Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: בְּמַאי אוֹקֵימְתָּא לְמַתְנִיתִין, בְּסַכָּנַת גּוֹיִם? אֵימָא סֵיפָא, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: נוֹתְנָן לַחֲבֵירוֹ, וַחֲבֵירוֹ לַחֲבֵירוֹ. כׇּל שֶׁכֵּן דְּאָוְושָׁא מִילְּתָא!Abayé lui a dit : Comment as-tu établi notre Michna ? Dans le danger venant des non-Juifs ? Dis la fin : Rabbi Chimon dit : il les donne à son compagnon, et son compagnon à son compagnon. À plus forte raison la chose s'ébruite ! Et le danger du décret en serait accru.
- חַסּוֹרֵי מִיחַסְּרָא, וְהָכִי קָתָנֵי: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים — בְּסַכָּנַת גּוֹיִם, אֲבָל בְּסַכָּנַת לִיסְטִים — מוֹלִיכָן פָּחוֹת פָּחוֹת מֵאַרְבַּע אַמּוֹת.Il manque quelque chose dans la Michna, et voici ce qu'elle enseigne : À propos de quoi ces paroles ont-elles été dites, qu'il les recouvre ? Dans le danger venant des non-Juifs ; mais dans le danger venant de brigands, il les porte moins de quatre coudées à la fois. C'est dans ce dernier cas que Rabbi Chimon diverge.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: נוֹתְנָן לַחֲבֵירוֹ וְכוּ׳. בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? מָר סָבַר: פָּחוֹת מֵאַרְבַּע אַמּוֹת עָדִיף, דְּאִי אָמְרַתְּ נוֹתְנָן לַחֲבֵירוֹ וַחֲבֵירוֹ לַחֲבֵירוֹ — אָוְושָׁא מִלְּתָא דְּשַׁבָּת.Rabbi Chimon dit : il les donne à son compagnon, etc. Sur quoi divergent-ils ? Un Maître, le premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna), pense que de les porter moins de quatre coudées à la fois est préférable, car si tu dis qu'il les donne à son compagnon et son compagnon à son compagnon, la chose du Chabbat s'ébruite : la profanation du Chabbat deviendrait manifeste.
- וּמָר סָבַר: נוֹתְנָן לַחֲבֵירוֹ עָדִיף, דְּאִי אָמְרַתְּ מוֹלִיכָן פָּחוֹת מֵאַרְבַּע אַמּוֹת — זִימְנִין דְּלָאו אַדַּעְתֵּיהּ, וְאָתֵי לְאֵתוֹיִינְהוּ אַרְבַּע אַמּוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים.Et un Maître, Rabbi Chimon, pense qu'il est préférable qu'il les donne à son compagnon, car si tu dis qu'il les porte moins de quatre coudées à la fois, il arrive parfois qu'il n'y prête pas attention et en vienne à les transporter quatre coudées dans le domaine public.
- וְכֵן בְּנוֹ. בְּנוֹ מַאי בָּעֵי הָתָם? דְּבֵי מְנַשֶּׁה תָּנָא: בְּשֶׁיְּלָדַתּוּ אִמּוֹ בַּשָּׂדֶה.Et de même son fils. Que fait son fils là-bas ? Dans les champs ? L'école de Menaché a enseigné : quand sa mère l'a mis au monde dans le champ, et qu'il faut le ramener à la ville.
- וּמַאי אֲפִילּוּ הֵן מֵאָה? דְּאַף עַל גַּב דְּקַשְׁיָא לֵיהּ יְדָא, אֲפִילּוּ הָכִי, הָא עֲדִיפָא.Et que signifie : même s'ils sont cent ? Que l'enfant doive passer de main en main, bien que la main lui soit pénible, même ainsi, cela est préférable au fait qu'une seule personne le porte moins de quatre coudées à la fois.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: נוֹתֵן אָדָם חָבִית. וְלֵית לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה הָא דִּתְנַן הַבְּהֵמָה וְהַכֵּלִים כְּרַגְלֵי הַבְּעָלִים!Rabbi Yehouda dit : un homme donne une jarre à son compagnon, et ainsi de suite, même au-delà de la limite du Chabbat (te'houm). Et Rabbi Yehouda n'admet-il pas ce que nous avons appris : l'animal et les ustensiles sont comme les pieds des propriétaires ? Ils ne peuvent être emmenés que là où leurs propriétaires ont le droit d'aller.
- אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ מִשּׁוּם לֵוִי סָבָא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן בִּמְעָרָן מֵחָבִית לְחָבִית. וְרַבִּי יְהוּדָה לְטַעְמֵיהּ, דְּאָמַר: מַיִם אֵין בָּהֶם מַמָּשׁ.Rech Lakich a dit au nom de Lévi l'Ancien : De quoi s'agit-il ici ? D'un cas où il les transvase d'une jarre à une jarre, de sorte que seule l'eau franchit la limite. Et Rabbi Yehouda suit sa propre opinion, car il a dit : l'eau n'a pas de substance, et ne compte pas pour la limite du Chabbat.
- דִּתְנַן: רַבִּי יְהוּדָה פּוֹטֵר בְּמַיִם מִפְּנֵי שֶׁאֵין בָּהֶן מַמָּשׁ.Comme nous avons appris : Rabbi Yehouda exempte pour l'eau, parce qu'elle n'a pas de substance. Il s'agit d'une Michna où une femme fournit la farine et une autre l'eau de la pâte : selon lui, l'eau n'impose aucune limite à la pâte.
- וּמַאי לֹא תְּהַלֵּךְ זוֹ — לֹא יְהַלֵּךְ מַה שֶּׁבְּזוֹ יוֹתֵר מֵרַגְלֵי הַבְּעָלִים.Et que signifie : celle-ci n'ira pas, qui semble viser la jarre elle-même ? Cela signifie : ce qui est dans celle-ci n'ira pas au-delà des pieds des propriétaires.
- אֵימַר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה הֵיכָא דִּבְלִיעָן בְּעִיסָּה, הֵיכָא דְּאִיתַנְהוּ בְּעֵינַיְיהוּ מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ? הַשְׁתָּא בִּקְדֵירָה אָמַר רַבִּי יְהוּדָה לָא בָּטְלִי, בְּעֵינַיְיהוּ בָּטְלִי?! דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מַיִם וּמֶלַח בְּטֵלִין בָּעִיסָּה. וְאֵין בְּטֵלִין בַּקְּדֵירָה, מִפְּנֵי רוֹטְבָּהּ.Dis que tu l'as entendu de Rabbi Yehouda là où l'eau est absorbée dans la pâte ; là où elle est telle quelle, l'as-tu entendu de lui ? Or, si dans la marmite Rabbi Yehouda dit qu'elle n'est pas annulée, telle quelle serait-elle annulée ? Comme il a été enseigné : Rabbi Yehouda dit : l'eau et le sel sont annulés dans la pâte, et ne sont pas annulés dans la marmite, à cause de son jus, où ils sont perceptibles.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא, הָכָא בְּחָבִית שֶׁקָּנְתָה שְׁבִיתָה, וּמַיִם שֶׁלֹּא קָנוּ שְׁבִיתָה עָסְקִינַן. דְּבָטְלָה חָבִית לְגַבֵּי מַיִם.Mais Rava a dit : Il s'agit ici d'une jarre qui a acquis une résidence (chevita) auprès de son propriétaire au début du Chabbat, et d'une eau qui n'a pas acquis de résidence, puisée dans une source ou un fleuve : c'est le cas où la jarre est annulée par rapport à l'eau, car elle ne sert qu'à la contenir.
- כְּדִתְנַן: הַמּוֹצִיא הַחַי בְּמִטָּה — פָּטוּר אַף עַל הַמִּטָּה, מִפְּנֵי שֶׁהַמִּטָּה טְפֵילָה לוֹ.Comme nous avons appris : celui qui sort un vivant sur un lit est exempt même pour le lit, parce que le lit lui est accessoire. Il est exempt pour le vivant, car un être vivant se porte lui-même.
- הַמּוֹצִיא אוֹכָלִין פָּחוֹת מִכַּשִּׁיעוּר — בִּכְלִי פָּטוּר אַף עַל הַכְּלִי, מִפְּנֵי שֶׁהַכְּלִי טָפֵל לוֹ.Celui qui sort des aliments en deçà de la mesure qui rend passible, dans un ustensile, est exempt même pour l'ustensile, parce que l'ustensile lui est accessoire. De même, la jarre est annulée par rapport à l'eau qu'elle contient.
- מֵתִיב רַב יוֹסֵף, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בִּשְׁיָירָא, נוֹתֵן אָדָם חָבִית לַחֲבֵירוֹ וַחֲבֵירוֹ לַחֲבֵירוֹ. בִּשְׁיָירָא אִין, שֶׁלֹּא בִּשְׁיָירָא לָא? אֶלָּא אָמַר רַב יוֹסֵף: כִּי תְּנַן נָמֵי בְּמַתְנִיתִין — בִּשְׁיָירָא תְּנַן.Rav Yossef a objecté : Rabbi Yehouda dit : dans une caravane, un homme donne une jarre à son compagnon, et son compagnon à son compagnon. Dans une caravane, oui ; hors d'une caravane, non ? Mais Rav Yossef a dit : ce que nous avons appris dans la Michna aussi, nous l'avons appris d'une caravane, où l'on a été indulgent à cause du manque d'eau.
