאָה אָזְלִינַן? תֵּיקוּ.Rava a posé la question : Si lui-même est dans le domaine privé et que l'orifice de son membre est dans le domaine public, qu'en est-il ? Suivons-nous le lieu de l'arrachement de l'urine, dans le corps, ou suivons-nous le lieu de la sortie ? Tékou (la question reste en suspens).
- וְכֵן לֹא יָרוֹק. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר וְכוּ׳. אַף עַל גַּב דְּלָא הַפֵּיךְ בָּהּ?« Et de même, elle ne doit pas cracher. Rabbi Yehouda dit, etc. » On demande : Serait-ce interdit même s'il ne l'a pas retournée dans sa bouche ?
- וְהָתְנַן: הָיָה אוֹכֵל דְּבֵילָה בְּיָדַיִם מְסוֹאָבוֹת, וְהִכְנִיס יָדוֹ לְתוֹךְ פִּיו לִיטּוֹל צְרוֹר — רַבִּי מֵאִיר מְטַמֵּא, וְרַבִּי יוֹסֵי מְטַהֵר.Mais nous avons appris dans une Michna : Celui qui mangeait une figue sèche de terouma (prélèvement donné au Cohen) avec des mains impures et qui a mis la main dans sa bouche pour retirer un caillou : Rabbi Méïr déclare la figue impure, car la salive l'a rendue apte à recevoir l'impureté, et Rabbi Yossé la déclare pure, car la salive encore dans la bouche n'est pas considérée comme un liquide.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: הִיפֵּךְ בָּהּ — טָמֵא. לֹא הִיפֵּךְ בָּהּ — טָהוֹר!Rabbi Yehouda dit : S'il a retourné la salive dans sa bouche, la figue est impure ; s'il ne l'a pas retournée, elle est pure ! Il en ressort que selon lui, la salive n'est considérée comme détachée qu'une fois retournée.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מוּחְלֶפֶת הַשִּׁיטָה.Rabbi Yo'hanan a dit : La position est inversée ; Rabbi Yehouda n'est pas l'auteur de cette opinion, ou l'attribution a été échangée.
- רֵישׁ לָקִישׁ אָמַר: לְעוֹלָם לָא תַּחְלֵיף, וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? בְּכִיחוֹ.Rech Lakich a dit : En réalité, n'inverse pas ; et de quoi s'agit-il ici, dans notre Michna ? De ses glaires.
- וְהַתַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כִּיחוֹ וְנִתְלַשׁ, מַאי לָאו — רוֹק וְנִתְלַשׁ! לָא, כִּיחוֹ וְנִתְלַשׁ. וְהָא תַּנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: כִּיחוֹ שֶׁנִּתְלַשׁ, וְכֵן רוּקּוֹ שֶׁנִּתְלַשׁ, לֹא יְהַלֵּךְ אַרְבַּע אַמּוֹת עַד שֶׁיָּרוֹק! אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא כִדְשַׁנִּינַן מֵעִיקָּרָא.On objecte : Mais il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yehouda dit : Ses glaires qui se sont détachées, il ne doit pas marcher quatre coudées ; ne s'agit-il pas aussi de salive qui s'est détachée ? On répond : Non : ses glaires qui se sont détachées seulement. On objecte encore : Mais il a été enseigné : Rabbi Yehouda dit : Ses glaires qui se sont détachées, et de même sa salive qui s'est détachée, il ne doit pas marcher quatre coudées avant d'avoir craché ! Il est donc clair qu'il faut s'en tenir à ce que nous avons répondu au début : la position est inversée.
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: כִּיַּח בִּפְנֵי רַבּוֹ חַיָּיב מִיתָה, שֶׁנֶּאֱמַר ״כׇּל מְשַׂנְאַי אָהֲבוּ מָוֶת״ — אַל תִּקְרֵי ״לִמְשַׂנְאַי״, אֶלָּא ״לְמַשְׂנִיאַי״.Rech Lakich a dit : Celui qui a expectoré devant son maître est passible de mort par le Ciel, comme il est dit : « Tous ceux qui Me haïssent aiment la mort » (Proverbes 8, 36). Ne lis pas « limesanaï » (ceux qui Me haïssent), mais « lemasniaï » (ceux qui se font haïr de Moi), ceux qui se rendent répugnants.
- וְהָא מֵינָס אֲנִיס? כִּיַּח וְרָק קָאָמְרִינַן.On s'étonne : Mais il y est contraint, nul ne tousse volontairement ! On répond : Nous parlons de celui qui a expectoré et craché devant son maître, alors qu'il aurait pu s'éloigner.
- מַתְנִי׳ לֹא יַעֲמוֹד אָדָם בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד וְיִשְׁתֶּה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וְיִשְׁתֶּה בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד, אֶלָּא אִם כֵּן הִכְנִיס רֹאשׁוֹ וְרוּבּוֹ לִמְקוֹם שֶׁהוּא שׁוֹתֶה. וְכֵן בַּגַּת.MICHNA : Une personne ne doit pas se tenir dans le domaine privé et boire dans le domaine public, ni se tenir dans le domaine public et boire dans le domaine privé, à moins d'avoir fait entrer sa tête et la plus grande partie de son corps dans le domaine où elle boit. Et de même dans le pressoir.
- גְּמָ׳ רֵישָׁא רַבָּנַן, וְסֵיפָא רַבִּי מֵאִיר!GUEMARA : On s'étonne : Le début, la Michna précédente, qui permet de déplacer un objet dans l'autre domaine, est selon les Rabbanan, et la fin, notre Michna, qui décrète, est selon Rabbi Méïr !
- אָמַר רַב יוֹסֵף: בַּחֲפֵיצִין שֶׁצְּרִיכִין לוֹ, וְדִבְרֵי הַכֹּל.Rav Yossef a dit : Il s'agit ici d'objets dont on a besoin, et c'est l'avis de tous : même les Rabbanan admettent le décret, car on pourrait les ramener à soi.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: כַּרְמְלִית, מַאי? אָמַר אַבָּיֵי: הִיא הִיא. אָמַר רָבָא: הִיא גּוּפָא גְּזֵירָה, וַאֲנַן נֵיקוּם וְנִגְזוֹר גְּזֵירָה לִגְזֵירָה?!Ils ont posé la question : Pour une karmelit (zone intermédiaire de statut rabbinique), qu'en est-il ? Abayé a dit : C'est la même chose. Rava a dit : L'interdit de la karmelit est lui-même un décret ; et nous, irons-nous décréter un décret sur un décret ?!
- אָמַר אַבָּיֵי: מְנָא אָמֵינָא לַהּ, מִדְּקָתָנֵיAbayé a dit : D'où est-ce que je le déduis ? De ce qu'elle enseigne :
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