- אַבָּיֵי אָמַר: בִּשְׁיָירָא — אֲפִילּוּ חָבִית שֶׁקָּנְתָה שְׁבִיתָה וּמַיִם שֶׁקָּנוּ שְׁבִיתָה. שֶׁלֹּא בִּשְׁיָירָא — חָבִית שֶׁקָּנְתָה שְׁבִיתָה וּמַיִם שֶׁלֹּא קָנוּ שְׁבִיתָה.Abayé a dit : dans une caravane, même une jarre qui a acquis une résidence et une eau qui a acquis une résidence sont permises ; hors d'une caravane, une jarre qui a acquis une résidence et une eau qui n'a pas acquis de résidence.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: הָכָא בְּחָבִית דְּהֶפְקֵר עָסְקִינַן וּמַיִם דְּהֶפְקֵר עָסְקִינַן. וּמַאן אָמְרוּ לוֹ — רַבִּי יוֹחָנָן בֶּן נוּרִי הִיא, דְּאָמַר: חֶפְצֵי הֶפְקֵר קוֹנִין שְׁבִיתָה. וּמַאי ״לֹא תְּהַלֵּךְ זוֹ יוֹתֵר מֵרַגְלֵי הַבְּעָלִים״? לֹא יְהַלְּכוּ אֵלּוּ יוֹתֵר מִכֵּלִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶם בְּעָלִים.Rav Achi a dit : Il s'agit ici d'une jarre sans maître (hefker) et d'une eau sans maître. Et qui sont ceux qui lui ont dit : elle n'ira pas au-delà des pieds des propriétaires ? C'est Rabbi Yo'hanan ben Nouri, qui a dit : les objets sans maître acquièrent une résidence. Et que signifie : « celle-ci n'ira pas au-delà des pieds des propriétaires », puisqu'elle n'en a pas ? Ceux-ci n'iront pas plus loin que les ustensiles qui ont des propriétaires.
- מַתְנִי׳ הָיָה קוֹרֵא בְּסֵפֶר עַל הָאִיסְקוּפָּה וְנִתְגַּלְגֵּל הַסֵּפֶר מִיָּדוֹ — גּוֹלְלוֹ אֶצְלוֹ.MICHNA S'il lisait dans un livre sur le seuil et que le livre a roulé de sa main vers le domaine public, il le roule vers lui, puisqu'il en tient une extrémité.
- הָיָה קוֹרֵא בְּרֹאשׁ הַגָּג וְנִתְגַּלְגֵּל הַסֵּפֶר מִיָּדוֹ, עַד שֶׁלֹּא הִגִּיעַ לַעֲשָׂרָה טְפָחִים — גּוֹלְלוֹ אֶצְלוֹ. מִשֶּׁהִגִּיעַ לַעֲשָׂרָה טְפָחִים — הוֹפְכוֹ עַל הַכְּתָב.S'il lisait en haut du toit et que le livre a roulé de sa main, tant qu'il n'a pas atteint dix téfa'him (palmes) au-dessus du domaine public, il le roule vers lui. Une fois qu'il a atteint les dix téfa'him, il le retourne sur l'écriture, afin que le texte ne reste pas exposé à l'outrage.
- רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אֲפִילּוּ אֵין מְסוּלָּק מִן הָאָרֶץ אֶלָּא כִּמְלֹא מַחַט — גּוֹלְלוֹ אֶצְלוֹ. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: אֲפִילּוּ בָּאָרֶץ עַצְמוֹ — גּוֹלְלוֹ אֶצְלוֹ, שֶׁאֵין לְךָ דָּבָר מִשּׁוּם שְׁבוּת עוֹמֵד בִּפְנֵי כִּתְבֵי הַקּוֹדֶשׁ.Rabbi Yehouda dit : même s'il n'est éloigné du sol que de l'épaisseur d'une aiguille, il le roule vers lui. Rabbi Chimon dit : même sur le sol lui-même, il le roule vers lui, car aucune chose instituée au titre de chevout (interdit rabbinique lié au repos du Chabbat) ne fait obstacle devant les Écrits saints.
- גְּמָ׳ הַאי אִיסְקוּפָּה הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא אִיסְקוּפָּה רְשׁוּת הַיָּחִיד וְקָמָה רְשׁוּת הָרַבִּים, וְלָא גָּזְרִינַן דִּילְמָא נָפֵיל וְאָתֵי לְאֵתוֹיֵי.GUEMARA Ce seuil, de quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'il s'agit d'un seuil qui est un domaine privé, devant lequel se trouve un domaine public, et que nous ne décrétons pas de peur qu'il ne tombe et qu'il n'en vienne à le rapporter,
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